Lucidité et développement

réflexion politique et humaniste

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Il m’est arrivé à de nombreuses reprises de développer des pans de mon programme fictif, mais jamais de m’éterniser sur les moyens que j’aurai mis en œuvre. Voici donc une théorie politique personnelle à laquelle j’ai fini par arriver : la dualité de l’action politique. (Faisant suite à ma théorie sur la république et celle sur les pompiers pyromanes de la politique)

Personnellement, en raison de mon attachement à la réflexion personnelle, j’ai toujours eu du mal avec les thèses d’auteurs économiques ou politiques. Certains auteurs (Polony, Chevènement) trouvent souvent grâce à mes yeux, et il est inutile de préciser que les écrits de Mélenchon sont pour moi très intéressants. Mais pour autant, je préfère bâtir mes propres raisonnements, qui feront sans doute involontairement écho à des thèses déjà défendues.

Aperçus et introduction
Pour expliquer ce que j’entends par dualité, les exemples seront légions. Le premier qui me vient à l’esprit est sans doute l’éducation de la jeunesse.
Le rôle des parents est de préparer leur enfant au monde dans lequel il devra évoluer indépendant. Cependant, force est de constater qu’en terme d’éducation, les résultats sont décevants. Les enseignants, sont logiquement débordés, ayant à faire face à un déficit de bonne conduite frôlant la catastrophe.
En matière d’éducation, il est donc nécessaire qu’il y ait deux actions en parallèle. Une action parentale, qui inculquerait un comportement exemplaire et adapté à la vie en société, et une action étatique, qui sanctionnerait les manquements à ces devoirs, s’introduisant provisoirement dans la gestion de l’éducation via des inspecteurs sociaux. Dans ce cas précis, il n’est pas question que l’état dirige de bout en bout la manière dont l’enfant doit être éduqué, mais devra uniquement s’assurer qu’une éducation de base ait été transmise.
Autre exemple, assez lié au final, celui de la gestion des banlieues paupérisées. Ici aussi, deux actions, menées toutes les deux par l’Etat. D’un côté, une intégration irréprochable de ces banlieues, trop souvent mises à l’écart. Cv anonyme, aménagements urbains, fin des discriminations (positives ou négatives), …Et parallèlement, une justice forte mais juste, avec la possibilité d’usage de l’appareil étatique répressif. Ainsi, si l’état s’arrange pour que ces banlieues soient mieux intégrées, celles-ci doivent en retour suivre la loi, et cesser de jouir d’une impunité comme on en retrouve dans certains quartiers. On peut observer ici un des principes de cette théorie : un contrat tacite et officieux, avec une action de l’état conditionnée par une action des individus.
Enfin, dernier exemple pour la route, l’écologie : si le consommateur doit tout faire pour garantir le respect de la nature, c’est à l’Etat d’assurer le gros des efforts, en sanctionnant les entreprises les plus pollueuses.

Fondements
La fonction première de cette dualité de l’action politique, c’est de structurer le rôle de l’Etat et son rapport avec le peuple dont il dépend. En effet, cette dualité assure un équilibre à la manière de gouverner un pays. Puisqu’il est possible, en général, de constater un facteur étatique et un facteur populaire, l’absence d’actions d’une part et l’autre de la balance conduirait à un déséquilibre. Ces déséquilibres ont déjà eu lieu par le passé et même encore de nos jours. Au 18ème siècle par exemple, le facteur populaire étant principalement absent des décisions politiques, il n’est donc pas étonnant qu’une part de la masse populaire, la moins dévouée à la monarchie, entraine par sa révolte une révolution institutionnelle et un changement de rapport de force. (Ce qui pendant des années ne fera que se répéter). Inversement, les actes de Napoléon I et Louis-Napoléon avaient beau être teintés d’autoritarisme, le peuple était inclus dans le processus politique, que ce soit pour l’image ou par sa position dans les préoccupations du pouvoir. Ceci pourrait donc expliquer pourquoi ces régimes-là n’ont pas chuté du fait de révoltes populaires.
Le déséquilibre de la balance de l’action politique devient de nos jours de plus en plus durs à contrôler, en raison d’une politique depuis trop longtemps tournée vers le côté oligarchique, qui tend à remplacer le pouvoir légitime dans ses fonctions. Paradoxalement, en dépit des aspirations démocratiques toujours plus nombreuses, le côté non populaire de la balance continue de peser, si bien qu’un renversement total pourrait très bien arriver un jour (au point que cela conduise à l’anarchie)
La dualité de l’action politique explique aussi pourquoi il est nécessaire d’appliquer une égalité de traitement avec le peuple. Ni un régime en faveur de minorités, ni une exclusion de ces minorités, ne pourrait conduire à un équilibre de la balance, car il y aurait toute une part laissée pour compte. En effet, si le peuple doit rester hétérogène, un traitement de même nature pour ce peuple créerait des déséquilibres aussi. Cela n’influe cependant en rien aux politiques de cas par cas, qui ne créent pas plusieurs masses, mais qui traitent chaque « atome » de la masse populaire d’une façon logique et juste.
Enfin, dernière observation, l’infantilisation et la manipulation de la masse populaire ne peut pas conduire à un équilibre éternel. Il ne s’agit que d’une illusion, qui laisse penser que l’Etat ne serait présent que d’un seul côté, alors qu’il maitrise les deux. Mais sur le long terme, l’illusion s’estompe. Et la chute n’est que plus dure. Un exemple ici serait le port de l’uniforme, censé gommer les différences et une potentielle lutte des classes plus ou moins aisées. Il s’agit selon moi d’une infantilisation de l’individu, qui serait incapable de mettre fin à ces luttes infantiles. L’Etat remplacerait la volonté de l’individu, en imposant le port de l’uniforme à l’école, mais la volonté de différenciation persiste. Ici aussi, la balance est déséquilibrée. Dans ce cas, l’Etat, à travers les sanctions disciplinaires de l’école et la lutte pour les changements de mentalité dans la société, a tout à fait les moyens d’agir correctement.

Mise à l’œuvre de ces principes
Comme j’ai pu en faire la démonstration, les exemples sont très nombreux. Afin d’aller plus loin, en voici d’autres qui peuvent témoigner de l’utilité de ce principe.
Cette théorie explique pourquoi le libéralisme ne peut pas marcher, que ce soit un libéralisme pur. (Où la partie populaire prendrait le dessus sur la partie étatique) ou le néolibéralisme actuel (où l’Etat favorise le déséquilibre en faveur du peuple).
De même, elle explique pourquoi une oligarchie est mauvaise pour cet équilibre, au même titre qu’un faible renouvellement des classes politiques. En effet, l’Etat, alors caractérisé par cette oligarchie, rend statique les deux parties de la balance. Il n’y a aucun déplacement entre les deux « plateaux », et l’oligarchie, tandis qu’elle agit toujours plus au détriment de la partie populaire, perd le sens des réalités, car elle est coupée de l’autre plateau.
Enfin, cette théorie impose une synergie entre l’Etat et le peuple. Dérivant du peuple, le pouvoir étatique semble en effet coupé de son ancien plateau. Mais s’il est amené à adopter une position supérieure à la partie populaire, il ne doit pas pour autant se différencier au point de n’avoir plus aucun point commun avec l’autre masse, ce qui rendrait la balance inutile.
Il est intéressant de voir qu’en dehors de questions morales à reconsidérer, une monarchie éclairée ne constituerait pas un déséquilibre si le peuple était en sa faveur, et réciproquement pour les actions du monarque.

Bon, je me doute bien que je n’ai pas été très clair, cette théorie demeure au stade de la réflexion, mais guidera sans doute ma vision du pouvoir étatique vis-à-vis du peuple.
Pour étayer cette thèse, voici donc quelques schémas :



équilibre politiqueVoir l'image en grand0 vote

Décidemment, la guerre froide semble ne jamais vouloir se finir. Alors qu’il est plus qu’urgent de pacifier les relations internationales entre tous les pays, voilà que nos alliés américains cherchent encore et toujours un moyen de guerroyer officieusement avec la Russie de Vladimir Poutine.

Histoire de mettre les choses au point, oui, Poutine fait parfois preuve d’autoritarisme pour gérer son pays. La part conservatrice de la société russe détint parfois sur lui, et il fait tout pour se maintenir au pouvoir depuis les années 2000.
Mais, de quel droit pouvons-nous juger la gouvernance de Poutine ? Sommes-nous si parfaits pour pouvoir décider s’il a le droit de gouverner ou pas ?
Difficile de dire quand tout a commencé. Il est néanmoins plus dur encore de voir quand ces ineptes conflits vont se finir. Pour accélérer les choses, je souhaitais donc faire une mise au point, sur ces histoires aussi mal traitées par la droite et la gauche.

D’abord, j’ai constaté qu’il était d’usage de considérer toutes sources médiatiques russes comme indignes de confiance. Elles ne seraient là que pour conforter la Russie dans ses positions. Ainsi, parmi les sources traitant de la guerre en Syrie, on voit clairement que seules les sources validées par l’OTAN et associés sont considérées comme fiables, quitte à occulter une part de la vérité. (Cf. dossier sur la Syrie)
Du côté d’une frange de la gauche, ces sources russes posent problèmes car constamment récupérées par des média dit « complotistes », et référencées par le Front National.
Du côté de la droite, on reste en général prudent avec ces sources, puisque de toute manière, la plupart des partis ont une position assez conventionnelle.
Pourtant, si les média traditionnels, surtout aux USA, mentent par omission ou en diffusant des jugements faussés, les média russes tels que Sputniknews ou Russia Today font beaucoup plus dans les louanges patriotes et la divulgation d’informations où seuls les points favorables à la Russie sont présents. Nombreux sont les rapports militaires et photos satellitaires par ex, à être relayés par l’intermédiaire de ces média. Peut-on imaginer que ceux-ci soient faux ? Pour quel intérêt ? Et surtout, pourquoi seuls les russes mentiraient dans leurs média ?
En vérité, il convient de juger de la probabilité de ces informations et d’en identifier les sources (civils, militaires, …) avant de les rejeter en bloc. La propagande a toujours concerné tous les camps mobilisés par la guerre.

Evoquer la Russie sans mentionner une seule fois le conflit ukrainien serait une erreur que je ne vais pas faire.
Je m’étais exprimé à ce sujet l’année dernière, mais un rappel est nécessaire. Ce conflit n’est pas uniquement une guerre de territoire entre la Russie (prétendument impérialiste) et l’Ukraine, bien au contraire.
Nous pouvons remonter jusqu’à la guerre froide pour comprendre les bases actuelles ; ainsi, il faut mentionner le don de la Crimée à l’Ukraine, sans que le parlement soviétique n’ait eu à approuver (et je doute qu’il l’aurait fait). Un état, certes grand, mais un état souverain, se retrouve ainsi dépossédé d’un territoire, et pas des moindres d’un point de vue économique.
Après ce don, la Crimée reste un territoire assez autonome par rapport aux autres régions ukrainiennes. La langue la plus parlée reste le russe, et la population est majoritairement russophile (et donc russophone).
Récemment, avant le conflit, les ukrainiens envisager la fin de l’enseignement du russe en Crimée, et songeait à un éloignement important de leur ancien allié russe, pour se tourner vers l’UE et l’OTAN. Cela fit suite au coup d’état qui expulsa le président ukrainien proche du Kremlin. Une révolution « populaire » certes, un président pas spécialement bon, certes, mais néanmoins un acte illégal, pour une révolution qui fut largement aidée par l’oligarchie mondiale (USA, …) qui y voyait là un atout pour affaiblir la Russie de Poutine.
Au cours du conflit, la Crimée fut donc rattachée à la Russie, suite à un référendum qu’il est possible de contester, mais dont les résultats (plus de 80%) sont plus que probables quand on sait que l’abstention était élevée du côté opposé au rattachement et quand on connait la russophilie de la Crimée. La rébellion s’organisait des deux côtés, et je dois avouer avoir toujours eu un ressentiment envers les rebelles pro-russes, surtout lors des crashs d’avions ukrainiens. Du côté ukrainien, la principale information à retenir est la présence massive de néonazis au sein des combattants pro-ukrainiens. Des milices comme Pravi Sektor feront parfois parler d’elles, mais étrangement, les principaux média européens éviteront d’aborder le sujet, notamment lorsque l’une de leurs pilotes fut capturée par les russes au grand dam de la communauté internationale. Il s’agissait donc d’une guerre aux torts partagés par les deux camps, la province du Donbass n’était pas une candidate légitime au rattachement à la Russie contrairement à la Crimée.
De ce conflit, la Russie sort affaiblie, et coupée d’une majorité de partenaires suite aux manigances de l’OTAN. La France pâtira sévèrement de cet embargo puisqu’elle dut annuler la vente d’un porte-avion (un milliard d’euro quand même) au mépris de toutes règles commerciales.

