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Chapitre 1 : projet de vengeance

Chapitre 1 : projet de vengeance


« Je nesavais pas avant de la connaitre combien mon idée était hasardeuse etrisquée. Je ne savais pas avant de croiser son regard combien unepersonne pouvait compter pour moi, au point de balayer de la main latotalité ou presque de mes convictions et habitudes. J’ignorais surtoutoù m’emmènerais cette aventure quand j’ai décidé de la manipuler pourme venger de lui. J’ignorais ce qu’était l’Amour, celui qui donne unsens à votre vie et vous fait exister pour quelqu’un d’autre. Del’amour, en réalité, je ne connaissais que le plaisir physique,l’instant éphémère qui unit deux êtres avant qu’ils ne se séparent ets’oublient. Et j’ai naïvement cru qu’il en serait ainsi pour elle…comme pour toutes les autres….


Au départ, ce n’était qu’unjeu, une vengeance et peu m’importaient les conséquences que celaaurait pour elle. Si elle faisait l’erreur de m’aimer, elle sedésillusionnerait et souffrirais… Peu m’importait, tout ce que jevoulais c’était humilié son époux en passant par elle. Mon objectifétait de rendre public notre liaison pour humilier l’autre… maisj’ignorais encore son clavaire et combien il est dangereux de joueravec l’amour… Parce qu’aujourd’hui je suis son prisonnier, incapabled’imaginer ma vie sans elle. Toutes les autres femmes ont perdu leurbeauté quand j’ai compris que je l’aimais…


Ma vie n’a desens que si elle est là, près de moi. Les saveurs de chaque instant, netiennent qu’à cela, sa présence. Son absence est une épée plantée dansmon cœur dont la douleur est insupportable. Comment ai-je pu vivre sanselle ? Que deviendrais-je si elle me quittait ? Nos vies sontmaintenant intimement liées, et je ne laisserais rien ni personne nousséparer. Je ne laisserais surtout plus jamais quelqu’un lui infligerles souffrances qu’elle a connues.


Au fond, je devrais le remercier, grâce à lui je l’ai rencontrée et je suis devenu complet…
Je l’aime à ce point-là… au point de mourir pour elle…


Ilm’a fallu du temps pour accepter ce qu’elle avait, involontairement parses rejets et son attitude timide et effacée, fait naître en moi. A labase, j’ai associé cela à une pure attirance physique, je la désiraisparce qu’elle ne voulait pas de moi, je voulais lui prouver qu’on nepouvait pas me résister. Pendant presque un an j’ai essayé de l’avoir,de la séduire… Et si je pouvais lire son attirance pour moi et sessentiments dans ses magnifiques yeux ambre, je n’ai jamais réussi àobtenir ce que j’attendais. Et puis j’ai changé… les autres femmes nem’intéressaient plus ; je ne pensais, ne rêvais que d’elle. Je lavoulais tout le temps près de moi, rien d’autre ne comptait que saprésence. J’ai eu beau essayer, je n’ai pas pu revenir à mes ancienneshabitudes. Et j’ai compris que ce qu’elle avait fait naître en moiétait plus que de l’envie. C’était de l’Amour dans toute sa puissanceet sa pureté.



A ce moment-là, mon idée de vengeance m’asemblé si stupide que je lui ai tout avoué… Au risque de la perdre…j’ai vécu dans l’angoisse, jusqu’à ce qu’elle reprenne contact avec moipour me rencontrer. Elle m’a pardonné sans arrière pensée, parce queses sentiments étaient identiques aux miens. A partir de ce moment-làj’ai tout fait pour l’avoir à moi au maximum, en dépit du bon sens…jusqu’à enfin passer cette fameuse nuit avec elle.


Aprèsles choses se sont compliquées et j’ai compris qu’elle était soncalvaire, l’origine de cette peur permanente en elle… je l’ai aidée dumieux que j’ai pu … Et aujourd’hui j’ai la chance de l’avoir pourépouse… Je profite de chaque instant pleinement et je fais ce que jepeux pour que jamais son doux et tendre sourire ne s’efface de seslèvres rosées.


