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POV Lacus

« J’observe le couple danser de plus en plussensuellement sur la piste de danse. Involontairement je serre tropfort mon verre et le casse dans ma main, m’entaillant légèrement lapaume. Je me mords la lèvre inférieure. Que m’arrive-t-il ? Pourquoiréagir ainsi ? Mes yeux ne peuvent malgré mon désire quitter le coupleque forme le jeune homme aux cheveux noisettes et la belle rousse. J’aienvie d’hurler, mais je sais que je ne peux pas. Kira ne fait quechasser, je n’ai pas à réagir comme ça ! Jamais mon Âme sœur, mon Epouxn’irait avec une Mortelle … jamais…. Mais je n’en suis plus très sure…parce que je ne l’ai jamais vu aussi gentil et sensuelle avec uneproie… sauf une fois, il y bien longtemps… Quand je venais de renaitreet que je n’osais pas encore lui tenir tête… Mais à l’époque Asuranétait intervenu et avait calmé la tension qui était née entre nous.


Asuran… Où est-il, mon cher frère ainé ?


Mesyeux quittent enfin le couple et la piste de danse, ressentant lebesoin de rencontrer le regard émeraude qui m’apaisera et me rassurera.Je le trouve au bar avec trois Mortels dont note chère Sœurette. Jesouris en voyant comment il la tient et la regarde. Il en est fou !Pourquoi donc, Kira ne peut-il se comporter de manière aussi exclusiveavec moi ? Je ferme les yeux et les souvenirs amers me reviennent. Biensur Kira m’aime et je suis son Epouse, pourtant il a failli me tromperplus d’une fois avec des Mortelles, soit disant pour tester mon Amourou alors par jeu! Il me sait jalouse et irritable mais il joue lasensualité exacerbée, comme il le fait avec ses proies, sachant que sije le vois je serais en colère. Je sais très bien qu’il n’hésitera pasà avoir une relation sexuelle avec une fille avant de la tuer… Et mêmesi Grand Frère m’assure que ce n’est que du jeu, je ne peux m’empêcherd’en souffrir et d’en être jalouse.


Je rouvre les yeux et fixe ànouveau le couple qui s’embrasse maintenant langoureusement. Je ne peuxpas en supporter d’avantage ! Je quitte mon coin et me dirige droitvers le bar et Asuran. Je ne m’arrête qu’à quelques pas de lui, prêtantattention à la conversation qu’il échange avec les Mortels. Ce ne sontque banalités et questions sur lui, et il se présent comme ununiversitaire en dernière année de bonne famille. Ses déclarationssemblent rassurer le couple qu’il a en face de lui. Je remarque quel’interrogatoire est terminé et que le groupe semble chercher un sujetde conversation, j’en profite pour les rejoindre.


« Bonsoir … »Je murmure d’une petite voix une fois à leur hauteur attirant tous lesregards vers moi. Cagalli m’offre un beau sourire.


« BonsoirLacus… Lacus voici mon frère Rey et sa fiancée Sakura… Et euh … Lacus… » Déclare-t-elle gentiment. Les deux autres me font un signe amical dela tête auquel je réponds.


« Quelque chose ne va pas ma Puce ? »Demande Asuran en fronçant les sourcils. Je remarque l’étonnement deRey à la mention de « ma Puce »


« C’est Kira, Grand frère… » Je déclare d’une voix de petite fille avec mes beaux yeux larmoyant.


Asuranfronce les sourcils et desserre la taille de Cagalli pour se retournervers la salle et chercher du regard mon Epoux. Je laisse couler unelarme et je lance un regard vers la piste de danse pour les observer ànouveau. Quand je retourne la tête, mes yeux croissent le regard tendreet compatissant de ma Sœur cadette. Son frère et sa jeune fiancée parcontre affichent un air plutôt étonné. Asuran finit par trouver Kira etil le fixe pendant quelques instants, avant de se tourner de nouveauvers moi.


« Et si tu allais inviter Kira à danser… » Mesuggère-t-il avec un doux sourire. Je comprends le sous en tendu et jelui rends son sourire.


Je salue les autres et je me dirige d’unpas décidé vers la piste de danse et le couple. Je me faufile avecgrâce et agilité entre les danseurs et arrivent à hauteur du couple. Jecroisse le regard de la fille qui me snobe et feint de m’ignorer.J’inspire et me détends un peu avant de poser la main sur l’épaule deKira. Il arrête instantanément de danser et lâche sa compagne pour seretourner vers moi. Il affiche une expression surprise en me voyant, jeremarque que son regard vacille et change d’expression… Il m’offrenéanmoins un léger sourire. La fille par contre laisse apparaitre sonmécontentement.


« Lacus … » Kira a murmuré et je lui offre un sourire sachant très bien qu’il ne me refusera rien, pas ici du moins.


« Accepterais-tu de m’inviter à danser ? » Je questionne d’une voix douce et suave.


« Au cas où tu en l’aurais pas remarqué, il est avec moi ! » déclare larousse d’un ton impérieux en posant sa main sur le bras de Kira.


« J’ai vu… Mais je crois que tu as assez profité de mon Fiancé pour lasoirée… » Je lui réponds toujours calmement et avec un sourire.Plusieurs regards se sont tournés vers nous. Kira hoche de la tête.


« Flay, ce fut un plaisir, mais je vais m’occuper un peu de Lacus. » Il lui lâche le bras et m’enlace pour danser.
Lafille s’éloigne en pestant et moi je me colle à Kira. Je ne lui diraisrien maintenant, pas ici… Je vais attendre que l’on soit rentré auManoir pour lui dire mes sentiments. Pour l’instant, je ne fais queprofiter du moment. Je pose ma tête sur son épaule et ferme mes yeux… »
POV Cagalli

« Je soupire de bien être. En tout cas, je suis heureuse d’avoir puenlever les chaussures à talon que Sakura m’a prêtées. Commentfait-elle pour marcher avec ça toute la journée ! Je suis heureuse, Reypasse encore la nuit chez elle, puisque demain elle repart et il apermis à Asuran de me raccompagner ! J’en ai largement profité pour luidemander s’il voulait entrer boire quelque chose malgré l’heuretardive. Il a accepté avec un gentil sourire… Et maintenant je suisblottie contre lui dans ma chambre. On est tous les deux allongés surmon lit, je somnole un peu pendant que lui lit un livre qu’il a prissur mon bureau, en fait le roman que je dois lire pour le cours delangue. Je soupire à nouveau et je sens sa main jouer un peu avec mescheveux et caresser ma nuque. C’est étrange mais il n’a posé aucunequestion quand en arrivant je lui ai proposé de venir dans ma chambre…Je n’osais pas lui demander directement s’il accepterait de passer lanuit de nouveau avec moi pour que je ne sois pas seule. Je saispertinemment que Rey ne rentrera que demain soir, après que Sakura aembarqué.


J’ouvre un peu les yeux et positionne ma tête demanière à l’observer tranquillement. Il affiche une expression calme etdétendue, les yeux fixés sur le livre, ses cheveux tombant souplementsur ses épaules. Je ne peux m’empêcher de l’admirer… il est beau… Il ades yeux magnifiques et envoûtants d’une couleur si rares ; une peaupâle et douce ; des traits réguliers et fins … Il est vraiment beau, jene pense pas que quelqu’un puisse dire le contraire… Asuran tourne latête vers moi pour me regarder. Instantanément je rougis et détourne leregard comme si j’avais commis une bêtise.


« Que regardais-tuavec autant d’attention ? Moi ? » Demande-t-il alors que j’abaisse monregard vers le sol, les joues toujours aussi rouges.


« Euh … je … hum… » Balbutie embarrassée d’avoir été surprise.


« Cagalli ? » Asuran murmure mon nom. Je me contente d’hocher légèrement de la tête.


Ilglisse ses doigts sous mon menton et me force à relever la tête pour leregarder droit dans les yeux. Il me sourit tendrement, ses yeux plongésdans les miens. Je retiens un peu ma respiration, perdue dans sonmagnifique regard, envoutée par les reflets verts et émeraude de sonregard. Il penche la tête et dépose ses lèvres contre les miennes,c’est juste une tendre et amoureuse pression. Il met fin au baiseraprès quelques minutes et dépose son front contre le mien. Je garde lesyeux fermés savourant simplement l’instant de plénitude que je connais.Je sens une de ses mains caresser ma joue doucement. Je m’éloigne unpeu de lui pour l’observer.


« Tu es magnifique ma Princesse… » Murmure-t-il avant d’embrasser mon nez. Je souris, sentant mes joues me brûler un peu.


« Merci … euh toi aussi … enfin je veux dire… tu es … euh … beau, … Non,plutôt … euh … magnifique … » Je balbutie, les joues encore plus rougeset le regard un peu fuyant.


« Merci du compliment mon Ange » Déclare-t-il avant de déposer un baiser sur mon front.


Jel’embrasse sur la joue et quitte le lit, après m’être étirée un peu.Asuran me suit du regard et dépose le livre sur ma table de nuit, avantde se lever à son tour et de se diriger vers la fenêtre pour observerl’extérieur. Je profite de son inattention pour lui tourner le dos etme déshabiller et enfiler un T-shirt long. Quand je me retourne jeconstate qu’Asuran est appuyé contre la fenêtre et me regarde avec unpetit sourire. Je rougis un peu et détourne le regard.


« … Vais dormir, suis fatiguée… » Je déclare avant de me recoucher dans le lit.


J’entendsmon petit ami se débarrasser de ses chaussures et se mettre à l’aiseavant de venir s’allonger près de moi, dans mon dos. Il enserredélicatement ma taille et me tient contre lui. Je le sens enfuir sonnez dans mes cheveux et il reste sans bouger.


« Bonne nuit mon Ange » susurre-t-il.


« … Nuit… » Je murmure à moitié endormie dans ses bras.
POV Asuran

« Il ne lui a pas fallu longtemps pour s’endormir contre moi. Et comme lanuit passée, elle s’est blottie contre mon torse et a déposé sa têtesur mon épaule. Elle affiche un beau sourire et un air paisible, trèsloin de l’expression apeurée et triste qu’elle avait lors de notrerencontre hier. J’écarte quelques mèches de sa figure et observe sesdoux et fins traits. Je souris tendrement devant sa face angélique.Plus je l’observe et plus je la trouve belle, et surtout plus j’aienvie d’elle !


Je détourne un peu les yeux pour fixer le plafond.Elle m’impose un calvaire sans s’en rendre compte. L’avoir comme çacontre moi et ne pas pouvoir la toucher comme je le désire ; ne paspouvoir la faire mienne est une torture … mais je sais que si je latouche comme j’en meurs d’envie de la faire, je risque de la perdre, etcela je ne pourrais pas le supporter ! Son amour pur et sincère que jedésire vaut bien le sacrifice de mes envies charnelles. Je me demandesi elle se rend compte de ce qu’elle fait naitre en moi quand elle secolle à moi, quand je peux sentir son odeur et sa chaleur, sentir sesformes appuyées contre moi… Se rend-elle compte du désir qu’elle allumedans mon être ? Je pense qu’elle ignore combien elle est séduisante.Elle est naïve et ne comprend pas que parfois ses gestes ou attitudessont des provocations … je souris et rapporte mon regard sur ma belleendormie, qui se blottit un peu plus contre moi, éveillant de nouveaumon besoin d’elle.


Je ne peux pas la toucher réellement mais jepeux au moins rêver d’elle de manière érotique et elle peutm’accompagner dans ce rêve. Je n’ai qu’à influencer son rêve comme jel’ai fait hier pour l’attirer en bas, lui donner la sensation agréabledes caresses et des baisers sans poser la main sur elle… Cela ne mesuffira pas pour calmer mon envie d’elle mais ça apaisera mes senssuffisamment. Je ferme les yeux et me concentre pour sombrer dans undemi-sommeil et attirer ma chère et tendre là où je désire l’amener.


Rêve
J’embrasseavec envie ses lèvres rosées et j’en redessine le contour avec malangue, quémandant l’entrée de sa bouche. Timidement, elle entrouvreles lèvres laissant ma langue allait à la rencontre de la sienne. Noslangues dansent ensemble pendant un long moment et je la sens passerses bras autour de mon cou approfondissant notre baiser. Je quitte sabouche quand je remarque son besoin d’air et je glisse vers son cou,remontant vers son lobe d’oreille que je mordille doucement par jeu. Ungémissement s’échappe de ses douces lèvres, alors que je dépose unetrainée de légers baisers dans son cou et qu’une de mes mains remontevers sa poitrine, caressant son sein à travers le tissu.
Jeglisse ma main sous son T-shirt ample et je reprends ses lèvres avecenvie. Cagalli se cabre contre moi, alors que je taquine sa poitrinenue. Mon autre main descend plus bas vers ses hanches, puis sonentrejambe …
Fin du rêve.


