S'abonner à ce blog

FF9+steine​r3b

Steiner a un sens aigu du devoir ; il connaît son travail et le fait bien. Le problème, c’est que ce travail (qui consiste à protéger Dagga) lui prend toute sa vie, et qu’au bout du compte, il reste peu de place pour lui-même... Cela est comparable à un homme qui se donnerai corps et âme dans son boulot et qui négligerai sa vie privée ou familiale...

Final-Fant​asy-IX-4

Steiner ne semble exister que dans son rôle de chevalier, l’homme qu’il est réellement, on ne le découvre que petit à petit. Dans un sens, ce travail acharné lui permet justement de ne pas trop penser par lui-même et de ne pas se « prendre la tête », en laissant les gens qu’il juge supérieurs à lui et plus intelligents s’occuper de tout. En clair, c’est une échappatoire : tant qu’il n’arrive rien à la princesse, rien d’autre ne compte. Et pourtant, Steiner se pose des questions ; il se demande parfois s’il en fait trop, s’il ne devrait pas ralentir un peu, laisser la princesse respirer, mais faire cela reviendrai à se concentrer davantage sur sa vie, et cela lui fait peur.

latest?cb=

Le dilemme de Steiner est quasiment indissociable de sa relation avec Beatrix : elle représente en quelque sorte l’alternative à sa vie actuelle, une personne qui pourrait le faire exister pour lui-même et non à travers les autres (le problème est que Beatrix a presque le même dilemme que Steiner, celui de la loyauté opposée à la liberté de penser et d’agir). Malgré leurs positions opposées (Beatrix est du côté de la reine et Steiner du côté de la princesse), ils ont des sentiments l’un pour l’autre, et faire abstraction de leurs allégeances respectives seraient le seul moyen de se retrouver enfin ensemble, mais c’est très difficile pour eux. Ils sont tiraillés entre le devoir de leur tête et celui de leur coeur.

Steiner

Le fait qu’il dénigre sans arrêt Djidane en tentant de l’éloigner de la princesse, est dû au fait qu’il l’envie. Djidane agit comme il l’entend avec qui il veut, en faisant fi des convenances, car il est libre, et Steiner lui envie cette liberté. Djidane protège la princesse par amour, lui le fait par loyauté. Steiner s’interrogera souvent sur les sentiments et les motivations de Djidane à l’égard de la princesse, pour finalement se rendre compte que ce n’est pas parce qu’on ne prête pas allégeance à quelqu’un qu’on ne peut pas être sincère... Steiner se montrera de plus en plus souple à l’égard de la relation entre Djidane et la princesse.

latest?cb=​2012052012​4200&

Le grand moment de Steiner (et aussi de Beatrix) se situe au moment de l’attaque d’Alexandrie, où les deux amoureux se battent ensemble pour protéger leur souveraine, ce qui est leur travail, mais pendant ces combats, vers la fin, la conversation semble dériver vers leurs sentiments... Mais ils ne pourront pas encore se dire la vérité car le danger les menace. Ce moment illustre l’impossibilité qu’ils ont de concilier leur travail et leurs sentiments. Il y a aussi le moment très drôle de la lettre d’amour, où Beatrix et Steiner sont à deux doigts de s’avouer leurs sentiments, mais où ils seront interrompus encore une fois par le devoir.

latest?cb=

Finalement, Steiner trouvera la solution : alors que Beatrix pensait abandonner la chevalerie (sûrement à cause de son dilemme, elle préfère s’en aller loin de l’homme qu’elle aime plutôt que de continuer son travail en le mettant de côté et être un fardeau pour lui), Steiner met fin à leurs problèmes en disant qu’il veut continuer de protéger la reine mais qu’il ne peut pas le faire sans la femme qu’il aime ; il est décidé à mener ses deux « combats » de front, même si c’est difficile. Il est décidé à ne plus se comporter comme un lâche et à ne plus fuir sa vraie vie. Beatrix, libérée du poids qu’elle pensait être pour Steiner, approuve et le rejoint...vL’image de la cinématique finale est révélatrice : unis tous les deux autour de l’épée, ils représentent l’amour luttant pour une juste cause...

