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calli_attha » calli_attha » âmes soeurs » cahpitre 1: Quand les ténèbres rencontrent la lumière (partie 2)

cahpitre 1: Quand les ténèbres rencontrent la lumière (partie 2)

POVStellar
« Stellarest contente. Elle a une nouvelle sœur ! Elle l’aime déjàbeaucoup ! Stellar sait bien qu’elle est encore humaine maiselle sait aussi que Grand Frère va la transformer comme ça,elle aussi, n’aura plus peur de la mort. Il faut juste attendre unpeu qu’elle soit prête et qu’elle le désire commeStellar l’a voulu.


Stellarobserve sa nouvelle sœur. Elle est contente, les Mortels vont lesprendre pour de vraies sœurs ! Cagalli a les mêmescheveux que Stellar, dorés et elle a de beaux yeux ambres.Stellar adore ses yeux. Stellar la trouve belle, elle est aussi jolieque Grande Sœur ! Stellar a plein de questions à poser àsa nouvelle petite sœur, tout plein. Mais elle sait qu’elle doitattendre un peu sinon Cagalli va avoir peur.


Stellarest heureuse que Grand Frère ait trouvé son âmesœur. Maintenant il sera plus heureux et moins triste, il rira denouveau comme avant et peut-être voudra bien de nouveau joueravec nous tous. Stellar sait ce que ça fait d’êtreavec son Élu, elle a Shinn. Elle se rappelle ce qu’elle aressentit quand elle a vu Shinn pour la première fois, quandShinn lui a promis de veiller sur elle, et lui a dit qu’ill’aimait. Stellar n’avait jamais été aussi heureuseque quand Shinn a fait d’elle son épouse adorée !


Stellarse redresse un peu et vient poser sa tête sur l’épaulede sa Petite Sœur. Elle tourne la tête surprise vers Stellarmais elle ne dit rien. Stellar est contente, Petite Sœur l’aimebien ! Stellar est sûre que Cagalli l’aimera autant queGrand Frère l’aime.


Soudain,tout le monde se lève et on quitte le café. Stellartient le bras de Shinn et attrape la main de sa nouvelle amie. Onmarche dans la ville en silence, alors Stellar décide dechanter. Elle commence une douce chanson, pas trop fort sinon Luna etMeyrin vont rouspéter. Grande sœur commence à chanteravec Stellar.
Aubout de plusieurs chassons, tout le groupe arrive devant une maison.Stellar remarque que toutes les habitations se ressemblent ici.Pourquoi est-on là ?


« Bon,c’est ici que j’habite. Euh merci pour tout… Il faut que jerentre maintenant » c’est Cagalli qui parle. Stellar esttriste alors elle ne va pas rester avec nous ? Stellar observeGrand Frère qui lui sourit et hoche positivement de la tête.Il se penche et embrasse doucement le front de petite sœur. Ensuiteil murmure un au revoir et il fait demi-tour. Tout le monde le suit.Stellar regarde encore sa nouvelle sœur et elle la sert trèsfort dans ses bras avant de suivre le groupe.


Stellarrattrape le groupe et dépasse les autres pour attraper le brasde Grand Frère. Elle veut savoir pourquoi on laisse Cagalliici ! Elle saisit Asuran par la manche et le tire vers elle. Ils’arrête et tourne la tête vers Stellar.
« Qu’est-cequi se passe, ma Puce ? » demande-t-il àStellar gentiment avec un sourire rassurant.


« Stellarne comprend pas ! Pourquoi on la laisse ici ? »Stellar demande les yeux rempli de larmes, elle est tristed’abandonner sa Sœur ici, toute seule. Elle sent les larmes roulersur ses joues.


« Maisenfin, on ne va pas la forcer à nous suivre, elle ne voulaitpas de toute manière ! » réponds Lunad’une voix lasse et cassante. Stellar est encore plus triste etpleure maintenant. Pourquoi petite Sœur n’aurait pas voulu êtreavec nous ? Stellar sent quelqu’un l’attirer dans ses bras.Elle se retrouve collée à Asuran qui caresse gentimentses cheveux.