Cagalli se relèvebrusquement. Elle affiche un air perdu et surpris ainsi que légèrementembarrassé. Son réveil a mit fin à notre rêve commun… juste quand çadevenait relativement chaud et intéressant. Je me redresse aussi etl’observe… elle est encore plus belle et attirante comme cela avec sesjoues rouges, ses cheveux en batailles et son regard troublé. Jerésiste à l’envie d’embrasser ses lèvres, elle a l’air trop perdue. Jeglisse un bras autour de sa taille et l’attire à moi. Elle se raiditsurprise et se retourne pour me fixer avant de rougir encore plus, serappelant très bien notre rêve. Son corps est extrêmement chaud contrele mien, prouvant qu’elle vivait son songe…


« Cagalli, ça va ? » Je demande, un peu surpris par son réveil soudain. Elle est plus naïve et timide que je le croyais !


« Euh je … juste un rêve… rien d’important … » balbutie-t-elle mal à l’aise.


Jela reprends contre moi, la serrant doucement contre mon torse. Elle seraidit un peu avant de se détendre et de se blottir contre moi. Jecaresse son dos de manière apaisante pour la calmer et la rassurer.J’attends d’être sûr qu’elle se sente mieux avant de desserrer monétreinte et de la laisser s’éloigner. Nous échangeons juste un regardet je caresse tendrement sa joue.


Cagalli réveille en moi un côtéque je n’avais jamais eu, même pas de mon vivant. Avant de croiser sesbeaux yeux, je n’avais jamais eu ce genre de comportement tendre etamoureux, jamais je n’avais touché une femme juste pour la rassurer ouavoir un léger contact physique avec elle. Je n’avais jamais eu cesentiment de bonheur parfait et de plénitude juste par la présence dequelqu’un. Pour moi les femmes ont toujours été une occupation, unerecherche de plaisir physique… je savais que pour mon Âme sœur, jeréagirais autrement mais je n’ai jamais imaginé que la voir comblée,heureuse et apaisée suffirait à mon bonheur… Je l’aime au point depouvoir me contenter de sa présence et de son sourire pour être comblé…sentiment inconnu et nouveau pour moi qui est des plus agréables. D’unecertaine manière, je sais qu’elle comblera mon immortalité juste par saprésence à mes côtés. Je me penche vers elle et j’embrasse tendrementses douces lèvres, juste un baiser tendre et amoureux pour lui direcombien je l’aime.


« Tu veux m’en parler » Je demande les lèvres contre son front.


« Euh … non… enfin je ne sais pas…ce n’était qu’un rêve … rien de plus …. » murmure-t-elle, « je vais descendre boire quelque chose, tu viens ? »


J’hochepositivement de la tête et la libère pour la laisser sortir du lit. Jela suis en bas dans la cuisine où elle nous sert deux verres d’eauavant de me proposer de passer au salon. Je m’arrête devant une photoqui n’avait pas attiré mon attention la veille, elle est posée sur unmeuble dans le salon et représente une femme accompagnée de son fils etde sa fille. Je devine facilement qu’il s’agit de Cagalli, qui doitavoir dans les 12 ou 13 ans et de son frère Rey, la femme devant êtreleur mère. Je me rends compte que jamais Cagalli n’a parlé de sa mèreet que je n’ai pas encore vu la dame…


« Ma Maman, mon Frère etmoi à la plage » m’explique Cagalli qui m’a rejoint, « c’est ladernière photo qu’on a prise avant que Maman… »


Elle ne finit passa phrase et baisse subitement la tête vers le bas. Je peux voir deslarmes perler de ses yeux et rouler sur ses joues. Elle secoue la têteet chasse d’un revers de la main ses larmes avant de relever de nouveaula tête et de regarder la photo. Je remarque très facilement qu’ellelutte contre son chagrin et sa peine, et qu’elle fait des effortssurhumains pour ne pas éclater en sanglots. Je souffre pour elle, lavoir comme ça me déchire le cœur et l’âme. J’ai envie de la prendredans mes bras et de la consoler.


« Elle a un cancer en phase terminale… » Murmure-t-elle alors que les larmes recommencent à couler de ses beaux yeux.


Jecomprends mieux sa tristesse maintenant, elle voit sa mère mourirdepuis plusieurs années… je me tourne vers elle et l’attire dans mesbras. Instinctivement elle se blottit à moi et agrippe ma chemise. Ellesanglote contre mon torse pendant que je caresse son dos de manièreapaisante. Malgré mes nombreux dons, je ne peux rien faire pour abrégersa souffrance morale. Je la prends à bras et me dirige vers le divan oùje m’assieds avec Cagalli sur mes genoux. Elle dépose sa tête sur monépaule et reste sans bouger, ses larmes ont arrêté de couler mais ellereste contre moi, la respiration encore saccadée.


« … te la présenterais … si tu veux … » susurre-t-elle, « Je lui ai parlé de toi tantôt … »


« Hum, ce serait un honneur de la rencontrer » je murmure le nez enfoui dans ses cheveux.


Cagallirelève la tête pour me fixer droit dans les yeux avant de me sourire,heureuse. Je devine que sa mère voulait sûrement me voir mais que machère Princesse n’osait pas me le demander de peur d’un refus, vu lasituation. C’est mal me connaître, pour elle je suis prêt à fairen’importe quoi, surtout si cela doit lui rendre le sourire. A monétonnement elle dépose ses lèvres brièvement sur les miennes avant dese blottir de nouveau contre moi, la tête posée sur mon épaule. Jeresserre mon éteinte et ferme les yeux, savourant juste le momentprésent … elle s’endort au bout de quelques minutes, épuisée par salongue journée.


Et je me jure intérieurement de tout faire pour la rendre heureuse et ne plus lui voir cet air triste ! »
Fin chapitre 2

POV Yzak

« Je m’appuie contre le mur de la ruelle, mes yeuxperçants se posent sur le couple enlacé un peu plus loin. Il s’embrasseà pleine bouche et les mains de l’homme commence à parcourir le corpsde sa partenaire. Il la pousse jusqu’au mur tout en l’embrassantpassionnément. J’imagine aisément qu’il compte lui faire l’amour contrele mur de cette ruelle… Pathétique … les Mortels ne savent donc pascomment séduire une femme ? La belle rousse gémit adorablement, lesyeux fermés pendant que son compagnon dévore son cou de baisers. Ilremonte le top de sa compagne et glisse une de ses mains jusqu’à sapoitrine, avant de passer son autre main sous la mini jupe de la fille.Je continue de les observer tranquillement. Mes yeux habitués auxténèbres remarquent l’arrivée d’un autre couple tout aussi éméché.


« Alors tu t’es trouvé une partenaire … » demande le nouveau venu.


L’autrehomme arrête ses baisers et ses caresses. Il tourne la tête vers lecouple et recule de quelques pas. Il hoche positivement de la tête enleur direction. Sa compagne a toujours les yeux fermés. Je m’avancelentement vers eux, les yeux fixés sur la fille collée au mur. Jem’arrête à une dizaine de pas, les Mortels ne m’ont toujours pasremarqué.


« Une partie à quatre, ça te dit ? » propose la fille qui vient d’arriver.


L’autrehésite à répondre. C’est à ce moment précis que la belle rousse auxcheveux courts ouvre les yeux. Son regard mauve intense rencontre lemien. Je ne la quitte pas des yeux alors qu’un fin sourire se dessinesur mes lèvres. Elle écarquille pendant quelques secondes les yeuxavant qu’un magnifique sourire illumine son tendre visage. Elle émetune espèce de ronronnement de satisfaction avant de se détacher du muret de venir vers moi, sans briser le contact visuel. Elle s’arrêtejuste devant moi avec toujours un beau sourire sur les lèvres. Lestrois autres personnes tournent la tête vers nous.


« C’est qui ce type ? Tu le connais… » Demande son compagnon de débauche.


« Tu es venu … » murmure-t-elle ignorant la question posée.


« Tu me l’avais demandé Chaton… » Je réponds avec un léger sourire.


Ellecomble la distance et dépose ses lèvres maquillées sur le miennes. Ellene tient aucunement compte des remarques qui fusent dans son dos, nides questions de son compagnon. Sa langue court le long de mes lèvresquémandant l’entrée de ma bouche. Je lui accorde enfin et je sens sonfin corps se coller encore plus au mien alors que ses bras encerclentma nuque. Je dépose mes mains sur ses hanches et la collepossessivement contre moi, tandis que nos langues dansent ensemble. Sonparfum et son goût m’ont toujours enivré…. Elle gémit contre mes lèvresavant de mettre fin au baiser. Je remonte mes yeux vers le groupe dansson dos, ils nous observent, étonnés.


« Ne me dit pas que c’est ton mec ? » demande le compagnon de Luna.


« Il est plutôt … coincé comme mec, non ? » demande la jeune femme, « tu dois t’ennuyer avec lui. »


Ilséclatent de rire tous les trois. Luna se détache de moi, ses yeux setroublent et expriment une colère contenue. Elle fait volte-face etfixe les trois Mortels d’un regard noir, voire meurtrier. Elle finitpar afficher un sourire et par glisser sa langue sur sa lèvreinférieure, avant de rire un peu. J’arrive à ressentir son énervementet sa faim. Elle ne changera jamais, ma tendre Tigresse. Elle avance dequelques pas et s’immobile les regardants tour à tour. Elle me lance unregard amoureux par-dessus son épaule avant de reporter son regardperçant vers les Mortels. Elle affiche un air fier.


« Non, c’estmon époux… et je ne m’ennuie jamais avec lui ! Je n’en dirais pasautant pour toi ma Petite, tu transpire la frustration ! »Déclare-t-elle d’une voix ironique et suave.


« Ton époux ?!? » répète étonné la femme.


« On se les partages Chéri ? » demande-t-elle en me lançant un regard par-dessus son épaule.


« Volontiers Chaton, je meurs aussi de faim » je lui réponds en merapprochant d’elle. Je glisse mes mains autour de sa fine taille etj’embrasse sa tempe.


« Euh, c’est quoi ce délire ? » demande l’ancienne proie de Luna.


« Tu voulais faire un truc de groupe et bien, Yzak et moi on veut bien » susurre avec un sourire sexy ma Tigresse adorée.


Jela lâche et nous nous rapprochons de manière un peu féline d’eux. Ilsne bougent pas, se concertant du regard avant d’accepter de manièreunanime le jeu. Ils ne savent pas encore ce qui les attend en réalité.Ils n’ont même pas idée de ce que Luna voulait faire à leur ami. Je lavois lécher ses lèvres avec envie, sa faim se fait sentir et la miennecommence à me tirailler les entrailles. Je laisse Luna s’approcher deson ancien compagnon de jeu. Elle se colle à lui et embrasse son couavant de laisser sa langue courir sur sa peau. Je reste immobile dansson dos, à l’observer faire. Aux gémissements de l’homme, je comprendsqu’elle va jouer avant d’en finir.


Je reporte mon regard sur lafemme : petite, mince, les cheveux noirs attachés en chignon, yeuxnoisette, plutôt belle et appétissante ; plus ou moins mon style devictime. Je la fixe droit dans les yeux, avant de pénétrer sansdifficulté son esprit et de fouiller dans ses pensées et souvenirs.Luna avait raison, son amant ne la satisfait plus, surtout depuis qu’ila pour maitresse sa meilleure amie. Elle le sait très bien mais ellen’ose pas intervenir de peur qu’il l’abandonne. Je lui offre un souriresans briser le contact visuel avec elle. Je la vois rougir légèrementmais elle est incapable de détourner son regard du mien. Je m’approchelentement d’elle, son compagnon est trop occupé à observer les torturessensuelles qu’affligent Luna à sa proie. Je remarque qu’il tourne leregard vers moi quand je ne suis plus qu’à quelques pas de sa petiteamie. Je regarde la fille droit dans les yeux.


A toi je laissela vie sauve… Pars maintenant sans te retourner et oublie ce qui s’estpassé ici cette nuit. Il ne mérite pas ta pitié ni même ton amour,trouve un autre mec, capable de t’aimer et de te chérir. Pas un perdantcomme lui ! Tu vaux cent fois mieux … De toute manière tu ne saurasrien…Allez file ma Belle !