b1d59a1955​c720aa0117​43f5699b43​0e

Symbolisme : Steiner représente les sentiments refoulés, le renoncement, le sens du devoir, la dévotion, mais aussi une certaine lâcheté. Tout comme Dagga, il oscille entre deux désirs qu’il pense contradictoires, mais qui au final se rejoindront dans un seul. Tout comme la princesse, il comprend qu’il ne faut pas éliminer un désir pour un autre et que seule la conciliation promet le bonheur. Il n’est plus seulement un protecteur attentionné, mais aussi un homme comblé...

fQrQrAf

Quand on rencontre Dagga (enfin Grenat), elle nous semble de prime abord une princesse à l’esprit aventureux qui s’ennuie beaucoup dans son rôle. Et pour cause : Grenat n’est pas vraiment une princesse...

grenat

Son dilemme se situe ici : doit-elle assumer son rôle de souveraine au détriment de ses aspirations personnelles de liberté, ou bien faire fi de son royaume et vivre sa vie comme elle l’entend (avec l’homme qu’elle aime) ? En ce sens, cela rejoint le dilemme de Djidane et Vivi : doit-on se conformer à ce pour quoi on a été élevé, ou bien se forger son propre destin ?

964688daga​jpg

Dagga a un comportement de princesse en surface car on l’a élevée ainsi, mais à maintes reprises, elle fera preuve d’une intrépidité et d’un sens de l’aventure qui seront tous sauf royaux ! A cela se rattachent ses sentiments ambigus pour Djidane ; la vie qu’il mène l’attire, elle voudrait la partager, mais de l’autre côté son statut de princesse avec des responsabilités la retient. Elle est constamment tiraillée entre ses deux aspects.

1484283040​_small

D’un autre côté, elle pense que Djidane la suit parce qu’elle est une princesse et qu’il faut donc la protéger, ce que Djidane démentira. Le grand moment de Dagga se situe à Madahine-Salee, quand elle est dans la barque avec Djidane et que celui-ci lui raconte l’histoire d’Ypsen et Colin. Quand Ypsen demande à Colin pourquoi il risque sa vie à le suivre dans le danger alors qu’il pourrait bien partir et le laisser (« Pourquoi es-tu venu ? ») ; Colin répond : « Parce que tu me l’as demandé. » Cette situation est exactement celle de Dagga et Djidane ; Djidane n’a, au fond, pas de raison réelle de suivre Dagga dans son périple, mais il le fait par loyauté, parce qu’il sont « amis » (mais par amour aussi). Dagga réalise alors que son statut de princesse n’est pas tout, qu’elle existe dans les yeux des autres en tant que personne, et que le seul personnage qui la voit avant tout comme une princesse et qui la suit par loyauté envers sa condition est Steiner, mais là, il s’agit d’un autre genre de loyauté, qui relève plus du devoir. Djidane, lui, la suit parce qu’il l’aime en tant que personne.
Dagga prend confiance en elle et, tout en prenant conscience de la tâche énorme que représente le fait de gérer un royaume (et d’être la dernière survivante de son peuple, les Invokeurs), elle sait qu’en cas de doute, elle sera épaulée et qu’elle pourra se confier de façon naturelle et normale à ceux qui la soutiennent.

