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Cette Lettre d’une internaute fait une synthèse particulièrement intelligente et claire de la partie de cache-cache auxquels se livrent les musulmans, bien aidés il est vrai par médias et politiques. J'ai donc préféré, une fois n'est pas coutume, passer intégralement ce texte de préférence à un simple lien. Il pose les vraies questions, celles qui ont trait aux textes.
Cette Lettre est parue le 27 septembre sur le blog « Savoir ou se faire avoir » de Sami Aldeeb. Un blog dont la richesse est exceptionnelle.

Femme de gauche et plutôt idéaliste, j’ai défendu les causes les plus diverses. J’ai notamment participé à des manifestations pour l’environnement, pour les droits des femmes, pour la paix, pour le logement abordable, pour l’éducation et la santé, pour la laïcité, contre la pauvreté, à l’occasion de différents sommets, etc.
J’ai longtemps cru que toutes les religions étaient basées sur la paix et l’amour, (même si je n’en pratique plus aucune depuis que j’ai abandonné la religion catholique, faute de foi). J’ai évidemment cru qu’il en était de même pour l’islam et j’étais bien trop paresseuse pour vérifier si j’avais raison. Dans mon esprit, les musulmans violents étaient de mauvais musulmans qui ne respectent pas les principes de leur religion, contrairement aux musulmans à côté desquels je marchais pour protester contre l’embargo américain en Irak et la guerre en Afghanistan.
Il y a environ 6 ans, lorsque je me suis mise sérieusement à l’étude de l’islam, cette conviction que je croyais inébranlable avait résisté au régime taliban, au 11 septembre 2001, à tous les attentats terroristes musulmans qui ont suivi et à toutes les flagellations, amputations, décapitations et autre lapidations commises au nom d’Allah. Elle a pourtant finit par être ébranlée au point de s’écrouler comme un château de cartes et c’est aux textes fondateurs de l’islam eux-mêmes que je dois le séisme psychologique dont j’avais besoins pour m’ouvrir les yeux.
En tout, j’ai lu le Coran presque 3 fois mais dès ma première lecture de la seconde sourate, il n’était déjà plus possible pour moi de continuer de croire que l’islam n’était que paix et amour. Je ne pouvais que constater une correspondance troublante entre de nombreux versets et plusieurs des actes criminels commis par des musulmans intégristes. La lecture de hadiths considérés comme authentiques (dont ceux du Sahih Mouslim et ceux du Sahih Boukhari) n’a fait que renforcer mon opinion sur l’islam, que je n’ai désormais d’autre choix que de considérer comme une idéologie violente, misogyne, ségrégationniste et totalitaire. Comme Neo venant d’avaler la pilule rouge dans le film « La Matrice », je vois désormais la réalité sans fard et il n’y a plus de retour en arrière possible.

Les perroquets

Lorsque je souligne la violence de l’islam sur des blogues sans trop donner de détails, il arrive fréquemment que des musulmans me répondent que l’islam n’est pas violent parce que le Coran, prétendent-ils, ne contient aucun verset prônant la violence ou encore qu’il interdit la violence. Évidemment, ils changent de discours lorsque je leur mentionne que je l’ai lu et que je leur cite quelques versets discriminatoires ou violents envers les non-musulmans (polythéistes, juifs, chrétiens, athées, apostats, etc).
Ils m’expliquent alors qu’on ne doit pas interpréter ces versets au sens littéral, qu’il faut les replacer dans leur contexte historique et qu’ils autorisent seulement les musulmans à se défendre en cas d’attaque. En d’autres termes, tout serait dans l’exégèse. Certains musulmans m’ont même affirmé qu’il fallait lire le Coran en arabe pour le comprendre correctement! Parfois ils semblent sincères, parfois non, mais dans tous les cas, ils semblent réciter mécaniquement un texte trouvé sur Internet et appris par cœur.