Elle me fixe étonnée, la boucheentrouverte, avant d’hocher de la tête et de reculer. Elle faitsubitement demi-tour et sort de la ruelle en courant. Je souris amuséavant de tourner un peu le regard vers son petit ami qui la rappelle àl’ordre. Lui et son ami sont le genre de mec que je ne supporte pas, niLuna… Ils lui rappellent trop ses anciens clients, qui la traitaientcomme un objet soumis. Une fois la femme hors de la ruelle je tourne latête vers l’homme, qui me fixe incrédule. Je lui lance un regard defauve près à sauter sur sa proie. Il recule près à me parler, mais jesuis plus rapide et je l’attrape à la gorge, serrant suffisamment pourl’empêcher de crier. Sans aucun mot, je me penche vers son cou etj’enfonce mes crocs dans sa peau. Je le sens se contracter de surprise,mais il est incapable de se dégager, enfin pas avec mes crocs plantésdans le cou ! Son sang a un goût d’alcool mais est quand mêmedélicieux. J’aspire le sang qui s’écoule des deux trous de son coulentement. Je finis par le lâcher et il tombe par terre, mort etsurtout presque vidé de tout son sang.
Je tourne la tête versLuna qui vient de finir elle aussi son repas. Elle s’approche de moi etglisse ses bras autour de mon cou. Je lèche le sang qui coule de lacommissure de ses lèvres et elle me rend la pareille. Nos lèvres serencontrent et rapidement notre baiser devient sensuel et chaud. Mesmains courent le long de son corps sensuel. Peu importe les 2 cadavresà nos pieds, seuls compte notre besoin et notre désir de l’autre. Noslangues dansent et un gémissement échappe à ma compagne. »
POV Lunamaria

« Jegémis contre ses lèvres avant de mettre fin à notre baiser, les yeux àdemis clos. Je laisse échapper un soupire de satisfaction … commetoujours son baiser éveille chez moi l’envie d’un plus. C’estd’ailleurs ce qui m’a séduite lors de notre première rencontre danscette maison close. Il ne m’avait pas quitté des yeux de toute lasoirée, me déshabillant du regard avec une tendresse que je n’avaisjamais lue dans les yeux de mes clients. Il est intervenu quand un deshommes du bar m’a giflée pour une de mes remarques déplacées etagressives. C’est en remerciement que j’ai proposé de passer la nuitavec lui et avec la promesse qu’elle serait inoubliable. Elle le futpour moi et pour lui aussi, ce fut la première fois que je vis sesbeaux traits exprimer quelque chose. Quand il est revenu le lendemain,je lui ai consacré ma soirée et ma nuit. Je ne désirais rien de moinsque de sentir ses mains et ses lèvres parcourir ma peau nue à nouveau.C’est pour pouvoir l’aimer et le choyer jusque la fin de l’éternité quej’ai accepté d’être son épouse, ne songeant même pas à avoir le même desa part. Pourtant il m’a cajolée et aimée avec sa tendresse dissimulée,me passant mes caprices, sans rien exiger de moi. Je l’aime à en mourir.


« Tu penses à quoi Chaton ? » m’interroge-t-il avec un léger sourire.


« A notre rencontre et à nos épousailles mon Amour » Je murmure les jouesun peu rouges avant de déposer un léger baiser sur sa joue.


Ilm’offre un sourire amoureux, avant d’embrasser tendrement mon front. Iltrace un léger chemin de petits baisers de ma tempe jusque mon menton.Je me mets sur la pointe des pieds pour déposer mes lèvres sur lessiennes pour un chaste baiser. Le temps s’arrête à nouveau ne secomposant que de lui, de moi et de notre amour éternel. Douce sensationqui naît dans mes veines et se répand dans tout mon corps, à mes yeuxsa plus grande preuve d’amour se trouve dans ces tendres et légersbaisers que nous échangeons régulièrement. Je mets fin au baiser et menoie dans ses magnifiques yeux bleu acier, exprimant tout son amour etson envie de moi… Son regard est vivant et expressif, chose que seulemoi peux faire naître sur son visage toujours passif.
« Désires-tu quelque chose Chaton ? » me demande-t-il avec un tendre sourire.


« Aimes-moi … » Je murmure en le regardant droit dans les yeux. Yzak hoche légèrement de la tête.
Ilpenche la tête et m’embrasse délicatement. Je sens sa langue dessinerle contour de mes lèvres charnues lentement, j’entrouvre la boucherépondant à sa demande muette et je glisse mes bras autour de son coule forçant à se pencher un peu plus en avant. Nos langues entrent encontact, se frôlent et s’apprivoisent lentement avant de se caresser.Je gémis contre ses douces lèvres et je me colle un peu plus contrelui. Je sens la pression de ses mains se faire un peu plus forte sur mataille. Il quitte mes lèvres et dépose une traînée de doux et légersbaisers éphémères de ma tempe à la base de mon cou. Je penche la têtesur la gauche lui offrant un meilleur accès et je ferme les yeux,savourant ses tendres tortures. Je dépose une main sur sa nuque et jemasse doucement son cou. Yzak grogne un peu contre ma peau, sedétachant un peu de moi pour reprendre passionnément mes lèvres et noslangues dansent de nouveau ensemble. Je repasse mes bras autour de soncou et je l’attire de nouveau à moi. Il brise à nouveau notre lien etse recule de moi, privant mon corps de son contact et de sa chaleur. Jesoupire de mécontentement alors qu’il laisse ses yeux caresser moncorps lentement…


« Tu es magnifique mon Amour » Murmure-t-il en se rapprochant de moi et en me poussant contre le mur.


« Merci du compliment … » Je susurre contre ses lèvres tentatrices.


Sesmains commencent à parcourir lentement mon corps, redessinanttendrement mes courbes féminines. Je gémis et le force à relever latête pour reprendre avec force et passion ses lèvres. Il répondfavorablement à mon baiser et une de ses mains glissent sous mon top,le remontant lentement tout en frôlant ma peau sensible. Il masseensuite lentement et délicatement un de mes seins, me torturant par salenteur. J’abandonne ses lèvres et cabre mon corps contre le sien engémissant. Je désire être sienne … et la sensation de chaleur née dansmon bas ventre irradie tout mon corps et devient de plus en plus forte.Yzak recommence a mordiller et embrasser ma nuque, remontant jusqu’àmon lobe d’oreille qu’il suçote de manière jouette. Je glisse mes mainsentre nous et je commence à déboutonner sa chemise ainsi que sonpantalon. Il recule et me fixe avec un regard taquin.


« Pressée ma Belle ? » me demande-t-il.


« La patience n’est pas ma première vertu, surtout quand on parle derelations sexuelles ! » Je rétorque avec un sourire ironique avant dele rapprocher de moi.


Je reprends ses lèvres et en forcel’entrée, collant mon corps au sien pour obtenir un plus grand contactphysique. Je gémis contre sa bouche alors qu’il remonte d’une main montop et quitte mes lèvres pour aller taquiner mon sein dénudé avec salangue. Je renverse ma tête en arrière et je gémis plus fort cabrant unpeu plus mon corps contre le sien. Je sens sa main libre caresser majambe et remonter sous ma jupe, puis glisser vers mon entrejambe. Jedessine des arabesques sur son torse exposé et décide d’attaquer soncou avec mes lèvres. Je sens sa main me débarrasser de mon uniquesous-vêtement et torturer mon intimité. Seigneur quand il veut, il estpire que moi ! Il abandonne ma poitrine et remonte sa tête jusqu’à monhauteur et reprend mes lèvres passionément. En même temps il arrête sesdouces tortures et dépose ses deux mains sur ma fine taille. Je grognede mécontentement et je rouvre mes yeux pour le fixer. Il m’offre unsourire et dépose un chaste baiser sur mes lèvres entrouvertes.


« Je t’aime Lunamaria… » Susurre-t-il contre mes lèvres, sa respiration taquinant ma peau sensible.


« Moi aussi je t’aime … » Je réponds légèrement essoufflée et en manque de ses caresses et baisers.


Jeprends appuie sur ses épaules avec mes deux bras et passent mes jambesautour de sa taille reprenant ses lèvres avec passion et désir. Yzakgémit contre moi et m’appuie un peu plus contre le mur, ses mainsposées sur ma taille. Nous continuons à nous embrasser presqueférocement jusqu’à ce qu’il nous unisse. Je lâche ses lèvres et basculema tête en arrière, les lèvres de mon Amant glissant dans mon cou. Tousses gestes sont lents et mesurés, me faisant perdre peu à peuconscience. Je finis par le forcer à m’embrasser et j’en profite pourprendre le contrôle de notre union, le forçant à avoir des mouvementsde bassin plus rapide. Nos lèvres ne se quittent plus, étouffant nosgémissements. Je grogne un peu de plaisir contre lui et je sens monesprit se brouiller peu à peu. Tout ce que je peux ressentir est soncorps contre le mien et le plaisir que ses mouvements font naitre enmoi, jusqu’à atteindre l’extase.


… … … …


J’ouvre les yeux,la joue posée sur l’épaule d’Yzak, ma respiration se calmant enfin. Jeme sens heureuse, comblée et fatiguée. Je souris délicatement et medétache un peu de lui pour déposer un léger baiser sur ses lèvres. Il yavec douceur et amour puis y met fin tendrement et embrasse ma jouegauche et ma tempe. Je soupire et repose ma tête sur son épaule fermantles yeux, la fatigue me gagnant de plus en plus. J’ai envie de dormirdans ses bras, tout contre lui.


« Chaton ? » M’appelle-t-il doucement.


« Hum ?!? » Je réponds à moitié endormie.


« Je vois… Et si on rentrait ? » Propose-t-il me changeant de positiondans ses bras pour mieux me prendre. J’entrouvre les yeux pour le fixeret je hoche positivement de la tête.


« Je t’aime Yzak… » Je murmure en reposant ma tête contre son épaule et fermant les yeux pour dormir.


« Moi aussi je t’aime, Luna… » Susurre-t-il juste avant que je m’endorme »

POV Kira


« J’inspire lentement l’air ambiant de laboîte de nuit. Il est saturé par les odeurs d’alcools et de tabac,ainsi que par la sueur et les phéromones. Les Mortels sont comme ça,l’alcool et la fête font ressortir leur côté sensuel, voire sexuel. Ilsont ce besoin de perversion, d’inhibition de leurs règles pour pouvoirse laisser aller aux limites de l’indécence. Ils deviennent alors piresque nous, de simples bêtes en chaleur à nos yeux d’Immortels. Maisc’est dans ces moments-là qu’ils sont les plus faciles à séduire et àtuer.


Je me lève de ma place et me dirige vers le bar, vers lafille rousse habillée à la mode qui sirote son quatrième verre deMartini rouge. Elle doit avoir l’âge de notre sœur cadette, l’époused’Asuran. Je suppose qu’elle est dans la même école. Je m’appuie au barjuste à côté d’elle sans lui lancer un seul regard. Je n’en ai pasbesoin, elle me dévore des yeux depuis tantôt. Elle tombera seule dansle piège que je viens de tendre, parce qu’elle pense qu’elle peut meséduire sans risque.


Le barman s’approche de moi : « Tu désires boire un truc ? »


« Vodka avec de la glace. » Je réponds d’une voix calme. Il hoche la têteet me sert mon verre qu’il me tend. Je le paie sans trop faireattention à ce que je lui donne.


Je sens le regard de ma voisinese poser sur moi, insistant, et glisser le long de mon corps. Jesuppose que l’alcool faisant effet, elle oublie de se maitriser. Iln’en sera que plus facile de la séduire et de jouer avec elle. Jetourne la tête vers elle et lui offre un timide sourire. Elle merenvoie un sourire éclatant et séducteur. Elle a des formes agréablesqui donnent envie…


Intérieurement je ris. Mon sourire timide estce qui va de mieux avec mon physique et mon air doux. Nous avons tousgardé quelque chose de notre vie mortelle, surtout notre physique etnous composons avec pour chasser et séduire. Même si généralement, lesMortels sont attirés d’eux-mêmes vers nous, ils ne peuvent résister àl’appel des ténèbres, à une vie faite de luxure et de plaisirs, sansaucune contrainte.


Elle se décide enfin à parler : « salut toi…tu es tout seul ? » je la vois chercher du regard une petite amiepossible. Je sais que si je veux avoir toutes mes chances de mangercette nuit, il vaut mieux qu’on me croit célibataire.


« Bonsoir, oui je suis seul…. Kira Yamato » je me présente en tendant la main et lui refais un petit sourire.