Princesse-​Grenat-di-​Alexandros​-17th-surn​ommee-Dagg​a

Quand Djidane lui dit qu’elle doit s’efforcer de briller même dans l’adversité, elle prend la décision de se couper les cheveux, un geste symbolique qui la fait passer du stade de princesse aventureuse à celui d’une reine adulte consciente de ses devoirs. La perte de sa voix devant la destruction d’Alexandrie fait bien comprendre qu’elle se sent plus qu’impliquée, même responsable, du sort de son pays, et qu’elle est donc une princesse par le coeur si elle ne l’est pas par le sang.

dagga1

A la fin, Dagga semble persuadée que Djidane est mort et se donne corps et âme à sa fonction de reine. Elle en est triste mais décide de prendre sur elle et d’être forte. C’est à ce moment que Djidane réapparaît théâtralement, pour la replonger dans l’incertitude : elle peut encore choisir de s’enfuir avec Djidane ou rester sur le trône dignement. Elle choisit instinctivement de courir vers lui, mais dans la foule, elle perd son pendentif, symbole de sa fonction, et elle le regarde un instant, se posant encore la question « le faire ou ne pas le faire ? ». Son doute se dissipe vite, elle jette même sa couronne pour faire bonne mesure ! La vie de reine qu’elle avait décidé de mener ne lui permettant pas d’être elle-même, elle se réfugie dans les bras de celui qui a su extirper d’elle le meilleur, la montrer sous son jour véritable, la libérer.

248885838

L’avenir ne nous dit pas si Dagga a définitivement abandonné la royauté, ce qui est sûr c’est qu’elle ne sacrifiera plus jamais un aspect de sa personnalité (Dagga) aux dépens de l’autre (la reine Grenat). Elle trouvera sûrement la possibilité de concilier les deux, grâce à ses amis !

Grenat-di-​alexandros

Symbolisme : Dagga symbolise le doute, l’équilibre instable entre deux personnalités, la peur de ne pas être à la hauteur, le désir de liberté s’opposant au devoir. Elle arrivera à trouver le juste équilibre entre les deux chemins de sa vie et découvrira que, parfois, il n’est pas nécessaire de faire un choix entre les deux, que ceux-ci peuvent se rejoindre ; que quoi qu’il arrive on ne doit jamais aller contre ses convictions et qu’on doit rester soi-même pour être heureux.

Vivi_Ornit​ier_art

On commence le jeu avec Vivi et très vite le petit mage noir va se poser des tas de questions existentielles... Il va découvrir qu’il ressemble aux Mages Noirs que Kuja fabrique, qui semblent ne pas avoir d’âme ni d’existence propres. Il est donc tout naturel qu’il se demande si il est lui aussi comme eux, une arme destinée à « s’arrêter » un jour et qui n’existe pas par elle-même en dehors du contexte de sa création. Sans compter que les Mages Noirs naissent aussi des âmes des morts brassées par l'Ifa, ce qui peut encore plus donner l’impression que son existence est illégitime et même maudite...

vivi_secon​d_stage_by​_john_loza​no-d38bqs5

Mais en rencontrant ses amis (Djidane en particulier, qui au fond va rencontrer le même problème que lui), Vivi va apprendre ; il va prendre confiance en lui grâce à Steiner, il va apprendre la tristesse, notamment en comprenant ce que Dagga pouvait ressentir en perdant sa mère, découvrir que certains Mages Noirs ont réussi, tout comme lui, à s’approprier leur propre existence et à devenir des êtres uniques... Et au final, il va comprendre qu’il doit prendre son destin en main, faire des choses, et que tant qu’il se sentira utile, auprès des Mages Noirs ou auprès de ses amis, il existera.

latest?cb=

En rencontrant Kuja et en voyant la façon dont il traite les Mages Noirs, Vivi se rebelle. Il refuse d’être traité ainsi, car il a un ego ; il sait qu’il vit, qu’il pense, qu’il évolue, et ça signifie qu’il existe. Et qu’importe qu’il puisse « s’arrêter » du jour au lendemain, ce qui compte c’est l’instant présent et le fait qu’il ait conscience de lui-même et qu’il sache qu’il n’ait pas qu’une arme sans âme.