Mauvais destinataire

Imaginons un instant que ces musulmans aient raison. Imaginons que 100% des versets violents soient acceptables lorsqu’on les interprète/traduit/analyse correctement et, pourquoi pas, que tous les hadiths violents sont faux ou mal rapportés, ce qui ferait des musulmans intégristes des hérétiques et des ignorants qui ne connaissent pas le « vrai » islam, celui des musulmans dit « modérés ».
J’ai justement une question pour eux: pourquoi est-ce seulement aux non-musulmans que vous expliquez tout ça? Pourquoi ne l’expliquez-vous pas plutôt aux autres musulmans afin de prévenir l’intégrisme en amont? Lettres ouvertes, livres, réseaux sociaux, blogs, forums, ce ne sont pourtant pas les possibilités qui manquent de nos jours pour le leur apprendre! Vous avez peur des représailles? Utilisez un pseudonyme!
Pourquoi ne demandez-vous pas à vos imams, à vos conférenciers et aux enseignants des écoles musulmanes de transmettre cet islam idyllique? Pourquoi ne menacez-vous pas de boycott les librairies musulmanes qui vendent des livres pro-charia et pro-jihad? Pourquoi ne descendez-vous pas dans les rues pour protester contre le « faux » islam? Après tout, il menace certainement plus de vies humaines qu’une caricature de Muhammad!
Ne devriez-vous pas être inquiets de voir les mosquées pousser comme des champignons jusqu’en Occident, en sachant qu’une bonne partie d’entre elles sont affiliées à la Muslim World League (organisation wahhabite financée par l’Arabie Saoudite) et que les textes de l’islam y sont interprétés littéralement? Ne devriez-vous pas craindre que ces établissements ne produisent des intégristes en série qui commettront un jour des crimes au nom de votre dieu et achèveront de ruiner la réputation de votre communauté ?
La façon dont les non-musulmans interprètent les textes de l’islam n’a absolument aucune importance à partir du moment où nous ne croyons pas à leur origine divine et ne les appliquons pas dans nos vies !
Ce sont des musulmans qui célèbrent le mariage de fillettes avec des pédophiles, kidnappent des jeunes filles d’autres confessions pour les violer et les forcer à se convertir, amputent des voleurs, flagellent des célibataires qui font l’amour, lapident des personnes mariée qui commettent un adultère, exécutent des apostats, pendent des homosexuels, entraînent des enfants-soldats et persécutent des minorités religieuses (y compris des branches minoritaire de l’islam). Ne pensez-vous pas que les musulmans qui appliquent à la lettre les versets et hadiths les plus violents nuisent bien plus à la réputation de l’islam que tous les non-musulmans mis ensembles ne sauraient le faire ?


L’exégèse imaginaire

Si la violence islamiste s’expliquait vraiment par une mauvaise interprétation des textes fondateurs de l’islam, ça ne devrait pas être difficile à prouver non? Pourquoi ne pas commencer par nous donner le nom de l’auteur de cette mystérieuse exégèse censée pouvoir relativiser toute cette barbarie? Jusqu’à présent, aucun des musulmans avec qui j’en ai discuté n’a été capable de me le donner, encore moins de m’en citer des extraits. Est-ce l’exégèse de Tabari? De Al Qurtubî? De Samarqandî? De Ul Kabîr? Existe-t-elle seulement?
« Au royaume de aveugles les borgnes sont rois » dit un proverbe et au royaume de la mécréance, il est assez facile pour le musulman moyen, surtout s’il a un nom à consonance arabe, de faire croire aux mécréants que son appartenance à l’islam lui confère de grandes connaissances sur sa religion et une maîtrise de l’arabe. Pourtant, beaucoup de musulmans (la plupart?) n’ont jamais lu le Coran en entier et connaissent peu ou pas les hadiths. De plus, la majorité d’entre eux n’ont pas l’arabe comme langue maternelle et, de toute façon, la quasi-totalité des arabophones ne comprennent à peu près rien à l’arabe coranique (les éditions arabes du Coran sont des traductions au même titre que les autres).

