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AYAKASHI MONONOKE

Ayakashi & mononoke, une série qui a fortement  contribué à mon attachement pour les yokai et pour certaines  constructions graphiques. Pour la petite histoire, il existe donc     deux séries. La première, Ayakashi, est une ensemble de 3 histoires sur les yokais. Dans la 3eme histoire, intervient ce personnage si particulier,     Kusuri Uri - traduire "L'apothicaire", mais le terme "Kusuri uri" reste au final son nom puisqu'il ne se nomme jamais -  qui, obtenant     un succès certain, se verra attribué une série tournant autour de sa personne, nommée Mononoke et qui est donc la suite direct du dernier volet d'Ayakashi.

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Je n'ai personnellement vu que les histoires liées au Kusuri Uri et  ne parvient pas à me résoudre à regarder les premières histoires  d'Ayakashi, par une étrange crainte d'être déçue appuyées par     les critiques toujours un peu négatives sur les premières histoires  lorsqu'on les compare à celle tournant autour de Kusuri Uri. Sans la  présence du Kusuri Uri, qu'en sera t-il ? De fait, je vais     parler ici uniquement des histoires tournant autour de ce  personnage. Je considère donc la série du Kusuri Uri comme un tout de 6 arcs, le premier étant le dernier arc     d'Ayakashi. La série fait donc ainsi 15 épisodes.

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Ce que l'on remarque en premier lieu dans cette série, c'est son esthétique si particulière.  Les dessins, bien qu'animés, font penser à une estampe. Les couleurs en  aplats ne     s'encombrent pas d'ombre, et la lumière n'est ni présente ni  absente, comme si le soleil ne brillait pas à l’extérieur. Ces aplats  sont jouxtés à des textes figées qui donnent un rendu très     particulier qui peut en rebuter certains, mais qui pour ma part m'a  fasciné. L'image fourmille de détails sans être illisible. Le dessin est expérimental, nerveux,     pétillant.

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La mise en scène est également particulière. Les plans  fixes, dans lesquels seul un détail est mobile, ou encore les plans  ralentis, ou fixes et se succédant rapidement pour     réaliser un travelling arrière saccadés, sont communs dans cet  animé. Les plans ont souvent une grande force graphique, comme si chaque instant était appuyé d'une scène clé.     Cette sensation est renforcée par certains bruitages, particuliers  et diffus, qui appuient eux aussi sur l'instant clé, donnant une  progression continue à une événement que l'on sent comme     inexorable. Souvent, les paravents ornés de dessins de yokai sont  fortement présents et de manière quasi systématique, la direction du  regard des créatures dessinées derrière les personnages     convergent avec les personnages, donnant une présence étrange à ces  dessins qui semblent assister eux aussi à l'action. L'animation est  lente, les plans se succèdent, et sans prévenir une     rapidité soudaine se précipite à l'écran et n'en est que plus  frappante.

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Les scènes sont coupées entre elles pas deux pan de bois japonais  qui se ferment et se rouvrent avec un claquement sec, évoquant le  théâtre traditionnel japonais. Les sons secs , et les     bruitages en règle générale, sont une composante essentielle de l'univers auditif de cette série.  Le bruit des grelots du Kusuri Uri. Le claquement sec de son arme lors  d'une révélation.     Malgré son ambiance très lourde, cette série n'est pas dépourvue  d'humour, qui se manifeste par petites touches dans certaines dialogues,  ou dans certaines situations, histoire de nous faire     esquisser un sourire et oublier la gravité de la situation.

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L'acteur de toutes ces tristes comédies, c'est Kusuri Uri, l'apothicaire.  A chaque histoire, il est présent, d’abord spectateur puis acteur de  l'exorcisme, mais jamais pour son     compte personnel. Il est à l'écart du monde des humains et  n'intervient que pour des raisons précises. Ce personnage est autant  mystérieux que charismatique, son allure - oreilles pointues, maquillage étrange, vêtements colorés et particulier - contribuant à le mettre visuellement à l'écart des humains qui sont les pions de chacune de ces     histoires.

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Kusuri Uri n'est pas impliqué dans les situations. A l'écart des autres, peut affecté par ce qu'il se passe, il agit à son rythme, faisant les choses à sa manière, sans s'occuper     du reste. Il s'affiche comme étant le personnage principal, mais pourtant, ce n'est jamais lui la victime. Il lutte, mais pour protéger les autres, ou plutôt pour effacer et donc     apaiser le yokai qui n'aurait pas du être la, comme pour rétablir un équilibre rompu.

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Le personnage fait forte impression, grâce à son  allure, sa voix doublé par un homme à la voix basse et envoutante, son  économie de mots et de geste, alors qu'il se déchaine sans     prévenir lors des exorcismes. Le mystère s'épaissit avec l'allure  très étrange qu'il affiche lors des exorcismes, qui porte à croire à la  présence d'un "autre lui même", et le fait qu'on le voit     identique à diverses époques via le dernier arc. On n'apprend absolument rien sur lui, et cela fait à la fois la force et la faiblesse de cet animé. On est frustré de n'avoir     rien appris sur lui - lors de mon premier visionnage, j’espérais une révélation sur lui jusqu'au dernier instant  - et en même temps, ce choix sert la principe     sur lequel l'animé s'est construit, dans lequel le kusuri uri est au  final plus un spectateur qu'un acteur, malgré ses exorcismes. On n'a  pas besoin d'en savoir plus sur lui... Même si on le     voudrait bien.