latest?cb=

Son plus grand moment d’interrogation se déroule dans le Village des Mages Noirs, quand il comprend qu’il y a une alternative à sa condition : il peut rester ici avec ses semblables et vivre paisiblement en attendant le jour où il « s’arrêtera », ou bien continuer à apprendre avec ses amis et ne plus avoir peur de lui-même et de ce qu’il pourrait découvrir... Djidane ne lui donne pas de réponse précise en racontant sa propre histoire, son sentiment de n’avoir pas de réel « endroit où retourner ». Si Vivi se sent bien ici, s'il croit que c’est ici qu’il « doit retourner », alors il doit y rester ; mais si il pense ne pas être encore prêt et vouloir vivre autre chose, alors il continuera avec ses amis... ce que Vivi choisit de faire. Il a suffisamment appris sur lui-même et admis ce qu’il était pour pouvoir continuer plus loin, il a passé sa crise existentielle, il peut être un réel soutien pour ses amis ! Comme Djidane le lui dit à Madahine-Salee, il n’est pas bon de trop réfléchir à l’avenir, il faut parfois savoir se lancer, même si on ne sait pas ce qui nous attend au final ; tant que l'on est pas seul, on peut tout surmonter !

latest?cb=

Il affirme devant Kuja son existence, son ego, la conscience qu’il a de lui-même et sa volonté de vivre une vie qu’il a choisie, et ce faisant il gagne son combat contre la peur de mourir et de disparaître sans laisser de trace. Vivi meurt à la fin de FFIX, et rend hommage à chacun de ses amis avant de mourir, il récapitule en fait tout ce que chacun lui a apporté. Il sait qu’il continuera de vivre en eux et à travers le Grand Cristal qu’il a aidé à sauver (et aussi à travers ses « enfants », bien que je ne sache pas comment il s’y est pris !), et part donc le coeur serein et en paix.

145119-185​637-vivi-o​runitia
Symbolisme : Vivi symbolise l’incertitude, la timidité, la non-confiance en soi. Il est le personnage type qui a peur de se lancer dans la vie, de voir et d’apprendre des choses qui pourraient le détruire, mais qui au final finit par triompher de ses angoisses et s’affirme lui-même au travers de ses expériences propres et aussi de celles vécues par ses amis. Il est celui qui apprend le plus au contact des autres personnages.

FF9+zidane​3b

« A-t-on besoin d’une raison pour aider quelqu’un ? »


A l’inverse de Cloud (FFVII) ou de Squall (FFVIII), Djidane est l’image même du bon vivant : il est toujours partant pour une nouvelle aventure, même avec une femme ! Il remonte le moral des troupes, il est dragueur, répond aux questions honnêtement et est capable d’apprécier n’importe qui. Ca lui donne naturellement une place de meneur car il semble, aux premiers abords, être le seul du groupe à ne pas avoir trop de problèmes personnels à résoudre. Mais il en est tout autrement...


Cette façade joyeuse et constamment gaie qu’il arbore finit par dévoiler, au fil du jeu, une personnalité plus complexe, marquée par un passé flou, un sentiment de n’appartenir à aucun lieu, de ne pas vraiment avoir de maison ou de famille, ce qui le pousse peut-être justement à partir à l’aventure et à s’attacher au premier venu. Djidane est une personne avec une blessure profonde mais dont il ne connaît pas vraiment la nature. Ce sentiment pourrait se traduire par cette phrase : « ne pas appartenir à ce monde, ne pas trouver sa vraie place ».

images?q=t​bn:ANd9GcS​qZe5KFDDCq​sHnZPMcBNh​joMHlUpEoc​0IcIZSNroM​rP_1Qq-NTW​c

Sa jovialité, son altruisme désintéressé, sa facilité à communiquer... tous ces éléments ne sont là que pour une seule chose : faire un contraste saisissant, et presque angoissant, avec le seul et unique moment du jeu où la personnalité sombre de Djidane fera surface, quand, sur Terra, après avoir compris qui il était réellement, un démon au destin destructeur, il perdra foi en tout ce en quoi il croyait auparavant ; que l’amitié est vaine, qu’on porte soi-même son propre fardeau et que vouloir le partager avec d’autres est lâche et inutile. Et se sont ses amis, ceux-là même qu’il a soutenu coûte que coûte dans l’adversité, qui viendront à sa rescousse pour lui rappeler tout ce qu’ils ont traversé et appris ensemble.