Tenter de se convaincre soi-même

Vous savez ce que je crois? Je crois que cet islam de paix et d’amour, bon nombre d’entre vous n’y croyez pas plus que moi! Au mieux pouvez-vous seulement prétendre qu’il existe. Votre discours rassurant est réservé aux infidèles parce que vous savez parfaitement bien qu’il ne tiendrait pas la route devant des musulmans bien informés. C’est l’ignorance à propos des textes de l’islam qui permet à ce discours de conserver un reste de crédibilité (du moins dans l’esprit de ceux qui croient encore à la bonté intrinsèque de toute religion). Qui essayez-vous réellement de convaincre? Les non-musulmans ou vous-mêmes?
Avec tous ces terroristes qui révèlent chaque jour un peu plus de la face cachée de l’islam, la supercherie est de plus en plus difficile à maintenir. Faute de pouvoir empêcher l’islam de ternir lui-même sa réputation, plusieurs d’entre vous cherchent à ternir celle de quiconque ose le critiquer. Islamophobe, ignorant, raciste, xénophobe, nazi, aucune insulte ne semble assez forte pour nous qualifier.
Cette tactique pitoyable prouve que nous ne sommes pas si loin de la vérité. Si la mauvaise réputation de l’islam était seulement un malentendu, vous ne réagiriez pas ainsi. Normalement, on n’insulte pas ceux qui se trompent de bonne foi, on leur explique plutôt calmement en quoi ils se trompent, en amenant des preuves convaincantes. Si vous ne le faites pas, c’est que vous savez au fond de vous-mêmes que c’est impossible.
Penser par soi-même. Les choses sont tranquillement en train de changer. Les gens se lassent de laisser les autres penser à leur place et sont de plus en plus nombreux à lire le Coran et même des recueils de hadiths afin de se faire par eux-mêmes une opinion sur l’islam. Ce n’est jamais facile de réaliser qu’on s’est trompé. Le réveil est brutal mais il est salutaire. Des gauchistes, des féministes, des multiculturalistes et même des musulmans réalisent enfin qu’ils se sont fait avoir et que l’islam n’a rien du conte de fée qu’on leur a dépeint. Lorsqu’on pense par soi-même, on ne peut plus se mentir.
Nous nous servons enfin de notre propre jugement et écoutons notre conscience plutôt que le prêt-à-penser politiquement correct. Nous avons cessé de croire que nos perceptions ne sont pas les bonnes, que les mots ont un autre sens que celui que les dictionnaires leur donnent, que toutes les traductions du Coran sont déficientes, que la haine c’est de l’amour, que la discrimination c’est de l’inclusion et que la guerre d’agression c’est de l’autodéfense. Nous avons cessé de croire que le problème ce n’est pas l’islam.

http://boulevarddelislamisme.b [...] 60220.html

Russie: tollé après les propos d'un mufti appelant à "exciser toutes les femmes"
L'appel d'un dignitaire musulman du Caucase russe à "exciser toutes les femmes" provoquait jeudi l'indignation en Russie, mais aussi un débat sur la sexualité féminine.

"Il faut exciser toutes les femmes afin que la débauche n'existe plus sur terre", a déclaré mercredi Ismaïl Berdiev, mufti du Daguestan, une république à majorité musulmane, à l'agence de presse russe Interfax.

A la tête du Centre de coordination des musulmans du Caucase du nord, le dignitaire islamique a défendu la pratique de l'excision "afin de réduire la sexualité féminine."
Il s'exprimait au lendemain de la parution d'un rapport de l'ONG russe "Initiative légale", selon laquelle des milliers de femmes ont été excisées ces dernières années en Russie, notamment au Daguestan.

La déclaration du mufti a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux russes, de nombreux utilisateurs dénonçant une "pratique barbare" et appelant à ne "pas traiter les femmes comme du bétail".

