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Mes deux maris

Une santé éclatante, un mari adorable, un restaurant qui ne désemplit pas, tout va pour le mieux dans le monde de Christine, jeune femme épanouie du sud de la France, jusqu'à ce que surgisse du passé, le fantôme bien réel de son premier mari. Christine, qu'interprète avec générosité Natacha Amal, se découvre polyandre.


Qu'éprouve-t-on lorsque l'on se retrouve avec deux maris ?
Sans les limites fixées par notre culture et notre religion, j'ai le sentiment que bon nombre d'entre nous y songeraient ! Tout le monde, je pense, à un moment dans sa vie de couple, a fantasmé sur la rencontre d'un autre capable de suppléer le premier; mais c'est une fausse bonne idée qui, en réalité, double les problèmes ! L'amour est complexe. Pour ceux qui ont connu plusieurs personnes en particulier, on n'évite pas les comparaisons. Dans Mes deux maris, le cas est particulier. Mon personnage se trouve confronté à cette conjoncture sans l'avoir préméditée. Christine est heureuse, honnête et veut éviter de faire de la peine à quiconque. La situation n'est pas simple. Elle aime les deux hommes et avoue franchement n'avoir épousé Daniel qu'après avoir admis la mort de Fabien.

Quel était votre sentiment à la lecture du scénario ?
Je me suis beaucoup amusée en le lisant et sans me reconnaître totalement dans le personnage, j'y ai trouvé des similitudes avec moi. Comme elle, je suis une "gentille", une attitude que je masque parfois dans un souci de préservation. Dans le jargon du Sud, je dirais que Christine est une "cagole", une fille sympathique, un peu naïve, que les autres essaient de mettre dans leur poche. Coquette, appétissante, elle a le soleil dans le coeur et est facile à "enfumer". En face d'elle, deux hommes aussi différents que malins, aussi habiles pour la culpabiliser que pour l'embobiner avec de belles histoires.

Trouvez-vous que les portraits soient caricaturaux ?
Non, bien que la comédie le réclame. Bruno Slagmulder dans le rôle du Parisien, toujours un peu stressé, comme Patrick Bosso en homme du Sud, n'ont pas accentué les traits. Nous avons joué la sincérité plutôt que les excès. Les deux hommes lui laissent la responsabilité de trancher : "On t'aime tous les deux, c'est à toi de choisir", et vont jouer aux boules ! Derrière le comique de la situation se cache en réalité la souffrance de plusieurs personnes. Daniel ne comprend pas l'hésitation de sa femme, Fabien, qui joue le "cacou" de Marseille en réalité se sent seul, et moi-même, je ne sais plus comment gérer la situation ! Au final, effectivement je tranche et leur dis : "Je vous quitte tous les deux, je n'ai plus besoin de vous".

Quel  souvenir gardez-vous de ce tournage ?
Une bonne odeur de soleil et d'entente généralisée. Même si ce genre de propos a été largement utilisé, je souhaite au public autant de plaisir à regarder cette jolie histoire que nous avons eu à la tourner. De par les rencontres humaines que j'y ai faites, ce tournage représente l'une des trois plus belles aventures de ma vie.


Source : tf1.fr

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