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chapitre 1: Quand les ténèbres rencontrent la lumière (partie 1)

Quand les ténèbres rencontrent la lumièrePOVKira


« Jedéambule dans les rues désertes de cette ville, faisantun repérage pour la famille le temps que les autres nousinstallent confortablement dans notre nouvelle demeure. Asuran donneses ordres de manière laconique ces derniers temps. C’estpour lui que l’on a abandonné notre domaine et que l’onest venu ici. Pour qu’il trouve son âme-sœur… Il est leseul à ne pas encore l’avoir trouvée. Je sais que lesMortelles avec qui il passe parfois ses nuits ne lui suffisent plus…Il désire ressentir ce que je ressens quand je suis avecLacus, mon doux Ange, il désire n’avoir qu’à secontenter de son Aimée comme moi…. Lacus a eu une vision,elle pense qu’ici Asuran trouvera enfin le dernier membre de notrefamille, … son épouse.


Jem’arrête et observe les passants. Je suis arrivé àla rue commerçante, le cœur de cette petite ville. Je laissemon regard courir sur le décor et les gens. Je peux remarquerle moindre détail sans que les Humains n’aient l’impressionque je les observe attentivement, les examine pour savoir s’ilsseront une victime ou non. Je remarque une école secondaireet une boîte de nuit, pas trop loin. Je souris un peu et medécide à prendre à droite pour retourner vers lemanoir. Je profite un peu de la chaleur du soleil sur ma peaublanche. Cette petite ville est parfaite pour notre famille, mêmesi nous devons accueillir un membre en plus nous aurons toujours dequoi nous nourrir. C’est vrai que contrairement à ce quecroient les Mortels, nous n’avons pas besoin de nous nourrir tousles jours. Je souris, amusé, tellement de mythes et delégendes courent sur nous qu’ils sont incapables de nousreconnaître quand ils nous croisent.


Aubout d’une demi-heure j’arrive au manoir et j’entre. Lebâtiment est d’une propreté rare, il n’y a que dansles films que les vampires vivent dans des vieilles maisonspoussiéreuses… En réalité nous adorons le luxeet les belles choses. Enfin, cela dépend des vampires. Denombreuses victimes fortunées et bien manipulées nousont permis de subvenir à nos besoins financiers et d’assouvirnotre envie de luxe et de confort. Le manoir se trouve au centre d’unparc immense et possède 4 étages et un grenier. Nousavons pu l’aménager correctement, il est même tropgrand pour nous.


J’entredirectement dans le salon à ma droite. Je n’ai pas besoin deles chercher ni de les appeler pour savoir où ils sont tous.Nous sommes liés par un lien familial et télépathiquetrès fort. Nous savons toujours où sont les nôtres,s’ils se sentent bien ou s’ils souffrent. Notre plus grande forceréside sûrement là : notre puissant lien etnos sentiments les uns pour les autres. Dés que j’entre, ilstournent tous la tête vers moi et Lacus se lève pour sejeter dans mes bras. Je l’enlace content de sentir son odeur et lapression de son corps contre le mien. J’embrasse ses lèvrestentatrices. Quand je mets fin au baiser je relève la têtevers les autres.


Ilssont tous là, dans leur positions habituelles : Asuranest assis dans son fauteuil, un livre ancien à la main entrainde lire ; Stellar est assisse par terre, la tête sur lesgenoux de Shinn qui lui caresse doucement les cheveux ; Nicholet Meyrin sont près du piano, Nichol jouant une douce mélodiependant que Meyrin l’observe ; Yzak est dans un fauteuil faceà Asuran et Luna est assise sur le rebord et dévore soncou de baisers ; Dearka et Milli sont devant la table basse àse disputer une partie d’échec. Le tableau habituel depuismaintenant 600 ans que Meyrin, notre plus jeune sœur, a rejoint lafamille.


Jen’ai pas besoin de parler, ils savent déjà ce que jepense de la ville.