« Lunamaria ! »C’est tout ce qu’il dit de manière basse mais Stellar sentsa colère. Elle a peut-être fait quelque chose qui nefallait pas…


« ChutStellar », murmure Grand frère, « elleviendra avec nous, mais il est encore trop tôt, elle a besoind’un peu de temps… mais promis, elle fera bientôt partie dela famille. »


Stellars’éloigne et regarde Asuran avec un petit sourire. Elle saitqu’il tient toujours ses promesses. Asuran essuie les larmes deStellar et lui sourit. Stellar prend son bras et recommence àmarcher. Elle est sûre que bientôt elle reverra Cagalli… »


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POVRey
« Laporte d’entrée s’ouvre et j’entends quelqu’un retirerses chaussures. Je sais que c’est elle, qu’elle est enfinrentrée ! Je soupire de soulagement et réfléchisau sermon que je vais lui faire pour ne pas avoir prévenu. Jesais qu’elle aura une bonne excuse, ce n’est pas son genre derentrer tard et de ne pas avoir prévenu. Je la connais trèsbien et même si je sais qu’elle n’est plus une gamine je nepeux m’empêcher de m’inquiéter pour elle. Jel’entends se diriger vers les escaliers.


« Cagalli ? »j’appelle gentiment. Je ne m’énerve jamais sur ma petitesœur, elle souffre déjà assez de notre situation et dela maladie de maman. Nous avons 4 ans de différence, et depuistoujours, je la protège de mon mieux.


Jel’entends redescendre les quelques marches qu’elle a montéet venir dans notre petit salon. Elle se plante devant moi, la têtebaissée comme un condamné prêt à recevoirson châtiment.


« Salut,Rey…excuse moi de ne pas t’avoir prévenu mais …. Cen’est pas vraiment de ma faute, tu sais et puis je … »commence-t-elle à voix base toujours sans me regarder.


« Ilst’ont encore ennuyé ? » Je sens la ragemonter en moi. J’ignore pourquoi ils s’en prennent toujours àCagalli, mais c’est énervant.


« Non,… en fait si, ils voulaient m’ennuyer … mais ils sontintervenu et les autres sont parti… » M’explique-t-elleavec un petit sourire. Elle se laisse tomber à côtéde moi dans le divan, toujours souriante. Je ne me rappelle pas avoirvu Cagalli aussi heureuse et avec un si beau sourire depuis que mamanest malade.
« Ils ?!? »J’ignore de qui elle parle. Cagalli est Cagalli, et elle se définicomme une solitaire sans amis à l’école. Je sais quecela lui pèse mais je sais qu’elle ne se plaint pas de sonstatut de bouc émissaire de l’école.
« Ah,euh un groupe composé de filles et de garçons….Certains sont plus vieux que moi, d’autres plus jeunes… ils sonttrès gentils ! » Sa voix démontre sonenthousiasme et son sourire s’agrandit.


« Desélèves de ton école ? » macuriosité est un peu piquée et j’aimerais quand mêmesavoir de qui elle parle.


« Non,je ne les avais jamais vu avant. Tu veux que je te raconte. »Je sens son envie de partager sa petite aventure et sa joie faitplaisir à voir. Je ne saurais lui refuser cette petite faveur.Je me lève et me dirige vers la cuisine.


« Biensûr, ça m’intéresse. Raconte-moi ça touten préparant le souper. » Je lui déclare enallant dans la cuisine et en commençant à préparerle souper. Elle me rattrape vite et commence à mettre la tablependant que je réchauffe la sauce et met l’eau bouillir pourles pâtes.


« Enfait, le gang me poursuivait et je lui ai cogné dedans… ensuite quand le gang est arrivé, ses amis … »elle est lancée dans son explication.


« Il,c’est qui ? » je ne peux m’empêcher dedemander en me tournant vers elle. Je vois ma cadette rougirviolemment et se troubler. Jamais avant je ne l’avais vue réagircomme ça à la mention d’un garçon. Je pensequ’elle a un petit faible pour lui.