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Centré sur le fantastique et les monstres japonais, les termes abondent  dans cette série. Les esprits japonais ont cela de particuliers qu'il  existe de nombreux noms pour les désigner, qui     semblent être des synonymes. Reprenons donc du début ces différentes  dénominations :

Yokai : Désigne "un être vivant, forme d'existence  ou phénomène auquel on peut appliquer les qualificatifs extraordinaires,  mysterieux, bizarre, étrange et sinistre". Le terme     yokai est composé des kanjis "monstre", démon, sorcier et étrange.  Les yokais sont nombreux et variés : Monstres, démons, divinités  locales, objets doués d'âme, animaux fabuleux ou métamorphes...     A ne pas confondre avec le yurei, qui désigne un  fantôme au sens européen du terme, à savoir l'esprit d'un mort revenu  sur terre. Cependant, certains yurei comme  le     rokurobi ou la futakuchi-onna sont considérés comme des yokais.

Obake : Également appelé "bakemono".  Désigne les esprits japonais qui ont des facultés de métamorphoses.  Peut être utilisé dans la culture populaire comme     synonyme direct de mononoke ou ayakashi, mais ce terme la désigne  précisément les yokai doués de métamorphose. Mes yokais préférés, les  tsukumo gami qui sont dérivés d'objets domestiques, sont     une forme de bakemono également.

Mononoke : Littéralement "Esprit vengeur", synonyme de yokai. C'est un mot ancien qui n'est plus trop utilisé à notre époque. Ce terme à une connotation de     danger, même si l'esprit n'est pas forcement maléfique.

Ayakashi : Synonyme de yokai, mais plus souvent utilisé pour un yokai marin en particulier.

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Les deux séries respectivement nommées mononoke et ayakashi font donc ainsi références aux créatures de l'occulte au sens large,  même si le 2eme fait un peu plus référence au     monstre marin que l'on peut trouver dans le 2eme arc de la série  Ayakashi. La princesse mononoke de Ghibli, fort connue, est quand à elle  la princesse des esprits de la forêt, vengeresse et     agressive envers les humains qui détruisent la forêt. En comparant  "Mononoke" et "Princesse mononoke", on voit bien les différentes  interprétations qui peuvent être faites des yokais et la     variété de leurs incarnations.  

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Chaque arc est centré sur un yokai précis, et les interprétations des  yokais sont variées et originales. Je vous laisse la surprise de  découvrir leur apparence dans l'animé et vais simplement     lister et décrire les yokais clés de cet animé. Ils ne sont pas les  seuls à intervenir dans chaque histoire, et de nombreux yokai fortement  référencés sont cités ou acteurs, mais je préfère ne     pas les recenser pour encore une fois laisser la surprise.  

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L'arc Bakeneko :
C'est un     chat ayant obtenu des pouvoirs surnaturels, comme le kitsune ou le  tanuki. Il a une apparence ordinaire, mais peut projeter des boules de  feu et se tenir sur ses pattes arrières. On ne laisse pas     les chats approcher des cadavres car les bakeneko peuvent réanimer  un corps sans vie. Le chat à deux queue dérive du bakeneko et devient  alors un Nekomata.

Au début du 17eme siècle, les chats pullulaient au japon. Comme la  superstition voulait que la longueur de la queue du chat dépende de son  éventuelle transformation en bakeneko, les japonais     prirent l'habitude de leur couper la queue. C'est ainsi que , très  certainement, naquirent les chats japonais de la race bobtail.

La variante positive du bakeneko est le fameux maneki neko, le "chat bonheur".

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Arc Zashiki warashi : Les lecteurs de XXX holic  connaissent bien la zashiki warashi, qui y est présenté comme une petite  fée de la pluie. Parfois appelée zashiki bokko, c'est un     yokai de type "esprit de la maison". Son nom provient de zashiki,  pièce traditionnel d'une auberge ryokan. Il est souvent représenté sous  les traits d'un petit garçon ou d'un petite fille et     représente la pureté. Seul les enfants peuvent le voir.

L'arrivée d'un zashiki warashi dans une maison apporte la bonne  fortune, et son départ le déclin du domaine. Pour en attirer un chez  soit, il faut l'estimer et l’élever comme son propre enfant.     Comme un enfant, il peut faire des farces plus ou moins grasses. Il  est conseillé de lui parler gentiment et d'oublier cet écart.

Les lecteurs de Sayonnara Zetsubou sensei auront bien sur fait le  rapprochement avec le fait que Kirri komori soit désignée comme étant un  "esprit de la maison", traduction donc de "zashiki     warashi".

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Arc Umi bôzu : Le bonze de la mer. Il en existe  plusieurs variantes, comme Umihôshi ( le sage des     mers), Umi kozô (le gamin des mers), Umi nyudô (le moine des mers).  La version Umi Bozû désigne précisément celle d'un yokai grand et noir,  aux grands yeux brillants, sans bouche ni nez. Quand il     apparait, il faut garder la bouche fermée et éviter de le regarder.  Si quelqu'un lui parle, il fait chavirer le bateau.

Il existe de nombreux propos qui à propos des umibozu et j'ai eut du  mal à faire le tri. Mais apparemment certains peuvent changer de taille  pour arriver à des proportions colossales, qui leur     permettent de s'élever au dessus de la mer.  