« Alors,cette ville ? » Demande pour la forme Yzak de sa voixcalme et froide. Je me demande comment il fait pour rester insensibleaux douces tortures de Luna, si j’étais à sa placeavec Lacus je crois que je céderais à la tentation plusvite. Je remarque que Stellar a relevé la tête et mefixe attendant une réponse.


« Assezgrande et variée pour nous, même si nous accueillons unnouveau membre. J’ai repéré quelques boîtes denuits et il y a une école secondaire …. Il n’y a qu’unproblème Asuran. » Je me tourne vers mon frère,lui signifiant que c’est à lui de décider.


« Lequel ? »Demande-t-il en déposant son livre sur le guideron prèsde lui.


« Ily a déjà une famille de vampires ici, pas aussi vieilleet nombreuse que la nôtre mais elle est là.. »je fais une pause volontaire et me dirige vers la fenêtre maplace de prédilection, j’observe l’extérieur, leprintemps étant déjà bien entamé, nousavons des fleurs. Je sens les bras de Lacus se glisser autour de mataille, et sa tête s’appuyer contre mon dos.


« Commentpeux-tu le savoir aussi vite ? » questionna Dearka.


« Parcequ’ils laissent des marques de leur passages très visibles.Ils cachent à peine leur présence. De plus, un d’euxm’a suivi pendant que je me promenais. »


« Ilsne feront pas de vieux os ceux-là ! » Laremarque est de Nichol qui a arrêté de jouer.


« Trèsbien, nous verrons qui restera nous ou eux… je ne suis pas contreun petit duel de territoire de chasse… ça devrait êtreintéressant et distrayant. » répond Asuranavant de reprendre son livre. Le silence retombe dans la pièceet tout le monde reprends ses activités habituelles.


Jesouris, il n’a pas tord nous allons nous amuser mais je sais déjàqui va gagner ce petit duel…. Nous !
Jeferme les yeux et appuie ma tête sur la fenêtre quelquesinstants. Ensuite je me retourne et me dirige vers mon fauteuil suivide Lacus, qui s’assied sur mes genoux et dépose sa têtesur mon épaule et ferme les yeux. Je caresse doucement sescheveux et enfouit mon nez dans sa chevelure odorante tout en fermantles yeux. Peu à peu, je me rappelle comment nous sommesdevenus une famille. Je rouvre les yeux et regarde un à un lesmembres de ma famille.


Asurand’abord…. Il était déjà vampire quand jesuis né à cette vie. Il a le même créateurque moi, et juste 5 ans de plus. Si peu quand on parled’immortalité ! Autrement dit, nous avons tout apprisensemble, jusqu’à ce que notre créateur disparaisse.Après, nous avons décidé de former notrefamille, et avons commencé à choisir les humains dignesd’en faire partie. Asuran avait des goûts luxueux qu’iljustifiait par notre besoin d’argent… mais il nous fallait unefemme pour attirer les hommes. Ce fut Lacus, la chanteuse à lavoix d’or.


Lacus,qui dort dans mes bras, était une jeune fille vierge possédantune voix magnifique et des airs de princesse innocente. Elle a gardétous ses traits d’ailleurs. Je l’ai croisé alors qu’ellechantait dans une fête où nous cherchions des proies.Quand elle a rouvert les yeux à la fin de son chant, nosregards se sont aimantés et depuis nous ne nous sommes plusjamais quittés. Car cette nuit-là, je l’ai vampiriséet marqué comme étant mienne, mon épouse. Soncharme et son aspect pur et naïf nous ont souvent permis d’avoirdes victimes riches. Mais surtout, elle a comblé monimmortalité comme personne n’avait pu le faire. Les vampiresont une chance que les mortels n’auront jamais : une fois quenous sommes avec notre âme-sœur, plus personne ne peut nouscombler comme notre moitié !