Ses propos ont provoqué diverses réactions officielles. Le ministère russe de la Santé a condamné l'initiative du mufti: "L'excision est une pratique mutilante et ne doit pas être considérée comme quelque chose de positif", a déclaré jeudi à Interfax le porte-parole du ministère, Oleg Salagaïev.

"Une bonne éducation peut être une alternative à l'excision permettant de préserver la chasteté des jeunes filles et empêcher les femmes de succomber à l'adultère", a affirmé de son côté Guennadi Onichtchenko, conseiller du Premier ministre Dmitri Medvedev et ancien chef des services sanitaires russes.

"Il n'est pas nécessaire d'exciser toutes les femmes: les orthodoxes par exemple ne sont pas des débauchées", a assuré de son côté le prêtre orthodoxe et blogueur Vsevolod Tchapline, connu pour ses propos controversés.

L'excision, qui touche plus de 200 millions de femmes dans le monde selon l'ONU, n'est pas formellement interdite en Russie.

Consistant en l'ablation totale ou partielle des organes génitaux externes féminins, elle est parfois pratiquée sur des fillettes pour des raisons culturelles ou religieuses. Elle peut entraîner la mort en cas de choc hémorragique.

Kamel Daoud, chroniqueur au Quotidien d’Oran, est l’auteur de “Meursault, contre-enquête.”

ORAN, Algérie — Après Tahrir, Cologne. Après le square, le sexe. Les révolutions arabes de 2011 avaient enthousiasmé les opinions, mais depuis la passion est retombée. On a fini par découvrir à ces mouvements des imperfections, des laideurs. Par exemple, ils auront à peine touché aux idées, à la culture, à la religion ou aux codes sociaux, surtout ceux se rapportant au sexe. Révolution ne veut pas dire modernité.

Les attaques contre des femmes occidentales par des migrants arabes à Cologne, en Allemagne, la veille du jour de l’an ont remis en mémoire le harcèlement que d’autres femmes avaient subi à Tahrir durant les beaux jours de la révolution. Un rappel qui a poussé l’Occident à comprendre que l’une des grandes misères d’une bonne partie du monde dit “arabe”, et du monde musulman en général, est son rapport maladif à la femme. Dans certains endroits, on la voile, on la lapide, on la tue ; au minimum, on lui reproche de semer le désordre dans la société idéale. En réponse, certains pays européens en sont venus à produire des guides de bonne conduite pour réfugiés et migrants.

Le sexe est un tabou complexe. Dans des pays comme l’Algérie, la Tunisie, la Syrie ou le Yémen, il est le produit de la culture patriarcale du conservatisme ambiant, des nouveaux codes rigoristes des islamistes et des puritanismes discrets des divers socialismes de la région. Un bon mélange pour bloquer le désir, le culpabiliser et le pousser aux marges et à la clandestinité. On est très loin de la délicieuse licence des écrits de l’âge d’or musulman, comme “Le Jardin Parfumé” de Cheikh Nefzaoui, qui traitaient sans complexe d’érotisme et du Kamasutra.

Aujourd’hui le sexe est un énorme paradoxe dans de nombreux pays arabes : On fait comme s’il n’existait pas, mais il conditionne tous les non-dits. Nié, il pèse par son occultation. La femme a beau être voilée, elle est au centre de tous nos liens, tous nos échanges, toutes nos préoccupations.

La femme revient dans les discours quotidiens comme enjeu de virilité, d’honneur et de valeurs familiales. Dans certains pays, elle n’a accès à l’espace public que quand elle abdique son corps. La dévoiler serait dévoiler l’envie que l’islamiste, le conservateur et le jeune désoeuvré ressentent et veulent nier. Perçue comme source de déséquilibre — jupe courte, risque de séisme — elle n’est respectée que lorsque définie dans un rapport de propriété, comme épouse de X ou fille de Y.

