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Raspoutine


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Je mourrai dans des souffrances atroces. Après ma mort, mon corps n'aura point de repos. Puis tu perdras ta couronne. Toi et ton fils vous serez massacrés ainsi que toute la famille. Après le déluge terrible passera sur la Russie. Et elle tombera entre les mains du Diable.

Raspoutine
Fils d'un maquignon- voiturier, Grigori Efinovitch naquit en l'année 1871 dans les steppes glacés de la lointaine bourgade de Pokrovskoïe en Sibérie occidentale. Sa jeunesse fut marqué par le dur travail de paysan mais aussi par de nombreuse scandales qui lui valurent le surnom de Raspoutine c'est à dire en argot le paillard, le fornicateur. Cette jeunesse mouvementée ne l’empêcha pas de se marier à une paysanne du nom de Féodrovna Doubrovine qui lui donna deux filles, Maria et Vavara, et un garçon, Dimitri.

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A 33 ans, la soif de pouvoir qui brulait en lui fut apaiser grâce a un moine qu'il de vait accompagner au couvent de Verkhotourié, Le jeune homme lors du voyage fut tellement impressionné par la vivacité d'esprit de Raspoutine qu'il lui offrit la possibilité de résider en ce lieu pour plusieurs mois. Ce cloître de Verkhotourié était en réalité aux mains de moines révolutionnaires ayant pour principe la doctrine hérétique des Klystis ou Flagellants. Le principe de cette secte était la félicité de l'esprit et après la mort l'entrée au paradis, pour cela d’étranges cérémonies avaient lieu dans de lointaines campagnes. On prétendait que durant la nuit , hommes et femmes dansaient et chantaient en se fouettant jusqu'au sang, la fin de cérémonie était marqué par des roulements à terre frénétiques et cela dans l'extase la plus complète.
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Depuis, Raspoutine est certain qu'il est choisi par le seigneur pour répendre la bonne parole. le succés se faisant, raspoutine fit parler de lui et fut convié a la cour du Tzar. Il insulte tous ceux qui se dressent contre lui... Sa principale force réside dans le fait qu'il fréquente le grand duc Nicolas Nicolaïevitch et les grandes duchesses Militza et Anastasia du Monténégro. Un soir, Militza demande à Raspoutine si il peut soigner l'hémophilie, d'une façon imperturbable il répond que oui. (l'hémophilie est une maladie du sang... la moindre petite coupure fait perdre une quantité impressionnante de sang...)

Il prétendit alors, que l'hémophilie venait des femmes, mais que seuls les hommes sont atteint. On lui demanda de guérir le Tzaverish

Chose incroyable, mystérieuse, Raspoutine calme les hémorragies de l'enfant. A partir de ce moment Raspoutine devient alors le Staretz, c'est à dire le père .
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Dés lors, rien ne peut plus l'arrêter, il est maintenant le personnage le plus important de Russie, tout le monde se presse en sa demeure sur Anlisky Prospect protégée par vingt quatre agents de la police secrète. Il peut enfin satisfaire ses plus bas instincts avec les femmes , rien ne l’arrête .