« Flay Alster » elle me sert la main et sourit. Je sais déjà que j’ai gagné… »
POV Flay

« Je mate ouvertement le beau mec aux yeux améthyste. Je sais très bienqu’il a compris qu’il me plaisait rien qu’à sa manière de me regarderet de me sourire. Il est timide mais sexy et attirant. Il est hors dequestion que je laisse une autre mettre le grappin dessus et finir lanuit avec lui. Il est à moi, il me reste juste à le séduiresuffisamment pour qu’il accepte de coucher avec moi. Je lui souris etcontinue de siroter mon verre, il faut juste entretenir la conversationpour qu’il ne s’ennuie pas et qu’il ne m’échappe pas.


« Tu es étudiant ? » je demande d’un air intéressé.


« Oui, universitaire… je suis en vacances pour l’instant ; préparationaux examens… en blocus en fait. » répondit-il tout en faisant tournéles glaçons dans son verre.


« Ah, et dans quelle branche ? » jedemande très intéressée, un universitaire, je n’en ai pas encore eupour amant. Il m’intéresse encore plus !


« En biologie… et toi ? » Me rétorque-t-il de sa voix douce.


« Oh, j’aurais fini en juin mes secondaire… je pense étudier dans lemarketing. » je réponds en lançant un regard vers la piste de danse,usant de mes regards pour qu’il m’invite à danser. Je vide mon verre.Et lui lance un regard, son verre est déjà vide… Seigneur, il boit vite! D’un autre côté, éméché, ce sera plus facile pour moi.


« Tuveux danser » me propose-t-il avec un sourire timide. Je jubile, il adéjà compris … J’hoche la tête et prends la main qu’il m’offre.


Nousarrivons sur la piste de danse et les regards se rivent sur nous : lesmecs me regardent avec envie et les filles le matent lui. Je sourisintérieurement, tout se passe comme prévu et comme d’habitude. Je saisque dans maximum deux heures j’aurais eu ce que je veux de lui.Peut-être que je le reverrais, un universitaire, ça ne se refuse pas…surtout pour une relation longue et pour frimer. Après tout, si cetteperdante de Cagalli, moche et dépourvue de grâce, a su intéresser unmec plus vieux, d’après Meer, je dois pouvoir garder un universitaire.J’ai tout pour moi comparé à cette idiote !


Nous commençons à danser … »
POV Cagalli

« Qu’est-ce que je fais là ! Pourquoi suis-je venue ? Et surtout avec unerobe moulante et courte … Je me mords violemment la lèvre inférieure etm’appuie au bar pour observer la salle. C’est la première fois que jeviens ici, je ne sors jamais en Boite de nuit. Mais Il me l’a demandé,et malgré ma réticence et le « non » que je lui ai répondu, je suisvenue. J’espère qu’il est là ! Mon regard parcourt la salle sans letrouver, par contre beaucoup de mes camardes de classe sont là, dontFlay qui danse avec un mec qui m’est bizarrement familier. Je fronceles sourcils et les fixe, cherchant où j’aurais pu voir ce garçon avant…


Jesursaute quand un bras entoure ma taille et me sert contre un corpsd’homme. Je déglutis et essaie de me libérer rapidement, me sentanttrès mal à l’aise.


« Une jolie fille comme toi, toute seule. Besoin de compagnie ? » Demande une voix masculine que je ne connais pas.


« Non, du tout ! » j’emploie un ton sec et me débats de plus belle pourme libérer. La prise se resserre et me fait mal au ventre.


« T’essure ? Pas très gentil ta manière de répondre ma Belle… » Je sens sarespiration frôler ma nuque et la peur s’insinuer en moi. Je n’auraisjamais dû venir ici !


« J’attends quelqu’un ! Maintenant lâchez-moi… » Je continue et je sens ses lèvres frôler la peau de mon cou.
« Vraiment ?!? » questionne-t-il en remontant vers mon oreille.


« J’aimerais que tu lâches ma petite Amie ! » la voix est froide et plusou moins basse. Elle me fait tourner la tête ainsi qu’au jeune hommequi me tient toujours. Un regard émeraude glacial nous fixe. Presqueaussitôt l’homme me lâche et recule mal à l’aise.


« Ta copine ?!? C’est une blague ça ? » Demande-t-il d’une voix un peu apeurée.


Jefixe Asuran droit dans les yeux, avant qu’il ne lance un regard àl’inconnu. Il me relance un regard adoucit et tendre. Il s’approche demoi, sans tenir compte de l’autre homme. Il m’enlace et dépose seslèvres sur les miennes. Il dépose ensuite un léger baiser sur ma tempeavant de regarder à nouveau l’intrus d’un regard froid et meurtrier.L’autre n’en demande pas plus pour s’éloigner. Asuran relâche un peuson étreinte pour me regarder avec un sourire et caresser délicatementma joue rouge.


« Je … euh … bonsoir… » Je balbutie. Je sens mes joues bruler encore plus.


« Je suis heureux que tu sois venue… Tu m’as manqué mon Ange. » Murmure-t-il en déposant un baiser sur mon front.


« Je … hum merci … euh le … le « petite amie »… c’était … était pour … le faire fuir ? » j’arrive enfin à demander !


« Hum, non pas uniquement … » répond-il en me fixant droit dans les yeux,« c’était une manière détournée de te le demander … » Nos nez sefrôlent et je perds un peu notion de ce qui nous entoure.


« Alors, aimerais-tu être ma petite amie ? » demande-t-il avec un airsérieux. Je ferme les yeux et attends que la réponse me soit insufflée.Je rouvre les yeux étonnée, bizarrement je ne me sens pas influencéepar lui, comparé à hier soir et ce matin quand il m’a demandé de neplus bouger. Il me sourit.


« Non, Cagalli je n’ai pas l’intentionde t’influencer ni de lire tes pensées… je te laisse choisir seule… tuveux du temps pour réfléchir ? » me répond-il gentiment avec une tendresourire. Je ferme les yeux et inspire, je sais ce que je vais répondreet cela m’étonne aussi. Mais au plus profond de mon âme je sais quec’est la seule réponse possible.


« Oui … » j’ai murmuré en lefixant droit dans les yeux avant de me mettre sur la pointe des piedset de déposer chastement mes lèvres sur les siennes. Il réponddélicatement à mon baiser et me serre un peu contre lui. Je me blottiscontre son torse et nous restons sans bouger quelques minutes, enfermésdans notre monde. »
POV Asuran

« J’inhale sadouce et enivrante odeur alors qu’elle se blottit délicatement contremoi, en sécurité dans mes bras. Je ne l’ai pas influencée, pourtantelle m’a dit « oui » tout de suite. J’aurais cru devoir attendre etfaire mes preuves avant d’obtenir une réponse positive de sa part. D’unautre côté, elle doit déjà ressentir notre « lien », ce qui explique safacilité à me faire confiance. Et puis, je sais que je suis le premierhomme à m’intéresser à elle sur un plan amoureux. Je ressens fortementdepuis notre rencontre son besoin d’amour et de reconnaissance. Elleest en manque d’affection, même si elle a son frère présent ça ne luisuffit plus vraiment, j’ignore pourquoi. Bien sûr je pourrais fouillerses pensées pour le savoir, mais je préfère qu’elle me le diseelle-même quand elle se sentira prête à me faire totalement etaveuglément confiance.


Elle se recule un peu et me lance unregard amoureux. Je me doute que pour elle tout est nouveau et àdécouvrir. Pour l’instant, c’est surtout une attirance physique entrenous, du moins de son point de vue d’humaine. Il me reste à la séduiretotalement, à lui prouver que je l’aime plus que tout et a espéréqu’elle tombe amoureuse de moi. Elle me sourit timidement et je ne peuxm’empêcher d’embrasser sa joue. Sa peau est aussi douce que de la soiesous mes lèvres froides. Le contact de son corps me réchauffe. Même sinous ne sommes pas totalement froids comme des morts, contrairement auxidées reçues sur les vampires, notre température corporelle estinférieure à celle d’un mortel. Ce qui est logique vu que notre sangcircule au ralentit par rapport à eux. Je me demande comment elle vaaccepter le fait que je sois un vampire, quand je lui dirais.
Jem’éloigne et laisse mes yeux caresser son fin corps mis en valeur parune mini robe noire très sexy. Je prends mon temps pour observer chaquemillimètre de sa peau exposée et je devine ce que je ne peux voir. Jela déshabille lentement du regard, imaginant facilement son corps nu.Je meurs d’envie de la sentir nue contre moi, d’avoir nos peaux encontact. Mon désir augmente rapidement, un besoin de la toucher, de lacaresser, de l’embrasser, et d’entendre ses gémissements provoqués parmes caresse et baisers. Je la veux. J’ai envie de lui faire l’amour …Mais je sais qu’elle n’est pas prête. J’arrive à contrôler mon corpsparfaitement, contrairement aux Humains et a refoulé mon désir d’elle.Après tout, nous avons tout notre temps pour ne faire qu’un.
Jel’attire à moi et dépose mes lèvres contre les siennes pour un baiserd’abord chaste et sage. Je la sens passer lentement ses bras autour demon cou. Je laisse ma langue taquiner ses douces lèvres et lesredessiner lentement. Timidement et lentement elle entrouvre ses lèvresm’offrant l’opportunité de rendre notre baiser plus intime. Ma langueva à la rencontre de sa consœur, la caresse gentiment. Cagalli se colleun peu plus à moi et gémit alors que nos langues se taquinentmutuellement. Je mets fin au baiser quand je constate qu’elle a besoind’air. Elle a les joues rouges et le regard fuyant. Je glisse mesdoigts sous son menton pour la forcer à me regarder. Je souristendrement devant son regard amoureux et confus.


« Euh je … » elle s’arrête cherchant quoi dire.


« Je t’aime mon Ange » Je murmure à son oreille avant de la serrer un peuplus fort. Elle reste sans bouger, étonnée de mes propos avant de venirse blottir contre moi, une de ses mains sur mon cœur.


« Moi aussi … je crois » murmure-t-elle très bas. Je souris et enfuis mon nez dans ses cheveux »
POV Rey

« Mes yeux sont rivés sur le couple enlacé au bar, je suis étonné… masœur dans les bras d’un homme, c’est presque surréaliste ! Cagalli mettoujours une telle distance entre elle et les autres qu’ellen’encourage pas la séduction. En fait, elle n’a jamais eu de petit ami… ni d’ami pour ainsi dire. Déjà rien que le fait qu’elle demande denous accompagner, Sakura et moi, nous avait étonnés. Elle, qui ditdétester sortir, supplie pour venir avec nous ! De quoi rester choquésur place … malgré ça, ma plus grande surprise futt quand elle demandaune robe à ma fiancée. Cagalli n’en porte jamais sauf contrainte …Evidemment, je me doutais que sa rencontre de la vieille y était pourquelque chose.


Pourtant une fois arrivée ici, elle s’est plantéedevant le bar et n’en a plus bougé, malgré notre invitation à sejoindre à nous. Je n’ai pu m’empêcher de la surveiller de loin, gardantles yeux fixés sur elle presque tout le temps. Je sais que j’aurais dûêtre plus rapide quand cet homme l’a abordé, mais je croyais naïvementque ma sœur le chasserait facilement. Et puis l’autre est arrivémettant en fuite le premier en quelques minutes et attirant monattention sur lui. A observer ma petite sœur, j’ai compris qu’ils’agissait d’Asuran, son Sauveur comme elle l’appelle … Pourtant, je nem’attendais pas à les voir s’embrasser, ni s’enlacer comme ça … Jetrouve ça trop rapide !


« Cagalli a un petit ami … Tu ne me l’avais pas dit » la remarque de ma tendre fiancée me ramène à la réalité.


« Je ne le savais pas … » j’avoue, les yeux toujours fixés sur le couple au bar.


« Je vois … Qui est-ce au fait ? Il semble plus vieux qu’elle. » Sakuracontinue son interrogatoire, il faut dire qu’elle connaît bien Cagalliet qu’elle lui sert souvent de confidente et de modèle depuis que Mamanest hospitalisée … depuis 3 ans que nous sommes ensembles …


« Jene le connais pas. Je peux juste supposer qu’il s’agit de l’hommequ’elle a rencontré hier … mais sans certitude. » J’explique d’une voixbasse.


« Hier ?!? C’est rapide ! Surtout pour une jeune fille quin’a jamais eu de relation amoureuse … N’as-tu pas peur pour elle ? Ilessaie peut-être de profiter de sa jeunesse et de sa situationdifficile … » me questionne-t-elle en déposant son verre vide sur latable.


« Peur ? Non, mais je me méfie de lui … sauf que je nevois pas ce que je pourrais faire … » je tourne mes yeux vars monAmoureuse.