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Arc Nopperabô : Le yokai sans visage. Il a une  apparence physique normale, exception faite de son visage qui est lisse,  sans orifice. Techniquement inoffensif, il se plait à se     glisser dans la population et à surprendre avec son visage lisse.  Cette manière de faire des blagues aux humains. L'histoire la plus connu  à propos d'un Nopperabou et l'histoire de Mujina (le     fantôme sans visage) que l'on peut lire dans le recueil Kwaidan (ou  histoire et études de choses étranges) dans lequel un homme croise un  soir une jeune fille en pleurs qui cache son visage, et     finit par s'apercevoir que son visage est lisse. Il s'enfuit,  effrayé, et croise la lanterne d'un vendeur de nouille à qui il raconte  son histoire. Et celui ci lui demande alors "c'était un     visage comme ça ?" et d'effacer son visage d'un tour de main. Le  tour pendable se faire se succéder les rencontres semble être une  habitude du Nopperabou.

Cependant attention, le Mujina est le terme désignant une autre  sorte de yokai, le blaireau, et le titre de cette histoire est en fait  une erreur.

Ce yokai peut aussi être nommé zunberabô, et c'est d'ailleurs sous  ce nom qu'on le trouve dans le dictionnaire yokai de shigeru mizuki, ou  est narrée une variante de l'histoire de Mujina.

Dans le jeu Yume Nikki, l'item "Nopperabou" confère à Madotsuki une visage lisse.

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Arc Nue : C'est un animal fantastique avec une tête  de singe, un corps de blaireau, une queue de serpent et des pattes de  tigre. D'autres descriptions lui donnent une tête de     chat et un corps de poule. Il est fréquemment mentionné dans le  yokai shutsugen nenpyô (Chronologie des apparitions de yokai) dans les  années 1100. L'expression "c'est un nue" fait référence à     quelqu'un d'insaisissable, avec un sourire inquiétant.

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Arc Bakeneko : La boucle est bouclée avec ce  dernier arc qui reprend le même yokai que le premier. Cet arc opère  également un surprenant changement temporel, l'histoire passant     soudainement aux années 1920.

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Chaque histoire est indépendante et peut donc être regardée comme telle,  voir même comme un film, notamment pour le premier arc du bakeneko qui  dure 3 épisodes soit 60 mn. Je ne     peux donc que conseiller en insistant lourdement de regarder au  moins le premier arc pour vous faire une idée de l'animé, notamment  parce que c'est mon arc préféré.

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Chaque histoire fonctionne selon le même schéma. Un lieu, une  situation, dont le kusuri uri est exempt. Il vient alors qu'un phénomène  surnaturel se produit, pour exorciser le démon. Cependant,     cela ne peut se faire sans réunir 3 éléments clés : Katachi, Makoto  et Kotowari.

Katachi : Le type de mononoke et la forme qu'il a prise.

Makoto : La vérité pure et simple, ce qu'il s'est passé.

Kotowari : La raison pour laquelle l'esprit veut se venger.

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Une fois ces 3 éléments réunis - le  kotowari semblerait devoir découler directement du Makoto, mais les  choses ne sont pas toujours aussi simples, et les faits sans     les sentiments sont creux et vides de sens - le Kusuri uri  peut alors procéder à l'exorcisme en lui même, usant pour cela d'une  épée particulière qu'il ne peut sortir de son fourreau que     lorsque ceux 3 éléments sont réunis.

En dehors de l'acte d'exorcisme en lui même, le kusuri uri utilise différents objets : Des petites balances qui mesurent non pas le poids, mais la distance à laquelle se trouve     le yokai, ainsi que de ce qui semble être des o-fuda  qu'il plaque sur les murs et l'environnement proche de ce qu'il  souhaite protéger. Ces fuda ont la particularité d'être blanc     et de voir leur motif s'afficher uniquement en présence du yokai,  ainsi que de voir leurs motifs changer selon ce qu'il se passe. Le  kusuri uri se sert également de techniques et ingrédients     basique de l'exorcisme, tel que du sel pour protéger une zone.

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La technique d'exorcisme utilisé par le kusuri uri est à rapprocher du sammitsu (ou san-himitsu), technique bouddhiste signifiant "les 3 secrets" ou "les     3 mystères", elle même étant la réunion de 3 pratiques bouddhistes : Le jumon (les mantras), le nenriki (visualisation des symboles, madanals) et     le ketsu-in (les mudras, gestes rituels spéciaux réalisés avec les doigts).

Le sammitsu sert à atteindre l'illumination, mais aussi pour  certains à développer, concentrer et augmenter les capacités  "spéciales" : Augmentation de la coordination physique,     contrôle de la douleur, pouvoirs d'exorcisme et de guérison,  augmentation de la sensibilité intuitive et psychique, induction d'états  visionnaires proches du chamanisme.

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Dans l'animé, kusuri uri semble doté de plusieurs des capacités  données par le sammitsu. Dans le premier acte, alors qu'il contient le  mononoke devant lui, sa main saigne et il ne semble pas s'en     préoccuper et résister à la douleur. Les pouvoirs d'exorcisme sont  partie intégrante du personnage et interviennent à chaque histoire.

Lorsqu'il passe le contrôle à son autre lui même, le motif de l'oeil ouvert dans le dos de Kusuri uri se ferme. Et j'ai vainement cherché un rapport avec le 3eme     oeil boudhiste mais j'ai rien trouvé, et j'en suis fort frustrée.