Lapremière fois qu’Asuran a vampirisé un humain, ce fut300 ans après Lacus, Yzak. C’était un guerrier froid,n’exprimant aucuns sentiments. En y réfléchissant, iln’a pas changé durant tous ces siècles. Asuran atrouvé en lui des qualités de vampires. Yzak ne nous ajamais déçu même s’il n’a pas toujours étéd’accord avec nous, mais il nous a jamais fait défaut. Safidélité est exemplaire et son dévouement àla famille aussi. Bien plus tard, notre route a croisé celled’une fille de milieu pauvre assez dévergondée,Lunamaria. Elle a réussi à séduire suffisammentYzak pour obtenir une nuit de plaisir avec lui. J’ignore ce quis’est passé cette nuit-là mais ça devait êtreassez fort pour qu’Yzak accepte d’être son amant encore 4nuits avant de la faire définitivement sienne. Sa trèschère épouse est son opposé : colérique,dynamique et très sensuelle. Mais elle a surtout un grand sensde la famille.


Lapremière fois que j’ai vampirisé un homme, ce fûtun joyeux luron aimant la fête, les femmes et la bagarre.Dearka avait tout du mauvais garçon, issu de famille plus oumoins aisée et symbolisant à la perfection le mauvaisgarçon. Bizarrement, il nous a séduit après enêtre arrivé aux mains avec nous. Il était saoûleet plutôt de mauvaise humeur. Lacus et Lunamaria s’en étaitprise à un de ses amis. Ce fut son sens de la fraternitéqui me séduit cette nuit-là. Une fois des nôtresil a continué sa vie dissolue. Ce qui m’a plus frappéc’est la jeune femme qui devient son épouse : lecontraire absolu de lui ! Mirrilia était une jeune fillesage, destinée à entrer dans le couvent qui en a faitvoir pas mal à Dearka. Il aura fallu un accident stupide pourqu’elle change d’avis sur lui. Il lui a sauvé la vie, ouplutôt sa vertu. Après ça, elle est devenuesympathique avec lui et peu à peu en est tombéeamoureuse. Ce qui est le plus étonnant, c’est qu’avecelle, Dearka s’est calmé !


Nichol,ce fut le deuxième qu’Asuran vampirisa, pour sa sensibilitéet son don avec la musique. Je crois que c’est le seul à quiil a proposé la transformation. J’ignore encore aujourd’huipourquoi Nichol a accepté de devenir des nôtres. Maisune chose est sûre, son talent nous a ouvert pas mal de portes.Pour lui Asuran a transformé la douce et gamine Meyrin. Unejeune fille de 15 ans qui ressemblait fort à Lunamaria. Ellen’a pas vraiment compris je crois avant d’être vampire,Asuran la séduite sans difficulté avec son charme et sabeauté physique. C’est sûrement le couple le mieuxassorti de la famille car ils se ressemblent tous les deux :doux, calme et enfantin sur les bords.


Ladernière fois que j’ai vampirisé quelqu’un se futun gamin, têtu et emporté, Shinn. Il vivait dans la ruedepuis la mort de ses parents et de sa sœur dans un incendie.Peut-être que ce style de vie et la souffrance de la perte dessiens étaient la cause de sa méfiance et de sonemportement. Il était toujours sur ses gardes, mêmequand on faisait un geste amical envers lui. Je lui ai proposéde mettre fin à ses souffrances et d’avoir une nouvelle vie.Sa désolation était telle qu’il a accepté. Par contre, son épouse ce fut autre chose. Stellar vivait audépend d’un homme pour lequel elle travaillait, ainsi quedeux autres jeunes. Timide, peureuse et réservée, ellen’était pas le genre de personne que l’on remarquefacilement. Je me rappelle très bien qu’elle avait peur denous. Son comportement étrange, à la limite de lamaladie psychotique et sa peur inconditionnelle de la mort faisaientd’elle quelqu’un que les Mortels préféraientéviter. Shinn l’a convaincu d’être des nôtresen lui promettant de la protéger et de lui permette de ne pasavoir à redouter la mort.