« Asuran… il est plus vieux que moi et il est … euh … très beau,de magnifique yeux émeraudes et … Hum… il a ététrès gentil avec moi … et très … euh tendre jedirais. Pourtant, je l’ai bousculé mais il m’a relevéet il m’a protégé des autres. Après ses amis àlui sont arrivés et le gang est parti. Si j’étais sien retard, c’est parce qu’ils m’ont invité àboire un café pour me remettre des mes émotions. Ilssont super … » Continue-t-elle toujours aussienthousiaste.


« Tuas été boire un verre avec de parfaits étrangers ?Tu ne crois pas que tu prends parfois des risques. »J’essaie de lui faire comprendre qu’elle aurait dû refuser.Sa réaction m’étonne.


« Biensûr, pour une fois qu’on s’intéresse gentiment àmoi c’est sûrement pour me faire souffrir. C’est ça ? »Ses yeux sont remplis de larmes. Je sais bien que ce n’est pasvraiment ce que j’ai dit qui en est la cause. Il vaut mieux qu’ellepleure maintenant que tantôt dans son lit, seule. Je m’approched’elle et la prends dans mes bras pour la consoler.


« Tuas raison, je m’en fais trop pour toi. Excuse-moi. Aprèstout vous étiez dans un lieu public, il ne pouvait past’arriver grand chose… Et puis, ils voulaient juste savoir si tuallais bien je suppose. » J’arrive à la calmer unpeu.
« Jesais, excuse-moi de m’être un peu emportée… ils sonttrès gentils, tu sais. » me répond-elle.


« Tuvas les revoir tes nouveaux amis ? » Je demandegentiment.


« Jen’en sais rien, mais j’espère que oui. »déclare-t-elle avec un air un peu rêveur. Je suppose quecet Asuran lui a fait un grand effet. »


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POVAsuran
« Jesuis allongé sur mon lit dans la pénombre, un sourirejouant sur mes fines lèvres pâles. Je ne peux m’empêcherde me sentir bien et heureux depuis notre petite rencontre de tout àl’heure. Je ne me suis jamais senti aussi bien que depuis cettesoirée. Je suis dans un état d’euphorie extrêmeet rare chez moi. En rentrant je suis monté directement dansma chambre et je me suis laissé tomber sur mon lit et je n’aiplus bougé depuis. Mes pensées sont focaliséessur elle.


Elleoccupe toutes mes pensées depuis notre rencontre trop brève.J’aurais aimé la ramener ici avec nous. J’aurais aiméla faire mienne, ne faire qu’un avec elle ; j’aurais aimésentir son odeur fruité, entendre sa voix mélodieusechanter à mes oreilles, frôler sa peau douce et goûterson goût intime.


Jeme tourne sur mon côté droit et ferme les yeux meremémorant ma belle Princesse blonde aux yeux ambres. Jerevois ses doux traits, sa peau blanche qui me donnait envie de latoucher, de la caresser. Je pouvais sentir son innocence et sapureté. Elle n’a jamais aimé et n’a jamais eud’amant, je le sais au plus profond de moi. Je l’ai vu dans sesyeux envoûtant quand nos regards se sont croisés.


Jesoupire de frustration. Elle est loin et penser à elle ne mesuffit pas, j’ai besoin d’elle, de sa présence. Jem’assieds doucement et fixe la fenêtre. Je me mords la lèvreinférieure, je sais pertinemment que je ne pouvais pas laramener ici, la faire mienne et la marquer. Je ne peux pas mecomporter avec elle comme avec toutes les mortelles avec qui jeprends du plaisir. Elle est spéciale et différente pourmoi. Je vais prendre mon temps pour la séduire, attendrequ’elle soit prête et amoureuse pour partager une nuitd’amour avec elle, attendre qu’elle le veuille pour latransformer et faire d’elle mon Épouse.