Actuellement, le fait qui me pousse à écrire sur la Russie reste naturellement les soupçons d’ingérence dans les élections américaines. Avant de revenir dessus, je pense que le moment est venu de fermer la parenthèse de ces élections désastreuses (que j’avais ouverte en Novembre). De mon point de vue, l’arrivée de Donald Trump n’a en rien aggravé la situation, contrairement à la potentielle élection de Mme Clinton. Ses sorties depuis les résultats sont parfois lucides, d’autres sont à l’image du personnage outrancier et sans scrupule qu’il demeure. Mais du côté des prises de paroles, celles de la direction du parti démocrate sont exécrables. Donald Trump admettait qu’il refuserait de reconnaitre les résultats des élections s’ils s’avéraient en sa défaveur. Aussitôt, des milliers de voix s’étaient élevées contre cette sortie visiblement antidémocratique. Pourtant, depuis les élections, ce sont bien les démocrates qui contestent les résultats, et tentent par tous les moyens de contourner la terrible vérité qui leur était assenée avec la victoire de Trump. (Parenthèse refermée)
Nous sommes en Janvier, et les démocrates, via les organes exécutifs et les organes de renseignements, font tout pour retrouver leur aura. Visiblement, une énième accusation à l’encontre de la Russie semblait leur remonter le moral.
Ingérence. Un mot bien trop vague pour la réalité des choses. Les russes seraient donc impliquer dans le piratage informatique qui visait les démocrates, révélant les cadavres du placard oligarchique. Wikileaks, désormais considéré aussi fiable qu’un site d’informations russe par la pensée dominante, avait coopéré avec « l’ennemi » de l’Est, montrant que la défaite de Bernie Sanders n’était le fait que des magouilles démocrates (le parti n’aura jamais porté aussi mal son nom). Et ce sont ces actions qui s’apparenteraient à de l’ingérence ? S’ils avaient été honnêtes, ils auraient remercié les russes et Wikileaks pour service rendu à la nation ; pensez-vous, des preuves qu’un parti américain est impliqué dans une affaire de trucage, ça pourrait avoir une importance capitale, et remettre peut-être les services de renseignements us à leur place. Non, il s’agissait d’ingérences dont toute la campagne présidentielle aurait pâti. Certes, les renseignements divulgués ont prouvé que l’oligarchie était corrompue et manipulatrice, et cela a dû en décourager plus d’un d’aller voter Clinton. Mais au même titre que les casseroles trainées par les élus français, les casseroles américaines ont beau être révélées à un moment opportun, elles n’en demeurent pas moins réelles et problématiques. Bref, parler d’ingérence est risible, et je n’aborde pas là les nombreuses ingérences américaines, qui vont du soutien aux talibans à leur présence au gouvernement ukrainien.

Le principal problème de la Russie pour le reste du monde se résume évidemment à Vladimir Poutine. Tout le monde se permet des remarques quant à sa gestion de la Russie, témoignant d’un culot flagrant.
Il est évident qu’un dirigeant tel que Poutine ne pourrait décemment gouverner la France, surtout en raison d’un autoritarisme qui transparait parfois.
Lorsque j’étais plus jeune, encore au lycée, j’avais une pensée très manichéenne, et je condamnais sans cesse les dérives du Kremlin. Depuis, j’ai appris à relativiser. Le rôle des opposants politiques en Russie se limite effectivement à de la figuration. Mais Poutine est-il vraiment coupable de quoique ce soit dans ce cas de figure ? Ne faut-il pas envisager que l’opposition n’a rien de séduisant face à un parti qui défend mieux la souveraineté russe que quiconque ? (Il semblerait que le second parti du pays serait peu envisageable par ailleurs)
Le rôle de la Russie est l’un des plus importants dans le monde d’aujourd’hui, car il offre un contre-pouvoir au soft power américain, étant donné l’absence de volonté propre des autres pays de se démarquer de la pensée étasunienne, Chine mise à part. Sur le sol européen, personne n’est là pour défendre un projet ambitieux pour nos peuples, et les seules décisions qui n’émanent pas de la commission européenne (autant dire l’oligarchie) sont des décisions en provenance de nos « alliés » de l’Ouest. Il est donc nécessaire d’avoir un contre-pouvoir au niveau du continent européen, et vu notre transparence actuelle, seule la Russie peut maintenir ce pouvoir. Aussi, l’émergence puis l’élection d’un parti aussi américanophile que chez nous du côté russe serait une catastrophe en attendant une France plus forte et souveraine. La ligne défendue par Russie Unie en politique extérieure (à distinguer d’une politique intérieure conservatrice, correspondant aux attentes d’une part de la société russe, mais pas du tout aux miennes) est donc essentielle pour les relations internationales.
Certes, les moyens qu’il emploie pour s’assurer le pouvoir sont discutables. Nul doute qu’il pourrait se maintenir dans une élection, et ce, depuis son admirable reprise en main du pays après la catastrophe qu’était Boris Eltsine. Il jouit d’une popularité remarquable en Russie, et pas uniquement à cause de potentielles pressions étatiques envers l’opposition. Alors oui, le régime est, sous quelques aspects, autoritaire. De là à le qualifier de dictature, il y a un pas que je ne franchirai pas. D’ailleurs, notre bonne oligarchie française permet-elle l’ascension d’une réelle opposition, contrairement à l’oligarchie russe ? J’en doute beaucoup. Nos autres alliés, pétromonarchies, USA, …sont-ils plus irréprochables que la Russie de Poutine ? J’en doute aussi.

Ces nombreuses observations sur la Russie se veulent objectives, et j’espère que mon ressentiment à l’égard des politiques américaines ne transparaitra pas trop.
Avec les conflits ukrainiens et syriens, les soupçons d’ingérence, tout cela semble confirmer mes précédentes réflexions sur une volonté affichée de prolonger la guerre froide, et surtout de créer un ennemi commun aux nations « démocrates » avec la Russie, afin de détourner l’attention des vrais problèmes (comme la persistance de cette oligarchie par exemple). On monte les gens contre les autres avec des conflits d’intérêts qui ne concernent que peu de gens, mais tout le monde au final risque de trinquer.

Sur ce, passez une bonne année 2017.

Outré par l’intervention manichéenne de Raphaël Glucksmann dans Quotidien (Yann Barthès), émission que j’apprécie particulièrement quand elle est libre dans son expression, mais moins quand elle suit la doxa habituelle, j’ai décidé de développer un petit dossier sur la Syrie, afin d’en finir avec la ligne floue défendue par la coalition, une ligne contestable et parfois assimilable à de la propagande indigne. Tentant de récupérer un maximum de sources, tâche difficile vu l’état des média actuellement, je vous présente donc ce petit condensé de la guerre en Syrie.



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(source Wikipédia, situation récente)

Rappel historique

Dans les années 1920, la France et le Royaume-Uni se partagent le Moyen-Orient. Liban, Palestine, Jordanie, sont ainsi séparés de la Syrie telle qu’elle est actuellement.
Après la seconde guerre mondiale, les syriens demandent leur indépendance, qu’ils obtiendront après des bombardements meurtriers français en 1946. S’en suivront une succession de coups d’état.
Après un rétablissement de la république arabe syrienne en 1961, l’instabilité est toujours présente dans le pays. Suite à un nouveau coup d’état en 1970, Hafez Al-Assad devient chef d’état. A son décès après trente ans de règne, c’est son fils Bachar qui prend les commandes de l’état.

Concernant les religions en Syrie, il faut savoir qu’une majorité (70% en 2012) de syriens est Sunnite, au même titre qu’une partie de la communauté kurde syrienne. Néanmoins, les plus hauts dignitaires, tout comme la famille Al-Assad, sont alaouites, courant religieux proche des chiites. Il faut aussi savoir que les alaouites ont été concentrés en Syrie par les français pour éviter l’émergence d’une nation arabe, et que ce courant religieux est traditionnellement laïc et tolérant.

La guerre en Syrie, une histoire d’intérêts

Nations alliées au côté de la Syrie, une affaire de loyauté
Lors de la guerre d’Irak, les Al-Assad refuse de soutenir l’intervention américaine contre Saddam Hussein, et devient son allié, d’autant plus que ce dernier est Chiite et donc proche de la minorité alaouite. De la guerre d’Irak résultera une spoliation américaine des ressources naturelles de la région (et l’emprisonnement dans des camps américains d’un certain Abu Bakr Al-Baghdadi…). Bachar Al-Assad assiste donc à la chute d’un régime autoritaire (comme le sien) orchestrée par les USA, et au développement d’une instabilité teintée de danger islamiste.
L’Iran, officiellement chiite aussi, est un important soutien au régime syrien, en raison de liens historiques (depuis 1979) et religieux (présence voisine de Damas d’un lieu de pèlerinage chiite, …). Afin d’éviter l’émergence d’un régime potentiellement allié de l’Arabie Saoudite (ennemis de l’Iran) et une déstabilisation de la région provoquée par la chute du régime, telle la chute de Kadhafi, l’Iran soutient donc Bachar Al-Assad.
La Russie est aussi un allier historique, car la Syrie représente son unique soutien dans la région, comme le montre la présence d’une base navale ou d’un commerce historiquement florissant avec le régime (armes, matériel, …). Depuis les guerres d’Afghanistan où l’armée russe du affronter les Talibans alliés aux USA, au conflit tchéchène qui entraina l’émergence d’un danger islamiste aux frontières russes, la Russie se méfie du potentiel développement islamiste de la région, échaudé par l’Irak puis la Libye. A tout cela se rajoute une histoire de pipelines.
En effet, le Qatar et la Turquie avaient pour projet de construire un gazoduc reliant les deux pays, gazoduc traversant la Syrie. Al-Assad s’y est opposé, puisque 2010 marque la signature d’un contrat de 10 milliards de dollars avec l’Iran et l’Irak pour un réseau de pipelines alimentant l’Europe ; réseau soutenu et guidé par Gazprom, compagnie nationale de gaz russe. Le soutien de Poutine à Al-Assad est donc tout à fait compréhensible.

Nations alliées face à la Syrie, une affaire de convoitise
Face aux alliés de la Syrie se crée une alliance entre plusieurs pays voisins, aux nombreux intérêts dans la région.
Tout d’abord, comme rappelé précédemment, le Qatar et la Turquie sont en conflit officieux avec la Syrie, d’autant plus que les frères Musulmans, soutenus par les politiques de ces deux pays, ont tout intérêt à voir chuter le régime, pour développer un territoire islamique. Rien d’étonnant donc, à ce que le Qatar dépense plus de 3 milliards de dollars pour soutenir la rébellion. De même, on pourra évoquer une déclaration du ministre qatari de la défense Khaled bin Mohamed al-Attiyah au Monde en date de Mai 2015 : Nous sommes clairement opposés à toute forme d’extrémisme. Mais, en dehors de Daesh, tous ces groupes combattent pour renverser le régime. Les modérés ne peuvent pas dire au Front el-Nosra : « Restez chez vous, on ne veut pas travailler avec vous’. Il faut regarder la situation sur le terrain et être réaliste.