Depuis600 ans, notre famille ne s’est plus agrandie. Nous avons tousnotre épouse ou époux, sauf Asuran. Je sais que ledernier membre de notre clan sera son épouse et quelque choseme dit que bientôt nous l’aurons trouvé… J’ail’impression qu’elle n’est pas très loin… »


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POVCagalli
« Jehais ma vie ! Surtout les jours où je dois aller enclasse ! Je soupire. Nous sommes presque en avril alors d’icià 3 mois ce seront les vacances. J’aurais enfin un peu lapaix. Et puis en septembre, j’irais travailler vu que j’aurai eumon diplôme en juin. Je ne les verrais peut-être plus … Je lance un regard vers l’horloge mural et soupire ànouveau.


C’estinjuste !


Jesuis punie. Je dois nettoyer toute la classe seule avant de pouvoirrentrer chez moi. Pourquoi ?? C’est incompréhensible…Je me suis ramassée un seau d’eau en gym et c’est moi quisuis punie, pas mes oppresseurs. Tout ça parce qu’ilsappartiennent tous à des familles bien vues et aiséesde la ville… alors on préfère les croire eux plutôtque moi qui vit dans la cité avec une mère àl’hôpital ! Bien sûr, c’est logique tout lemonde se renverse un seau d’eau sur la tête !


Ilm’aura fallu une heure pour tout finir, une heure pour ranger toutle local. Je range mes affaires dans mon sac et jette un regard parla fenêtre. Le soleil descend lentement à l’horizon,il est déjà 17h30, je ne pourrais pas aller voir mamanaujourd’hui. Je soupire de tristesse et me dirige vers la sortie.J’espère juste que le « gang » ne serapas là, que pour une fois je ne devrais pas courir pourrentrer chez moi.


Jesors dehors et quitte la cour d’un pas tranquille. Je m’arrêtesoudain apeurée. En face de moi se trouve non seulement Yuuna,Meer, Ahmed mais aussi les drôles de types avec qui ilstrainent, entre autre le petit ami de Meer. Je déglutis etrecule doucement espérant qu’ils ne me verront pas. Je faisdemi-tour et me décide à prendre un chemin plus longpour rentrer. Je n’ai pas encore envie d’être couverte debleus. Mais je n’ai jamais de chance !


« Tunous quitte déjà ? » Crie une voix dansmon dos, celle de Yuna. J’entends les autres rire.


J’inspireprofondément avant de commencer à courir vers la ruecommerciale. Je sais qu’ils me suivent et qu’ils ont unavantage : les véhicules ! Je lance un regard pardessus mon épaule pour voir où sont mes bourreaux maisje ne les vois pas. Qu’ont-ils encore imaginé ? Avec machance je vais me faire encerclée comme la dernièrefois.


Avantque j’aie eu le temps de comprendre, je percute quelque choseviolemment… »


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POVAsuran
« Nousavons décidé de nous promener dans la ville, histoirede tous voir à quoi ressemble notre nouveau territoire. Commeà notre habitude, nous circulons en groupe plus ou moinsétalé, allant de Luna et Meyrin qui s’arrêtentà toutes les vitrines, à moi qui marche devant. Stellarchantonne dans mon dos alors que Lacus commence àl’accompagner. Je souris délicatement.


Nousavons trouvé une ville accueillante et plutôt jolie.Certes, un peu petite pour mériter le nom de ville, mais assezintéressante. J’observe la rue presque déserte etbordée d’arbres. Plus tôt, j’ai remarqué unmignon petit parc avec un lac. Si tout se passe bien, je crois quenous resterons définitivement ici. Je sens que les autrespartagent cet avis.