« Me payer un cocktail, et une boisson à eux ! Comme cela au moins, elle nous le présentera. » Suggère-t-elle.
J’hochepositivement de la tête. Son idée est parfaite ! C’est surtout unprétexte simple pour surveiller de près ma sœur et son compagnon. Nousnous frayons un chemin jusqu’au bar. Cagalli semble en pleinediscussion avec son ami et ne remarque pas notre venue. C’est peut-êtremieux au fond … Une fois à leur hauteur, je peux scruter l’inconnu sansqu’ils ne prennent attention à nous. C’est un bel homme, je supposepour les femmes, dans la vingtaine d’années. Il doit être étudiant … Cequi me frappe le plus c’est la manière dont il regarde ma sœur : tendreet amoureuse à la fois…


« Bonsoir » j’annonce d’une voix amicale une fois à leur hauteur.


Cagallisursaute en m’entendant et tourne la tête vers moi. Elle pâlit avant derougir violemment et de détourner ses yeux. Elle fixe le sol, un peuembarrassée. Par contre, son compagnon ne semble pas surpris de maprésence. Il tourne juste la tête vers moi et me lance un regardneutre, avant d’hocher la tête en signe de bonjour. Il ne change pasd’expression et reporte son regard sur ma sœur. Instantanément, sesyeux reprennent une expression douce et amoureuse.


« Euh Rey … jete présente … Asuran … mon petit ami ; Asuran, Rey mon frère… et Sakurasa fiancée. » déclare ma sœur faisant les présentations. L’expressiondu jeune homme se fait moins froide et plus amicale.


« Enchanté de vous rencontrez » déclare poliment le petit ami de ma sœur.


« Nous aussi, heureux de vous rencontrez » répond avec un sourire polie ma fiancée.


« Vous désirez boire quelque chose » je propose gentiment.


« Moi, un cocktail… » Répond Sakura.


« Un coca Rey … » me répond ma trop tendre petite sœur.


« Coca » répond l’ami de ma sœur.


Jepasse commande et en profite pour détailler le couple en face de moi.Ma sœur a toujours les joues rouges et le regard baisé. Asuran sepenche vers elle et murmure quelque chose à son oreille. Cagalli relèvela tête et offre à son compagnon un magnifique sourire. Elle sembleheureuse, et cela me suffit amplement pour l’instant. C’est juste quece mec semble plus vieux et j’espère que jamais il ne fera de mal àCagalli, elle ne le mérite pas. »

« Moncher Amour,


Jete regarde dormir paisiblement à mes côtés, et jene peux m’empêcher de sourire. Tu es si belle … Oui, tu esbelle comme ça avec les cheveux en batailles, tombant demanière désordonnée sur l’oreiller, avec tesbelles joues blanches devenues rouges, avec ton magnifique souriresur les lèvres, ton beau corps nacré collé aumien. Je ferme les yeux et enfouis mon nez dans tes cheveux odorant …Je t’aime tellement, comme je n’ai jamais aimé … tu esce qui m’est arrivé de plus beau. Je n’ai qu’un regretmon Ange, celui d’avoir mis tant de temps à comprendre messentiments pour toi et a les acceptés. Je ne les ai réalisésqu'après que j’avais failli te perdre.


Pourtantaujourd’hui tu m’as donné la plus belle preuve d’amourqui existe, en nous unissant intimement. Tu sais j’avais un peupeur de la première fois où nous ferions l’amour. Ohpour plusieurs raisons qui maintenant me semblent futiles, mais queje te dois. Premièrement, pour moi c’était lapremière fois et je trouvais ça stressant, je supposecomme tout le monde. Ensuite, j’ignorais comment, en étantdeux femmes, on pouvait faire. J’imagine ton rire cristallin quandje te l’apprendrai, et je sais que ton tendre regard se posera surmoi légèrement amusé. Et en plus, je peux déjàsentir tes douces lèvres se poser sur les miennes, comme tu lefais si souvent. Enfin, j’avais peur qu’après çatu me quittes. Je sais que c’est stupide de penser ça de tapart, mais c’était plus fort que moi car je ne survivraispas si je te perdais.


Tum’as ouvert les portes du Paradis cette nuit… Oui, c’est bien àcela que j’ai pensé pendent que tes mains et ta boucheparcouraient mon corps. J’ai aimé le goût de teslèvres, tes légères taquineries… j’ai adoréte caresser, redessiner tes formes et t’embrasser. J’ai aimél’idée d’être entièrement à toi etsoumise à tes envies. Et je t’avoue que c’est bien lapremière fois que j’aime autant être dominée.Tu me connais assez pour savoir combien je déteste me sentir àla merci de quelqu’un mais là c’était tellementdifférent, tellement beau et empli de notre amour que j’airegretté quand ce fut fini. Je désire de nouveau êtreà toi et que tu sois mienne. Tu sais que je n’arrive pas àsavoir ce qu’il a eu de meilleur : le moment où tu m’ascâlinée ou le moment où j’ai découvertton corps jusqu’à te faire perdre conscience de tout, commetoi tu m’avais menée jusque l’extase et l’oubli… Jesens mes joues rougir rien que d’écrire cela, il faut direque je n’ai pas l’habitude de ce genre d’aveu. Je me demandemon Amour, rougiras-tu en lisant ses mots ?


Commentaurais-je pu savoir quand nos regards se sont croiser en ce premierjour de classe que nous en serions arrivées jusqu’àpasser une nuit ensemble ? Je regrette sincèrement monCœur de t’avoir d’abord repoussée et ignorée commeje l’ai fait. Je suis si heureuse que tu n’es jamais abandonnée,que tu te sois montrée si têtue et je ne regrette pas lejour où j’ai enfin accepté notre relation amoureuse.J’avoue qu’aujourd’hui je ne peux imaginer ma vie sans toi.Comment pourrais-je y survivre ? Et toi pourrais-tu vivre sansmoi ? J’ai la faiblesse de croire d’après tes lettresque non, que je te suis aussi indispensable que tu me l’es. Je veuxcroire que notre amour est immortel…


Jebaille de nouveau et il me faut me rendre à l’évidenceje suis fatiguée. Je vais donc arrêter d’écrireet te rejoindre dans le lit, te serrer contre moi et m’endormir, jerêverais sûrement de nous deux. Car jamais tu ne quittesmes pensées, même quand tu es contre moi. Je sais que tuvas sourire quand je me coucherais à tes côtés etque tu viendras te blottir conte moi et m’enlaceras, comme tu lefais si souvent. Tu m’as expliquée que c’était tamanière de dire aux autres que j’étais tienne… J’enapprécie l’idée et je te rends volontiers tesétreintes. Je ne suis complète qu’avec toi contre moi…


J’aipris du papier pour te dire un simple mot et je me rends compte queje ne l’ai toujours pas écrit ! Je désirais tedire merci pour tout mon Ange. Merci pour ton amour, merci pour tapatiente, merci pour ton aide et ton soutien, merci pour tous lesmoments merveilleux que tu m’as offerts … Merci d’êtrelà, maintenant avec moi …. Merci tout simplement.


Jet’aime mon Bel Ange, et je t’aimerais toujours.


Pleinde tendres baisers…


Cagalli »


(29août 2007)

Note:
Etvoilà la première lettre qui est plutôt la lettrede fin LoL donc on va dire que c’est le prologue de l’histoire etque tout le reste sera un flash-back Évidemment il n’yaura pas que les lettres de Lacus et Cagalli, mais aussi des motséchangés avec d’autres personnages Sinon il risquede manquer quelques explications à l’histoire.Soyezcléments avec moi, ceci est mon premier yuriVoilà,les chapitres seront relativement courts comparés à mesautres histoires …J’attendsvos commentaires et avisMercid’avoir lu

Amon bel Ange …


Auteur: junon2/calli attha


Paring:Lacus Clyne et Cagalli Yulla Attha


Genre:romance/épistolaire (des lettres)


Disclaimer: Tous les personnages et les lieux appartiennent au créateurde Gundam seed (Fukumada;)) et à la firme Sunrise , saufl’intrigue qui elle est à moi.


Résumé: échange de lettres entre Lacus et Cagalli : Lacusarrive dans une nouvelle école et rencontre de nouveaux amis,mais c’est le garçon manqué qui la repousse quiattire la belle chanteuse… sans raison apparente, Lacus cherche lacompagnie de Cagalli … commence alors un échange de billetset de lettres dans les casiers.


Avertissement: YURI! Celasignifie relation amoureuse consentie entre deux femmes, appelez çades lesbiennes ou des homosexuelles! Dans cette histoire, il y a unLEMON! C’est-à-dire, une scène de sexe décriteentre une femme et une femme. Donc si vous n’avez pas l’âgeou que vous n’aimez pas les lemon (ou l'homosexualité),changez de fic ! Mais bon, pour ceux qui voudraient quand mêmelire, je préviendrais quand le lemon commencera et finiracomme ça vous n’aurez qu’à sauter la partie X (Mdr);)je n’admettrais aucun commentaire homophobe !


Notede l’auteur :L’histoire se déroule en dernière année dusecondaire, les personnages ont tous 17 ou 18 ans. Les couples :Kira/Flay (pour une partie) ; Lacus/Cagalli ; Asuran/Yzak…


Dédicacéeà Cy-chan

Voilà,bonne lecture.

Aveux


POVAsuran

« Je m’étire.Le cours est fini depuis 5 minutes mais je n’avais toujours pasbougé. Kira et Lacus sont entrain de planifier leur week-end,ils sont les seuls à ma connaissance à planifier lessorties du samedi le lundi sur le temps de midi. Je souris, au fondils sont très bien assortis. Moi, j’ignore encore ce que jeferais ce samedi. Ça dépendra de ma nouvelle petiteamie. Après 3 semaines de relations, j’ai quitté lafille avec qui je sortais.



Comme dirait Kira, instable toi ! Jesouris et me décide à me lever pour aller mangerdehors. Je suis Kira, Lacus, Yzak et Dearka. Deux mois déjà !Il y a deux mois que l’on est rentré. Le temps passe vite,trop vite. Car après la fin de l’année je ne laverrais plus du tout. Je grince des dents en me rappelant le garçonqui lui tourne autour et qui finira par sortir avec elle. Je croisque je vais en mourir.


On s’assied à notreplace habituelle et je la cherche du regard. Elle est là avecses amis entrain de parler et de rire, avec ce mec collé àelle et qui lui tient la taille. Lui tient la taille ??? Ilssont donc ensembles …. Je la vois se dégager avec un sourireet s’asseoir à côté de la diablesse rousse.


« Ils ne sont pasensembles …. Enfin pas encore, ce n’est qu’une question dejours, je crois. » La voix chantante de Lacus me faistourner la tête. Elle se laisse tomber à mes côtéset fixe à son tour le petit groupe.


« Tu sais ilsformeraient un beau couple… » Ça, c’est Kira.Il s’assied à côté de son ange et me fixe.


« Hum, sûrement… » je prends un ton détaché des plusfaux. En moi-même je souffre mais jamais, je ne le montreraisaux autres. Je désire garder mon image de playboy insensibleet décontracté.


« Arrête ! »Je sursaute, il est rare que Kira prenne un ton aussi sévèreet autoritaire avec moi …. D’ailleurs il ne prend jamais ce tonde voix là.


« Tu peux fairecroire à la terre entière que tu t’en fous, moi jesais que c’est faux, je te connais trop bien ! »Hum, je ne m’attendais pas à une morale maintenant. Jedétourne mon regard, je ne peux pas lui mentir en le regardantdans les yeux…. Je me frappe mentalement, je ne sais pas, je nepeux pas mentir à Kira.


« Il a raison tusais, même si tu ne dis rien et que tu le caches, nous, on saitque tu souffres. Mais d’un autre côté, c’est de tafaute aussi ». Lacus s’y met et elle soutient Kira.


« Asuran, écoute,si tu ne lui dis rien tu souffriras toute ta vie… » Kiraest très sérieux. Je peux le voir à son regard.


« Je … »je commence mais ne peux achever ma phrase.


« Non, qu’est-ceque tu attends ? Dans moins d’un an on sera àl’université, tu ne la verras plus et si tu attends troplongtemps, elle aura un petit ami. Mais secoues-toi pour une fois !Mieux vaut lui dire et te faire rejeter que d’attendre Dieu saitquoi ! Si tu ne lui parles pas, tu la perdras pour de bon etcrois-moi tu le regretteras éternellement. » Le tonest extrêmement sérieux. Je connais bien Kira et je peuxressentir l’influence de Lacus dans son discours. Cette dernièrese contente de me sourire.


« Il a raison… Situ ne lui parles pas, tu ne sauras jamais si votre histoire àun avenir. » Sa voix est beaucoup plus douce que celle deKira. Je lui rends son sourire.