La Turquie, avec à sa tête un dirigeant autoritaire et atteint d’une lubie envers les kurdes, voit aussi d’un mauvaise œil la présence kurde dans la région, qui en affrontant essentiellement Daesh, prévoit à terme la création d’un Kurdistan qu’ils méritent selon moi, mais qui affaiblirait la Turquie. Ainsi, Erdogan soutient la rébellion et bombarde parfois les Peshmergas kurdes. De même, un important trafic de pétrole entre Daesh et la Turquie se développe, jusqu’à ce que la Russie y mette un terme en bombardant les points de passage. Il est unanimement admit que les rebelles, même islamistes, sont soignés dans des hôpitaux turques.


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(Images russes montrant une présence importante de camions citernes aux environs de la frontière Turquie/ Syrie)

L’Arabie saoudite est moins impliquée dans le conflit syrien, sans doute trop occupée à bombarder les Houthis (chiites) au Yémen. Néanmoins, elle a soutenu certains groupes salafistes (Jaysh al-Islam par exemple) et l’Armée Syrienne Libre.

Enfin, derniers acteurs à mentionner, les USA, qui ont tout intérêt à voir le régime d’Al-Assad chuter, afin de trouver en un nouveau régime syrien de potentiels alliés au Moyen-Orient, et d’empêcher les intérêts russes, toujours dans l’optique d’un prolongement de guerre froide.
Mais concernant les Usa et leurs satellites (l’Europe et l’Otan en général), j’y reviendrais.

Bref, les intérêts dans la région sont nombreux, et il est plus aisé de comprendre que l’instauration d’une démocratie en Syrie n’est une priorité que pour l’ASL. Le printemps arabe en Syrie semble de même manipulé par ces différents acteurs, ce qui permet de relativiser cette guerre.

La guerre à Alep, la vérité mise à mal

L’origine de ce dossier est bien entendu la bataille d’Alep, qui fait rage depuis Juillet 2012, et marquée par un nombre infini d’articles se contredisant et faisant parfois office de propagande, que ce soit pro-Otan ou pro-russe. Le 13 Décembre, les rebelles capitulent. C’est donc l’occasion de faire le point.

Les rebelles
Les rebelles sont constitués de deux groupes, l’Armée Syrienne Libre, unique représentante de l’opposition en qui on peut avoir confiance (avec les kurdes), et les rebelles qualifiés ou de modérés ou d’islamistes. Ces seconds sont bien plus nombreux, et représentent à Alep une force importante. Parmi eux :
Al-Nosra, organisation reconnue comme terroriste par les USA et liée à Al-Qaïda
Ahrar Al-Cham, salafistes souhaitant un état islamique
Ansar Dine, Ajnad Al-Cham et Jaysh Al-Sunna, aux mêmes objectifs que ci-dessus
Liwa Ansar Al-Khalifa, souhaitant un califat islamique
Concernant ces rebelles, d’après l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (source pourtant admise par les média traditionnels), si la Russie et la Syrie ont tué des civils dans des bombardements et tirs d’artillerie, ils ne sont pas en reste avec environ 650 morts civils entre le 22 Avril et le 22 Août 2016.
Lorsque des périodes de cessez-le-feu étaient conclues, les forces rebelles y ont souvent mit un terme d’après les rapports militaires. Les rapports russes, à prendre avec des pincettes mais sans les écarter pour autant, démontre des tirs fréquents d’artillerie contre des bâtiments civils de la part des rebelles « modérés ».

La vérité, première victime des conflits
Les sources concernant Alep sont nombreuses. Du moins, c’est ce que nous serions en mesure d’exiger. Car c’est loin d’être le cas. S’il est évident que les russes et les pro-Assad ne vont publier des rapports qu’en leur faveur, les témoignages de journalistes dans les villes opposées au régime sont tout autant impartiaux et objectifs.
En cherchant bien, il est possible de trouver pourtant des articles divergeant de l’opinion commune. Le journaliste Said Hilal Al-Charifi, couvrant la guerre en Syrie depuis longtemps, nous apprend ainsi la manipulation effectuée quant à la destruction d’un hôpital à Alep.
Celui-ci était géré par Al-Nosra (on sait à qui nous avons à faire) et servait de plaque tournante du trafic d’organes, les syriens étant plus assimilés à des donateurs désignés plus qu’à des patients. De même, en réponse à plusieurs articles évoquant la mort du dernier pédiatre d’Alep, il rappelle la présence d’environs 200 pédiatres à la même date…Enfin, suite à la libération récente d’Alep, il mentionna un énième trucage photo quant à des exécutions de l’armée syrienne à Alep qui seraient des exécutions de Daesh à Palmyre…

Difficile aussi d’évoquer Alep sans évoquer les casques blancs. Candidats au prix Nobel de la paix cette année, ils sont réputés indépendants et demeurent une source importante de renseignements pour les média occidentaux. Et pour cause, puisqu’il s’agit d’un groupe financé par le gouvernement américain, comme le prouve un porte-parole du gouvernement us, qui évoque une somme de 23 millions de dollars alléguées par son pays à ce groupe « indépendant ». Pour aller plus loin, les casques blancs ont à plusieurs reprises manipulés l’opinion, en instrumentalisant des tirs d’artillerie rebelles ou en accusant l’ONU de connivence avec le régime (afin d’écarter toute concurrence humanitaire je présume). Des vidéos les montrent aussi armés aux côtés d’Al-Nosra, alors que les casques blancs se disent pacifiques et apolitiques.

Il est ainsi dur de prétendre connaitre la vérité sur ce qui se passe à Alep et en Syrie. Mais il est possible et conseillé de prendre du recul et de croiser le plus de sources, en gardant en tête les intérêts de chacun (même des média).

La guerre, deux poids deux mesures

Il est évident que les bombardements russes à Alep et dans le reste de la Syrie demeurent préoccupants par leur teneur meurtrière. Néanmoins, comme j’ai déjà pu le citer plus haut, les rebelles sont tout autant coupables de l’escalade de la violence à laquelle nous assistons.

Mossoul
Les américains et la coalition ont à plusieurs reprises bombardé Mossoul en Irak, ville aux mains des islamistes. Vous me direz, c’est normal. Oui, si on écarte les civils utilisés comme bouclier humain et ceux qui vivent là-bas.
Alors quoi, les bombes de nos alliées seraient-elles performantes au point d’épargner les vies innocentes ?

Guerre d’Irak
Toujours en Irak, une décennie auparavant. C’est déjà la guerre ; une guerre identique à la guerre en Syrie : un régime autoritaire, des allégations douteuses, des intérêts énergétiques et religieux, et le monde entier concerné. Les USA, en bons interventionnistes, plongeront ainsi le Moyen-Orient dans une nouvelle période d’instabilité, dans laquelle Daesh trouve une de ses racines…
Les remarques à l’encontre des USA étaient légions, si mes souvenirs sont bons. Mais quid de sanctions ? Quid des conséquences ? Maintenant, les russes interviennent pour empêcher la chute d’un régime, et la communauté internationale devrait les traiter différemment ? Est-ce ainsi que l’on fait de la diplomatie ? On cherche un bouc émissaire (pour rappel, la Russie est accusée d’avoir fait élire Trump) et on se décharge de toute responsabilité et tout jugement ?

Yémen
Comme je le disais au début du dossier, l’Arabie Saoudite est actuellement occupée au Yémen. Le dossier Yéménite est compliqué, je ne souhaite pas entrer dedans, mais il faut savoir que l’Arabie Saoudite sunnite combat les Houthis chiites (encore, me direz-vous, un conflit Sunnite/Chiite). Je ne me positionne pas pour un camp ou l’autre, mais ici aussi, les bombardements sont légions, sans que la communauté internationale s’en émeuve. (Si, la Russie…Mais on sait très bien pourquoi). Guidé par leur idéologie extrémiste, les saoudiens en profitent pour bombarder des lieux de culte anciens et des ouvrages historiques, toujours sous couvert de leur opération pour restaurer le régime. Août 2015 sera meurtrier pour les civils yéménites, touchés à mainte reprise par les bombes de la coalition.

Caen, 1944
Lors de la libération de la France en 1944, Caen a fait l’objet d’un pilonnage intensif. La ville a été libérée, mais à quel prix ? Environ 2500 civiles tués pour 600000 bombes. Les bombes étaient anglaises et américaines. Certains devraient s’en rappeler.

Conclusion

La dissimulation des intérêts des protagonistes, la manipulation médiatique et l’indignation sélective démontre qu’il convient de prendre le dossier syrien avec des pincettes, et de relativiser tout cela. La rapidité de l’information rend la guerre plus terrible encore, mais il en a toujours été ainsi.
Si aux 19ème et 20ème siècles, l’occident n’avait pas partagé le Moyen-Orient de manière aussi comptable et absurde, nous n’en serions peut-être pas là. Mais on parle aujourd’hui de 2016, et la bataille d’Alep marquera assurément les esprits. Il est cependant regrettable qu’elle le fasse à travers une désinformation médiatique conséquente et un manichéisme poussé à son paroxysme.

Il serait temps de prendre du recul et de cesser de penser uniquement par les sentiments lorsqu’il s’agit de conflits. Ces derniers sont toujours abjects pour la race humaine, les victimes restent autant de gâchis que le patrimoine historique détruit, mais les enjeux de la guerre en Syrie ne s’arrêtent pas aux vies humaines. C’est la triste réalité des choses.



iraq_syria_mapiraq_syria_mapVoir l'image en grand0 vote
https://fr.wikipedia.org/wiki/Syrie

https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_civile_syrienne

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d%27Alep

http://danielclairvaux.blogs.nouvelobs.com/archive/2015/09/17/la-guerre-en-syrie-une-question-de-gaz-naturel-569649.html

https://www.youtube.com/watch?v=6DRHfDSeVks

https://blogs.mediapart.fr/adeline-chenon-ramlat/blog/020516/espace-de-parole-syrien-non-censure-l-hopital-meurtrier-dalep

https://www.facebook.com/said.h.alcharifi

http://quebec.huffingtonpost.ca/un-seul-monde/casques-blancs-syrie_b_13569816.html

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/08/22/au-yemen-bombardement-meurtrier-de-la-coalition-menee-par-riyad_4733444_3218.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Restaurer_l%27espoir

Afin d’être cohérent avec moi-même, il fallait que je débute une réflexion sur la refonte d’une constitution.
Par conséquent, j’ai relu ce document avec grand intérêt, et j’ai à plusieurs reprises été surpris par ce qu’on y trouvait. Avant de m’attaquer à la rédaction d’une constitution adaptée à mes idées (ça fait très mégalomane dit comme ça), voici donc quelques articles qu’il serait temps de rappeler (Préambule exclus)

Article premier :

[…] Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine […]

Ceci explique donc les affaires concernant des politiques, ainsi que celles concernant des grandes entreprises. On y remarque bien évidemment l’égalité entre ces personnes et les citoyens lambda.

[…] La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives […]

A cette occasion, je place ici un extrait de l’article 4.

[…] La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation.

Maintenant, voici un extrait de la loi Urvoas promulguée en Avril de cette année :

Article 4 alinéa 1° de la Loi organique n° 2016-506 du 25 avril 2016 de modernisation des règles applicables à l'élection présidentielle :
Après le I de l'article 3 de la loi n° 62-1292 du 6 novembre 1962 précitée, il est inséré un I bis ainsi rédigé :
« I bis.-A compter de la publication de la liste des candidats et jusqu'à la veille du début de la campagne, les éditeurs de services de communication audiovisuelle respectent, sous le contrôle du Conseil supérieur de l'audiovisuel, le principe d'équité en ce qui concerne la reproduction et les commentaires des déclarations et écrits des candidats et la présentation de leur personne.
« Dans l'exercice de cette mission de contrôle, le Conseil supérieur de l'audiovisuel tient compte :
« 1° De la représentativité des candidats, appréciée, en particulier, en fonction des résultats obtenus aux plus récentes élections par les candidats ou par les partis et groupements politiques qui les soutiennent et en fonction des indications de sondages d'opinion ;

Où vois-t-on là-dedans un égal accès ? Cette loi est inconstitutionnelle, malgré la reconnaissance de sa conformité à la constitution par le conseil constitutionnel.
A cette occasion, je développerai une annexe sur ce sujet pour approfondir le sujet, et pour me pencher un peu plus sur la décision du conseil constitutionnel, que je trouve fortement discutable. Annexe disponible à la fin

De la souveraineté

ARTICLE 3. La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum

Ainsi, le traité de Lisbonne est inconstitutionnel, puisque son contenu est majoritairement celui qui avait été refusé via le référendum de 2005 par le peuple français.