Jeferme un peu les yeux et savoure la caresse chaude des rayons dusoleil couchant sur la figure. Subitement, je sens quelque chose mepercuter violemment. Ah ces Humains, toujours maladroits. Je grognede mécontentement et arrête de marcher. J’ouvrelentement les yeux de mauvaise humeur et abaisse le regard vers lagamine blonde assise par terre en face de moi. La premièrechose que je ressens est sa peur et son immense tristesse. Je lafixe, prêt à lui dire ma façon de penser quandsoudain elle relève la tête. Mes yeux émeraudesentrent en contact avec un regard ambre… Je reste la bouchelégèrement ouverte, incapable de parler. Un étrangesentiment parcourt mon corps…. Je me sens étrangement bienet attiré par elle. Nos regards restent aimantés, letemps s’est arrêté. Je comprends enfin ce que jeressens : l’impression d’être complet et en paix.


Jelui tends lentement la main sans briser le contact visuel. Ellel’accepte, les joues en feu et je la remets sur pieds et l’attireun peu à moi. Elle se raidit un peu, et je sens sa peuraugmenté graduellement avec le temps.
« Je… Je … suis …. » balbutie-t-elle avant que je ne lacoupe.


« Jet’ai enfin trouvée…. » J’ai murmurécontre son front avant d’y déposer délicatement meslèvres. Je sens son trouble et un frisson parcourir son corps.


« Euh,je …. » Elle ne trouve pas quoi me répondre etreste sans bouger contre moi, avant de subitement s’éloigner,me privant de son odeur agréable. Je ramène mes yeuxsur elle. Je sais qu’elle est humaine et à la limite entrel’enfance et l’âge adulte. Je peux lire sa pureté etson innocence dans son regard limpide et franc. Je sais intuitivementque la séduire ne sera pas facile.


Jeme rapproche un peu d’elle et écarte une mèche de safigure. Elle rougit à nouveau et entrouvre la bouche pour meparler. Je lui offre un sourire rassurant, mes yeux toujours plongésdans les siens. Je la sens se détendre et involontairement,elle fait un pas vers moi.


« Je…n’ai pas... compris…. Tantôt… »Murmure-t-elle. Je tends la main pour caresser sa joue. Sa peau estsoyeuse sous mes doigts froids.


« Tucomprendras, … plus tard. » J’ai répondu àune voix basse comme elle. Je la vois ouvrir la bouche ànouveau mais elle n’a pas le temps de me répondre que noussommes interrompus. Je n’apprécie pas du tout l’intrusion.


« Tiens,alors on n’a pas été loin ! » Déclaresur le ton ironique une voix masculine.


Jela vois frissonner et je peux lire la peur sur son visage. Je relèvela tête vers le groupe qui est dans son dos, alors qu’elle seretourne. Il y a là 2 filles et 5 garçons, dont 3vampires. Sûrement la famille dont Kira nous a parlé. Jecomprends rapidement que les vampires ont noués des liens avecces Mortels. Ma chère et tendre leur fait face aprèsavoir inspiré et avance d’un pas vers eux. Courageuse, maisapeurée par le groupe.


« Qu’est-ce… que vous me … voulez ? » déclare-t-elled’une voix basse mais audible.
Legroupe en face éclate de rire. Je rive mes yeux à ceuxdu chef vampirique. Je dirais qu’ils ont entre 250 et 450 ans. Pasvraiment une menace pour moi, ni pour ma famille. Je pourrais lesignorer et ne pas me mêler de leur jeu avec les Mortels, maislà c’est MON épouse, ou du moins ma future épousequ’ils menacent. Et je suis loin d’apprécier.


« Commesi tu ne le savais pas ! » rétorque avec unevoix moqueuse un des garçons. Je les observe toujours et lesvois approcher de manière menaçante la jeune femme, quirecule un peu. Je grogne à nouveau, ils ne font pas attentionà moi trop préoccupés par leur « proie ».Ce qui est plutôt une erreur de leur part.