Les histoires parlent à première vue de yokai, mais en vérité, les histoires parlent de l'humain et de lui seul.  Car un yokai nait de l'humain, de ses actes, de ses erreurs, de     ses angoisses. Chaque histoire aborde un thème très dur, et les  yokais ne sont que le prolongement de ce que les humains ont fait. Si le  kusuri uri intervient, il n'en reste pas moins détaché et     totalement à l'écart des autres, comme si rien ne l'affectait ni ne  l'inquiétait. Il vient parce que les actes des humains ont pris un telle  ampleur qu'ils sont devenus yokai, et qu'il faut les     exorciser.                       Le scenario est toujours ficelé avec brio autour de la recherche du  kotowari. Entre les secrets, les souvenirs refoulés et ce que l'on ne  peut même pas s'admettre à soit même, les possibilités     sont nombreuses...  Ces histoires parlent des hommes, et de manière  peut flatteuse. Leurs présences en elles mêmes sont grossières,  bruyantes, et ils sont rarement mis à leur avantage, que     ce soit en acte ou en paroles. Lorsque les événements prennent des  proportions tragiques, rares sont ceux à réagir avec honneur, et plus  l'on creuse, plus les secrets déterrés sont lourds et     pesant.                       Alors même que la situation est dangereuse, et que le Kusuri Uri  exige de savoir la vérité pour pouvoir pratiquer son exorcisme, les  lèvres scellées sur les erreurs du passé ne veulent pas     s'ouvrir. Lorsqu'une histoire à des atours de conte de fée, elle  finit toujours par être souillée de la réalité de l'humain égoïste et  égocentrique. Malgré ce constat, il y a comme une certaine     douceur, un peu mesquine, un peu amusée, envers ces humains  pitoyable. On sourit, un peu attendrit, en essayant d'oublier que nous  sommes comme eux. Mais ils ne sont pas victimes, mais acteurs     et initiateurs de ces démons qui les hantent.

Tant qu'il y aura des hommes, il y aura des mononoke.

Source : http://ushi.over-blog.net

VASSALORD

Charley J. Krishund est vampire cyborg chargé de faire le sale boulot du  Vatican, c'est-à-dire éliminer d'autres vampires. Il aspire à un jour  où il pourra se libérer du besoin de boire du sang. Il est accompagné  plus ou moins contre son gré par Johnny Rayflo qui est un vampire  hédoniste qui adore taquiner son partenaire. Chargé de faire disparaître  une petite fille vampire de la vieille génération, appelée  "Princesse", Charley découvre que Johnny cache un passé obscur.

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Sur ce titre, la classification est très confuse. Ça pourrait être  un josei, tout comme un Yaoi avec les nombreuses avances amoureuses.  Mais tous les autres sites le classent en seinen. Toutefois, je crois  qu'il a été prépublié en magazine Josei, mais une relation entre deux  hommes, c'est du yaoi. Bref, c'est le dawa, mais à en juger la  prépublication du manga, ce serait davantage josei.
  L'influence des  œuvres de type Yaoi sur l'auteure est donc flagrante: deux protagonistes  beaux ténébreux et bien foutus fricotent ensemble. Le premier volume ne  comporte pas de scènes d'amour explicites, mais énormément d'autres  scènes sont tellement suggestives que l'on s'attend à tout moment que  nos deux héros se roulent vraiment une pelle.
Enfin, outre toutes  ces ébats érotiques, le manga propose une histoire à suivre avec  diverses affaires concernant des vampires. J'avais déjà lu les deux  premiers chapitres en scantrad il y a un an, mais ça fait bien plaisir  de le relire sur papier. Cependant, je ne me souviens plus vraiment si  j'avais eu cette impression lors de ma première lecture, mais l'histoire  ne se montre pas facile à suivre, elle nécessite une lecture attentive.  J'ai relu le volume pour mieux savourer, d'autant que le manga en vaut  la peine. Donc avis aux dévoreurs, refreinez votre frénésie, Vassalord se délecte jusqu'à la dernière goutte.  
Le  manga nous présente deux vampires comme héros qui sont tout deux des  personnages attachants chacun à leur manière. Ils forment un duo assez  comique entre Charley super sérieux et Johnny qui fait le zouave à côté.  On remarque une fois de plus que l'auteur sait faire différents manga  qui ne sont pas des répliques des uns et des autres, que ce soit du  point de vue des personnages ou du point de vue du scenario,  contrairement à pas mal de mangaka bons ou pas. Bien sûr, on reconnait  la marque Nanae Chrono, mais elle se renouvelle.
C'est sans compter  que les dessins sont de toute qualité, Nanae Chrono nous offre une fois  de plus un superbe manga. Son style et son évolution me rappellent de  plus en plus le style Kazuya Minekura.  Son dessin était un peu fouilli, avec des formes un peu étranges au  début, puis il se précise, s'affine pour arriver à un clair obscur dans  lequel les contrastes noir et blanc sont très forts. Nanae Chrono s'est  orientée dans la même direction, tout en conservant heureusement, sa  façon de dessiner.
Voila donc un manga de choix qui ravira les fans de yaoi et qui plaira aussi aux autres de par son intrigue et son humour.


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Source : http://www.shoshosein.com

ZETSUAI since 1989/BRONZE

Takuto Izumi est un jeune lycéen, tout ce qu'il y a de plus banal en  apparence ; il adore le football qu'il pratique au club du lycée, et vit  seul. Koji Nanjo, quant à lui, a arrêté le lycée pour commencer une  carrière de chanteur.
 Lors de son jogging quotidien, Izumi rencontre Koji, ivre mort, étalé  à côté de poubelles. Il le ramène chez lui par pitié, et déclenche  ainsi une longue et tortueuse histoire d'amour impossible.
 Tout au long de ces cinq tomes, nous découvrons le lourd traumatisme  qui a marqué l'enfance d'Izumi, et les sentiments désespérés de Koji se  révélant homosexuel.

