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La montagne a accouché d'une souris. Lyon et Marseille se sont neutralisés (0-0) lors de la 18e journée de Ligue 1. Très décevants, les Lyonnais conservent tout de même leurs trois points d'avance sur les Marseillais... et sur Bordeaux et le Paris Saint-Germain, revenus au contact ce week-end.eb8f51c08b​62fa18b2e5​e1a67ec7c2​82Plus d'infos    

Le film du match LYON - MARSEILLE : 0-0
Un choc, un sommet.... Les mots ne manquaient pas pour qualifier la confrontation tant attendue entre les deux Olympiques, lyonnais et de Marseille, premier et deuxième de Ligue 1 à l'entame de cette 18e journée. Benzema, meilleur réalisateur de C1, d'un côté, la meilleure attaque du championnat de l'autre, un grand spectacle et une pluie de buts semblaient garantis, d'autant plus que l'OL et l'OM avaient depuis le début de la saison fait étalage de nombreuses lacunes défensives. Il n'en a rien été, bien au contraire.
"Surtout ne pas perdre", tel semblait le message qu'avait dû transmettre Claude Puel à ses hommes. Battus par le PSG et le FC Nantes, tenus en échec par la lanterne rouge valenciennoise à domicile lors des trois dernières journées, les Rhodaniens ont fait preuve d'une manque d'ambition certain. Malgré le retour de Cris en charnière centrale après sa suspension en Ligue des Champions, les Lyonnais, comme traumatisés par leurs échecs récents, n'ont pas voulu prendre le moindre risque, laissant le plus souvent Benzema se démener seul aux avant-postes. Juninho, le milieu de terrain le plus offensif de l'OL n'a ainsi passé que 50% de son temps dans le camp adverse.
Un OM pas suffisamment armé
Malgré quelques belles percées d'Ederson sur son aile gauche, une bonne volonté indéniable de Govou (18e, 43e) et quelques coups francs vicieux de Juninho qui ont mis en exergue la solidité de Mandanda sur sa ligne (37e), les champions de France en titre ne se sont procuré que de très rares occasions. Même la rentrée de Fred en attaque n'a rien changé au visage d'un OL, pour qui la trêve sera peut-être la bienvenue pour retrouver un semblant de sérénité et une grande partie de ses blessés.
Revenus à seulement trois longueurs du leader lyonnais, l'OM avait pour la deuxième fois de la saison l'opportunité de se hisser en tête de Ligue 1. Marseille n'avait cependant pas les armes offensives pour espérer mieux qu'un résultat nul. Privé de Niang, éloigné des terrains pendant un mois en raison d'une fracture à un pied, Marseille a présenté sur la pelouse de Gerland une formation ultra-technique mais largement dépassée sur le plan physique. Avec trois joueurs de moins d'1,70m (Ziani, Koné, Valbuena), les hommes de Gerets, ridiculisés dans les duels aériens, ont fait les frais de leur manque de puissance, n'étant jamais en mesure de prendre à défaut les monstres que sont Cris, Boumsong et Mensah. Malgré une énorme occasion de Valbuena, dont la frappe à bout portant était repoussée par Lloris (35e), les Phocéens ne méritaient pas mieux que les Lyonnais, non pas en raison d'un manque d'ambition notable mais à cause d'un effectif trop limité. Comme pour l'OL, la trêve hivernale pourrait être salutaire pour l'OM en quête de quelques joueurs pour franchir une marche supplémentaire.
LA DECLA : Eric Gerets (entraîneur de Marseille)
"J'espère gagner à chaque match mais nous allons terminer la phase aller invaincus à l'extérieur. Ce n'est pas mal. Tactiquement, nous étions très bien en place mais avec un peu de sang froid, nous aurions pu faire la différence sur le côté gauche. Nous aurions pu faire plus mal. En seconde période, nous avons un peu moins bien joué car nous étions plus fatigués et à la fin, avec l'entrée de joueurs athlétiques, nous avons logiquement souffert mais je pense que ce point est largement mérité. Lyon a montré contre le Bayern qu'il est la meilleure équipe en France. Je ne connais pas beaucoup de formations capables de faire mal comme les Lyonnais l'ont fait au Bayern en seconde période mercredi. Cela prouve que nous étions bien en place. Maintenant, nous allons recevoir beaucoup de nos concurrents directs dans la phase retour mais il reste que l'OL garde ses trois points d'avance".