« Je lui parlerais ….Promis. »


« Ah non, tu te lèveset tu vas lui dire que tu désires lui parler. » Jefixe Kira, voilà qu’il me donne des ordres ! Ça,c’est vraiment nouveau…


« Et tout desuite !!! » Sa voix est du genre auquel on n’oseraitpas résister. Mieux vaut obéir. Lacus le regarde aussibizarrement que moi avant d’éclater de rire. Et je l’imitebien volontiers. Quand je me suis remis, je me lève et medirige vers le petit groupe d’adolescents. Mon cœur bat de plus enplus vite alors que je m’approche d’elle. Je peux remarquer sonregard rivé sur moi. Elle rougit quand elle comprend que c’estvers son groupe que je me dirige. Je m’arrête près deson « prétendant » qui remarque maprésence et hausse un sourcil. Les autres se contentent de mefixer un peu étonnés de ma présence.


Je reste super décontractéet cool, comme d’habitude. Je sens que je dérange Monsieurle dragueur, mais c’est de loin mon premier souci. Je fixe Cagalliet je la vois rougir un peu plus et détourner son regard.


« Je peux te parler 2minutes, Cagalli ? » ma voix ne révèlerien de mon trouble intérieur et de mon malaise.
Elle relève la têteet me regarde droit dans les yeux avant d’hocher la tête etde se relever. Je peux sentir le regard haineux de, … comment ils’appelle encore… ah oui Ahmed alors qu’elle passe devant moipour nous isoler un peu du reste du groupe. Je me contente de sourireaux autres et de la suivre. Elle s’arrête devant un arbre ets’appuie au tronc. Je ressens son malaise. Elle est un peuintimidée et gênée de me parler en particulier.Bon, par où je commence ? Mes yeux font rapidement letour de la cour. Ce n’est pas l’endroit le mieux du monde pourparler en particulier à quelqu’un. Nous sommes le point demire de toutes et tous, et surtout de toutes …
« Euh, tu … voulaisme dire quelque chose. » Sa voix est basse et timide, elletremble un peu.


« Oui, justej’aimerai pouvoir te parler en particulier…. Enfin pas ici, toutle monde écoute. » J’ai répondu sur unevoix décontractée alors que je tremble et crains saréponse.


« Euh oui, … »Elle m’a regardé droit dans les yeux, étonnée,avant de détourner le regard et de fixer ses chaussures.


« Hum quand est-ceque tu serais … libre ? » ma voix a un peu tremblé,je ne m’attendais pas à un oui.


« Euh, tantôtaprès l’école … si tu veux… j’ai fini à16heure. » sa voix n’est qu’un murmure mais audiblepour moi.


« Ça me va…Moi aussi, j’ai fini à 16 heures. On pourrait aller discuterau parc… » Je propose sur une voix plus sure qu’avant.


Elle se contente d’hocher latête pour me répondre toujours sans me regarder. Je luisouris doucement avant d’ajouter : « Viens sur leparking alors à la fin des cours. » Elle acquiescede nouveau de la tête et me laisse sur un « àtantôt » des plus timides et rejoint son groupe. Sesjoues sont en feu quand elle me dépasse. Je la suis du regardavant de retourner vers mes amis, le cœur battant à toutrompre et les joues légèrement rouges.


J’ai droit à un regardsympathique de Kira et un sourire fier de Lacus. Au fond,heureusement que je les ai tous les deux. Peu après, Yzak nousrejoint suivi de Luna et de Dearka. Yzak semble satisfait etj’aimerai savoir de quoi.


« Bon, on va avoir lapaix maintenant ! Vous savez quoi, la diablesse a acceptéun rendez-vous avec Dearka ! » Déclare-t-il.Je ne peux m’empêcher de rire imiter par Kira et Yzak.


« En quel honneur ? »demande Kira curieux.


« Euh, si j’ai biencompris, son mec l’a trompé avec une autre, et il lui enfait voir de toutes les couleurs depuis la rentrée. Et pour sevenger, elle a décidé de sortir avec un mec plus vieux.Et vous savez bien que Dearka est toujours disponible pour ce genrede chose ! » Rétorque Yzak sur une voixironique. Dearka semble mal à l’aise et ne pas apprécierla remarque.


« Yzak Joule !!! »La voix de Luna démontre à quel point elle ne partagepas son avis et elle n’apprécie pas du tout la moquerie.


« Oui mon cœur... »La voix est mielleuse mais quand il croise le regard de « Soncœur » il change d’expression.
« 
 Arrêtes del’ennuyer avec ça ! D’abord toi, t’as jamais étécapable de dire à une fille ce que tu ressentais, c’est moiqui ai tout fait ! » Elle défend bien Dearka,il faut dire qu’ils sont amis depuis le primaire et que c’estcomme ça qu’Yzak l’a rencontré. Et puis, elle araison.


La sonnerie retentit annonçantle début des cours de l’après midi. Dans 3 heures, jeserai fixé sur l’avenir de mes sentiments pour elle !Seigneur comment vais-je tenir jusque là ? Les 2premières heures passent vite, il faut dire que l’on est eninterrogation, et que c’est 2 heures de math.


Cours de géographie… j’avoue que l’économie américaine est lecadet de mes soucis pour l’instant. Le professeur parle et moi jecherche la meilleure formulation pour lui dire ce que je ressens pourelle. Plus le temps passe, plus ma nervosité augmente. Je memords la lèvre inférieure. Alors quoi je lui dis commeça : tu veux sortir avec moi ? Hum, non tropdirect ! Et puis on ne dit pas ça à la fille qu’onaime. Euh quoi alors ? Ah peut être : écoutetu sais je t’aime depuis un bout de temps, voudrais-tu êtrema petite amie ? Hey ! c’est mieux, plus romantique,plus doux et moins direct… je pourrais sûrement encorem’améliorer…. La sonnerie de fin des cours sonne. Je croisque je vais me décomposer là. Hum, bon rassembler sesaffaires et rejoindre le parking. Je sens une main se poser sur monépaule et je me retourne. Lacus est là fidèle etamicale comme ça a toujours été le cas.


« Ne t’inquiètepas, tout va bien se passer. » Elle me sourit et essaie deme rassurer. Je me lève et dépose un baiser sur sonfront.


« Je sais… àdemain. » Je réponds doucement, ma voix n’estpresque un murmure.


« Ah non, à cesoir ! Tu me téléphones pour me dire ce qu’ellet’a répondu ! » Elle dit ça enprenant son air de petite fille suppliant. Je ne peux m’empêcherde rire.


« D’accord, ce soirje te téléphone. Promis ! » Aprèsça nous quittons la classe. Elle rejoint Kira et s’accrocheà son bras comme s’il allait disparaître d’un momentà l’autre. Kira m’envoie un sourire rassurant. Je rejoinsmon casier et après avoir pris mes cours, je sors sur leparking. Je m’appuie à ma voiture et attends qu’ellearrive.
Je reste sans bouger pendant 10minutes. Combien de temps dois-je attendre avant de considérerqu’elle m’a posé un lapin ? Ou qu’elle a oublié ?Aucune idée, simplement parce qu’elle est la premièrefille à me faire attendre. Je me mords les lèvres etcommence vraiment à stresser… Cela à quellesignification, cette absence ? Je baisse la tête etcherche après mes clés dans mon sac. Tant pis j’yvais.


« Je suis désolée,mais le prof de math voulait me parler » Je sursaute enreconnaissant sa voix et je constate qu’elle est essoufflée.Je la fixe avant de lui sourire. Elle a les joues rouges, le soufflecourt et n’ose pas me regarder. Je meurs d’envie de la serrercontre moi pour la rassurer, mais je me retiens.


« C’est rien, net’en fais pas… Je sais à quel point il peut êtreennuyant avec les élèves. Hum, on y va ? »J’ai répondu sur un ton calme et un peu détachépour masquer mon trouble. Elle hoche la tête et je lui ouvregalamment la portière. Durant tout le trajet, elle se tait,moi aussi d’ailleurs. Je stresse de plus en plus. Je finis par megarer devant le parc. On descend tous les 2 toujours en silence. Jecrois que ça va être dur de lui parler.


On traverse le parc jusqu’aulac. Elle s’arrête là et fixe l’étendu d’eau,un léger sourire sur les lèvres. Moi je la fixe, elleest belle comme ça, à contre jour, ses cheveux voletantdans la brise légère. Il n’y a personne autour denous, nous sommes seuls sous les arbres et au bord d’un lac.Romantique comme endroit, non ?
Je m’approche d’elledoucement et murmure son prénom. Elle semble sortir de satranse et me fixe dans les yeux tout en rougissant un peu. Jem’approche encore un peu et je crois que nos corps pourraient sefrôler si je faisais un pas de plus. Elle a toujours ses yeuxrivés aux miens, comme si un lien incassable unissait nosregards.


« Cagalli, je … »je commence mais je ne sais comment continuer mon aveux. Alors jefais instinctivement quelque chose dont je rêve depuis 2longues années. Je glisse ma main sous son menton pour qu’ellerelève la tête et je dépose mes lèvres surles siennes. Rien de sensuel, juste un contact chaud et doux,extrêmement tendre. Je mets fin au baiser pour remarquer sesjoues rouges et ses yeux fermés. Elle finit par ouvrir lesyeux et moi je me perds dans son magnifique regard ambre. Je saisqu’il faut que je parle mais pour lui dire quoi ?


« Je t’aime…. »Ma voix est un murmure mais je sais qu’elle a entendu. Elle rougitencore plus si c’est possible. Je caresse doucement sa joue, etécarte quelques mèches de ses yeux.


« Je t’aime tant etdepuis si longtemps ….. » je continue mais les mots memanquent, et ma voix se bloque dans ma george. Elle tend lentement lamain vers ma joue et frôle ma peau.


« Je … je … »elle est aussi à court de mot. Je passe mes bras autour de sataille et l’attire à moi. Elle dépose sa têtecontre mon torse et reste sans bouger. La dernière fois quel’on s’est retrouvé dans cette position c’étaitlors de notre rencontre lorsqu’ elle a pleuré dans mes bras.


« Je t’aimeAsuran.. » Sa voix est à peine audible. Jelaisse une de mes mains courir dans son dos, et j’enfuis ma têtedans ses cheveux. J’apprécie le contact de nos corpsenlacés, la chaleur et la douceur qu’elle dégage etqui m’enveloppe. Comme ça, avec elle dans mes bras, je mesens bien, je me sens complet.


« Est-ce que tuaccepterais d’être ma petite amie ? » jebalbutie un peu. Elle se détache de moi, et je suis en manquede sa chaleur. Elle me regarde droit dans les yeux avant d’hocherpositivement la tête. Je lui souris et l’attire à moipour de nouveau l’embrasser. Cette fois-ci, elle me répondtimidement en hésitant.


Je la libère de monétreinte et lui prends la main.


« Tu veux une crèmeglacée ? » je le demande naïvement touten sachant qu’elle adore les sucreries et particulièrementles glaces. Elle accepte volontiers. Nous passons une heure dans leparc à nous promener. Nous n’avons pas échangébeaucoup de mots, juste profiter de la présence de l’autreet de notre relation qui commence. »


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POV Cagalli
« Je m’étiredans mon lit paresseusement. Je ne peux m’empêcher de sourireen me rappelant la vieille : Asuran m’a dit qu’il m’aimait !Je suis dans un état euphorique depuis que je suis rentréehier soir, mon père n’a pas tout compris à ce quej’ai raconté, mais il était heureux de me voir danscet état. Mes pensées sont focalisées sur cettephrase : « je t’aime » et sur le contactde ses lèvres chaudes et douces contre les miennes ! Mêmedans mes rêves les plus fous, jamais je n’ai imaginéqu’il me dirait ça ! C’était trop merveilleux,trop beau pour que je puisse croire que ça m’arriverait unjour !


Mon père frappe àla porte pour me rappeler de me préparer. Zut, on a école,je ne peux pas rêvasser mais d’un autre côté, jevais le voir. Je prends mes affaires et file dans la salle de bain,direction la douche. Mais comment ça va se passer àl’école ? Va-t-il oser s’afficher avec moi ? Oubien, va-t-il faire comme si de rien n’était ? Je memords la lèvre inférieure. J’ignore comment je doisagir quand je serais en face de lui tantôt. Mon euphorie faitplace à de l’angoisse.



« Cagalli, tu vaêtre en retard mon cœur ! »Appelle mon pèreen bas. Je termine de me préparer et retourne en vitesse dansma chambre prendre mon sac avant de dévaler les escalier et dem’engouffrer dan la cuisine où je me laisse tomber sur machaise. Je déjeune en vitesse sous le regard amusé demon père. Au fond, il a peut être très biencompris ce que j’ai dit hier. Il me rappelle qu’il ne sera pas làce soir pour souper et que je ne dois pas l’attendre. Il a uneréunion à son travail. J’hoche la tête et lesuis hors de la cuisine. Exceptionnellement aujourd’hui, il medépose à l’école. Je serai donc un peu àl’avance.