[…] Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret.

On peut encore une fois revenir à la loi Urvoas, qui demande aussi la publicité des signatures de maire pour les candidats à l’élection présidentielle.

ARTICLE 16. Lorsque […] l'indépendance de la nation, […] est (sont) menacées d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des présidents des assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel.

Ceci, alors que les Grands Orientations de Politique Économique de la commission européenne décident de notre politique économique.

Le parlement

ARTICLE 24. […] Le Sénat, dont le nombre de membres ne peut excéder trois cent quarante-huit, est élu au suffrage indirect. Il assure la représentation des collectivités territoriales de la République.

Une fois cet article intégré, voyez la manière dont la réforme territoriale a été promulguée, alors que plusieurs régions s’y opposaient. Pourquoi le sénat a-t-il pu déroger ainsi à ses fonctions ?

ARTICLE 27. […] Le droit de vote des membres du Parlement est personnel

Celui-là est valable pour toutes les fois où le gouvernement a tenté de faire appel à une illusoire discipline républicaine, ou lorsqu’il s’agissait de menacer les députés qui envisageaient la censure envers le gouvernement.

Des collectivités territoriales

ARTICLE 72-1 […] Lorsqu'il est envisagé de créer une collectivité territoriale dotée d'un statut particulier ou de modifier son organisation, il peut être décidé par la loi de consulter les électeurs inscrits dans les collectivités intéressées. La modification des limites des collectivités territoriales peut également donner lieu à la consultation des électeurs dans les conditions prévues par la loi.

« Il peut être décidé »…Hélas, cela n’a pas été le cas pour la loi de réforme territoriale déjà nommée ci-dessus. Il ne s’agit pas là d’un acte inconstitutionnel, mais c’est une abstraction volontaire déplorable.

ARTICLE 75-1. Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France.

Non, ça c’est juste un rappel

Charte de l’environnement

ARTICLE 1er. Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.

Pas d’exemples en particulier, puisque les actions enfreignant cet article sont légions.

Préambule de la constitution du 27 Octobre 1946
ARTICLE 14. 14. La République française, fidèle à ses traditions, se conforme aux règles du droit public international. Elle n’entreprendra aucune guerre dans des vues de conquête et n’emploiera jamais ses forces contre la liberté d’aucun peuple
On peut envisager quelque chose en rapport avec la guerre en Libye non ?
DDHC
ARTICLE X. Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.
Les arrêtés municipaux contre le port du burkini sont donc conformes à la constitution, puisque conformes dans le fond à la DDHC. (J’avais promis de ne plus l’évoquer devant la valeur du débat, mais c’était tout indiqué)

Pour conclure
La constitution est souvent méconnue dans son intégralité, moi-même ai-je découvert des articles que je ne soupçonnais même pas, comme le fait que le sénat représente les collectivités territoriales, alors qu’il ne représente actuellement que les gens qui ont élu les sénateurs…
J’ai ici relevé plusieurs actions inconstitutionnelles, il va sans dire qu’on peut en relever d’autres.
Il est évident aussi que le simple principe de démocratie défendu par la constitution est lui aussi méprisé par la classe politique, comme je le montre dans un précédent billet.
Pour conclure cette courte étude, je citerai l’article 5 de la Constitution :
ARTICLE 5. Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État.
Il est le garant de l'indépendance nationale […]

EDIT: Oups


Lecture de programme : #1, François Fillon, primaire de la droite


A l’entrée d’un supermarché, une personne sans doute convaincue par son candidat (j’ose l’espérer) me tendit un programme de son favori. Voyant cela, j’eu du mal à dissimuler un sourire, mais après tout pourquoi pas. C’est l’occasion d’inaugurer mes études de programme, bien que François Fillon ne passe pas le cap des primaires.

Quelques mots sur le personnage tel que je le vois : Ancien premier ministre de Sarkozy 1er, prince du libéralisme accéléré, il ne me semble pas assez convaincu pour endosser le rôle de président de la république. Je vois donc à travers lui un Hollande de droite (qui trouvera quand même le moyen d’appliquer un programme de droite) influencé par ses ministres. Ce qui nous donne les données suivantes:


78% influençable, 22% convaincu (données subjectives au possible)


1° le slogan

« Rendre aux français la soif de vivre dans un pays sur et fier de lui »
Ce que j’en pense : trop long, trop pompeux, bref pas efficace (surtout pas en adéquation avec le programme, vous verrez)

2° Ses objectifs prioritaires

Un plein emploi
Une équité sociale entre français
La maitrise du destin de la France
Sécurité des français assurée, pas d’impunité pour les crimes et délits (Sarkozy et Balkany, je pense à vous)
Une Europe souveraine et conquérante

Je n’ai rien à dire quand à l’objectif d’équité sociale, bien qu’il soit hypocrite quand on voit la vénération des républicains envers les classes sociales les plus aisées. Idem pour l’absence d’impunité, c’est plutôt risible.
On en vient au plein emploi : une utopie administrative qui ne peut, pour moi, s’intégrer dans un programme juste socialement parlant.
Enfin, on a deux objectifs en contradiction, un destin de la France maitrisé, et une Europe souveraine et conquérante (conquérir quoi d’ailleurs ? La Libye ?), ce qui s’oppose puisqu’une Europe souveraine serait en mesure d’empiéter sur la seule souveraineté légitime à mes yeux, celle de l’état.

3° le programme

« Initier un cercle vertueux pro-emploi »
Une baisse de 50 md € des charges salariales et patronales : Un chiffre qui tombe comme un cheveu dans la soupe, et qui se retrouve assez imprécis. Pour quelle raison ? Où trouve-t-on l’argent ? Quels patrons verront leurs charges baissées ?
Simplifier le code du travail autour des 150 pages contre 4000 aujourd’hui : Inconscient. Sur le principe, oui, un code un peu moins complexe serait désirable. Mais là, ça sent l’injustice sociale à plein nez, et des salariés cocufiés à l’arrivée. D’ailleurs, quand il parle de 150 pages, j’espère qu’il les aura rédigés au préalable pour voir si tout peut tenir…
Supprimer les 35h et laisser les salariés fixer librement dans l’entreprise la durée hebdomadaire de travail : Tout simplement irresponsable et risible. On parle d’une politique pro-emploi, et on sous-entend augmenter la durée du temps de travail, ce qui libérerait moins de postes…De plus, rien dans cette phrase n’empêcherait des salariés de se fixer 30h de travail, voir moins…Enfin le mot librement me fait bien rire quand on sait qu’avoir des contraintes comme une famille à nourrir ou des vacances à payer peut pousser quelqu’un à sacrifier sa vie de famille sur une année…
Atteindre 1 million d’apprentis pour favoriser l’insertion sur le marché du travail des jeunes : rien à dire là-dessus, si ce n’est que ces apprentis, suffit pas de dire qu’on veut favoriser l’insertion, faut surtout dire comment on favorise l’insertion.

Conclusion : des approximations libérales et inconscientes selon moi

« L’équité sociale entre français
Créer une allocation sociale unique pour éviter les fraudes et pour que les revenus de l’assistanat ne soient jamais supérieurs aux revenus du travail : mouais, pas très convaincu par « revenus de l’assistanat ». Ça sonne tellement péjoratif que je perçois une volonté de diminuer ces allocations à travers leur fusion.
Rendre les indemnités chômage dégressives pour inciter au retour à l’emploi : aller vilain chômeur, rentre de vacances et arrête de te prélasser, le monde du travail n’attend que toi. Non mais franchement, c’est minable de pointer du doigt les dégâts de la mondialisation comme si c’étaient les responsables. Oui, certains profitent bien de ça, mais une majorité sont désespérés de ne pas trouver un métier. Pas faute d’avoir cherché.
Suspendre les allocations familiales des parents dont les enfants ont commis […] actes de dégradations réitérés ou […] absentéisme trop fréquent et non justifié : c’est une idée, en effet. Il marque un point. (Ce n’est pas original, mais pourquoi pas)
Conditionner le versement d’aides sociales aux étrangers à une durée de 2 ans sur le territoire national : aucune adaptation au contexte particulier de chacun, c’est une mesure uniquement dédiée à satisfaire ceux qui se plaignent que les étrangers piquent tout le fric de l’état.

Conclusion : C’était bien tenté, mais les grands poncifs de la droite empêchent toute réflexion logique

Le destin de la France
Baisser les dépenses de l’état de 110 md€ en 5 ans : Et hop, d’un coup de baguette magique, monsieur Fillon va sous vos yeux ébahis baisser les dépenses de l’état.
Ramener à deux le nombre de catégories de collectivités territoriales et réduire le nombre de parlementaires : c’est une vision comme une autre, je considère de mon côté que les parlementaires doivent avant tout faire leur travail, et que ni les départements ni les régions ne sont un problème en soi. C’est la manière dont on les gère qui dérange.
Instaurer des quotas d’immigration pour décider du nombre de personnes s’installant sur notre sol selon nos besoins économiques et nos capacités d’accueil : Migrants provenant surtout de nos jours du moyen- Orient, zone d’intervention de l’armée française sous votre responsabilité monsieur Fillon. Et vous voudriez en refuser ?

Conclusion : un titre grandiloquent pour pas grand-chose (et sans grand rapport)

Sécurité
Créer 16000 places de prison supplémentaires : C’est sur, c’est plus facile que de tenter de baisser la délinquance. Mais je serais de curieux de voir comment il compterait s’y prendre.
Rétablir les peines plancher : assez mitigé. Ni pour ni contre pour le moment.
Fermer les mosquées salafistes : Traquer le jihad sur internet me semble plus prioritaire, mais c’est une évidence même que le salafisme doit être éradiqué.
Recouvrir systématiquement les amendes y compris par ponction sur les allocations familiales : pourquoi pas

Conclusion : rien de miraculeux, mais rien de dangereux non plus. On pouvait s’attendre à pire.

Une Europe souveraine et conquérante
Sécuriser les frontières européennes en augmentant le budget de l’agence frontex pour le contrôle des frontières et créer un corps de garde-frontières et garde-côtes : Oui, ça me parait faisable et logique, du moment que ce n’est pas liberticide.
Engager un processus de convergence fiscal, économique et social avec l’Allemagne : En Allemagne, les syndicats font partie du comité s’entreprise, et les congés maladies sont à la charge du patron. Congé qui peut durer 6 semaines. Qu’un libéral comme lui suggère ça laisse penser qu’il ne connait pas grand-chose de l’Allemagne. Sur le fond, je suis pour une convergence fiscale, mais je pense qu’il faut garder l’exclusivité pour le reste.
Créer un gouvernement économique européen et engager un rapprochement fiscal entre les 18 pays de la zone : Hors de question pour un gouvernement économique européen, il est où le destin maitrisé de la France ? Oui par contre à un rapprochement fiscal, à condition qu’il soit efficace.
Dire clairement à la Turquie qu’elle ne pourra pas adhérer à l’union européenne : je suis d’accord, mais cela doit-il figurer comme une mesure essentielle d’un programme ?
Imposer l’euro comme monnaie de règlement des échanges sur le territoire de la zone euro : oui, je suis pour.

Conclusion : quelques idées mais on sent poindre la violation légale de notre souveraineté nationale.