Ces contradictions créent des tensions insupportables : le désir n’a pas d’issue ; le couple n’est plus un espace d’intimité, mais une préoccupation du groupe. Il en résulte une misère sexuelle qui mène à l’absurde ou l’hystérique. Ici aussi on espère vivre une histoire d’amour, mais on empêche la mécanique de la rencontre, de la séduction et du flirt en surveillant les femmes, en surinvestissant la question de leur virginité et en donnant des pouvoirs à la police des moeurs. On va même payer des chirurgiens pour réparer les hymens.

Dans certaines terres d’Allah, la guerre à la femme et au couple prend des airs d’inquisition. L’été, en Algérie, des brigades de salafistes et de jeunes de quartier, enrôlés grâce au discours d’imams radicaux et de télé-islamistes, surveillent les corps, surtout ceux des baigneuses en maillot. Dans les espaces publics, la police harcèle les couples, y compris les mariés. Les jardins sont interdits aux promenades d’amoureux. Les bancs sont coupés en deux afin d’empêcher qu’on ne s’y assoit côte à côte.

Résultat : on fantasme ailleurs, soit sur l’impudeur et la luxure de l’Occident, soit sur le paradis musulman et ses vierges.

Ce choix est d’ailleurs parfaitement incarné par l’offre des médias dans le monde musulman. A la télévision, alors que les théologiens font fureur, les chanteuses et danseuses libanaises de la “Silicone Valley” entretiennent le rêve d’un corps inaccessible et de sexe impossible. Sur le plan vestimentaire, cela donne d’autres extrêmes: d’un côté, la burqa, le voile intégral orthodoxe ; de l’autre, le voile moutabaraj (“le voile qui dévoile”), qui assortit un foulard sur la tête d’un jean slim ou d’un pantalon moulant. Sur les plages, le burquini s’oppose au bikini.

Les sexologues sont rares en terres musulmanes, et leurs conseils peu écoutés. Du coup, ce sont les islamistes qui de fait ont le monopole du discours sur le corps, le sexe et l’amour. Avec Internet et les théo-télévisions, ces propos ont pris des formes monstrueuses — un air de porno-islamisme. Certains religieux lancent des fatwas grotesques: il est interdit de faire l’amour nu, les femmes n’ont pas le droit de toucher aux bananes, un homme ne peut rester seul avec une femme collègue que si elle est sa mère de lait et qu’il l’a tétée.

Le sexe est partout.

Et surtout après la mort.

L’orgasme n’est accepté qu’après le mariage — mais soumis à des codes religieux qui le vident de désir — ou après la mort. Le paradis et ses vierges est un thème fétiche des prêcheurs, qui présentent ces délices d’outre-tombe comme une récompense aux habitants des terres de la misère sexuelle. Le kamikaze en rêve et se soumet à un raisonnement terrible et surréaliste: l’orgasme passe par la mort, pas par l’amour.
L’Occident s’est longtemps conforté dans l’exotisme ; celui-ci disculpe les différences. L’Orientalisme rend un peu normales les variations culturelles et excuse les dérives : Shéhérazade, le harem et la danse du voile ont dispensé certains de s’interroger sur les droits de la femme musulmane. Mais aujourd’hui, avec les derniers flux d’immigrés du Moyen-Orient et d’Afrique, le rapport pathologique que certains pays du monde arabe entretiennent avec la femme fait irruption en Europe.

Ce qui avait été le spectacle dépaysant de terres lointaines prend les allures d’une confrontation culturelle sur le sol même de l’Occident. Une différence autrefois désamorcée par la distance et une impression de supériorité est devenue une menace immédiate. Le grand public en Occident découvre, dans la peur et l’agitation, que dans le monde musulman le sexe est malade et que cette maladie est en train de gagner ses propres terres.

http://www.nytimes.com/2016/02 [...] e&_r=0

Par Jean-Paul Brighelli

Je ne parlerai pas des martyrs de Charlie. Car je risquerais de parler de l’islam, et l’islam est une religion de paix et d’amour.