La tsarine est sous son influence, il est l'homme qui a sauvé son enfant et elle chasse impitoyablement toute personne qui se permet une critique à l'égard du Staretz. Chose plus grave, elle le tient au courant des affaires d’état, or la Russie est en guerre contre l'Allemagne. On commence à jaser, on va jusqu'à dire que la Tsarine couche avec ce moine diabolique
Une prostitué tentera de le tuer en lui plantant un couteau ds le ventre, tout en hurlant "mort à l'antéchrist!". IL  restera des semaines entre la vie et la mort, mais par miracle il s'en sortit indemne.
La tzarine considère que Raspoutine qu'elle appelle Notre Ami est envoyé par le ciel pour faire entendre au Tzar la voix du peuple par dessus la lâcheté des courtisans.
Il est bien trop puissant, c'est lui qui domine la Russie et le faible Nicolas II n'a jamais été en mesure de se défendre contre lui. Il est au courant des affaires internes, il place même ses créatures au gouvernement, rien ne lui échappe.
Quelques aristocrates décident d’éliminer cet homme trop dangereux, parmi eux se trouve un jeune homme de 28 ans, c'est le prince Félix Youssoupoff.
Les différents scandales qui l’impliquent, ses débauches, où de grands noms de femmes de la haute noblesse sont prononcés, sont autant de gifles portées à la face de l’aristocratie russe. Plusieurs complots se trament contre la vie du moine sibérien. L’un d’eux, particulièrement dramatique, va finir par réussir alors que beaucoup commençait à croire que comme les chats, Raspoutine avait neuf vies, et une chance insolente.
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En décembre 1916, le prince invite Raspoutine a diner, ds le but de le tuer...par empoisonnement. Au cours du dîner, tandis que Youssoupov dînait seul avec Raspoutine et que les autres attendaient à l’étage, on servit à Raspoutine plusieurs plats fortement épicés, trois gâteaux à croûte de chocolat et du vin, beaucoup de vin. Dans les gâteaux et dans le vin, il fut glissé une dose de cyanure suffisante, selon Youssoupov, pour tuer dix hommes. Pour atténuer la perception aiguë de Raspoutine, on but beaucoup, l’alcool dissimulant bien le goût d’amande du cyanure. Alors que le dîner s’achève, Raspoutine qui a englouti la nourriture sans paraître incommodé commence à réclamer davantage à boire, affirmant que son estomac le brûle et qu’il respire mal. Il boit beaucoup de vin pur, très vite, et se sentant mélancolique demande à Youssoupov de lui chanter en s’accompagnant d’une guitare des chansons tsiganes…

Eberlué, le prince s’exécute, et Raspoutine se laisse aller à la tristesse. A trois heures du matin enfin, Raspoutine paraissant somnoler, le Prince monte à l’étage demander conseil à ses amis. Après avoir pensé à l’étrangler, Youssoupov descend décidé à utiliser son revolver. Raspoutine est toujours vivant et conscient. Youssoupov lui présente un crucifix en cristal, lui dit de prier et au moment où le moine entame son signe de croix, lui tire une balle en pleine poitrine. Raspoutine s’écroule. Les complices arrivent, on traîne Raspoutine hors de la pièce et de la peau d’ours sur laquelle il s’est effondré, et on ferme la porte à clef. Plus tard, le prince est pris du désir de revoir sa victime. Il prend le pouls qu’il ne trouve pas, vérifie qu’il est bien mort. Au moment où il va sortir de la pièce, Raspoutine ouvre les yeux, et « bondit sur ses jambes, l’écume à la bouche » avant de tenter d’étrangler Youssoupov, tandis que « le sang coule de ses lèvres », et scande le prénom de son assassin, Felix.
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Raspoutine réussit à ramper jusqu'au dehors. Le prince lui tire quatre coups de feu, le moine s'écroule sur le pérron.  Le corps est rapporté à l’intérieur et Youssoupov raconte : « ma tête éclatait, mes idées se brouillaient. La rage et la haine m’étouffaient. J’eus une sorte d’accès. Je me précipitai sur lui et commençai à le frapper avec une matraque de caoutchouc, comme si j’étais atteint de folie ».Le corps est enveloppé dans un drap, et les complices l’emmènent dans une île sur la Neva, l’ile Petrovsky, d’où ils le lancent, du haut du pont dans la rivière glacée, fortement garrotté, en oubliant cependant de le lester. Il leur faut encore descendre sur la glace qui recouvre la rivière, et trouver une brèche dans la couche de glace pour le plonger dedans.
 

C’est à cause d’une botte oubliée sur le pont qu’une enquête fut ouverte. Un scaphandrier remonta le corps, gelé et recouvert d’une épaisse couche de glace entourant le manteau de castor de Raspoutine. L’autopsie révéla trois points d’impacts de balles, qui avaient traversé le cœur, le cou et le cerveau. On trouva dans l’estomac « une masse épaisse de consistance molle et de couleur brunâtre », sans doute le poison. Mais surtout, l’autopsie révéla cette chose inouïe, que Raspoutine n’était mort ni du poison, ni des balles, ni des commotions et des coups assénés. La présence d’eau dans les poumons prouve sans appel qu’il respirait encore au moment où on le jeta dans la rivière. Raspoutine était mort noyé, ou de froid.
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Raspoutine, ou l'homme le plus résistant du monde. Il aura résister au poison, au revolver, aux coups de matraque et a un coup de couteau... Un homme fascinant non?