Santos Mirasierra, le supporter de Marseille, a écopé vendredi de trois ans et demi de prison ferme pour des violences commises lors du match entre Atletico Madrid et l'OM en Ligue des champions. Une peine "déraisonnable" et d'une "sévérité inouïe" selon son avocat, Me Gilbert Collard.
e767a678a1​d6f7a655a9​2f22902bd9​80 Le supporter de l'Olympique de Marseille Santos Mirasierra a été condamné vendredi à Madrid à trois ans et demi de prison ferme pour des violences commises en marge du match de Ligue des champions Atletico Madrid-OM le 1er octobre, a-t-on appris de sources judiciaires. Selon les attendus du jugement, Santos Mirasierra est déclaré coupable du délit d'"atteintes à agents de l'autorité avec l'usage d'un objet dangereux", pour lequel il est condamné à une peine de trois ans de prison. Il est condamné à une peine supplémentaire de six mois de prison pour "blessures" envers un policier qui avait reçu des points de suture après avoir été atteint au visage par une chaise.
"Cette peine est d'une sévérité inouïe. C'est déraisonnable! Nous ne sommes pas en Europe... Il s'agit d'un jugement anti-français ", a déclaré à l'AFP l'avocat de sa famille et conseiller de Santos Mirasierra, Me Gilbert Collard, interrogé par téléphone et confirmant l'information de cette peine obtenue également de source proche du dossier. Le juge espagnol n'a pas suivi les réquisitions du parquet, qui demandait au total huit années de prison, et a relaxé Santos Mirasierra du délit de troubles à l'ordre public pour lequel il encourrait également quatre ans de prison.
"Provocation"
Il était notamment accusé d'avoir jeté une chaise du stade Vicente-Calderon sur un policier, ce qu'il conteste, et d'en avoir bousculé un autre. "Nous allons essayer d'obtenir un aménagement de cette peine. Il n'est pas acquis que nous fassions appel, pour des raisons de délais et au vu du risque d'aggravation de la peine. Nous pouvons essayer également d'obtenir une grâce", a poursuivi Me Collard, estimant que cette condamnation était une "provocation" à la veille du match retour OM-Atletico le 9 décembre.
Une éventuelle remise en liberté du supporter marseillais était considérée par le club et les supporters marseillais comme un élément d'apaisement avant ce match retour, qui fera l'objet d'une sécurité renforcée. Le supporter marseillais a dix jours pour faire appel de cette décision et devrait rester en prison. N'ayant pas d'antécédents judiciaires, il n'en serait sorti immédiatement que s'il avait été condamné à une peine maximum de deux ans de prison ferme.
AFP

Ravi de la victoire de l'OM face à Nice (2-1), Eric Gerets se projette déjà vers la Ligue des champions et la réception de l'Atletico Madrid, mardi. Le coach marseillais redoute cette rencontre. "Je lance un S.O.S car j'ai peur que ce match se termine mal", s'alarme Gerets.
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L'actu de l'OM ERIC GERETS, l'OM se remet à gagner. Comment jugez-vous la performance de votre équipe face à Nice ?
E.G : C'est une victoire largement méritée. Je crois que nous avons maîtrisé le jeu en première mi-temps, si on oublie les deux-trois premières minutes du match. On s'est créé beaucoup d'occasions de buts. Tactiquement, on a joué le jeu que l'on avait en tête. Les joueurs ont respecté les consignes à 100%. En première période, on a toujours trouvé l'espace pour mettre en évidence Mamadou Niang. On savait bien qu'en jouant de cette manière-là, on allait avoir beaucoup d'espace sur notre côté gauche. Et ça a été parfait. Mais au lieu de 3-0 ou 4-0, ça n'a fait que 2-0 à la mi-temps. Et en seconde période, surtout après la sortie Mamadou Niang, on n'a plus été capable de jouer de la même façon.