Conclusion finale :

Un programme ma foi fort banal pour l’Ump, qui présente un taux de libéralisme normal pour un candidat comme lui, mais qui a mes yeux m’empêche d’adhérer à ses idées. Enfin, quid de l’écologie ? De la culture ?

Mes notes d’adhérence :

Penser l’Europe
1/5
Réorganiser le travail et l’emploi
1/5
Une sécurité assurée
2/5
La réindustrialisation de la France et sa protection économique
0/5
Une réforme culturelle ambitieuse
0/5
Penser le défi écologique
0/5
Réguler la place des marchés financiers et des banques
0/2,5
Penser l’avenir spatial
0/2,5
Penser la place et le financement de l’armée française
0/5
Penser les relations internationales
2/5
Absence de danger pour la France
4/5

Total : 10/50

Bref : rien de dangereux si ce n’est l’habituel haine envers les 35h, aussi je ne compte pas voter pour lui, surtout vu la pauvreté des objectifs principaux de son programme.

sur ce forum, je parle beaucoup de religions, et je dois répéter plusieurs fois mes positionnements sur la question. j'estime que c'est donc le moment pour publier un des premiers articles, concernant ma vision de la pratique religieuse.

Qu’on soit athée, Théiste, monothéiste ou polythéiste, et j’en passe, la religion revient inévitablement sur la table, qu’on ne le veuille ou non. On l’associe à la politique (droite catho, …) ou à nos maux (c’est la faute aux religions). C’est pourquoi, en tant que personne à la fois politisée et à la foi bien ancrée en soi, je souhaitais faire un point détaillé. S’affirmer croyant dans un débat politique, c’est prendre des risques de perdre une quelconque crédibilité. Mais si tout le monde réfléchissait, pratiquait sa religion ou débattait de manière modéré, la religion ne serait pas devenu le tabou qu’elle est actuellement. Dans ce petit article, je ne souhaite pas évoquer ce en quoi je crois, mais plutôt ce qui découle des pratiques de la religion. J’espère évidemment que n’importe qui puisse lire cela sans se dire mais il veut me convertir celui-là…Je rappelle que chacun fait ce qu’il veut. Enfin, dernier avertissement, je risque d’évoquer principalement Christianisme et Islam, puisque ce sont elles qui provoquent le plus de débat.
Tout d’abord, il faut garder à l’esprit que les livres saints ont été écrits par des hommes. Il y avait donc un contexte sociologique et historique qu’on ne peut ignorer. En conséquent, même en tant que croyant, il est de mon devoir d’affirmer l’imperfection de ces livres. On y parle de l’esclavage, de l’homosexualité, de pleins de sujets qui font polémique aujourd’hui, mais qui étaient des normes à l’époque. Que Jésus ait pu parler d’esclaves comme si c’était normal, c’est un fait qui n’apporte rien. On reviendrait à critiquer un gosse de neuf ans sous l’occupation allemande pour sa collaboration ! La société a heureusement évolué. Et de nombreux croyants, à tort, ignorent ces évolutions.
Par exemple, l’homosexualité. Il y a longtemps, peu de société considéraient qu’il existait une autre voie qu’Homme-Femme. Les grecs étaient connus pour des relations uniquement entre hommes, mais c’était purement par machisme, et là n’est pas le sujet. Ainsi, les sociétés vikings, dont je suis un admirateur depuis longtemps, considéraient l’homosexualité comme la pire des choses qu’il soit. Pendant longtemps, en Europe, on n’en parlait même pas, ou on se perdait en superstitions. Mais tout cela, c’est du passé. Les arguments religieux contre la différence sont nuls. Ils ne valent rien. Lors du mariage pour tous, j’ai eu parfois honte de mes concitoyens catholiques, qui à l’occasion pour certains étaient simplement cons. En quoi la sexualité a un quelconque rapport avec la religion ? On voit ici que cette homophobie est légion dans les milieux religieux traditionnels, catholiques, musulmans…Il est temps d’arrêter. Sans pour autant soutenir LGBT (marre des extrêmes), je souhaite l’égalité, valeur que la religion devrait pourtant soutenir.
Ensuite, on peut évoquer rapidement la musique. Par exemple, le metal est encore trop vu comme satanique. Ça parait idiot à dire, mais c’est ici aussi une preuve de crétinerie et de manque d’ouverture. Certains groupes sont profondément anti religieux, mais beaucoup d’autres sont justes neutres. Que la Hellfest puisse faire polémique encore actuellement me sidère… (Vous aurez compris, je ne porte pas Boutin dans mon cœur) Mais au fil des siècles, la musique a toujours eu du mal à évoluer vis-à-vis de la religion. Certaines sociétés religieuses refusent l’expression musicale, et c’est là où je veux aussi en venir. Pourquoi la religion doit-elle être un facteur de d’absence de joie, que seule la foi pourrait procurer ? L’être humain veut être libre, et à force d’entraver ses plaisirs, il devient frustré. (Je ne ferais pas allusion aux prêtres pédophiles…) Et la frustration conduit à des extrêmes qu’il convient d’éviter…
Viennent ensuite les restrictions physiques, les plus gros facteurs de polémique. Ici aussi, la frustration peut en découler. Pendant longtemps, les femmes avaient un fichu, un voile, devaient cacher leur cheveux. Si on remonte encore plus loin, même la vierge Marie était probablement voilée en partie. Mais ces restrictions sont-elles purement religieuses ? En Orient, les vêtements étaient faits comme ça pour protéger du sable par exemple. C’était donc une norme, qu’on a fini par intégrer comme norme religieuse.
Restrictions alimentaires aussi. Le porc était impropre à la consommation dans les terres bibliques. Mal conservé, mal vu (soit disant sale), il a fini par devenir satanique. Mais peut-on vraiment s’interdire le porc pour cette raison ? Si à une époque, les chats noirs avaient été si mal vus qu’on les aurait interdits dans la bible, aurait-on du continuer à les tuer en les associant à la sorcellerie ? La religion ne doit pas être prétexte à ce genre d’interdits matériels. On voit aussi l’alcool : en grande dose, il est dangereux. Mais pourquoi se l’interdire à faible dose ? Pour ces interdits, préférez donc plutôt la modération ! Evidemment, voir une personne très peu vêtue en public est gênant et à la limite de l’impudeur. (Sauf en bord de mer ou en piscine). Mais le voile ne vaut pas mieux, loin de là. C’est repousser la tentation qui pourrait exister chez certains hommes, au lieu de pousser ces derniers à la combattre, ce qui est là un combat aussi religieux. On pourrait aussi rebondir sur le Hallal, mais j’y reviendrai une autre fois, parce qu’on risque de me taxer d’islamophobie.

Et c’est là-dessus que je vais rebondir, afin de débuter ma seconde partie. Victimisation, amalgame, …Des mots qu’on voit bien trop souvent avec la religion. Mais arrêtez bon de Dieu ! Oui les actes islamophobes, antisémites et christianophobes existent. Mais affirmer ne pas apprécier des valeurs promulguées par les dignitaires des religions, ce n’est pas une quelconque haine. C’est une invitation au débat.
Lorsqu’un attentat a lieu ces temps-ci, les musulmans affirment tous que le terroriste n’était pas musulman. Oui et Non. D’un point de vue spirituel, il ne mérite pas de s’appeler musulman. Mais d’un point de vue technique, il pensait pratiquer la religion musulmane. Et c’est pour ça qu’il est du devoir de chaque croyant de condamner les dérives de leurs propres religions. Parce que considérer que tel interdit est normal dans une religion, c’est donner du crédit aux revendications de ces sous-hommes qui se prétendent croyant.
Enfin par pitié, croyants ou athées, arrêtez de condamner l’humour sur la religion. A chaque fois, vous parlez au nom de votre communauté religieuse et refusez cet humour, alors qu’au fond d’eux, certains rient. Charlie Hebdo fait de la provoque, et alors ? C’est son but. Mais dessinez Mahomet, en quoi est-ce choquant ? Si un musulman l’avait fait, à la limite j’aurai compris le scandale, mais là, c’était simplement des dessins montrant le désespoir que Mahomet doit sans doute vivre au vu de la crétinerie religieuse de certains. C’est une dénonciation des abus des religions, et jamais vous n’allez dans ce sens. Arrêtez de voir le mal partout ! Aujourd’hui, la dernière couverture de Charlie Hebdo montre un Dieu assassin. Très peu de croyants y ont vu le véritable message, à savoir que ceux qui parlent au nom de Dieu desservent ce dernier. Oui, on peut rire de la religion, c’est le meilleur moyen de faire son autocritique.

Pour conclure cette réflexion, je dirais que la religion doit d’abord être intérieure, spirituelle. Et les rapports entre humains doivent se faire de manière logique. Ne forcez personne à devenir croyant ou athée, et assurez-vous de témoigner le plus d’humanité possible. Au lieu de râler contre Charlie Hebdo, râlez plutôt contre les monarchies du Golfe, l’intolérance, les problèmes économiques, …Modération et empathie, c’est quand même beaucoup mieux que restriction et refus du débat, en se cachant derrière l’éternel « amalgame ». En cherchant à pratiquer de manière la plus stricte et austère possible, on finit par pêcher. On veut défendre Mahomet ou Jésus, mais il vaut mieux défendre le droit de croire ou ne pas croire en Dieu. Parce que Mahomet, Jésus, Allah/Dieu, là où ils sont, les « insultes » à leur encontre n’est rien pour eux et pour votre foi. Du moment que l’on n’appelle pas à la haine, les propos sur la religion doivent être tous acceptés.
Voilà désolé pour les non-croyants si mes propos ont été parfois très religieux, et désolé si c’était très déstructuré. Mais au bout d’un moment, il y a des réflexions qu’on ne peut garder pour soi.

je parle, je parle mais qu'en est-il de mes idées pour l'avenir??

Partie I : des grandes volontés de l’Etat

1. le rôle du chef de l’Etat
Le rôle de président de la république doit être vu comme la fonction permettant de proposer ses réformes, de les mener à bien, tout en dirigeant le pays, selon le devoir qui lui incombe. Ce poste n’est en aucun cas un but à atteindre pour satisfaire ses ambitions ou pour s’enrichir personnellement de manière intéressée et malhonnête. Le président de la république est une personne publique, mais les faits de la vie privée restent dans la sphère privée. Enfin, dans un souci de décence, le salaire présidentiel serait limité à dix fois le smic, et tentera au mieux de réduire les dépenses concernant ses déplacements, en prenant en compte cependant sa sécurité.

2. la souveraineté de l’Etat
La France est un des nombreux pays constituant ce monde. Elle possède un exécutif et un peuple souverain, et c’est pourquoi aucun état ne doit éprouver le besoin de diriger notre pays. Nous sommes libres d’accepter ou de refuser un traité, si celui-ci va à l’encontre de nos intérêts. Nous choisissons nos partenaires économiques, et les conflits entre pays ne doivent pas empiéter sur les liens qui nous unissent entre partenaires économiques concernés. Nous ne saurons accepter un quelconque chantage ou une perte de notre souveraineté. Aussi l’union européenne doit être une union, et non pas une assemblée de sous pays soumis à des règles décidées de manière illégitime.

3. Le rôle des députés vis-à-vis des partis et de leur électorat
Les députés sont avant tout des politiciens élus par leur peuple selon un programme. Peu importe la politique du gouvernement en place, le député doit accomplir ce pourquoi il a été élu, avant tout selon les intérêts des citoyens qui ont permis son élection. Le parti dont il se revendique ne peut lui intimer de voter une loi qui va à l’encontre de ses principes et à l’encontre de son programme. Les clivages entre partis doivent aussi être relégués au second plan lors des votes des lois. Celles-ci sont votées, non pas en fonction de celui qui la présente, mais en fonction encore une fois de son contenu. Ces principes doivent être respectés afin de garantir la démocratie, et de se rapprocher le plus d’une démocratie participative, processus trop complexe pour être mis en œuvre dans l’immédiat.