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Takuto Izumi
 Passionné par le football, Izumi ne vit que pour sa passion et pour  sa famille. En effet, Izumi est orphelin ; alors qu'il a tout juste 5  ans, sa mère assassine son père sous ses yeux horrifiés. Au delà du  traumatisme qui en a résulté, cet évènement marque Izumi si profondément  qu'il ne peut, inconsciemment, ouvrir son cœur à tout amour. L'amour  devient pour lui synonyme de meurtre, tout comme sa mère a tué son père  par amour. Après avoir séjourné en orphelinat, Takuto, sa jeune sœur Serika Izumi et son jeune frère Yugo Izumi,  seront adoptés tous les trois. Malgré le nouveau foyer qui les  accueille, Takuto se considèrera toujours comme le seul et unique  protecteur de ses frère & sœur, faisant passer le bien-être de sa  famille avant tout.
 D'un point de vue psychologique, Takuto est un garçon très renfermé ;  les gens qui ne le connaissent pas le trouvent timide...  Intérieurement, c'est en fait un volcan de passion qui sommeille ! Il ne  se sent bien que sur un terrain de foot, où il peut laisser libre court  à toute la rage qu'il contient.

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Koji Nanjo
 Fils d'une illustre famille de pratiquants du kendo , Koji laisse tomber sa future carrière toute tracée au sein de la  dynastie familiale, ainsi que ses études, pour devenir chanteur...Non  sans raison. A l'âge de 11 ans, Koji a vécu le moment le plus bouleversant de sa  courte vie ; en passant par hasard à côté d'un terrain de football, il  entr'aperçoit un joueur enragé, passionné, aux yeux exprimant tant  d'émotions vives que lui-même en est touché. Koji se renseigne sur  l'identité de cet enfant, on lui répond qu'il s'agit de Izumi, une fille  de 8 ans... Koji reviendra le lendemain, essayer de revoir cette Izumi,  en vain. S'ensuivent plusieurs années durant lesquelles le souvenir de  cette personne le hante, au point qu'il devient chanteur pour essayer de  la retrouver. Au début de Zetsuai, Koji retrouve enfin la fille de ses  rêves, sauf qu'il avait été mal renseigné la première fois qu'il l'avait  vue ; Izumi est en fait un garçon ! (l'enfant qui l'avait renseigné  avait confondu Takuto et Serika).
 Bien que l'objet de ses désirs soit un homme, Koji ne peut se  débarrasser de cet amour qui l'a animé pendant plusieurs années... le  conflit entre son cœur et sa raison le détruit lentement, d'où le titre  de ce manga "Amour désespéré / Amour absolu".

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Katsumi Shibuya
 C'est le meilleur ami de Koji, son confident, et son manager. Shibuya  Corp. produit les disques de Koji, Katsumi est donc un peu responsable  de la carrière de son ami. Il comprend vite les sentiments de Koji  envers Izumi et tente de le conseiller au mieux pour éviter que leur  situation ne finisse en drame.

Source : http://fr.wikibuster.org

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Il y a six ans Kamui a quitté Tokyo. Il avait laissé derrière lui Fuma  et sa petite sœur, Kotori, ses deux meilleurs amis. Kamui, enfant, avait  demandé à Fuma s'il pouvait devenir la "femme" de Kotori et Fuma lui  donna son accord mais en échange, il promit de les protéger tous les  deux. Aujourd'hui orphelin, Kamui est revenu mais il a complètement  changé, devenu froid, il feint de ne pas se souvenir de ces courts  instants de bonheur.
 Peu après, il découvre par l'intermédiaire d'une yumemi (liseuse de  rêve) qu'il porte sur ses frêles épaules le destin du monde. Il doit  choisir entre deux camps, les uns étant chargés de détruire les hommes  pour protéger la terre (les dragons de la terre, représenté par les sept  anges, traduit en français par les sept émissaires) tandis que les  autres ont pour devoir de protéger les Hommes à tout prix (Les dragons  du ciel représentés par les sept sceaux). Il rejette d'abord cette  fonction, mais finit par comprendre l'inéluctabilité de son destin…
 Les choses s'accélèrent quand on découvre qu'il n'y a pas un élu mais  deux et qu'en plus ils sont destinés à être ennemis. Kamui se retrouve  alors opposé à la personne en qui il avait placé tout son amitié et sa  confiance… Fuma.
 Les sept sceaux devront empêcher les dragons de la terre de détruire  Tokyo et par cette voie le monde, Tokyo occupant la fonction kekkai  (sorte de pilier terrestre). La ville elle-même est pleine de bâtiments  faisant office de kekkai. Détruisez un kekkai et vous libérerez le  dragon de la terre qui est en dessous. Libérez tous les dragons de la  terre et c'est la fin du monde… Les sept émissaires, oeuvrant pour  libérer les dragons de la terre, étant particulièrement puissants et  efficaces, les tremblements de terre et catastrophes ainsi que de  nombreuses morts de personnages secondaires comme importants deviendront  le quotidien du récit.

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 CE QUE J'EN PENSE
 
 J'avoue avoir trouver au début les dessins un peu trop surchargés. A  première vue quand vous feuilletez un peu vite, ce qui vous saute aux  yeux, ce sont les plumes qui volent dans tous les sens et qui encombrent  une image déjà saturée de décors. Une fois cette mauvaise impression  surmontée, vous ne le regretterez pas. L'histoire très belle nous place  devant une interrogation sur notre rôle en tant qu'être Humain dans  l'écosystème.