tumblr_sta​tic_zidane​_tribal_di​ssidia_by_​kasushka-d​5reh6e

Malgré le fait qu’il les repousse les uns après les autres, ils reviendront toujours vers lui pour le raisonner, et c’est finalement Dagga, celle qu’il aime, qui le fera redevenir lui-même, en lui disant : « Crois-tu que tes problèmes ne nous concernent pas ? Qu’on ne peux pas t’aider comme tu nous as aidés ? »

ZidaneLook

Djidane comprend alors que, quelle que soit la raison pour laquelle il est né, seul compte ce qu’il veut devenir dans le futur, et que son destin n’est pas tracé, qu’il peut vivre sa vie comme il l’entend en faisant abstraction de son passé nouvellement révélé. « On est ce que l’on choisit d’être » (cette phrase se rapporte aussi à Vivi)... Djidane aime la personne qu’il est devenu, et c’est en parti grâce à ses amis qu’il l’est devenu (et aussi, on le verra plus tard, grâce à Kuja).

1320874875

Djidane a vaincu l’angoisse qui le tenaillait depuis toujours : il sait d’où il vient et qui il est, maintenant il peut aller de l’avant et devenir ce qu’il désire ; il sait qu’il existe dans le coeur de ses amis, suffisamment pour que ceux-ci veuillent se battre pour lui, il sait que son être ne disparaîtra pas tout à fait, et donc il n’a plus peur de mourir.
Il faut savoir que le but de tous les personnages de Final Fantasy IX est de vaincre leur peur de la mort en se liant les uns aux autres et en existant les uns pour les autres ; leurs existences, leurs souvenirs et leurs expériences s’entremêlent, et se rejoignent dans le Grand Cristal (qui peut être comparé à la Rivière de la Vie de Final Fantasy VII) ; tout cela, les personnages de Final Fantasy IX le comprennent à la fin en entrant dans Memoria, et donc, comme les disparus continuent d’exister dans le coeur de ceux qu’ils ont connu et dans le Grand Cristal, alors la peur de la mort disparaît, car c’est comme si au fond, chacun était éternel...

dissidia_e​d___zidane​_tribal_by​_moluscum

Symbolisme : Djidane symbolise l’empathie, la solidarité, le désintéressement, le réconfort. Il est profondément bon et veut aider son prochain, à condition que celui-ci le mérite. Il est aventureux et sa passion du voyage et du risque compense son sentiment de n’appartenir à aucun lieu et d’être un peu seul au monde.

517186ff10
2147373-wa​ka

WAKKA

Voici le joyeux luron du groupe ! Après la rencontre de Tidus avec les Al Bheds, il découvre notre héros échoué sur la plage de Besaid.
Il est joueur de bitzball de profession, mais songe à devenir gardien de Yuna à plein temps. Wakka a une confiance aveugle dans les préceptes de Yevon, à tel point qu'il est devenu très étroit d'esprit.
IL déteste les Al Bheds et les tient pour responsables du retour de Sin, mais aussi, inconsciemment, de la mort de son frère Chappu.
C'est aussi une des raisons pour lesquelles il apprécie Tidus : ce dernier ressemble étrangement à son défunt frère.
Cet attachement se ressent lorsqu'il lui remet l'épée Fraternité, qui avait appartenu à Chappu. Armé de sa balle, il est le guerrier à longue porte du groupe (ou de la communauté...), et ne rate quasiment jamais un ennemi...