Elle est mon unique Amour, mon univers, mon âme…


Et je sais qu’elle partage mes sentiments avec la même intensité…


Elle m’aime comme je l’aime… »
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5 ans plutôt


« Je lance le vase qui percute violemment le mur et se brise en millemorceaux. Mais cela ne clame en rien ma colère. Je me retourne etprends en main le magazine people posé sur la table et regarde ànouveaux la couverture puis les photos du couple enlacé et heureuxaffichant leur bonheur au monde entier. Ma chère « compagne » se pavaneau bras d’un autre play-boy. Et qui plus est mon pire ennemi, lapersonne que j’exergues le plus : Yuna Seirian. Cette sale peste semoque ouvertement de moi ainsi que ce connard fini. Dans un mouvementde rage mal contenue je chiffonne le magazine et le jette au feu. Jem’appuie sur la cheminée et j’observe le papier bruler, faisantdisparaitre leurs sourires niais.


« Cela t’a calmé au moins ? » demande une voix masculine calme dans mon dos. Le seul a osé me parler quand je suis énervé.


« Non Kira, cela ne me calme pas ! Mais je savoure l’idée qu’ilsbruleront en enfer… » Je réponds d’une voix blanche de colère en meretournant.


« Ah bon, parce que tu es sûr qu’ils iront en enfer ? » ironise-t-il avec un sourire moqueur. Mais je peux voir dans ses yeuxqu’il s’inquiète pour moi.


« Non… effectivement. » je me laissetomber dans un fauteuil, tout à coup las de ma colère et de ma longuejournée. Kira vient s’asseoir non loin de moi et m’observe.


« Comprends-moi, je pars à peine une semaine et je reviens pour constaterque ma petite amie me trompe avec un autre. Et comble de l’indécence,elle s’affiche dans tous les tabloïds. Elle refuse de me parler, des’expliquer… » Je commence les yeux fixés sur les flammes.


« Hum, elle avait surement ses raisons pour en pas accepter de te parler. » Me répond Kira.


« Oui, moins de 3 jour après je suis ridiculisé, mon honneur est bafouépar Seirian dans toute la presse… Non content de m’avoir ridiculisélors d’un congrès, ce con met en doute ma virilité et me ridiculise pardes propos insultants et des plus faux dans la presse… résultat grâce àlui et à la garce, je suis traité d’homosexuel ! » J’explose à nouveau.


« Je sais Athy, j’ai lu moi aussi… » Murmure-t-il avec un regard compatissant, « vas-tu démentir ? »


« Non, je vais me venger ! » je réponds avec un sourire sadique sur le visage.


« Te venger ?!? Et comment vas-tu faire ? En vous disputant à nouveau les mêmes femmes ? » Me demande Kira, surpris.


« Non en faisant à ce crétin ce qu’il m’a fait : blesser irrémédiablementson amour propre et le ridiculiser dans la presse… » Je réponds tout àcoup serein et calme.


« Seirian n’a pas de point faible, ilchange d’amies une fois par mois minimum et ne s’attache à rien … » mefait remarquer Kira. Je lui lance un regard surpris et déçu. Il n’a pastort...


« Si, il a une fierté… quelque chose dont il se vante. »Déclare une voix froide à l’entrée de la pièce. Je tourne mon regard etrencontre les yeux bleus glacés de mon ami Yzak. Il s‘approche ets‘assied en face de moi.


« Vraiment…lequel ? » j’interroge tout ouïe.


« Son épouse. » Me rétorque Yzak avec un air sérieux.


« Son épouse ?!? » Kira et moi avons répété le mot ébahis en même temps.


« Sa chère et tendre épouse, si effacée que l’on ne la voit qu’en derares et importantes occasions. Yuna a déclaré récemment dans la presseen parlant d’une ex-maitresse qui avait trahi son époux pour lui, qu’ilétait sûr que jamais sa précieuse Cagalli ne ferait cela. Il sevante d’avoir une épouse fidèle, discrète et soumise partout… Si tuveux blesser son orgueil et le ridiculiser c’est là qu’il faut frapper…Mais je doute que cela soit facile. » S’explique Yzak.


