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Masked Poetry » Masked Poetry » ¤ Poèmes masqués... ¤ » Et les deux derniers de notre Maxtat National ;)

Et les deux derniers de notre Maxtat National ;)

Vampire.


 Les soirs de grande solitude, de Toi, je me mets en  quête.
 Alors que ma conscience me crie que tu es ma perte, ma mauvaise  donne,
 J’erre en pleurant, je deviens un possédé, une bête
 Qui refuse d’écouter la raison, mais je sais ce que je fais, que  Dieu me pardonne.
 Je déambule comme une bulle d’eau
 Je titube, hagard, je fais le culbuto
 Tel un papillon attiré par la flamme, je tape dans le mur, je tombe
 Comme un cadavre plongeant vers l’Enfer, je me retrouve dans les  catacombes.
 Alors, Tu me trouves, dansant dans la brume
 Tu viens toucher mes lèvres bleues et humides
 Qui ne connaissent plus, fruit de l’infortune
 Ni frisson, ni baiser, aussi inanimées qu’une amibe.
 Ta silhouette emplie de lumière, au cœur de la nuit noire, telle  une divinité
 Mon sourire béat te signifie mon adoration aveugle, Toi, le sauveur  incarné
 « Ne me demande pas où se trouve le Paradis » m’intime-t-il dans un  chuchotement affamé
 « Tu t’y trouves déjà » conclut le prince du mensonge en se  détournant tandis que se dissimule le brouillard
 Et que mon corps sans vie, mon âme volée, s’affale sur le trottoir.
   
   
   
 Je rêve de plaines gelées
 Je sens l’aura froide de la glace
 C’est ce que m’évoque ton étreinte de meurtrier
 Tes caresses maladroites et tes mots salaces.
 Je t’en prie, essayes de te retenir pour ne pas me tuer,
 Disparais de ma vie, ôte-toi de mon soleil !
 Fais taire ta voix grondante comme le tonnerre, prends pitié
 En voyant mes larmes qui coulent en longs ruisseaux vermeilles.
 Mais tu ne m’écoutes pas, sale égoïste, être infâme !
 Avec tes crocs, tu déchires ma gorge, avec tes griffes, tu lacères  mon cœur
 Certes, tu me délivres de la douleur, quand de mon corps s’échappe  mon âme
 Mais tu m’arraches à mon existence dans le simple but de te  nourrir, misérable voleur !
 Et tu repars, te mêlant aux ombres de la nuit
 Grinçant des dents, avalant la chair, écrasant les os et buvant le  sang
 Tu ne connais pas d’enfer, ton esprit est étanche à la folie
 Mais tu vas seul vers un horizon lointain et désespérant.