Jesais qu’avec elle je n’utiliserai pas mes dons de séduction.Je veux qu’elle tombe amoureuse de moi réellement, luilaisser le temps nécessaire même si ça doit êtrelong. Je veux qu’elle désire plus que tout au monde êtrema moitié manquante. Je souris délicatement, rêvantau moment où je la reverrais… cette nuit… je sourisdoucement. Sachant où elle habite, je n’aurais qu’àaller l’observer et je pourrais peut-être lui parler. »


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POVCagalli
« Jesuis allongée dans le noir complet, sauf le peu de lumièrequi filtre par mes tentures. Je fixe le plafond d’un air absent.Rey est sortit voir Sakura sa fiancée qui est revenue devoyage. Elle est hôtesse de l’air et donc s’absentesouvent. Il ne passera pas la nuit à la maison, il va sûrementdormir chez elle. Je suis donc seule pour la nuit. Je ferme les yeuxun peu. Demain c’est le week-end, la seule bonne nouvelle de lasemaine.


Mespensées filent invariablement vers le groupe que j’airencontré en début de soirée. Beaucoup dequestions se bousculent dans ma tête auxquelles malheureusementje ne peux apporter de réponses. Je soupire à nouveauet me mords la lèvre. Pourquoi est-ce que je me sentaistellement bien avec eux ? D’où venait ce sentiment desécurité ? Quelle était cette drôlede sensation ? Comme si j’étais dans ma famille, avecmes frères et sœurs ? Et puis aussi, tout ce quiconcerne Asuran ….


Jesens mes joues rougir rien qu’en pensant à lui. Jamais avantun garçon, … hum pardon … un homme n’avait étéaussi gentil et tendre avec moi, si ce n’est mon grand frère.Il avait une façon tellement douce de me regarder et de mesourire. Avec ses yeux posés sur moi, je me sentais spécialeet unique, comme si je comptais enfin pour quelqu’un d’autre quema mère et mon frère. Arg, Seigneur comme je mesentais bien, troublée, en sécurité et …chaude… dans ses bras, quand sa main était sur mon ventre et noscorps collés l’un à l’autre. En plus il esttellement beau avec ses magnifiques et tendres yeux émeraudeset ses cheveux bleus nuit, sa peau blanche… Arg, il ne doit pasêtre célibataire et il doit avoir une flopée defilles autour de lui. Je ne dois pas être son genre alorspourquoi ce sentiment de bien être quand j’étais dansses bras ? Pourquoi ses baisers si doux et si amoureux ?Pourquoi ses douces paroles murmurées à mes oreillesdans le café ?


Jeferme enfin les yeux et je sombre dans l’inconscient….


Rêve
Jesens ses lèvres appuyées contre les miennes et salangue quémander l’entrée de ma boucheamoureusement. Je gémis et entrouvre timidement les lèvresalors qu’il approfondit notre baiser. Ses mains glissent sous monT-shirt et caresse la peau tendre de mon ventre avant de monter versma poitrine et de masser un de mes seins.



Jesens la pression de sa main augmenter et nos corps se presser peuplus l’un contre l’autre. La chaleur augmentant graduellementalors qu’une de ses mains glisse sous ma jupe et remonte en frôlantma peau vers mes hanches. Je gémis plus fort et cabre moncorps contre le sien, les yeux fermés savourant ses caressesosées. Sa main glisse vers mon entre jambe ….
Findu rêve.


Jem’assois allaitante sur mon lit et choquée… d’oùme viennent de pareilles pensées ? Jamais je n’ai faitde rêves aussi … osés que celui-là ! Jesens mes joues rougir et la température de mon corps est trèsélevée. J’ai honte d’avoir fait un rêvepareille et j’ai trop chaud. Je sors de mon lit et je me dirigevers le bas. Je vais sortir prendre un peu l’air et ça iramieux après.


Unefois en bas, j’ouvre la porte d’entrée et sors dans lejardin. J’inspire profondément pour me calmer. Le vent fraiscaresse ma peau et me rafraichit. J’avance un peu plus dehors etlaisse mes muscles se détendre. Les images de mon rêvejouent dans ma tête inlassablement. Je frissonne et peu àpeu les images se dissipent. Je souris, je me sens un peu mieux.Pourtant quelque chose cloche !