« Cagalli ?Son épouse… » Je répète d’une voix rêveuse, « soit, demain jedemanderais que l’on prenne tous les renseignements possibles sur ladame… et après nous aviserons de comment ridiculiser ce con… »
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« Ses yeux ont toujours été une source de fascination pour moi. Ils sontbeaux et envoûtants en même temps, attirant comme des aimants. Dèsnotre premier échange de regard ils m’ont captivé. Pourtant, àl’époque, rien ne laissait supposer que je l’aimerais autant. C’étaitjuste un jeu dont elle faisait partie… Pourtant ma première pensée enles voyants fut qu’ils étaient magnifiques. Il m’a alors fallu quelquessecondes pour réussir à détourner les miens et pour parler. Elle avaitun regard triste et mystérieux, je pouvais deviner qu’elle cachait unlourd secret derrière ses iris dorés. Pourtant sur le coup, cela ne m’apas interpellé ni même intrigué…



En fait, quand j’yrepense, tout est toujours passé par son regard, par ses yeux… Ils onttoujours affiché ce qu’elle ressentait ou pensait. Avec le temps j’aiappris à aimer et à déchiffrer ses regards. Même s’ils restentmagnifiques à chaque fois il y a des regards que j’aimerais effacer etceux que je garde précieusement enfermés dans mon cœur. Son regardquand elle m’a rencontré ou quand j’ai sous-entendu que je pouvaisraconter à Yuna notre histoire.


Cette peur viscérale quise lisait dans ses yeux et qui les agrandissaient, leur donnant aupassage une couleur foncée et une expression lointaine. Un regard queje me suis juré de ne plus jamais faire naître. Ses yeux quis’agrandissent de surprise face à mon aveu d’amour ou un cadeauinattendu, preuve de mes sentiments pour elle. La première fois que jele vis, fut dans ce café où minablement je lui avouais mon idée pour mevenger de son époux. Ses yeux se sont écarquillés de surprise puis lechoc est apparu sur sa figure. Mais ce ne fut rien comparé au moment oùplongeant mes yeux dans les siens je lui ai avoué être amoureux d’elle.Cet étonnement-là, ce regard surpris mais en même temps doux et chaud,j’aime à le faire renaître dès que l’occasion s’en présente. Son regardtroublé par le plaisir, quand lors de notre première fois j’ai plongémes pupilles émeraude dans ses yeux ambrés. Un regard troublé, foncé etheureux. Une expression qu’elle aborde à chaque fois et qui attisesouvent mon désir pour elle. Et enfin un regard que je me suis juré defaire disparaître et de ne jamais plus voir, celui qu’elle affichaitaprès qu’il se fut acharné sur elle, quand je l’ai récupérée chez elleaprès que Yuna eut appris pour nous. Ce jour-là face à ses yeuxapeurés, tristes et emplis de douleur j’ai pris ma décision de l’aimeret de la protéger, quitte à devoir tout perdre. C’est ce jour-là quej’ai vraiment compris son clavaire et que j’ai décidé que l’aimersignifiait y mettre fin et lui offrir ce qu’il y a de meilleur surTerre… »
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5 ans plutôt


« Et c’est tout ? » Ma voix froide claque dans le silence de la pièce.


L’hommeen face de moi n’est pas très à l’aise. Il joue avec sonporte-documents depuis qu’il m’a tendu son rapport, mais à aucun momentdepuis qu’il n’est entré dans mon bureau personnel, il ne m’a regardédroit dans les yeux.


Au début, j’ai vaguement cru à une marque derespect et de crainte envers ma personne. Après tout beaucoup de gensévitent un contact direct avec moi. Mais maintenant que j’ai lu sondossier, je comprends mieux pourquoi il se sent si mal à l’aise.J’attends une réponse, qui tarde à venir, ce qui n’arrange rien à mamauvaise humeur. Il finit par relever un peu la tête et par toussoteravant de murmurer un presque inaudible « oui ». J’inspire, essayant deme calmer. Exploser maintenant ne me servirait à rien.


« Dites-moi un peu pourquoi je vous paye exactement ? » Je questionne

d’une voix relativement calme mais où percent ma frustration et ma colère.


« Hum... Erm… pour vous apporter des renseignements utiles sur certainespersonnes ou certains faits. » Me répond-il poliment après une légèrehésitation.