4. Représentation politique
Nul ne saurait être jugé sur sa préférence pour un quelconque parti, sauf s’il s’avère qu’il fait ce choix par manque de volonté ou par panurgisme. Tous les partis, des plus connus aux moins connus, ont droit à un temps de parole égal et à une exposition juste dans les médias. Un parti doit être jugé selon ses idées, et non pas selon sa popularité. En dehors des faits de justice, aucun parti ne peut être dénigré par les autres. Il est préférable de provoquer le débat plutôt que de l’empêcher. Le rôle des partis est de permettre un accès cohérent à la politique pour les citoyens, et non pas d’en remplir les poches des principaux dirigeants.

Partie II : programme pour le pays

1. Economie et emplois
*Je ne promets rien en matière d’emplois, pour la bonne raison que cela ne dépend pas entièrement de moi. Concernant les durées légales, je souhaite garder les 35h. En effet, le temps qui n’est pas passé à travailler est utilisé pour l’épanouissement, le repos et la consommation de biens. Ces deux premiers facteurs influent sur l’efficacité et la productivité, ainsi que sur l’état émotionnel et psychique de la personne. Il va donc de l’intérêt des citoyens de travailler sur un temps raisonnable. Le dernier facteur, quant à lui, est essentiel pour la recette des entreprises.
*L’une des grandes réformes que je souhaite proposer regroupe écologie et économie. Jean-Louis Borloo proposait déjà cette idée, et celle-ci était présente chez moi depuis un certain temps. Je souhaite donc commencer une politique d’accompagnement des pays africains vers le développement en installant des panneaux solaires là-bas. Les conséquences seront les suivantes : Tout d’abord, ces panneaux solaires permettront l’arrivée massive de l’électricité dans les villes et villages. S’en suivra un développement certain, si les gouvernements accompagnent avec des fonds. Ensuite, puisque les pays seront développés, la fuite de cerveaux sera réduite, et l’immigration vers l’Europe de même. Le risque de guerre sera plus faible. Nous réglons ainsi en partie les problèmes de l’immigration et des conflits du continent. Mais l’impact chez nous est plus conséquent qu’on ne le croit.
Ces panneaux solaires seront en effet fabriqués en France, sous la direction d’une entreprise d’Etat, afin de contrôler efficacement la production. Cela créera de l’emploi dans le pays, grâce à un placement d’usines stratégique, dans les territoires qui ont la place et un taux de chômage élevé. L’Etat accordera aussi un bonus écologique si les habitations en France se dotent de panneaux solaires. Cette réforme est explicitée en annexe.
*Je souhaite une réévaluation du Smic. Il devient évident, que lorsque un grand nombre de français doivent faire la queue aux restos du cœur, le salaire en est une des causes majeures. Le smic devra donc passer à 1600€. Sur le court terme, les entreprises seront perdantes. Mais à long terme, cette hausse des salaires permettra de relancer la consommation et d’augmenter les ventes des entreprises. Cette hausse s’accompagnera d’une hausse des prix dans le domaine de l’agroalimentaire, afin de permettre à ceux qui nous font vivre de vivre décemment eux aussi.
*La délocalisation est un des mécanismes qui provoque le chômage. Nos entreprises doivent comprendre que les conditions de travail décentes et le salaire qui va avec ne doivent pas être un repoussoir, mais au contraire le signe que vos employés travaillent avec le respect qu’il leur est dû, et cela se ressentira dans la productivité. J’encourage donc les entreprises à avoir des usines en France pour le marché français et Européen, et privilégier les usines à l’étranger pour les marchés étrangers.

2. Défense et sécurité
*Par rapport à la défense, je souhaite conserver une armée valable au vu de la situation actuelle. J’écouterais donc l’avis des spécialistes, à savoir les généraux des armées, qui eux savent ce qu’il faut faire. Pas question donc de faire des économies dans ce secteur, la sécurité passe avant l’austérité. Nos armées sont dans les meilleures, mais ont aussi du matériel parfois trop vieux. Il est nécessaire de moderniser tout cela, en achetant prioritairement français.
*Je refuse de céder à l’autoritarisme. Les mesures doivent être sécuritaires, mais pas intrusives. Parallèlement, les enregistrements vidéo et audio même à l’insu d’une personne, pourront être utilisés, à l’exception des affaires de licenciements et tout ce qui touche à l’entreprise, où il faut éviter un flicage des employés par la direction.
*Le terrorisme est l’une des gangrènes de ce siècle. A cette occasion, je veux éviter le laxisme envers ceux qui rejettent les valeurs de la république. Toute personne présentée comme susceptible de mettre en danger nos citoyens sera envoyé en isolement, les binationaux seront déchus de la nationalité française, ça va de soi. Enfin, les juges antiterroristes, si ces derniers sont efficaces, peuvent conserver leur poste, si cela apporte quelque chose au combat mené contre le terrorisme.
*Le second volet de ce programme se trouve dans la partie International.

3. Aménagement du territoire et des villes, énergies renouvelables
*L’accent sera donné au développement des réseaux ferrés, afin d’éviter les zones d’exclusions que l’on connait. De même, le ferroutage sera encouragé. L’Etat installera plusieurs centaines de bornes pour les véhicules électriques, l’avenir même du moyen de transport. J’encouragerai aussi les entreprises à privilégier les véhicules électriques pour les trajets courts.
*J’engagerai une vraie réforme territoriale, respectant avant tout le choix des habitants concernés, et la logique culturelle des régions. A cette occasion, un référendum pourra être mis en place. (Cf. carte provisoire)
*Je veux aussi privilégier la mise en place d’une urbanisation verte. Tous les bâtiments construits devront être équipés d’isolation, de système de chauffage écologique, et des aides seront accordés pour les équipements supplémentaires allant dans ce sens, s’il y a un manque de moyen. Nous réduirons ainsi la consommation de fioul, ce qui est nécessaire.
*Les lignes de Tramway déjà présentes dans les villes seront allongées. Les grandes villes où cela est possible, ces lignes seront construites avec l’aide de l’état.
*Le nucléaire demeure, en attente d’une énergie autant efficace, la seule source possible, et c’est pourquoi je souhaite développer le nucléaire de quatrième génération. Mais à terme, ce seront les usines solaires et éventuellement éoliennes, qui devront fournir l’électricité dont nous avons besoin. Cette transition est essentielle.

4. Laïcité et faits de société
*La laïcité ne s’oppose pas aux religions, mais aux pratiques contraires à la république en découlant. La tradition française d’inspiration chrétienne ne pose donc pas problème, à condition que les organes de la république qui appliquent ces traditions n’aient pour contribuables dans cette question que les gens en accord avec ces décisions (exemple, installation d’une crèche)
*Les signes religieux trop voyants sont à proscrire dans les établissements publics. Une petite croix, une kippa ou un voile de type tissu dissimulant une partie des cheveux (foulard) sont autorisés, mais le reste, comme le voile intégral ou partiel, sont interdits. L’usage de tenues traditionnelles comme la djellaba sont autorisés les jours de fête, mais uniquement ces jours-là. Les ministres des cultes conserveront leur tenue, ce qui relève de la logique.
*La question du Hallal a souvent été posée. Un menu végétarien peut être mis en place dans les cantines, mais le hallal dans la vie de tous les jours ne doit pas donner une impression d’envahissement. La concentration d’un même type d’établissement de restauration dans un trop faible périmètre est considérée comme un franchissement de la loi et comme un acte de concurrence déloyale.
*Le communautarisme doit être combattu. La concentration d’une communauté religieuse entrainant une influence sur la vie d’un quartier est un facteur d’exclusion. Il vaut mieux privilégier une meilleure répartition dans les quartiers. S’il s’avère que les règles de la communauté en question enfreignent celles de la république, il y aura intervention de l’Etat.
*La question du mariage pour tous est résolue, et y revenir dessus constitue un déni de la loi. Ce sujet de société ne peut persister dans les opinions politiques.

5. Education, culture et médias
*S’il faut lancer une nouvelle réforme de l’éducation, je privilégierai le dialogue avec les enseignants et professeurs, premiers concernés. C’est pourquoi je ne peux apporter plus de précisions à ce type de projet.
*L’éducation des enfants incombe tout d’abord aux parents. Un contrôle sera fait tous les deux ans ou sur signalement de la part d’un professeur, afin de vérifier si l’enfant est élevé dans des conditions en adéquation avec ses besoins.
*Un court enseignement religieux et moral serait fait aux enfants en primaire, de même qu’un rappel au collège. Les trois grandes religions y seront étudiées, de même que les autres, afin d’offrir à l’enfant une pensée critique sur les religions, pour compléter l’enseignement obtenu en étudiant l’histoire et la science. Il n’est pas question, durant ces cours, d’influencer l’élève sur un quelconque positionnement religieux, mais plutôt de l’informer des différentes croyances qui existent, et de lui apprendre la tolérance et l’interprétation des dogmes religions dans le contexte de l’époque. C’est à cause de la méconnaissance religieuse que de nombreux jeunes se revendiquent de pratiques religieuses extrémistes.
*L’une des grandes réformes que je souhaiterai suggérer est la réforme de la culture et des média. Il s’agit là des racines de la société actuelle, et commencer par les racines éradiquera une partie des problèmes que l’on connait ensuite. Sans vouloir faire preuve d’autoritarisme, je souhaite donc faire interdire, ou du moins fortement limité, les séries dites de « téléréalité », en prenant en compte chaque cas particulier. Une chaîne télévisée ne peut gagner de l’argent sur l’exploitation éhontée de bêtes de foire. De même, il convient de mieux répartir les différentes publicités, pour éviter un matraquage insupportable. Cette réforme, qui touche aussi internet, sera explicitée dans une annexe.
*La question des droits d’auteur est importante. Une consultation nationale (uniquement à but informatif) sera faite à ce sujet, et il convient de trouver un juste milieu. Ainsi, l’usage d’extraits d’œuvres dans un but documentaire, comique ou autre, ne doit pas entraîner des sanctions injustes. (Cf. annexe)
*Les chaînes d’information sont tenues de respecter les consignes d’objectivité, de réserve sur une opération de police, ou sur le respect de la vie privée, en dehors des investigations dans les entreprises par exemple. Toutes les chaînes doivent en faire de même.

6. Politique et fonction publique
*Comme dit précédemment, la politique doit servir les intérêts du pays avant les profits personnels.
*Le salaire mensuel d’un député sera indexé sur le smic, à savoir 3, 6 fois le montant du smic mensuel.
*Il en est de même avec les fonctionnaires, avec l’exemple de l’enseignement (après deux ans de carrière, salaire brut) :

Maternelle
Smic * 1, 3
2080
Primaire
Smic * 1, 42
2272
Certifié
Smic * 1, 62
2464
Agrégé
Smic * 1, 74
2784

*Le temps de parole d’un politicien doit être le même pour tous, aucune croisade d’un média envers un élu ou une personne dotée d’opinion politique ne saurait être tolérée.
*Une heure de cours par mois consacrée aux débats politiques aura lieu dans les collèges dès la troisième. Cela apportera du recul et des connaissances aux futurs citoyens en matière politique, afin qu’ils votent de manière réfléchie.
*Certains sujets de société feront l’objet de référendum ou de consultations informatives, afin que la politique menée se rapproche le plus d’une démocratie participative.


