S'abonner à ce blog
fallenraziel » fallenraziel » ~ Sorcellerie & Possession ~ » EVOCATIONS DES MAUVAIS ESPRITS

EVOCATIONS DES MAUVAIS ESPRITS

418300evoc​ations

Les renseignements les plus précis concernant l'évocation des mauvais esprits nous sont fournis par ce texte extrait du IVe Livre de la Philosophie occulte, de Corneille Agrippa, traduit et donné en appendice à l'ouvrage de Jules Bois : le Satanisme et la magie (Paris, 1895, pp. 419-421) : "Si nous voulons évoquer près du cercle quelque esprit mauvais, il faut d'abord considérer et savoir sa nature, à quelle planète il s'harmonise et quels sont les offices à lui distribués par cette planète. Ceci connu, il faut trouver l'endroit apte à l'évocation selon la nature de la planète et la qualité des offices dudit esprit. Si sa force est sur les mers, les fontaines et les fleuves, il faut choisir un endroit sur le rivage. Et ainsi pour chaque esprit. Ensuite trouvé un temps opportun soit par la qualité de l'air serein, clair, tranquille, apte à laisser prendre un corps aux esprits, soit par la qualité et la nature de la planète et de l'esprit, comme par exemple son jour à lui où il domine, qu'il soit heureux ou malheureux, quelquefois de jour, quelquefois de nuit selon les exigences de l'esprit et de l'étoile. Ces considérations faites, construis le cercle dans un endroit à toi choisi tant pour la défense de l'évocateur que pour la confirmation de l'esprit. Dans le cercle même inscris ces noms divins généraux et qui nous prêtent défense, avec eux les noms divins qui président à la planète et aux offices de cet esprit. Inscris aussi les noms des bons esprits qui dominent et peuvent contraindre l'esprit que tu tiens à évoquer. Si tu veux davantage détendre ton cercle, ajoute les caractères et les pantacles congrus à l'opération. Tu peux aussi construire en dedans ou au dehors du cercle une figure angulaire avec inscription des nombres convenables selon qu'ils conviennent entre eux à l'opération. Ceci doit être connu par les calculs des nombres et des figures dont il a été parlé avec abondance au livre II de l'Occulte Philosophie. Veille aux flambeaux, aux parfums, aux onguents, aux collyres composés selon la nature de la planète et de l'esprit. Tout cela en partie convient à l'esprit à cause du culte religieux ou superstitieux. Prends garde aux objets sacrés et consacrés tant pour la défense de l'évocateur et de ses compagnons que pour les liens de l'esprit et son nécessaire enchaînement : chartes saintes, lames, peintures, pantacles, glaives, sceptres, vêtements de matière et de couleurs convenables et tous les ustensiles. Après, avec le geste et le visage convenables, commence à prier à haute voix et de cette façon. D'abord fais une prière à Dieu, prie ensuite les bons esprits. Si tu veux lire quelques prières, soit psaumes, soit évangiles pour te défendre, fais-les précéder. Ces oraisons achevées, mets-toi à invoquer l'esprit que tu désires par une douce et caressante incantation vers toutes les plages du monde en commémorant ton autorité et ta vertu. Repose-toi un peu, regardant tout autour çà et là si quelque esprit ne comparaît point. S'il tarde, réitère l'évocation comme ci-dessus, jusqu'à trois fois. Si têtu il ne comparaît pas, commence à le conjurer par la puissance divine ; que ta conjuration avec tes commémorations s'harmonise à la nature et aux offices de l'esprit ; réitère par trois fois, de plus en plus fort, par des objurgations, des outrages, des malédictions et des châtiments, va jusqu'à le suspendre de son office et de sa puissance. Entre chaque discours, fais une courte pose. Si quelque esprit comparaît, tourne-toi vers lui et accueille-le avec bonne grâce. Insiste pour requérir son nom et s'il n'est pas un autre que celui que tu attendais. Ensuite procède à lui demander ce que tu veux. S'il se montre têtu ou menteur, lie-le par les conjurations convenables. Si tu as des doutes sur son mensonge, fait hors du cercle avec le glaive sacré la figure d'un triangle ou d'un pentagone et oblige l'esprit à y entrer. Si tu as recueilli de lui quelque promesse que tu veuilles fortifier d'un serment, fis jurer à l'esprit hors du cercle sur ton glaive sacré, sa main posée sur le glaive. Ayant obtenu de l'esprit ce que tu désires, ou autrement content, tu le licencieras avec des mots aimables en lui commandant de ne nuire point. S'il refuse de s'en aller, repousse-le par l'exorcisme et en brûlant les parfums contraires. Dès qu'il s'est éloigné, ne t'en va du cercle qu'après un moment d'attente, ayant dit des oraisons, ayant rendu grâce à Dieu et aux bons anges, afin de te détendre et de te conserver. Puis éloigne-toi, chaque cérémonie ayant été accomplie dans l'ordre. Si tu es frustré dans ton espoir et si aucun esprit n'a comparu, ne désespère pas pour cela, retourne d'autres fois au cercle que tu auras laissé et fais comme auparavant. Si tu penses t'être trompé en quoi que ce soit, ajoute ou diminue, corrige. La constance de la réitération très souvent augmente l'autorité et la vertu, frappe de terreur les esprits et les rend plus humbles pour obéir. Certains ont coutume d'établir dans le cercle une porte, par laquelle il est permis d'entrer ou de sortir, qu'à leur jugement ils ferment et ouvrent et fortifient avec des noms sacrés et des pantacles. Sache aussi que, aucun esprit n'ayant comparu, le maître du dogme ayant délibéré de cesser, ne doit pas pour cela s'en aller sans avoir licencié les esprits. Car pour cette négligence beaucoup coururent des dangers et il faut pour échapper être armé d'une très sublime défense. En effet souvent les esprits arrivent sans apparaître à cause de la terreur de l'évocateur ou une erreur dans les objets dont il se sert ou dans l'opération même. Une telle licence n'est pas donnée simplement, mais par mode de dispense jusqu'à ce que les jours suivants ils se présentent avec obéissance. Dans le cercle ils sont évoqués en présence réelle par le mode qui a été cité plus haut à propos de la consécration du livre.
"Quand nous tenons à réaliser certain but par le moyen des mauvais esprits, là où il n'est pas besoin de leur apparition, nous usons d'une fabrication qui nous sert d'instrument ou de sujet d'expérience. Par exemple, une image, un anneau, un écrit, un caractère, une chandelle, un sacrifice ou tout autre chose semblable. Parfois c'est l'inscription du nom de l'esprit avec le caractère selon l'exigence de l'expérience, ou encore l'écriture sanglante ou le parfum conforme à l'esprit. Souvent aussi les prières à Dieu et aux bons anges étant prononcées, nous invoquons l'esprit mauvais en le conjurant au nom de la puissance divine."