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 Le sous-titre parle de lui-même (their destiny was foreordained = leur  destin était déjà pré-ordonné, pré-désigné ou pré-écrit), et l'un des  thèmes récurrents est la place de l'individu et son rôle sur terre. Tous  les protagonistes ont une destinée, et c'est à cause de cette destinée  que ces êtres d'exceptions ont été pour la plupart rejetés par les  autres êtres humains. Ce n'est pas un hasard si le papier sur lequel  Clamp a dessiné est la majorité du temps complètement noir. Le ton est  donné cependant malgré son coté très sombre, l'intrigue est  passionnante. Les personnages sont nombreux et aucun n'est laissé en  arrière. Tous ont derrière eux des problèmes émotionnels graves  (enfances malheureuses, crimes violents, pertes d'êtres chers, et  parfois les trois en même temps !). Si certains ont des liens qui se  tissent entre eux, d'autres ont un lourd passif avec l'ennemi.

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 On ne peut parler de X sans parler du travail sur le dessin. J'ai été  bluffée par la qualité des images. Il est rare de sentir les émotions à  travers du papier, mais là Clamp réussit par son crayon à nous faire  ressentir toute une gamme d'émotions à travers le trait d'une main qui  tremble ou bien encore avec un simple regard tourné vers une pensée,  toute la détresse des personnages. Si on prend le couple  Subaru-Seishiro, leurs combats ne ressemblent à aucuns autres. Car la  charge émotionnelle est si puissante que le combat, s'il est magnifique  visuellement (ils se battent avec des shikigami, représentations  physiques de leurs sorts sous forme d'oiseaux), on s'aperçoit qu'il est  plutôt intérieur et dévastateur. Le combat du volume 8 est un bijou de  beauté formelle, où l'attitude légère de Seishiro contraste la  difficulté du combat. Au final, on trouve cette confrontation trop  courte. Cette remarque vaut bien sûr pour tous les combats qui  s'apparentent plus à des ballets pleins d'esthétisme qu'à un bête match  de boxe (comment oublier ces pluies de pétales de fleurs de cerisier,  si poétiques mais si dévastatrices…)

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 Un dernier mot sur l'image. Les rêves faisant partie de l'histoire. Des  personnages occupent la fonction des liseurs de rêves (Yumemi). Hors  quand nous passons du rêve à la réalité, lors des voyages dans le  subconscient de nos héros, les dessinatrices l'ont fait avec une telle  clarté et une telle poésie que j'en reste bouche bée. Les changements  de décors auraient pu (ont ?) inspirer les frères Wachowsky, car ils  ressemblent au téléchargement d'environnement du film Matrix avec toute  la grâce que l'arrêt sur image peut donner. Les rêves, eux-mêmes  extrêmement récurrents (parfois c'est lassant), sont des moments  poétiques et symboliques à eux tous seuls. Il est d'ailleurs très  intéressant de les prendre les uns après les autres pour les voir  évoluer selon le récit et selon ce que Clamp recherche à nous cacher.

Source : http://www.chroniscope.com

TRIGUN & TRIGUN MAXIMUM

SYNOPSIS
 
 Sur une planète brûlée par la présence de 2 soleils, en somme un vaste  désert où les humains vivent à la manière "far west", deux employées de  la Société d'assurances Bernardelli - Meryl Stryfe et Milly Thompson -  ont pour mission de retrouver et de surveiller nuit et jour celui que  tout le monde appelle le "Humanoid Typhoon", Vash the Stampede.
  Sa tête est mise à prix 60 milliards de dollars car partout où il passe, c'est le désastre.
 De nombreuses rumeurs courent à son sujet et personne ne sait vraiment à  quoi il ressemble, tout ce que l'on sait, c'est que plusieurs villes  ont été rasées à cause de lui.
 Meryl et Milly tombent au cours de leurs recherches sur un homme à l'air  un peu idiot et qui n'a pas peur de se couvrir de ridicule.
 Il se révélera être le fameux Vash the Stampede, en réalité un tireur  d'exception mais qui refuse plus que tout la mort de quelque être vivant  que ce soit.
 Seulement, les problèmes ne font que le suivre où qu'il aille, entre les  personnes voulant sa tête pour la mise à prix et un incroyable passé  que tout le monde ignore.

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Trigun commence ainsi, chaque épisode présentant chacun une petite  histoire quasi indépendante des autres ; le début de la série est assez  léger, le ton le plus souvent comique, et pourrait paraître simplement  sympa mais "sans plus".
 Détrompons-nous, passé le cap des premiers épisodes, l'histoire commence  à révéler son ampleur, dont plusieurs touches parsemaient discrètement  ce début.
 Et le ton général devient plus grave au fur et à mesure où le passé de  Vash se découvre. Car c'est ce personnage qui fait toute la force de  cette série : son character design est plus que réussi, présentant un  héros au très haut degré de "coolness", inaltérable malgré le ridicule  dans lequel il tombe constamment (qui n'est le plus souvent qu'un leurre  pour sauver des vies).
 Quand il est sérieux, il fait preuve d'un charisme et d'un "standing" à  toute épreuve (les petites lunettes rondes et le long manteau rouge n'y  sont pas pour peu).
 Mais surtout, c'est sa personnalité qui marquera : Vash aime la vie plus que tout, et est profondément positif.
 Il passe son temps à jouer avec les enfants (malgré le regard peu  convaincu de Meryl ^^), explose de joie en mangeant un simple donut et  refuse catégoriquement que l'on ôte la vie à qui ou quoi que ce soit.