Partie III : programme pour l’international

1. Union européenne
*François Asselineau, du parti UPR, évoque une sortie de l’Union Européenne et de l’Euro. Moi, je suis contre. En effet, la construction européenne partait d’un mélange de bonnes et mauvaises intentions, ces dernières plombant aujourd’hui tous ses membres. Mais dans le fond, une alliance entre pays voisins, partageant une culture assez proche et une histoire commune, peut très bien fonctionner. C’est pourquoi je suis pour une réforme de l’Union Européenne, axée sur les échanges commerciaux sans frais de douane, sur une monnaie commune qui ne doit pas consister en un moyen de pression, et sur un développement généralisé des différents pays, pour arriver à un ensemble à la croissance raisonnable, durable et dans le respect de l’humain et de la planète.
*Il est impératif de remettre sur la table les différents organes de direction.
=> Un parlement européen, composé de députés de chaque pays, sera l’organe central, celui qui vote les lois en rapport avec l’Union européenne. Ces lois ne doivent pas toucher à la souveraineté de chaque pays-membre. L’ensemble des députés de chaque pays doit avoir un lien privilégié avec les institutions de proximité, qui fourniront doléances et suggestions des citoyens. En effet, les lois européennes, avant d’être des lois proposées par des députés, doivent être inspirées des demandes des citoyens, auxquelles s’ajouteront les données du Conseil administratif Européen. Le Parlement conservera son siège à Strasbourg.
=> Un Conseil administratif Européen, composé de fonctionnaires chargés de récolter les données économiques, démographiques et sociales des pays membres. Ces chiffres officiels, en accord avec ceux de l’Insee, doivent servir de base pour des constats habituellement servis par des allégations en dehors de la réalité. Ces haut-fonctionnaires européens seront désignés par les commissaires européens délégués à la fonction publique européenne. (CF Annexe)
=> Une Commission européenne, équivalent à un conseil des ministres, mais ayant pour but de gérer la coordination des politiques européennes et son application dans le respect, ici encore, de la souveraineté des pays. (CF Annexe) La commission dépend directement du parlement, qui peut remettre en question la légitimité d’un commissaire européen. Le chef du parlement européen aura la lourde tâche d’élire les commissaires, qui eux même choisiront la composition de leur cabinet. La commission européenne conservera son siège à Bruxelles.
=> La banque centrale européenne, qui gérera la création monétaire comme c’est déjà le cas actuellement. La direction de la BCE sera à la charge du Conseil Financier Européen, composé d’économistes reconnus et de représentants à la fois bancaires (un délégué par pays) et sociaux, relevant du ministère de l’économie de chaque pays.
=> Le pôle européen de développement, qui devra mener une politique permettant à tous les pays de l’UE de se développer, cela au niveau énergies durables, et au niveau industrie responsable. Les lois que le pôle proposera seront les premières à être débattues aux séances du parlement européen, et l’application de ces lois sera à la charge du pôle européen. Ce dernier est composé de haut-fonctionnaires européens, désignés par les commissaires européens délégués à la fonction publique européenne.
*Comme dit précédemment, l’Euro sera la monnaie de l’Union Européenne, et chaque pays, de par la décision de son organe législatif, acceptera ou non cette monnaie, sans subir de pression supplémentaire. Cette acceptation de l’Euro devra s’accompagnée d’une installation massive du paiement par carte bancaire dans les pays.

(article écrit durant les polémiques sur la loi travail, contexte donc un peu dépassé)

Les controverses autour de la loi travail n’en finissent pas, et pour résumer mon avis, je suis à la fois contre la loi travail, contre cet usage du 49.3, et contre les violences envers les civils de la part de manifestants ; dégrader le mobilier urbain n’apporte rien d’utile. La police est aussi coupable de débordements, mais vu les situations auxquelles ils sont exposés depuis des mois les justifient je pense, surtout que l’on oublie rapidement les pavés et les cocktails d’en face.

Au gré des discussions, j’ai pu constater que le but ultime de ce pays est d’en finir avec le chômage, coûte que coûte, quitte à perdre des acquis sociaux. C’est toujours au travailleur de faire des sacrifices, parfois au patron des petites entreprises, mais en aucun cas les « grands » de ce monde économique n’aura à lever le petit doigt. Parallèlement, on se dirige vers une précarisation acceptée de certaines professions. On ne voit aussi que les côtés bénéfiques de la modernisation, une mondialisation poussée qui intègre le progrès à tout prix, peu importe le résultat au bout. Tout cela aboutit à ma nouvelle réflexion, qui sera je l’espère un peu plus organisée.

Tout d’abord, parlons rapidement des entreprises. Celles-ci se débrouillent tant bien que mal dans un monde en crise.
La première chose que le gouvernement et que les politiques iront évoquer, c’est la situation où laquelle l’entreprise doit avoir la capacité de produire plus. Est-ce logique ? J’en doute. Il faudrait déjà sortir du marasme économique avant de réfléchir à ce cas de figure qui ne concerne finalement que les entreprises les plus florissantes. Mais admettons, une entreprise a besoin d’augmenter sa productivité. La solution la plus communément admise, c’est la hausse du temps de travail de ses employés. Faut-il alors s’étonner qu’il y ait du chômage, puisque l’on encourage les gens qui bossent à travailler encore plus ?
L’autre cas de figure évoqué, c’est la possibilité de licencier plus facilement, afin que les charges de l’entreprise baissent, en cas de difficultés financières…Passons le fait qu’actuellement, beaucoup « d’efforts » ont été faits en ce sens. Le licenciement d’une personne fait baisser les charges en même temps que la productivité non ? L’entreprise ne se condamne-t-elle pas à un cercle vicieux ?
Enfin, on parle des start-up, nouvelles héroïnes du monde de l’entreprise. Des jeunes gens, fraîchement diplômés d’une école où on leur apprend que le but dans la vie, c’est de fonder sa propre entreprise, lancent leur start-up, parfois pour des sujets futiles. Ils connaissent les risques, je suppose, de se lancer à quelques-uns dans le monde des entreprises ? La dure réalité des marchés ? Si c’est le cas, pourquoi cette start-up, dont le patron sera issu en général d’une situation financière aisée, demande de l’aide à l’état lorsque tout ne se passe pas comme prévu ? (Si on achète un pistolet pour tirer sur une cible, si la balle ricoche et blesse un ami, peut-on pour autant blâmer le vendeur ?) Et pourquoi, inversement, devrait-elle payer très peu d’impôts, surtout quand sa situation financière est au beau fixe ?

Je pense avoir ici cerné les problèmes auxquels la loi El-Khomri devait remédier. Mais comme toujours dans un monde de plus en plus libéral, on ne prend pas le monde socio-économique dans son ensemble, et on met tout le monde dans le même panier, CAC40 et PME ensemble. Cela sans prendre en compte en plus les difficultés engendrées par le système actuel.
Besoin d’une hausse de productivité ? Embauchez des intérimaires. (Dont la sûreté de l’entreprise d’intérim aura été vérifiée au préalable). Vous conservez ainsi la productivité de vos salariés (augmentez les heures l’aurait baissé) et vous en gagnez avec des mains supplémentaires. Il faudrait aussi penser à accorder un poste peut-être définitif, si l’entreprise reste florissante et que cet intérim fait du bon boulot.
Besoin de faire des économies en temps de crise ? L’état doit ici intervenir, en payer une partie du salaire des employés, assez pour permettre à l’entreprise de vivre décemment (sans non plus lui faire de cadeau, l’entreprise peut aussi trouver de nouvelles stratégies, comme le prévoient les règles informelles qui régissaient le marché du travail.)
Pour le cas de la start-up, on pourrait ajouter que puisque les risques sont connus, l’état n’a pas le devoir de l’assister en permanence.

Maintenant, on pourrait envisager quelques pistes pour l’emploi.
Rapidement, je souhaiterai la mise en place d’un CV réellement anonyme. Pas de nom/ prénom, pas de sexe, pas d’adresse, pas d’âge, …Juste l’expérience. Suivra ensuite un entretien physique, où l’employeur sera donc tenu de se justifier en cas de refus. (Pourquoi ne pas créer des contrôleurs à la création d’emploi, qui visionneraient les entretiens ; un peu trop de flicage cependant)
Ensuite, la hausse du smic à 1600€ doit être envisagé, quitte à indexer les salaires des politiques dessus (et des dirigeants des grandes boîtes pourquoi pas ?)
Une journée compte 24H. Il convient donc de la partager en trois parties, 8h pour se reposer, 8h pour vivre et se cultiver, et 8h pour travailler et se rendre sur le lieu de son travail. Sauf exceptions, le dimanche doit rester un jour consacré à la famille et au repos complet, afin d’entamer la nouvelle semaine en forme.
Le jour viendra où j’aurai trouvé un moyen de réformer le code du travail, après une lecture complète. Mais en attendant, celui-ci doit fournir un support efficace pour le contrôle des conditions de travail.

Enfin, dernière partie de cette réflexion, quelles conséquences et solutions pour la mondialisation/ modernisation ?
En dehors d’une expansion du commerce, et d’une ouverture des frontières, on pourra cependant remarquer quelques points négatifs…

Tout d’abord, l’évidence même, comment ne pas parler des délocalisations. Attiré par les conditions sociales inexistantes de certains pays, on lance un processus de délocalisation que je baliserai en trois étapes.
Délocalisation de la production
Améliorations des conditions économiques (mais légèrement) du pays, donc hausse des conditions de travail, qui deviennent un peu moins cruelles (mais toujours aussi peu éthiques)
Inspiration et tentative d’application de ces conditions de travail aux pays européens puisque on dispose de plus de moyens et de plus de compétences, et que cela devient un peu moins avantageux dans l’autre pays.
Pour faire simple, la délocalisation, si ce n’est pas pour lorgner sur le marché local, n’apporte rien de bon. Rien qu’à voir le nord de la France, on comprend les limites de ce système. Ajoutons aussi à cela le transfert d’un savoir qui aurait pu, en restant chez nous, nous procurer un avantage.
Pareillement, l’arrivée massive de la robotisation et de l’informatisation des tâches créée sans aucun doute de la suppression d’emplois, que les métiers en rapport avec ces « progrès » ne suffiraient à combler. Une seule personne et son ordinateur fait maintenant le boulot que trois personnes faisaient il y a dix-quinze ans. Et on s’étonne ensuite que le chômage monte…L’usage de robots et d’informatique n’est pas à proscrire, mais pourquoi ne pas les réserver surtout pour des tâches dangereuses ? Ainsi, on peut imaginer une terraformation de Mars faite essentiellement avec des robots, puisque ces derniers doivent se trouver absolument une utilité…

Des pratiques liées à l’emploi et au travail devront disparaitre si on veut faire les choses correctement. Ainsi, fini les publicités par téléphone, déplaisantes et souvent inutiles. Fini aussi les délocalisations de plateformes téléphonique au Maghreb. Fini le stress dans ces plateformes. Les objectifs seront à atteindre dans le respect du salarié.
On peut aussi souhaiter la nationalisation de quelques entreprises (autoroutes, etc…) qui assureraient à l’état une indépendance envers les entreprises privées et une souveraineté qui profiterait aux français.
L’encouragement d’un made in France écoresponsable est fort souhaitable. Se pencher sur la question d’une taxe à l’importation plus ou moins importante selon la provenance de la marchandise (non-respect des règles éthiques au travail= forte taxe par exemple) est aussi possible.

Il est temps de faire cesser la légende qui assure qu’un autre chemin que le libéralisme nous mènerait droit vers la destruction économique. Cette autre croissance est possible (pourquoi vouloir croître à tout prix d’ailleurs ?) il faut juste s’en donner les moyens. Autant dire qu’avec des libéraux comme E. Macron, A. Juppé, JF. Copé ou R. Yade, on est mal parti.
Enfin, il faut aussi penser le monde économique de manière globale et sur le long terme. La loi El-Khomri illustre d’ailleurs parfaitement ce qu’il ne faut pas faire…

Cette fois-ci, ça y est, l’Angleterre devrait quitter l’union européenne, qu’elle avait intégrée en 1973. Plus de quarante ans au cours desquels les anglais se sont toujours considérés comme à moitié étrangers à cette union…

Il est triste de devoir arriver à un tel issue, issu auquel je n’étais que partiellement favorable. Comme dit précédemment, les anglais ne se sont jamais sentis à leur place au sein de cette union, et on ne peut pas leur reprocher non plus de conserver une certaine souveraineté, quand bien même celle-ci est comme à son habitude défendue principalement par les extrêmes (et concernerait ici l’accueil juste des réfugiés, les même qui camperaient à Calais)…Mais pour autant, devaient-ils quitter l’Union européenne ?