J’ail’impression d’être observée, qu’un regard estposé sur moi en permanence. J’avais déjà cetteimpression dans la chambre. Je me sens épiée maisbizarrement cela ne me dérange pas, comme si le regard posésur moi était tendre et gentil. J’ouvre lentement les yeuxet cherche du regard d’où pourrait venir ce regardinsistant. Mes yeux rencontrent un regard émeraude. Il souritdoucement en me fixant droit dans les yeux. Il est là appuyécontre le mur du jardin à me fixer.


Instantanémentmon rêve me revient en mémoire et de nouveau je rougisviolemment.


Ilse détache du mur et s’approche lentement de moi pours’arrêter à quelques pas de moi, toujours en souriantdoucement.


« Bonsoir.. »murmure-t-il toujours en me regardant dans les yeux.


« Bonsoir … mais qu’est-ce … qu’est-ce que … que vous faites …là ? » j’arrive à demander tout enbafouillant. J’ignore s’il a comprit ma question. Mais c’est laseule chose qui occupe mes pensées pour l’instant :pourquoi est-il là ? Je le vois sourire amusé.


« Jeprends l’air, comme toi apparemment » dit-il.


J’essaiede sourire, intimidée par sa présence et l’aura quise dégage de lui. Il est le genre de personne devantlesquelles les autres s’inclinent, je crois. Je remarque subitementque ses yeux parcourent mon corps lentement, comme s’il medéshabillait du regard. Mon embarras augmente encore plus. Ilfaut dire que je suis peu vêtue et que mon T-shirt moulants’arrête à mi cuisses.


« Euh,il … il faut … que je … rentre. Bonne nuit ! »Je balbutie, rouge pivoine et des plus embarrassée. Je faisdemi-tour sans attendre sa réponse mais il me saisit lepoignet. Sa pression est délicate comme s’il avait peur deme faire mal. Sans très bien comprendre comment, je meretrouve collée à lui avec ses mains caressant mon dos.Mon front appuie contre son torse, il ne peut donc pas voir ma gêneni mon expression. Je devrais me sentir mal, mais je suis juste bienlà contre lui. Je ferme les yeux et involontairement un soupirde bien être m’échappe.


Ilarrête ses caresses et me laisse m’éloigner de lui.J’ai les joues qui brûlent et je n’ose pas relever la têtevers lui. Nos corps sont encore proches l’un de l’autre, trèsproche ; si proche que je sens sa respiration contre ma peau. Jefrisonne et n’arrive pas à ressentir autre chose que lachaleur de son corps proche du mien et sa respiration taquinant mapeau fragile et sensible.


« Je… je dois … » je n’arrive plus à parler alorsque ses mains se posent sur mes hanches et m’attirent à lui.Je commence à avoir un peu peur : je suis seule avec uninconnu. J’ignore ce qu’il désire faire… Je devrais meméfier et le repousser mais je n’y arrive pas malgréma peur.


« Chut…Tu n’as pas à avoir peur de moi… Jamais je ne te ferais demal, crois-moi ma Princesse. » Murmura-t-il tendrement àmon oreille. Instantanément je me détends contre lui.Je suis incapable de parler mais mon corps tremble mais plus de peur.


« J’aifroid… » Je parle plus pour moi que pour lui.


« Ondevrait rentrer, … sauf si tu préfères que je n’entrepas chez toi » il déclare sur un ton bas, seslèvres frôlant ma joue et descendant lentement vers moncou. Je sens sa langue taquiner ma peau fragile et je ne peuxm’empêcher de gémir et de me coller un peu plus àlui. Mon esprit est embrouillé, tout ce que je désire,c’est rester comme ça.


« Heu,je …. Je suis …. Je suis seule…. Je ne sais pas …si… »Je bafouille troublée par ses caresses et ses baisers le longde mon cou et sur ma figure.


Ilarrête un peu ses douces tortures. Seigneur, je ne me suisjamais sentie comme ça avant ! Comment de simplesfrôlements et baisers peuvent vous faire perdre votresang-froid et vous troubler à ce point ? Je suis dans lemême état que dans mon rêve et que quand je mesuis réveillée. Je me mords la lèvre inférieure.
« Jamaisje ne ferais quelque chose que tu ne désires autant que moi »Murmure-t-il avant d’embrasser tendrement ma tempe. Je me contented’hocher positivement de la tête avant de m’éloignerde lui. Il me suit et s’arrête à la porte d’entrée.