Jecomble la distance me séparant de ma douce beauté et jeglisse une main possessive autour de sa taille, sur son ventre, lacollant par la même occasion à moi. Surpris de monintervention, ils s’arrêtent un moment avant de me fusillerdu regard, sauf les filles qui, elles me dévorent des yeux. Jeremarque que mon intervention ne leur plaît pas. Contre moi,l’adolescente tremble toujours, mais moins. Je sais qu’elle sesent en sécurité dans mes bras, même si elleignore pourquoi. Alors qu’ils essayent de former un arc de cerclepour nous entourer, je sens la présence de Kira et Yzak dechaque côté de moi. Rapidement, nous sommes rejoints parle reste de la famille. Il ne se passe rien d’autre qu’un simpleéchange de regard, mais c’est suffisant pour que les autresvampires reculent en entraînant leurs amis plus loin murmurantun « on s’occupera d’elle plus tard ».


Jedesserre mon étreinte et la laisse se détacher de moi.Elle fait volte face et nous observe un peu intriguée… »


******************************​*********************POVCagalli
« Jesoupire de soulagement en les voyant partir. Pour une fois, jerentrerais chez moi sans coup ni blessure ! Et ce sera lapremière fois en … j’ignore depuis combien de temps jesubis tout ça. J’ai l’impression que ça dure depuistout le temps. Le jeune homme que j’ai percuté desserre sonétreinte et j’en profite pour m’écarter de lui, lesjoues en feu. Je me retourne pour le fixer et constate que je suisface à un groupe composé de filles et de garçons.


Jeremarque qu’ils me dévisagent tous, filles comme garçons,du bout de mes pieds à la pointe de mes cheveux. Je déglutisen comprenant que je fais l’objet d’une fouille visuelleminutieuse. Je sens mes joues rougir et je baisse timidement leregard vers le bas. Je me sens gênée par leur regard etje n’ose pas les regarder comme il me regarde.


« Alors,c’est elle ? » me demanda une voix chantante.


Jerelève un peu la tête vers eux et pour la seconde fois,je me demande ce que sous entend cette réplique. Je m’apprêteà leur dire qu’ils doivent faire erreur, que je ne lesconnais pas, mais mon « Sauveur » est plusrapide.


« Oui,Lacus. C’est elle. Hum, tu avais raison. » Répond-ilcalmement, toujours en me fixant comme tous les autres. Je me sensmal tout à coup. Aurais-je quitté des tortionnairespour d’autres ? Un cauchemar pour l’enfer ?


« Elleest fort pâle je trouve… » La remarque est d’unerousse aux cheveux courts qui grimace en me regardant, « etje la trouve … quelconque… et je… »


Maiselle est coupée par un des garçons, celui qui a demagnifiques yeux améthystes.


« Arrête,Luna ! Tu vas l’apeurer encore plus. » Sa voix estautoritaire mais étrangement calme. Instantanément, larousse se tait.


J’inspireprofondément, avant de commencer en essayant de ne pasbafouiller ce que je rate lamentablement : « hum, …euh … mer … merci … de … m’a… m’avoir … »Je suis de nouveau coupée.


« Ellea l’air de nous redouter, pourtant on n’est pas méchantnous ! » La remarque est de l’autre rousse, cellequi a deux couettes. Décidément, je n’aurais eu quedes remarques désagréables aujourd’hui. Quellejournée pénible, comme si le fait que ma mère semeurt n’était pas suffisant. Je sens les larmes monter àmes yeux et je sais que je vais craquer ici devant eux. Ils metrouveront encore plus minables mais bon.


« Çasuffit, c’est vous deux qui la mettez dans cet état ! »déclare la belle Princesse aux longs cheveux roses, mettant unterme à la discussion ! Elle lâche le bras du jeunehomme aux yeux améthystes et s’approche de moi avec un beausourire amical sur les lèvres. Elle ressemble terriblement àMeer, si ce n’est son expression sympathique et avenante. Elles’arrête à un pas de moi, toujours souriante.


