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ROSE

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Les roses rouges et blanches renvoient, dans l'alchimie, à l'existence d'un système duel, composé du rouge et du blanc, et des deux principes originels Sulphur et Mercurius ; une rose qui comporte sept anneaux de pétales représente les sept métaux et leurs correspondances planétaires.
Dans l'hermétisme volontaire qui marque tant de leurs textes, les alchimistes ne se sont jamais vraiment assez expliqués pour que nous puissions comprendre aujourd'hui en quoi la rose blanche renvoyait d'autre part à l'albedo, l'"oeuvre au blanc" qui devait succéder à la nigredo ou "oeuvre au noir" et précéder la rubedo, ou "oeuvre au rouge".
Peut-être y avait-il là, précisément, un renvoi à l'image de la Vierge Marie dont on sait qu'elle imprègne de plus en plus l'alchimie de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance, en liaison avec la materia prima et son processus de Salut (passage d'Eva à Ave, par retournement des lettres - Ave désignant Marie à qui l'ange Gabriel s'adresse en commençant par ces mots).
Toujours est-il que plusieurs traités d'alchimie prirent désormais le nom de Rosarium philosophorum : le "Rosaire des philosophes".
La connotation chrétienne, ou plutôt celle d'un hermétisme chrétien, devient ici évidente, et dès lors il ne faut sans doute pas s'étonner si l'association de la croix et de la rose retrouve dans le symbole de la Rose-Croix, alliance d'ésotéristes chrétiens de la Renaissance appelée "le collège des Sages".