Une fois arrivée àl’école, je l’embrasse affectueusement sur la joue etm’apprête à sortir quand il me dit : « j’espèreque tu vas me le présenter ! Passe une bonne journéema puce. » Je me retrouve sur le parking, les yeuxécarquillés et la bouche entre ouverte de surprise. Jen’ai jamais dit que j’avais un petit ami enfin pas directement,j’ai été évasive en fait. Mais lui a trèscompris ce que je vivais. Je souris. Au fond, c’est normal, il meconnaît si bien.



Je fais volte face pourrejoindre la cour et je m’arrête en remarquant qu’uncertain jeune homme aux yeux verts m’observe appuyer contre savoiture. Depuis quand est-il là ? Mystère…J’avance dans sa direction d’un pas hésitant. Il sedétache de sa voiture et vient à ma rencontre. Je n’aipas le temps de dire un mot que je me retrouve dans ses bras, seslèvres posées sur ma tempe.



« Bonjour, monange » me murmure-t-il à l’oreille.



Je relève la têteet me mets sur la pointe des pieds, je désire l’embrassermais j’arrête mon mouvement à mi-chemin, peu sure depouvoir faire ça. C’est lui qui fait de nouveau le premiergeste et dépose ses douces lèvres sur les miennes. Jeferme les yeux et réponds timidement à son baiser. Il ymet fin délicatement et me sourit. J’adore son sourire etson regard, ce regard si doux et amoureux qu’il pose sur moi, làmaintenant. Il me prend la main et nous nous dirigeons vers la cour.



On s’arrête sous unarbre. Je sens tout mon corps tremblé, curieuses sensationsque sa présence me procure : les joues en feu, mon cœurqui bat à tout cassé et mon corps qui tremble. Je melaisse tomber par terre. Il me fixe et s’assit à côtéde moi. Il semble hésiter puis il passe un bras autour de mesépaules et m’attire à lui. Il dépose seslèvres sur ma tempe et je ferme les yeux. Je suis bien commeça ; contre lui, enveloppée dans sa chaleur.



« Tu m’asmanqué, princesse. » murmure-t-il à monoreille. Je souris.


« Tu nous laprésente ? » La voix me fait sursauter.J’ouvre les yeux et découvre une paire d’yeux bleus posersur moi. La nouvelle venue me sourit chaleureusement, tandis qu’àcôté d’elle un jeune homme me fixe. Asuran désereun peu son étreinte.


« Hum, vous êtesdéjà là ? » c’est sa réponseà la question de la belle dame, une vraie princesse etsûrement la fille la plus populaire de l’école.


« Oh, mais c’estimpoli de ne pas présenter les gens » la remarqueest du garçon, dont je n’arrive pas à me rappeler lenom. Je lance un regard à Asuran qui se contente de sourire.Tout ce que je sais c’est qu’ils font partis de son groupe d’amisproches.



« Et ne pas direbonjour c’est poli ? » fait-il remarquer àson ami. Je me sens perdue, mal à l’aise et pas à maplace. Ça doit se voir car la fille me fait un sourirerassurant avant de s’asseoir à mes côtés et deme tendre la main.



« Lacus Klein,amie d’enfance d’Asuran, et lui c’est Kira Yamato »déclare-t-elle alors que je lui serre la main, « etne t’en fais pas se disputer ils font ça souvent. Çanous permettra de faire connaissance et de devenir amies »Je la fixe avant d’hocher positivement la tête. Je cherchequand même mes amis du regard. Ils ne sont pas là, jesoupire un peu, comme d’habitude ils vont arrivés tout justepour les cours. C’est comme ça depuis le début del’année, depuis qu’Ahmed fait officiellement parti dugroupe. Il a une mauvaise influence sur nous !



Trois autres personnes serajoutent au groupe, une fille qui à l’air sympathique et mefait un beau sourire ; un garçon qui me regardefroidement et un blond qui me fait un clin d’œil. Ce dernier àl’air des plus sympa, je le connais un peu puisqu’il tourneautour de Milli depuis un an. Lacus se fait un plaisir de lesprésenter : « Alors elle s’estLunamaria, Monsieur le glaçon, c’est Yzak et le surfeur,c’est Dearka. » Je me contente de leur sourire, de plusen plus mal à l’aise.



La sonnerie retentit dans lacour, je me sens un peu soulagée même si çasignifie ne plus voir Asuran. J’étais mal à l’aiseentre tous ces élèves de dernière année.Asuran m’embrasse sur la joue avant d’accepter de me laisserpartir. La belle rousse me lance un : « On se voit àmidi, on pourra faire connaissance comme ça ! »j’hoche la tête, mais hésite sincèrement enmoi-même d’y aller.


« Dis-le àma sœur et à Nichol, ils seront enchantés et puisvient avec tes amis, ce sera plus drôle pour tout le monde ! »Continue-t-elle sur son ton joyeux. Je me frappe mentalement, c’estvrai, c’est la soeur de Meyrin. Bakka ! J’hoche de nouveaula tête avant de rejoindre mon groupe.



Stellar me fait un sourireamical et nous rentrons dans le bâtiment. Milli est déjàen classe avec un air rêveur. Je lance un regard étonnéaux autres, mais ils me font un signe d’incompréhension. Jel’interrogerai bien mais le professeur entre et nous nous asseyons tous à notre place et le cours commence. Il me faudra attendrela petite pause de la troisième heure, quand on ira cherchernos autres cours pour lui parler. Je remarque le regard noir de Flayet Tollé. Je suis heureuse pour Milli, la voir comme çanous soulage tous. Il faut dire que depuis que Tollé l’atrompée et quittée elle avait un air triste et unemauvaise mine. Qu’est-ce qui s’est passé hier soir pourqu’elle soit si heureuse aujourd’hui ?



La pause arrive enfin. Nousnous levons et nous dirigeons vers nos casiers. J’espèreentrevoir Asuran un peu, mais il y a peu de chance. Milli a toujoursson air rêveur et lointain. Elle ouvre son casier, nous nousplantons prés d’elle et l’observons.



« Alors tonrendez-vous hier soir ? » demande Meyrin, elle est laplus curieuse de nous tous. Je remarque que Tollé est aussi àson casier et qu’il écoute.


« Trèsbien, c’était super… j’aurais du sortir avec lui plustôt. » répond-elle toujours avec le sourire.Lui ? Aucune idée de qui s’est, elle a refusé denous dire son nom hier prétendant que ça n’avait pasd’importance puisque ce n’était qu’un rendez-vous sanssuite. Là, il va y avoir une suite je pense…



« Super ? Çasignifie quoi ? » Demande Stellar de plus en plusintriguée.


« Et bien d’abordon a été boire un verre, puis on a été aucinéma. Il m’a laissé choisir le film et il a ététrès correct avec moi, pas un faux pas. En plus, il m’a faitrire et il est super sympa et super intelligent. Il est aussi trèsattentionné, je ne savais pas qu’un garçon pouvaitêtre si attentionné avec une fille. Et puis quand on estsorti du cinéma, …. » Elle fait volontairementune pause dans son discours.


« Il a faitquoi ? » je n’ai pu empêcher la question defranchir mes lèvres. Nous sommes tous, même les deuxgarçons, suspendus à ses lèvres désireuxde connaître la suite.



« Et bien, il m’aprit dans ses bras et il …. M’a demandé s’il pouvaitavant, ça coupe un peu le charme mais après c’étaittrop …. Il m’a embrassé, un baiser doux et tendre… Jesuis restée sans voix pendant quelques minutes. »Termine-t-elle. Personne ne parle, on est tous un peu sidérés,Milli qui se laisse embrasser par un garçon qu’elle neconnaît pas, ça ne lui ressemble pas.


« Au fait, on sortensemble » avoue-t-elle les joues rouges. Je vois Tolléserrer les poings dans son dos.
« Ah, il a un nomton mec merveilleux ? » questionne Stellar.


« Bien sûrvous le connaissez, j’aurais dû accepter beaucoup plustôt ! » Voilà qu’elle philosophe sursa relation alors que nous on attend un nom désespérément !Attend, elle a dit vous le connaissez et depuis longtemps ? Ok,je vois et me lance : « Tu parles de DearkaElsman ? » Milli me lance un regard et hochepositivement de la tête. Nous sommes tous bouche bée, etpas seulement parce que il la drague depuis 1 an sans succès,mais aussi parce qu’il fait parti des mecs les plus populaires del’école et des plus convoités… en plus il a laréputation d’être très sélecte dans lechoix de petites amies…



« Et bien, toiavec Dearka et notre Cali avec Asuran …. En voilà deschangements. »Déclare Stellar.


« Hum, au fait àmidi, Luna aimerait qu’on aille tous manger avec eux, pour faireconnaissance. » Je me décide à proposer auxautres l’idée qui me semblait inconcevable ce matin. Ilssemblent tous être d’accord. Donc, à midi nousformerons un très grand groupe, je souris doucement. Asuranest appuyé contre le mur et nous observe. Je m’excuse et lerejoins. J’ai droit à un baiser sur le front et à unregard amoureux.



« Tu finis àquelle heure, Princesse ? » me questionne-t-il.


« 16 heures, commehier… » Je réponds doucement et laisse mon regardfaire le tour du couloir. Pas mal de gens nous observent, surtout lesfilles.



« On pourraitaller se promener après l’école » son idéeest tentante, mais je suis dans l’obligation de refuser. Je n’osepas le regarder dans les yeux pour lui répondre.


« Non, je suisdésolée, je ne peux pas. Il faut que je rentredirectement » sa réaction me laisse un peuperplexe : « Tes parents je suppose ? Ils n’ontpas du apprécier hier que tu rentres tard. » I laune voix triste et un regard de coupable qui me fait sourie.


« Non, mon pèrene m’a rien dit, il m’a juste demandé de le prévenirla prochaine fois … » C’est vrai que depuis le divorcede mes parents, il me gâte beaucoup et me passe beaucoup decaprice, tant que je rentre avant la nuit et qu’il est prévenuje peux traîner après les cours. « C’estparce que demain, j’ai un contrôle en math… et je comprendsrien à la matière, donc il faut que je travaille cesoir. » Il semble soulagé.


« Si tu veux, jete raccompagne et je te donne un cours particulier. Je suis plutôtbon en math. » propose-t-il gentiment. J’hésite,je connais sa réputation et ce qu’il attend en généralde ses petites amies. Je lui lance un regard pour essayer de lire sespensées, mais il affiche toujours ce regard amoureux ettendre. D’après Nichol, il n’a jamais dit à unefille qu’il l’aimait et celle qui sont passée par … hum… son lit, c’était parce qu’elles le voulaient. Il m’adit qu’il m’aimait donc il ne devrait me faire aucun mal, detoute manière je suis en sécurité avec lui je lesais, je l’ai toujours su. Il a remarqué mon hésitationet semble en connaître la cause.


« Cali, je ne teferais jamais de mal…. Je t’aime trop pour ça… »Il semble affligé et je m’en veux. Je m’approche de lui etdépose un doux baiser sur sa joue.



« Excuse moi, maismon père ne sera pas là ce soir… Mais je veux bienque tu m’aides … ça me sauverait sûrement d’unéchec au bulletin en fait. » Je lui offre mon plusbeau sourire. Il hoche la tête en signe de compréhensionet grommelle un « maudite réputation ».J’éclate de rire et passe mes bras autour de son cou :



« j’ai confiance en toi tu sais. Je sais qu’avec toirien ne peut m’arriver de mal ! Je l’ai toujours su ! »C’est un aveu, une sensation que j’ai depuis notre rencontre. Ilme sourit avant de m’embrasser doucement sur les lèvres. Jelui rends son baiser du mieux que je peux. Seigneur, qu’il embrassebien ! Enfin, comme il a eu mon premier baiser, je n’ai pasvraiment de quoi comparer ! La sonnerie de début de coursretentit ! Maudite soit-elle !


« On se voit àmidi mon ange » Je lui fais un signe affirmatif et rejoinsma classe pour le cours d’histoire.
Midi !! Je meurs defaim, en plus je vais passer une heure avec Asuran. Trop contentemême si on ne sera pas seuls, il sera quand même prèsde moi. Tout le groupe est d’accord de manger avec eux. Je devrairetrouver Milli, Nichol et Meyrin là-bas. Nous avons eu coursde langue, nous étions donc séparés. Seul Ahmeda refusé et a préféré aller avec sesamis.