« Tupeux entrer…. » Je déclare avec un petit sourireet un peu étonnée. Il me suit à l’intérieuret je le conduis vers le salon où il s’installe sur lecanapé plus ou moins à l’aise. Je me laisse tomber àcôté de lui, en faisant attention de bien croiser mesjambes et en laissant une certaine distance entre nous. Le silences’installe et se fait pesant dans la pièce.


« Cagalli ?!? »


Jetourne la tête curieuse vers lui et aussi intimidée. Ilse penche vers moi et glisse une main sous mon menton et me force àle regarder droit dans les yeux. Il penche la tête vers moi etdépose délicatement ses lèvres sur les miennes.Un simple frôlement empli de douceur et d’amour. Je ferme lesyeux et instinctivement, je glisse mes bras autour de son cou,approfondissant involontairement notre baiser. Sa langue caresse meslèvres et quémande l’entrée de ma bouche.Timidement et peu sûre de répondre à ce qu’ilveut, j’entrouvre les lèvres. Sa langue vient caressertendrement la mienne. Je gémis et je sens ses mains se posersur ma taille pour me serrer contre lui. Je me cabre un peu contrelui, collant instinctivement mon corps chaud contre le sien.


Ilmet fin à notre baiser et je constate, l’esprit encoreembrumé, que nous sommes allongés sur le divan. Il estau-dessus de moi et me regarde droit dans les yeux. Je sens mes jouesbrûler et je le vois me sourire tendrement.


« Euh,je … » commence mais j’ignore quoi dire. C’étaitmon premier baiser et il était simplement magnifique. Ilembrasse bien, ça doit être dur de lui résister !J’essaie de ne pas imaginer le nombre de femmes qu’il a puembrasser. J’aimerais juste être spéciale etdifférente pour lui, ne pas être une simple gamine.


Ilse penche et embrasse à nouveau mes lèvres, mais cettefois c’est juste un frôlement tendre et doux. Il me fixe dansles yeux pendant quelques minutes en silence. La fatigue s’abatsur moi et je sens mes yeux se fermer.


« Jesuis fatiguée, … » je murmure en essayant delutter contre ma fatigue subite.


« Nelutte pas, laisse-toi aller ma Princesse, tout va bien je suis là… »Murmure-t-il à mes oreilles en déposant un baiseréphémère sur mes lèvres. Il se détachede moi lentement. Je saisis sa main et lui lance un regard suppliantà travers mes paupières à demi closes.


« S’ilte plaît, j’ai peur toute seule… ne me laisse pas ! »je déclare d’une voix endormie. Il me sourit avant de hocherpositivement de la tête. Il me prend dans ses bras et me montevers l’étage. J’indique de la main ma chambre et ilm’allonge sur le lit et s’allonge à mes côtés,m’embrassant encore une fois avec passion alors que je sombre dansl’inconscient …


… ….….


Lalumière caresse ma figure. Je grogne un peu mais je me décideà entrouvrir les yeux, il doit être tôt, car elleest très faible. Je soupire de mécontentement, c’estle week-end et je me réveille à l’aube ! Jeconstate que j’ai merveilleusement bien dormi cette nuit,d’habitude quand Rey n’est pas là je dors mal voire pas dutout. Et tout à coup, ce qui s’est passé la veille merevient en mémoire. Je referme les yeux et essaie de calmer marespiration devenue saccadée. Je sens une main écarterune mèche de cheveux de mes yeux et caresser doucement majoue. J’ouvre instantanément les yeux et croise un regardémeraude intense.


« Bonjourmon bel Ange » murmure-t-il avec un tendre sourire. Jesens mes joues rougir, j’ai dormi toute la nuit avec lui …Dormi ?!? Est-ce que … ?