I. Cette Europe qui méprise la démocratie

Si en France, nous avons l’oligarchie, n’oublions pas la grande sœur Union européenne. Comme toujours, ce genre d’élite s’installe démocratiquement (pas toujours) puis perd en légitimité ce qu’elle a gagné en légalité…Je rappelle en effet que nous élisons les députés européens (ou du moins une petite partie des français se bouge pour élire les députés), ceux-là même qui devraient faire bouger les choses si un peuple le demande…

La loi travail, artisane de la colère sociale, fait suite à des directives européennes. Rien qu’avec cela, comment ne pas se poser la question de notre propre souveraineté ? Sommes-nous vraiment libre de notre politique économique avec un gouvernement trop faible (ou trop zélé, c’est selon) pour s’opposer aux grandes pontes de l’UE ?

Le traité de Lisbonne est un autre témoignage de cette capacité de l’UE à contourner la démocratie…On le refuse en tant que nation libre, alors l’UE l’applique (avec la complicité des chefs d’état) au détriment du refus français (et néerlandais). Ce traité nous est donc resté en travers de la gorge, et l’affirmation que nous vivons en démocratie disparait sans doute ce jour-là.

Enfin, un dernier traité pour la route, le TAFTA. Inutile de revenir dessus je pense, on sait pertinemment qu’il a toutes ses chances d’aboutir, du moins du côté européen…Parce que ni Trump ni Clinton semblent en faveur d’un traité de ce genre…Mais en dépit d’un refus important de la part d’européens, on peut toujours s’attendre à ce que ce genre de traité, nié en bloc par un Emmanuel Macron de plus en plus à droite, soit imposé à tous.

Face à ces dérives, pourquoi rester dans l’Union européenne devrait rester la priorité numéro un ? C’est pourquoi je comprends parfaitement les anglais. Mais pour autant, je n’approuve pas entièrement.



II. Cette Europe potentielle qui nous ferait avancer

Les anglais, dans les premières puissances économiques européennes, ont-ils réellement tout tenté pour faire changer les choses ? Je n’en suis pas certain, et c’est pourquoi de mon côté, j’estime qu’une réforme importante, menée par la France, pourrait retourner la situation, en faisant presque table rase du passé, et en modifiant grandement les traités.

Je suis un alter-européiste, si ce terme existe.

Je suis pour une Europe démocratique, aux institutions dépendantes d’organes élus directement par les peuples, avec la menace d’une révocation pour un élu qui trahirait ses engagements.

Je suis pour une Europe au libéralisme réduit et contrôlé. Personne n’a jamais essayé, pourquoi ne pas tenter ?

Je suis visiblement utopiste et naïf, puisque je pensais que l’Europe devait aider les pays de sa zone à se développer, et à préparer le futur du continent. Puisque ce n’est pas le cas actuellement, il faut le changer, en préparant un vrai plan pour l’altermondialisme économique au sein de l’UE. Développer les pays de l’Est, rétablir des liens viables avec la Russie (et réduire au passage ceux avec les USA), préparer le futur spatial, autant d’objectifs à se fixer pour prétendre à une Europe solidaire et prévoyante.



Les conséquences d’un Brexit, nul ne peut le prévoir de manière efficace actuellement. Mais cette sortie est un message d’avertissement envers l’UE. Car si d’autres pays choisissent de s’en aller suite à un nouvel empiètement de leur souveraineté, il est tout à fait possible qu’une Europe parallèle voit le jour. Et cette situation n’est pas souhaitable pour des institutions dont le principal objectif reste sans doute de faire de l’UE un pays aux régions constituées de ses membres, un pays démesuré où la démocratie n’aurait sans doute pas sa place.

Il ne reste plus qu’à souhaiter que cet avertissement soit pris en compte de la bonne manière. Et souhaiter aussi que la frontière anglaise se trouve en Angleterre et plus à Calais, ce qui changerait positivement les choses en France…



[edit juste avant de publier le billet]

Visiblement, le signal n'a pas été interprété correctement, vu les réactions en défaveur de la démocratie de la part de Juncker et consors...

En savoir plus sur http://lucidite-et-developpeme​ [...] XSUjrqS.99

Alors, cette loi travail ? Vaut-elle vraiment ces manifestations ? Oui. Et on ne pourra pas dire que je ne l’ai pas lue. 131 pages. Mal écrites. Pour simplifier le code du travail, y a mieux…

Voici donc quelques points qui me dérangent assez.

1) Tout d’abord, les conditions de travail qui peuvent effectivement se dégrader :

{Art. L. 3121-1. - La durée du travail effectif est le temps pendant lequel le salarié est à la disposition de l'employeur et se conforme à ses directives sans pouvoir vaquer librement à des occupations personnelles. }
« Art. L. 3121-2. - Le temps nécessaire à la restauration ainsi que les temps consacrés aux pauses sont considérés comme du temps de travail effectif lorsque les critères définis à l'article L. 3121-1 sont réunis.
  • Ainsi, lorsque vous vous restaurer, vous restez à la disposition de l’employeur. Histoire que vous puissiez bosser un peu plus, bande de fainéants


Art. L. 3121-17. - La durée quotidienne du travail effectif par salarié ne peut excéder dix heures, sauf dans les cas prévus aux articles L. 3121-18 et L. 3121-19, et en cas d’urgence dans des conditions déterminées par décret.
Art. L. 3121-18. - Une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement, ou, à défaut, un accord de branche peut prévoir le dépassement de la durée maximale quotidienne de travail, en cas d’activité accrue ou pour des motifs liés à l’organisation de l’entreprise, à condition que ce dépassement n'ait pas pour effet de porter cette durée à plus de douze heures.
  • Cela reste douze heures…Il est d’usage de partager la journée en trois fois huit heures…Autant dire que là, on en est loin…Et ces motifs ne sont pas clairs du tout (c’est le but)


Art. L. 3121-20. - Au cours d’une même semaine, la durée maximale hebdomadaire de travail est de quarante-huit heures.
Art. L. 3121-21. - En cas de circonstances exceptionnelles et pour la durée de celles-ci, le dépassement de la durée maximale définie à l’article L. 3121-20 peut être autorisé par l’autorité administrative dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’Etat, dans la limite de 60 heures.
  • Et la semaine des 35H ? Elle est pour qui ? Ici, on encourage ce que je pourrai appeler prostitution d’entreprise. Tu as besoin d’argent, et ton salaire ne suffit pas ? Eh bien bosse encore plus, et tes efforts seront rémunérés. (Et au passage t’empêcheront d’avoir une vie de famille stable et appréciable pleinement)


Art. L. 713-13. - I. - Par dérogation à l’article L. 3121-21 du code du travail, pour les exploitations, entreprises, établissements et employeurs mentionnés aux 1° à 4° de l'article L. 722-1, aux 2° et 3° de l'article L. 722-20 et au 6° de ce même article pour les seules entreprises qui ont une activité de production agricole, la limite de quarante-quatre heures est calculée sur une période de douze mois consécutifs ; les mêmes exploitations, entreprises, établissements et employeurs peuvent être autorisés à dépasser le plafond de soixante heures mentionné à l’article L. 3121-22 du code du travail à la condition que le nombre d'heures supplémentaires effectuées au-delà de ce plafond n'excède pas soixante heures au cours d'une période de douze mois consécutifs.
  • Et embaucher des intérimaires, ce ne serait pas une meilleure solution ? Lorsqu’on pratique un travail harassant, il est absurde de bosser encore plus que la moyenne…


Art. L. 3142-4. - Pour mettre en œuvre le droit à congé du salarié défini à l’article L. 3142-1, une convention ou un accord collectif d’entreprise ou, à défaut, un accord de branche détermine la durée de chacun des congés mentionnés au même article.
Art. L. 3142-5. - A défaut de stipulations dans la convention ou l’accord mentionné à l’article L. 3142-4, le salarié a droit à un congé de :[…] 4° Deux jours pour le décès d'un enfant ou pour le décès du conjoint, ou pour celui du partenaire lié par un pacte civil de solidarité, ou pour le décès du père, ou de la mère, ou du beau-père, ou de la belle-mère, ou d'un frère ou d'une sœur.
  • En principe, deux jours pour un décès (trois serait mieux, mais bon). Uniquement si rien n’est précisé. Et lorsque c’est précisé, on dirait bien qu’il est possible de n’avoir qu’un seul jour, voir une demi-journée…Quand je disais qu’elle n’était pas claire…


2) Ensuite, au-delà de ces quelques inepties, voici quelques lois qui supposent une coopération employeur/ employé, mais qui comme toujours peuvent tourner aisément en faveur de l’employeur.

Art. L. 3121-47. - L’employeur peut mettre en place un dispositif d’horaires individualisés permettant un report d’heures d’une semaine à une autre, dans les limites et selon les modalités définies aux articles L. 3121-50 et L. 3121-51, après avis du comité d’entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel, s’ils existent. Dans le cadre de ce dispositif, et par dérogation à l’article L. 3121-29, les heures de travail accomplies au cours d’une même semaine au-delà de la durée hebdomadaire légale ou conventionnelle ne sont pas considérées comme des heures supplémentaires, pourvu qu’elles résultent d'un libre choix du salarié.
  • Comment être sûr qu’il s’agisse d’un libre choix ?


Art. L. 3121-58. - Le salarié qui le souhaite peut, en accord avec son employeur, renoncer à une partie de ses jours de repos en contrepartie d'une majoration de son salaire. L'accord entre le salarié et l'employeur est établi par écrit.
  • Ici encore, encouragement à la dégradation de sa vie en dehors du travail, motivée par une majoration de salaire. Très prometteur.


Art. L. 3122-1. - Le recours au travail de nuit est exceptionnel. Il prend en compte les impératifs de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs et est justifié par la nécessité d’assurer la continuité de l’activité économique ou des services d'utilité sociale.
  • Et cette nécessité, qui garantit qu’elle sera honnête ? Et pourquoi ne pas embaucher des intérimaires ?


Art. L. 3123-4. - Le refus par un salarié d'accomplir un travail à temps partiel ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement.
Art. L. 3123-10. - Le refus d'accomplir les heures complémentaires proposées par l'employeur au-delà des limites fixées par le contrat ne constitue pas une faute ou un motif de licenciement. Il en est de même, à l'intérieur de ces limites, lorsque le salarié est informé moins de trois jours avant la date à laquelle les heures complémentaires sont prévues.
Art. L. 3123-12. - Lorsque l'employeur demande au salarié de changer la répartition de sa durée du travail, alors que le contrat de travail n'a pas prévu les cas et la nature de telles modifications, le refus du salarié d'accepter ce changement ne constitue pas une faute ou un motif de licenciement.
  • Officiellement, oui. Mais officieusement, je pense que c’est une autre affaire…Et oser dire non à son employeur, je pense qu’il en faut du courage…


Art. L. 3131-3. - A défaut d’accord, en cas de surcroît exceptionnel d'activité, il peut être dérogé à la durée minimale de repos quotidien dans des conditions définies par décret.
  • Eh bien embauchez merde ! Votre objectif, c’est réduire le chômage, pas le temps de repos des travailleurs !


Art. L. 3133-3. - Le chômage des jours fériés ne peut entraîner aucune perte de salaire pour les salariés totalisant au moins trois mois d'ancienneté dans l'entreprise ou l’établissement.
  • Et les autres ? Ils sont concernés par une perte de salaire je suppose ?


Bref, cette loi contient pas mal de points négatifs, et d’autres points soit illisibles, soit complexes, ou tout simplement neutres. Donc, oui, cette loi doit être supprimée, et repensée entièrement en faveur des conditions de travail et d’une meilleure répartition des horaires.
Préparez vous à pire, le TAFTA n'a pas encore éclos...