Pourquoi l'OM n'a pu se mettre définitivement à l'abri d'un retour niçois ?
E.G : On a commencé à trop jouer en arrière ce qui a mis nos défenseurs en difficulté. On avait un "targetman" (Mamadou Samassa, ndlr) sur le terrain après la sortie de Mamadou Niang, on aurait donc du jouer plus en avant. Parce que l'on était plus fort que Nice. Il n'y avait pas de raison d'avoir peur.
Quelle est la gravité de la blessure de Mamadou Niang ?
E.G : C'est une fracture du pied (du gros orteil, ndlr). Il est out pour six semaines.
Malgré la blessure de Niang, on a vous a senti particulièrement heureux à la fin de la rencontre
E.G : Quand tu t'aperçois que tes joueurs sont à l'aise, ça fait plaisir. L'équipe s'est amusée en première mi-temps. On sentait que l'on avait le match en mains, l'adversaire ne trouvait pas le moyen de nous poser des problèmes. Quand nous avions le ballon, j'avais le sentiment que nous pouvions marquer un goal. Mais on aurait dû être tranquille sur le banc les vingt dernières minutes. On ne l'était pas jusqu'à la dernière seconde. Il y a eu un peu d'incertitude suite au but que nous avons pris encaissé. Mais finalement, même en seconde période, on a eu des occasions et si on avait été u peu plus collectif, on aurait pu encore marquer plusieurs goals supplémentaires. Il n'y a donc rien à redire sur cette victoire.
L'OM a-t-il repris sa marche en avant ?
E.G : Oui et non. Ces derniers temps, on avait pris beaucoup trop de goals à cause d'erreurs individuelles et il y avait trop de joueurs présents en attaque et pas assez en défense. Tout le monde a fait vraiment beaucoup d'investissement face à Nice. Ça c'est vu. On voulait jouer un football offensif sans tomber dans le piège de trop jouer vers l'avant. Pendant une heure, l'équipe a prouvé qu'elle savait le faire. Ça fait plaisir.
Un mot sur Boudewijn Zenden, auteur d'une prestation remarquable ?
E.G : Il a prouvé que je n'avais pas menti en disant que c'était le joueur qui avait le plus de talent tactique. Si on évolue dans le même schéma que face à Nice, il risque de jouer souvent.
Avez-vous eu une pensée pour Santos Mirasierra à l'issue de cette victoire ?
E.G : Pas seulement un petit peu, mais totalement. Il y a tellement de choses qui ont été dites sur ce garçon. Ça a été un choc que tout le monde doit digérer. Et d'abord lui-même. Mais qu'il n'oublie pas que tout Marseille est avec lui. Malgré tout, je dois quand même lancer un S.O.S car j'ai peur que le match de mardi se termine mal. J'ai trop peur pour le futur de ce club. Parce que tout le monde va nous regarder avec des yeux spéciaux et si jamais il y a des incidents, ça va nous coûter très très cher. Tous les supporters, les joueurs, moi-même aimons ce club. Et même si ce sera extrêmement difficile de garder son calme, il faut faire l'impossible pour y arriver. Les joueurs et moi-même devront donner l'exemple en disputant un bon match.
Que pensez-vous de la décision des Ultras de ne pas assister au match et de rester dans la rue, devant le stade Vélodrome ?
E.G : Les Utras doivent changer d'avis et ne pas rester dehors lors du match. Ils doivent rentrer tous ensemble dans le stade et chanter comme le public a chanté contre Nice. Je ne peux pas dire plus
De notre correspondant à Marseille, Vincent BANTIT / Eurospo