« Allez,toi tu as besoin d’un remontant ! Viens avec nous… »Propose-t-elle gentiment. Un regard au-dessus son épaule et jeremarque le sourire et le regard doux de celui que j’ai percuté.Étrangement, ça me rassure et je me sens bien, commetantôt quand j’étais dans ses bras. Malgrécela, ma conscience me crie de refuser son offre.


« Euh,… hum …. C’est très … heu … gentil … mais …mais… » J’essaie de trouver une réponse logiqueet adéquate. Subitement, la petite blonde, qui étaitdans les bras d’un des garçons, se détache de lui etvient vers moi avec un air décidé. Elle s’arrêteà côté de la Princesse, penche la tête surla gauche me fixe dans les yeux sans parler. Tout à coup sansprévenir elle m’empoigne la main et me tire derrièreelle avec une force que je ne soupçonnais pas !


« Viens,Stellar pense que tu as besoin qu’on s’occupe de toi un peu ! »


Jereste sans voix et je suis abasourdie sans savoir quoi faire. Elledépasse le groupe, qui nous suit et m’attire dans un caféoù elle me fait m’asseoir avant de s’installer àcôté de moi. Les autres nous rejoignent et s’installent,mon Sauveur à côté de moi.


J’observeattentivement le groupe qui m’entoure. Ils sont tous trèsclasse. La Princesse est habillée de façon un peuspéciale dans des couleurs roses et blanches : jupecourte droite et long manteau blanc ; le garçon àcôté d’elle est habillé dans les tons noirs, demanière gothique ; mon Sauveur est dans les tons sombreset très classique ; à côté de lui, lajeune fille aux couettes porte une jupe plissée et unchemisier sous une veste légère, son ami lui esthabillé très simple dans les tons verts ; àmes côtés, la petite blonde porte une robe bleue et uneécharpe blanche, son voisin porte un chemisier au dessus d’unjeans dans des tons plutôt clairs ; le jeune homme auxcheveux gris est en costume, l’autre rousse porte un pantalon et unchemisier assez sexy ; reste à côté de laPrincesse, un jeune homme habillé de manière trèsdécontracté et une jeune femme portant un tailleur.


LaPrincesse reprenant la parole : « Excuse notreimpolitesse, on ne s’est pas présenté ! Bon, jele fais. Moi, je m’appelle Lacus, mon cher et tendre c’est Kira,la sale peste aux cheveux courts c’est Lunamaria, l’insociable auregard de glace c’est Yzak ; la gamine avec ses couettes c’estMeyrin ; son voisin c’est Nichol ; l’antipathique c’estShinn et ta voisine c’est Stellar ; reste Asuran ton autrevoisin ; le surfeur et dragueur c’est Dearka et la dame autailleur Mirrilia ! »


Jela regarde étonnée et me force à sourire alorsqu’ils me fixent tous.


« Euh,enchantée, Hum … Cagalli Hibiki » j’ai murmuréintimidée.


« Stellarest contente de te rencontrer, elle t’aime bien »déclare ma voisine avant de poser sa main sur la mienne et desourire. Je lui rends son sourire avant de tourner la tête versmon voisin, qui passe un bras autour de mes épaules etm’attire à lui pour embrasser mon front.


C’estbizarre mais je me sens bien, là dans ses bras et avec euxautour, je me sens comme …. En famille ?!? »


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POVLacus
« Jesouris attendrie par le spectacle qu’offrent Asuran et sa compagne.La jeune fille blonde semble plutôt à l’aise et aussiétonnée. Je peux comprendre ce qu’elle ressent et sontrouble. J’ai vécu le même quand j’ai rencontréKira et Asuran. Cette sensation de bien être quand Kira avaitpassé ses bras autour de moi et posait ses lèvres surles miennes, alors qu’on ne se connaissait pas ! L’impressiond’avoir trouvé les miens quand Asuran nous a rejoint àtable et à parler avec nous. Pourtant, je ne les connaissaispas et ne savais même pas leur nom. Je la comprends, les autresaussi nous avons tous eu ce sentiment avant d’être vampirisé.