« Très bien. Et vous appelez ceci des renseignements utiles ? » Je rétorque en lui lançant son dossier.
« Et bien, Monsieur Zala, c’est tout ce que j’ai pu trouver sur MadameSeirian… Et ce n’est pas faute d’avoir chercher ! Mais il sembleraitqu’elle n’ait aucune vie en dehors de ce qui est son époux. » Avanceprécautionneusement mon détective privé.


« Oh, êtes-vous sur d’avoir bien fouillé ? Vous ne me donnez que son nom, sa date de naissance, son adresse et quelques vagues renseignements que n’importequi pourraient trouver ! J’ai vraiment l’impression de jeter l’argentpar la fenêtre avec vous ! » Je susurre d’une voix base. Mon contrôlesur mes nerfs diminue de plus en plus…


« Je suis désolé MonsieurZala, mais elle ne sort de chez elle qu’en l’absence de son époux. Etencore, juste pour faire du shopping, une sortie au parc ou dans unclub le soir… » Me renvoie-t-il d’une voix un peu tremblante.


« Très bien, alors pourquoi n’ai-je pas le nom et l’adresse du club ?Pourquoi n’avez-vous pas joint ses heures de promenade au parc etlequel ? Et pourquoi n’ai-je rien lu de ses sorties ni des futuresabsences de Seirian ? »

J’interroge commençant à perdre ma patiente.


« Oh et bien je vais rechercher ces renseignements… pour demain ! » me répond-il précipitamment.


Jehoche vaguement de la tête et il s’empresse de se lever pour sortir demon bureau. S’il pouvait, je suis sûr qu’il courrait pour échapper àmon regard inquisiteur. Je soupire. Je ne demandais pourtant pas la merà boire ? Juste un maximum de renseignements qui me permettraientd’approcher et d’aborder la femme de Seirian. Je me penche et reprendsen main le dossier, trop mince à mon gout, pour regarder à nouveau lesrenseignements dont je dispose déjà. La dame est née sous le nom deCagalli Yula Attha. C’est joli et après lecture de sa compositionfamiliale, je constate qu’elle était la fille unique d’un chef depetite entreprise qui aujourd’hui appartient totalement à Seirian. Elleavait 18 ans quand ils se sont mariés. C’est jeune, à mes yeux, surtoutpour moi qui n’imagine pas d’épouser un jour une femme. Elle n’a pasfait d’étude supérieure ou universitaire mais semble avoir quand mêmeun bon niveau. Elle ne travaille pas… En fait, elle s’occupe de samaison uniquement et apparaît peu en publique. Rien ne transperce surses occupations, passion ou autres. A croire qu’elle est invisible ! Jeregarde à nouveau les quelques photos dont je dispose. C’est une jeunefemme blonde, cheveux mi-long au regard ambré intense. Elle estmignonne mais sans plus. Le genre de femme que l’on séduit pour épouseret non s’amuser.


Et c’est elle qui va devenir l’instrument de mavengeance. Elle que je vais essayer de séduire pour le plaisir deridiculiser mon ennemi… et peu m’importe qu’elle tombe amoureuse de moiet souffre, seule compte ma vengeance ! »
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« Cagalli a une voix envoûtante, qui m’a toujours rappelé le chant dessirènes. Sa voix est mélodieuse et pure comme du cristal, et toujoursconstante. Elle parle sur un ton calme et paisible généralement, nemontant pas dans les aigus comparé à certaines femmes. Ma tendre épouseparle de manière discrète, tellement que parfois cela passe inaperçu.Sauf pour moi qui lui accorde toute mon attention. Avec le temps, leson de sa voix m’a de plus en plus plu. Et aujourd’hui, j’avoue quec’est un son qui m’apaise quand la colère me submerge. Rien n’a autantd’effet sur moi qu’elle.



Je n’ai entendu Cagalli éleverla voix qu’une fois, il y a longtemps maintenant. Ce jour-là, j’avaisété odieux avec elle. C’était la première fois qu’on se rencontrait età l’époque, pour moi, elle ne représentait qu’une vague vengeanceégoïste. A ma proposition déplacée, sa voix est montée d’une octave,montrant sa désapprobation à ce que je venais de lui proposer…. Maismême à ce moment-là, j’ai trouvé ce son mélodieux et attirant … »
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Fin du chapitre 1