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Il est suivi de près par Meryl et Milly, qui doivent s'assurer qu'il ne  cause pas de dégâts (qui coûtent cher à la compagnie Bernardelli) :  Milly, grande et issue d'une famille nombreuse, est de caractère simple  et joyeux, sur ce plan, un peu à l'instar de Vash ; Meryl, sa sempai a  une personnalité assez banale, pragmatique, au départ elle refuse de  croire que l'énergumène qu'elle ne cesse de rencontrer sur son chemin  est le terrible "Humanoid Typhoon".
 Pour autant, elle n'en a pas moins une nature très humaine qui rappellera à Vash quelques souvenirs.
 On trouve là un point inhabituel : comment deux personnages autant  présents peuvent-ils apparaître finalement si courants, sans  caractéristique ni importance véritablement décisive sur l'histoire ?
 Et cela sans que ça ne choque aucunement, ou que l'on sentent un vide ou une faiblesse dans leur création.
 En fait, Vash the Stampede occupe une telle place dans la série,  qu'elles sont là en quelque sorte pour rétablir l'équilibre, comme un  contrepoids nécessaire.
 Et finalement, les personnages récurrents sont peu nombreux : il y a  Nicholas D. Wolfwood, le prêtre anti-conformiste qui est peut-être aussi  habile tireur que Vash (encore une fois, le character design est très  réussi).
 Enfin, Legato Bluesummers, ennemi mystérieux, entouré par les Gung'O Guns, des tueurs hors-pair.

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Au-delà des personnages, le véritable intérêt de Trigun réside dans son  scénario à la profondeur fouillée qui se révèle peu à peu et dans la  question centrale de Vash, l'essence même de sa "philosophie" : peut-on  sauver tout le monde ?
 C'est autour de ça que tout gravite dans cette série, aussi bien le  héros qui en forme le pilier central, que tous les autres personnages  rencontrés qui seront confrontés d'une manière ou d'une autre à cette  question.
 Vash veut à la fois sauver le papillon et l'araignée qui a besoin de le  manger pour vivre ; c'est cette volonté contradictoire qui lui pose  problème et à laquelle il cherche une réponse dans chaque situation  qu'il rencontre.
 Wolfwood, le prêtre, n'avais jamais hésité à tuer pour sauver d'autres  personnes et sa rencontre avec Vash lui fera remettre en question toutes  ses certitudes.
 Attendez-vous à une fin magistrale.

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Au niveau technique, la réalisation de Trigun est de très bonne qualité.  L'animation tout d'abord est très fluide et les scènes d'action font  honneur à la dynamique de celles du manga ; graphiquement, le character  design est des plus réussi (peut-être même meilleur que celui du  manga.), même si les dessins dans quelques scènes - notamment vers les  derniers épisodes (on sent un peu la fin de budget ou le temps qui  presse) - ne sont pas parfaits, mais c'est normal, ça reste une série TV  et non des OAVs.
 Les musiques quant à elles restent dans l'esprit "far west", ainsi on a  droit à de la guitare doublée de forte reverb (à la manière des films de  cowboys ) et qui colle très naturellement à l'ambiance et aux "poses"  que peuvent prendre parfois les personnages.
 Pour les voix, elles sont toutes de qualité et bien adaptées aux  différentes personnalités, et encore une fois c'est celle de Vash qui  est remarquable, vraiment à la hauteur du personnage.
 Au final, Trigun est une très bonne série, sans défaut majeur, et qui  présente une histoire basée sur un questionnement moral qui a le mérite  d'être traité d'une manière originale et surtout directrice (plus que  dans Kenshin à mon sens).
 C'est très intéressant de regarder la série dans cette optique et de  voir la montée progressive vers la recherche d'une solution par Vash -  c'est là que la fin prend tout son sens.
 Je ne peux que vous recommander vivement cet anime, même si la "vraie"  histoire peut sembler prendre du temps à démarrer, le début est loin  d'être inutile, c'est de lui que découle le contraste qui apparaît dans  la seconde moitié de la série.
 
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REFERENCES
 
 Le symbolisme chrétien abonde dans cette série, de manière assez  ostensible, que ce soit parce qu'un des persos est un prêtre qui se  balade avec une énorme croix, pour les "Angel arms" ou pour les noms de  certains épisodes (le 23 et le 24, en particulier).
 Les personnages secondaires ont l'air d'être en général de religion chrétienne aussi, pour le peu qu'on en voit.
 "Il y a parfois des miracles dans ce monde sans Dieu", dit un des personnages à la fin d'un des premiers épisodes.
 On verra plus tard l'interprétation que l'on peut tirer de cette phrase...