Jela regarde et apprécie le fait de la savoir de notre famille.Mon intuition me dit que l’on va bien s’entendre et s’amuseravec notre nouvelle sœur. Je dépose ma tête surl’épaule de Kira qui referme ses bras autour de ma taille etembrasse amoureusement mon front.


Elleest toujours humaine, mais elle fait partie de la famille tout commeelle est déjà la compagne d’Asuran… sauf qu’ellene le sait pas encore, elle !


Parceque nous sommes vampires et très liés à notreclan, quand nous rencontrons un futur membre de notre famille, de lamême manière que nous sommes capables quand nouscroisons notre âme-sœur de la reconnaître, nous lesentons. Nous ne vampirisons pas beaucoup, uniquement ceux que noussavons membres de notre famille. J’ignore comment expliquer ça,ni d’où cela vient mais je sais que cela a toujours étéle cas. Nous l’avons ressentit pour chaque membre de la famille. Etle Mortel qui entrera dans notre famille ressent le même, bienqu’en général il ne peut pas comprendre. Je croisqu’un lien nous unit, un lien intemporel qui fait que nous nousreconnaissons.


Asuranmurmure quelque chose à sa voisine. Notre chère Humainerougit légèrement et baisse un peu la tête.Malgré ma bonne ouïe je ne peux entendre ce qu’il lui adit. Mais j’imagine volontiers qu’il s’agissait d’uncompliment. Je souris un peu, et regarde Asuran resserrer sonétreinte. Elle se détend un peu et ose le regarder etlui sourire, toujours de manière timide. Si innocente et sipure ! Elle me rappelle un peu Stellar. Cette dernièresemble l’avoir adoptée définitivement et êtreheureuse d’être près d’elle.


Mespensées sont interrompues par l’arrivée du serveurqui vient prendre notre commande. Nous tournons tous la têtevers lui.


« Ahquand même ! Pas trop tôt, dîtes donc avecvous on a le temps de mourir de soif ! » DéclareDearka sur un ton ironique.


« Mêmesi tu n’as pas tords, chéri, tu n’es pas obligé del’agresser » Milli lui répond gentiment et luilance un regard désapprobateur.


« Maisc’est vrai qu’il lui en a fallu du temps ! En plus il n’ya pas de client. » Grogne un peu Shinn en fusillant duregard le pauvre Mortel. Asuran se décide à intervenir.


« Çasuffit maintenant avec ça. Si vous passiez plutôtcommande » Déclare-t-il sur un ton froid etautoritaire. Je vois Cagalli nous lancer à tous un regardétonné. Elle doit être du genre às’abaisser devant les autres. Enfin, aucun vampire ne se laissemarcher dessus par un Mortel, à ma connaissance. Comme Asurannous l’a suggéré nous passons tous commande auserveur. Il revient plus vite qu’il n’est parti avec nos boissonsavant de s’éclipser après qu’Yzak l’ai payé.


Cagalliboit calmement son café et je me décide à êtreindiscrète. Je sais bien que toute la famille meurt d’enviede lui poser des questions, mais personne n’ose de peur de vexerAsuran. Moi, il y a longtemps que je ne le redoute plus, et je saisqu’il me pardonne tout. Mais Stellar est plus rapide que moi !Sa naïveté en fait la préféréed’Asuran, tout comme moi ma pureté. Jamais Asuran ne lui afait un reproche, il a toujours tout cédé ànotre très chère Stellar.


« Stellaraimerait savoir ton âge ? » demande-t-elle touten posant sa tête sur l’épaule de Shinn pour mieuxvoir Cagalli.


Cettedernière lui sourit et lui répond : « 18ans en mai » Stellar semble assez satisfaite de laréponse.
Jesouris et bien voilà, elle ne bafouille plus donc ellecommence à se sentir dans sa famille avec nous. »