Je ne disserterai pas sur les massacres du Bataclan et d’ailleurs. Car je risquerais de parler de l’islam, et l’islam est une religion de paix et d’amour.

Je n’évoquerai pas les tueries de Boko Haram, de l’AQMI, d’Al-Qaïda, d’Al-Nosra et d’une foule d’autres groupes d’assassins organisés, en Syrie et ailleurs, au nom du Prophète, sur lui la paix et la lumière. Car je risquerais de parler de l’islam, et l’islam est une religion de paix et d’amour.

Je ne dirai rien des près de 300 morts tués dans un attentat à Bagdad le 3 juillet, ni des 15 autres tués dans la même ville le 25, ni… Car je risquerais de parler de l’islam, et l’islam est une religion de paix et d’amour.

Et j’ai eu tort de parler ici-même des infidèles tués au musée du Bardo l’année dernière. Car j’ai pris le risque de parler de l’islam, et l’islam est une religion de paix et d’amour.

Je ne rappellerai pas, pas même pour mémoire, les centaines de viols perpétrés à Cologne, entre autres, au dernier jour de l’An — bonne année ! Car je risquerais de parler de l’islam, et l’islam est une religion de paix et d’amour.

Je ne gloserai pas sur les attentats commis en Arabie saoudite, au Yemen, en Syrie, en Irak, en Turquie. Car je risquerais de parler de l’islam, et l’islam est une religion de paix et d’amour.

Ni même ne comptabiliserai-je les 80 morts de Kaboul de samedi dernier — les derniers dans une très longue liste. Car je risquerais de parler de l’islam, et l’islam est une religion de paix et d’amour.

Ne comptez pas sur moi pour condamner les attentats à la hache, à la machette, et autres procédés ingénieux perpétrés en Allemagne ces derniers jours. Car je risquerais de parler de l’islam, et l’islam est une religion de paix et d’amour.

De même ne commenterai-je pas l’utilisation d’acide au Pakistan pour défigurer les jeunes filles « impudiques » — la dernière a été étranglée par son frère. Car je risquerais de parler de l’islam, et l’islam est une religion de paix et d’amour.

Je ne dirai rien, oh non, sur le prêtre octogénaire égorgé ce mardi 26 juillet dans une église normande pendant la messe par deux courageux « soldats » de Daech — tout comme d’autres valeureux combattants de Daech avaient fixé au sommet d’une colonne romaine le corps décapité du conservateur octogénaire de Palmyre — ce sont des hommes qui aiment les vieillards, et ils ont prouvé à Nice qu’ils aiment aussi les enfants. Car je risquerais de parler de l’islam, et l’islam est une religion de paix et d’amour.

(Parenthèse. Si un vieil imam avait été tué dans une mosquée par deux connards — ce qui serait difficile vu que les mosquées sont le plus souvent protégées, comme les synagogues, le président de la République et le Premier ministre, si prompts à condamner et à combattre le terrorisme, appelleraient déjà à une manifestation monstre contre la montée des périls d’extrême droite, et envisageraient peut-être de dissoudre tel ou tel groupuscule. Et sans doute auraient-ils raison. Mais ils n’envisagent pas, semble-t-il, de dissoudre l’islam, ni de prendre de vraies mesures contre les milliers de terroristes islamistes potentiels français — ou qui se sont invités en France. Car l’islam est une religion de paix et d’amour. Fin de parenthèse)
Et je ne citerai pas les sourates qui appellent au meurtre des infidèles, par le fer et par le feu. Car l’islam est une religion de paix et d’amour, et seules de méchantes langues propagent ce genre d’information.

Et si jamais demain je me fais égorger par un illuminé, mes amis, ne mettez pas en cause l’islam. Car l’islam est une religion de paix et d’amour.

http://www.causeur.fr/islam-sa [...] 39414.html