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Mais on peut noter des structures plus profondes que ce simple saupoudrage de symboles pour créer l'ambiance.
 En particulier, si on en croit le terme "Angel arm", Vash et Knives sont  des anges, n'est-ce pas ? C'est aussi ce que répond Rem dans l'épisode  17 quand le capitaine du vaisseau lui demande si elle a vraiment  conscience de ce que sont ces enfants.
 Or, dans la Bible, Lucifer a été chassé du Paradis pour avoir refusé la  décision de Dieu de mettre l'homme au centre de la création, alors que  les anges sont des créatures parfaites qui surpassent quand même  largement les humains en beauté, bonté et intelligence.
 Il est alors facile d'interpréter Vash comme un ange, aidant les humains  au mépris de sa propre existence, et Knives comme un ange déchu.
 Le diable dans la Bible essaie de pervertir les humains, pour montrer à  Dieu qu'il a eu tort, de la même façon que Knives engage des serviteurs  humains pour torturer Vash "pour lui faire comprendre la vérité sur la  nature humaine"
 On peut d'ailleurs noter avec amusement, dans cette vision d'opposition  anges bénéfiques/anges maléfiques, que Lucifer, chef des anges rebelles,  et Michaël, chef des anges fidèles, étaient frères jumeaux.
 Bien sûr, dans cette version, il n'est point de Dieu pour donner des  ordres. Le choix de Vash et de Knives est une décision basée uniquement  sur leurs propres idéaux (ce qui augmente encore l'étrangeté de Vash, à  mon avis, son choix est encore plus difficile quand rien d'éternel ne  montre que c'est le bon.)

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D'ailleurs, toujours dans cette idée d'interprétation chrétienne, le  personnage de Wolfwood est intéressant : le fait d'en avoir fait un  prêtre bien intentionné, mais corrompu par la dureté des temps, qui au  fur et à mesure de son voyage avec Vash, finit par adhérer à ses  principes, et à ne même pas regretter son choix au moment de sa mort,  dans une église, montre encore la nature "divine", sinon de Vash, du  moins de son idéologie.

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Mais dans le manga, une organisation, donc est à l'origine issu  Wolfwood, "Michaël's eye", se trouve du côté de Knives, et invoque elle  aussi des références chrétiennes.
 Je ne peux pas en dire plus, je ne les ai pas assez vus... Mais a  priori, il s'agit de chrétiens qui se rangent du côté de Knives en  connaissance de cause.

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Doit-on considérer Knives comme un "ange" purement maléfique ? En effet,  si chez les chrétiens les anges maléfiques peuvent vouloir détruire  l'humanité par jalousie, chez les juifs ils sont aux ordres de Dieu et  ne sont que des accusateurs (et parfois des tentateurs, il est vrai,  mais Knives n'est pas toujours innocent des malversations des humains,  du moins c'est ce qu'il parait dans l'épisode 17).
 Knives, malgré des références aux deux, semble plus motivé par la  jalousie que par un désir de justice, donc se rapprocher plus de notre  première interprétation, mais il nous faut reconnaître que l'humanité  est en effet bien coupable envers les centrales, et qu'un procès en  bonne et due forme, avec Knives comme accusateur et Vash comme  défenseur, pourrait ne pas tourner à l'avantage de l'humanité.
 Idéologie. idéologie...

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La série laisse planer l'impression que le bien, sinon la justice, est  du côté de Vash, et privilégie plutôt la première de nos  interprétations.

Cependant, les autres ne peuvent pas vraiment être rejetées,  augmentant encore la quantité de questions morales laissées sans  réponses dans cette série, et laissant au lecteur le choix de son  opinion (ce qui en fait un des charmes et un des principaux intérêts).

En particulier, même si le "bien" est du côté de Vash, il n'est  pas pour autant du côté de l'humanité, et le soutien de Vash ne vient  pas du mérite de l'humanité, mais plutôt de sa propre capacité de pardon  infinie.

Plus extrême que le dieu des chrétiens qui aurait accordé le  pardon à Sodome s'il s'y trouvait dix justes, Vash, pour l'amour d'une  seule humaine - Rem - a une vision biaisée qui l'empêchera toujours de  reconnaître les torts de l'humanité, de même que la jalousie de Knives  l'empêchera toujours de reconnaître ses mérites.

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On peut parler aussi de symbolique "chrétienne", plus basée sur le  nouveau testament. En effet, Vash, même si jusqu'ici on ne l'a comparé  qu'à un ange, peut parfois rappeler Jésus, par son idéologie de paix et  d'amour, par son errance pour enseigner aux enfants, et de temps en  temps aux adultes, ses principes, par le mépris qui lui est souvent  accordé par les gens qui n'ont pas encore appris à la connaître bien...

Cette idée est encore renforcée quand on le voit partir à la fin  de l'épisode 25, portant la croix de Wolfwood sur son dos.

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L'interaction avec la religion chrétienne est plus développée dans le  manga, dans lequel on voit Vash assister à une messe et se poser des  questions sur la possibilité de la rédemption par les souffrances du  Christ.

Ce passage gagne en grandeur tragique si on suppose que Vash est symboliquement le Christ, mais qu'il l'ignore.

Que le pardon qu'il accorde aux humains malgré toutes les  souffrances qu'il a senties et que les centrales continuent à ressentir  les rachète, même s'ils ne sont pas tous capables de se racheter par  eux-mêmes.

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Il y a là une sorte d'injustice : comment Vash pourrait-il racheter l'humanité alors qu'il n'en fait pas partie ?

Mais de même, dans la Bible, le Christ est Dieu, même s'il s'est  incarné. De même, Vash a choisi de vivre comme un humain, même s'il n'en  est pas un.

Le schéma est le même. Ca colle. Bien sur, on quitte là  l'interprétation angélique et les jolies ailes ne rentrent pas dans le  schéma, mais ça ne serait pas la première fois qu'on verrait un animé  mélangeant deux légendes sans vergogne - là elles sont tirées de la même  mythologie, on a vu pire !        

 Source :     trigun-world.com