« Net’inquiète pas avec ça. Je te l’ai dit je ne feraisjamais rien que tu ne désires autant que moi ni qui pourraiste blesser. » Déclare-t-il en m’attirant àlui pour enfuir son nez dans mes cheveux. Mon cœur bat de plus enplus vite et ma respiration est légèrement saccadée.Je sens une de ses mains appuyer sur mes reins pour me coller encoreplus à lui. Je m’éloigne un peu de lui et entrouvrela bouche pour parler mais il dépose ses douces lèvressur les miennes et m’embrasse avec tendresse. Je reste sans voixquand il met fin au baiser.


« Euhje … » je ne sais pas quoi dire et je laisse ma phrasestupidement en suspend. Il se recouche et m’attire à lui. Ilse contente de me tenir contre lui mais je sens que sa pression esttrès faible. Si je voulais, je pourrais m’éloignerde lui. Mais est-ce ce que je veux ? Mes muscles sont tendus,mais je n’arrive à pas à m’éloigner pourtantje sais que mon trouble et ma gêne seront moins forte loin delui ! Je ferme les yeux. Pourquoi si je désire m’éloigneren suis-je incapable ? Pourquoi n’arrive-je pas à lerepousser ? Pourquoi suis-je incapable de me méfier delui ? Il a fait naître en moi un sentiment fort etinconnu, quelque chose qui m’effraie et me rend heureuse en mêmetemps.


« Turessembles à un ange quand tu dors ma Princesse »murmure-t-il doucement à mon oreille. Je me détachepour le regarder surprise. Un ange et une princesse ? Je neressemble sûrement pas à des êtres aussimagnifiques que ça ! Je suis quelconque voire moched’après mes camarades de classe. Je porte tout sauf deshabits féminins et à la mode, et encore moins desvêtements qui mettent en valeur. Alors princesse et ange nesont sûrement pas des qualificatifs adaptés àmoi !


« Tuas tords, tu es magnifique tout en restant simple. Peu m’importe ceque pense les autres, tu es MA Princesse… » Déclare-t-ilen me regardant dans les yeux et en caressant tendrement ma joue.Puisqu’il le dit mais … attends ma vieille, tu n’as rien disjuste penser. Alors comment ? Qu’est-ce que …. ?J’ouvre de grands yeux et m’éloigne subitement de lui. Jeme retrouve debout à côté du lit complètementeffrayée.


« Comment…comment vous savez … ça ? » ma voix trembleet je sens mon corps trembler aussi de peur. C’est comme s’illisait dans mes pensées, et ça m’effraye beaucoup. Ilsoupire et sort du lit, s’approchant de moi doucement. Je reculeaffolée.


« Nebouge pas… » Murmure-t-il. Instantanément je mefige et malgré ma peur, je n’arrive plus à bouger,mes yeux rivés aux siens. Il arrive à mon hauteur etm’enlace pour me serrer contre lui. Je n’arrive pas à medébattre malgré mon désir de m’éloigner.Je tremble de peur et je sens ses mains apaisantes caresser mon dos.Involontairement je me calme un peu.


« Laisse-moit’expliquer s’il te plaît… Je sais que tu as peur et jele comprends. Pardonne-moi de m’être immiscer dans tespensées sans ta permission. » Susurre-t-il contremon oreille. Je reste sans bouger et je ferme les yeux sentant leslarmes monter doucement à mes paupières. Je croyaisavoir un avenir différent, être sortie de mon cauchemar.Les larmes roulent silencieuses et lentes sur mes joues. Il s’éloigneet les essuie.


« Tune vas sûrement pas me croire, je le sais… je lis tespensées, je maîtrise très bien la télépathiemon Cœur. » Il fait une pause déposant un baisersur mon front, « je ne voulais pas t’effrayer loin delà … je n’aurais pas dû je sais mais je l’ai faitinconsciemment. »


« Latélépathie ?!? … ça veut dire que tout ceque je pense tu le sais ? » Je panique un peu parcequ’il aurait pu lire depuis hier soir. Il sourit amusé.


« Uniquementquand je me concentre mon Ange. Surtout quand je te vois paniquéeou bouleversée. Je ne lis pas tout le temps tes pensées. »Il me serre de nouveau contre lui et cette fois je me blottis contrelui. Je me sens bien et en sécurité. Un fin sourire sedessine sur mes lèvres.


Finchapitre 1