On les rejoint sous notrearbre. Je m’assois à côté Asuran et lui souris.Je sens mes joues brûlées un peu. Il se penche et medépose un baiser sur la tempe avant de m’enlacer. Je laissema tête contre son épaule et je ne bouge pas. Le tempsde midi passe trop vite, beaucoup trop vite. Il faut dire qu’ilssont plutôt amusant les garçons : entre les minidisputes de Yzak et Dearka, les remarques à côtéde Kira et les mots ironiques des filles, on n’a pas le temps des’ennuyer. Nous, on n’a pas beaucoup parlé du moins audébut. Mais Lacus, Lunamaria (enfin Luna, puisqu’ellepréfère) et Dearka nous ont vite mis à l’aise.Ensuite, j’ai eu l’impression que l’on a toujours forméun groupe. C’était agréable. Evidemment, Lacus etLuna ont obtenus que l’on mangerait encore avec eux le lendemain.J’ai droit à un baiser rapide mais très tendre surles lèvres. Je rejoins mon cours en rêvassant. Vive cesoir ! »


À suivre….

Chapitre 2 : Décisions



« Je commence à paniquerlégèrement, mon corps tremble et ma gorge devient sèche. Dans quelquesminutes, je serais face à Yuna et à mon père. Je me doute qu’ils saventque j’ai découché cette nuit, vu que je n’étais pas là au matin pouraider à préparer le repas. Intuitivement, je me recule sur la selle. Jesens la pression de ses bras se faire plus forte autour de ma taille.Il dépose un baiser sur ma tempe.


« Tout va bien… » Murmure-t-il à mon oreille.


J’inspireet expire pour calmer ma tension et je ferme les yeux un peu, savourantla chaleur que dégage son corps contre le mien. Je rouvre les yeuxquand je sens le cheval s’arrêter. Mon regard rencontre directementcelui de Yuna puis celui de mon père et enfin celui des autres membresdu conseil du village. Ma respiration se bloque quand je constate leurcolère en me fixant.


« Cagalli, mais où étais-tu passé ? »Demande mon père alors qu’Asuran,… hum pardon … le Roi descend de soncheval. Je tourne mon regard vers mon père et entrouvre la bouche maisYuna est plus rapide que moi.
« J’espère que tu as uneexplication valable pour ton absence… » Susurre-t-il. Je sens dans savoix sa colère. Et je baise la tête, n’osant pas regarder les autreshommes et encore moins mon Protecteur. Je sais que je dois m’expliquermais j’ignore comment expliquer la situation. Je sens les mains du Roise poser sur ma taille et me soulever pour me déposer par terre. Jecroise son regard quelques instants et me sens un peu rassurée par saprésence.


« Tu nous fais attendre Cagalli… peux tu répondre quandon te pose une question ! » la voix de Yuna cache de plus en plus malsa colère. Je déglutis et cherche un mensonge réaliste, pour limiter sacolère et les conséquences de cette dernière. Les autres hommes duvillage murmurent entre eux, ainsi que les villageois assemblés autourde nous.


« Avec moi » La voix est froide et tranchante. Je relèvela tête vers lui et je constate que son regard est dur et froid, je nel’avais jamais vu avec cette expression avant. J’imagine facilement quece regard-là doit pétrifier les gens qui le contrarient. Le silenceretombe instantanément sur l’assemblée, plus personne ne parle et toutle monde nous fixe. Je me sens rougir et je baisse la tête. Je sais cequ’ils pensent tous de moi, ils me considèrent comme une fille facile.Je lance un regard à mon père et constate qu’il est choqué plus qu’encolère.
« Quoi ?!? » demande Yuna la voix interloqué et l’air surpris.


« Etbien, ça commence bien ces pourparlers ! » Déclare le guerrier blondqui nous accompagne « Ils sont sourds ou ils ne parlent pas notrelangue ? »


« Dearka, tais-toi ! » Répond le guerrier appelé Yzak. Je relève la tête vers mon Sauveur et le fixe un peu. Et maintenant ?


« J’ai dit », reprend-il calmement mais toujours de manière froide et enfixant mon fiancé droit dans les yeux, « avec moi. Elle a passé la nuitau campement, parce que j’ai jugé que ce serait plus sure pour elle quede revenir seule en pleine nuit au village. » La fin de la phrase estdestinée à mon père je suppose.


Le silence se prolonge et enfinmon père prend la parole d’une voix calme: « Je vous remercie de vousêtre occupé d’elle Mon Seigneur. Cagalli, tu devrais rentrermaintenant. » J’acquiesce de la tête et me dirige vers notre demeure.J’y entre et tombe sur Mirrilia, mon amie. Elle semble soulagée etm’offre un beau sourire. Elle est la première a semblée heureuse etsoulagée de me revoir en vie et sans aucune blessure.


« Cagalli,tu es en vie ! » me lance-t-elle tout en m’enlaçant. Je lui rends sonétreinte gentiment. Depuis la mort de Tollé, son fiancé, Milli comme jel’appelle, s’est renfermée sur elle et en générale elle ne parlevraiment qu’à moi. Nous nous disons tout, et partageons nos peines etdouleurs.


« Oui, je ne risquais rien tu sais. Je vais te raconter ! » Nous nous installons près du feu et je commence à lui raconter. »
« La fête bas déjà son plein dans la salle principale, mais je reste encuisine avec ma tante et la mère de Milli. Je me sens bien ici, loindes autres, des hommes. Ici, je suis en sécurité, personne ne me feradu mal. Une main se pose sur mon épaule et je me retourne.

« Va dansla salle ma Puce, tu es une fille à marier aussi… même si tu as unfiancé » me dit doucement ma tante avec un léger sourire. Je soupire etsecoue la tête.


« Je suis bien ici avec toi. Je ne risque rien.Yuna n’appréciera pas que j’y sois je crois… » Je réponds en regardantmes pieds. Elle enlève sa main de mon épaule.


« Cagalli, va dansla salle. Yuna a dit que toutes les filles non mariées y seraient ! Taplace est là bas… » Déclare-t-elle en me poussant vers le rideau quisépare la salle de la réserve. J’empoigne une cruche de vin au passage,quitte à devoir y être autant travailler comme ça au moins Yuna ne mereprochera pas ma fainéantise. J’imagine qu’à la fin de la soirée, ilme donnera la « punition » que les discussions avec le conseil du Roine lui ont pas laissé le temps de m’administrer.


Je doisreconnaitre que ma première réaction est de le chercher… j’ai passé majournée à penser à lui, à me le remémorer. Je ne me suis jamais sentiecomme ça, aussi attirée par un homme, aussi troublée et surtout aussimalade de l’absence de quelqu’un. Je le repère au centre de la salle,avec tous les regards féminins posés sur lui. Personne ne connaîtencore son choix, pas même le conseil. Ses magnifiques yeux émerauderencontrent les miens et restent plongés dans mon regard. Je sens mesjoues rougir alors qu’un sourire apparaît sur ses fines lèvres. Jedevine qu’il m’est destiné.


« Va porter du vin à la table du Roi et de Yuna, Cagalli » me suggère mon oncle Kisaka avec un léger sourire.
Jefais oui de la tête et me dirige avec ma cruche vers eux. Je remarqueYuna et Meer, ils s’embrassent à pleine bouche déjà bien éméchés parl’alcool. Le regard d’Asuran ne me quitte pas alors que je m’approche.Je sens mon cœur battre de plus en plus vite. Il est à table avec sesguerriers, mon père, Yuna, Meer et surtout les membres du conseil etquelques épouses ou femmes célibataires.


J’arrive à leur hauteuret le regard de Yuna me fait comprendre que si je n’ai pas une bonneraison d’être là, j’ai intérêt à partir. Mon père me sourit faiblement,plus le temps passe et plus sa maladie le rend faible. Les autres nefont pas attention à moi alors que je remplis les coupes, trop absorbéspar leur conversation. Yuna acquiesce alors que je dépose ma cruche latable et fais un demi tour pour m’éloigner. Il ne m’a pas adressé unseul commentaire ou sourire comme si je n’existais pas. Je sens moncœur se serrer et j’ai mal de cette indifférence. Soudain une mainsaisit délicatement mon poignet. Je tourne la tête et rencontre unregard intense.


« Reste s’il te plait… » Murmure-t-il en meregardant droit dans mes yeux. Je sens mes joues brulées et lance unregard aux autres. Seuls les plus vieux ont tourné le regard vers moiet mon père me fait signe de la tête de m’asseoir. Yuna, lui, est tropoccupé à dévoré la gorge de sa maitresse.


Je m’assois à sescôtés, intimidée, et je regarde la table fixement n’osant pas releverla tête et croiser son regard. Il me sert une coupe de vin et passediscrètement un bras autour de ma taille. Il penche la tête vers moi etembrasse ma tempe avant de murmurer à mon oreille : « tu es magnifique ». Je sens mes joues bruler un peu plus. C’est vrai que j’ai pris montemps pour m’habiller, mon père en est resté étonné. Je voulais être « belle » pour lui, j’ignore pourquoi. J’ai pris un long bain et ai misun temps énorme à trouver la robe que je porterais et commentj’attacherais mes cheveux. C’était bien la première fois que monapparence physique comptait.
Je relève un peu la tête et croisele regard de mon père. Je lis dans son regard de la surprise mais ausside la fierté. Pour la première fois depuis la mort de maman je croisqu’il est heureux… pour moi. Bizarrement, j’ai l’impression qu’il estfier que le Roi s’intéresse à moi, comme si il pouvait encore choisirde m’accorder à lui plutôt qu’à Yuna. Je lui rends son doux sourire.


Jesens la pression de la main d’Asuran augmenter légèrement et je tournemon regard vers lui, intriguée. Il me sourit avant de reporter sonattention sur la discussion. Mes yeux font lentement le tour de latable, je croise le regard étonné de Meer et celui de Yuna. Je le voislui murmurer quelque chose. Je soupire doucement. Je sais ce qui vasuivre. Tout le monde sait ici qu’il a la promesse de m’avoir pourépouse, et tout le monde sait qu’il a une maitresse. Ils ne s’en sontjamais cachés et s’affichent à la limite de l’indécence dans toutes lesfêtes. Je sais que ma présence ici est peut-être tolérée mais serapunie. Ils vont m’humilier, me rappeler que je ne suis rien d’autre quela promesse de régner sur le village. Et je sais que les autres, hormisles membres de ma famille, vont eux aussi se moquer de moi. Je saisbien que pour eux je mérite le traitement et l’humiliation de voir monfiancé avec une autre. Ce que j’ignore c’est pourquoi.


Yuna sepenche et embrasse langoureusement Meer sur les lèvres. Je peuxentendre les murmures des autres, approuvant le fait que Meer est unefille bien et qu’elle est mieux que moi, que c’est elle qu’il devraitépouser. Seul mon père lance un regard désapprobateur au couple, maisil n’ose rien dire. En relevant la tête je constate le regard choquédes invités. Je sens la pression de la main de mon Protecteur se faireplus forte sur ma fine taille. Il se penche vers moi.


« Ils sonttoujours comme ça ? » me demande-t-il à voix base, alors que Yuna etMeer prolonge leur baiser qui devient vraiment indécent face à unpublic.


« Ce n’est que le début… ils feront pire après… » Jeréponds sans le regarder et je sais que si je veux éviter l’humiliationje dois retourner en cuisine. Je sens mon cœur se serrer, je n’auraispeut-être plus l’occasion de le voir avant son départ. Je tourne latête vers lui et le vois parler avec le doyen du village, grand père deMilli, encore une des rares personnes à être gentille avec moi.J’ignore ce qu’ils se racontent ils parlent trop bas et lancent detemps à autres des regards vers le couple. J’attends qu’il ait fini etqu’il rapporte son attention vers les autres pour murmurer alors que samain a quitté ma taille un « je dois retourner en cuisine… » Je croisele regard triste et affligé de mon père et le regard approbateur desautres.


Je me lève mais cette fois le Roi ne se fait pas discret,il m’attrape par la taille et m’attire à lui de manière assez visible àtous. Je retombe assisse sur lui, les joues en feu et intimidée.Seigneur, mais pourquoi a-t-il fait ça ? Je lance un regard aux autresmembres autour de la table, seuls ses amis ne tiquent pas à ce geste,les autres continuent de parler mais lancent un regard surpris versnous. Je constate que mon fiancé nous observe et fronce les sourcils.


« Reste avec moi… » Sa respiration taquine ma nuque et me faisfrissonner. Je sens mes joues rougir encore plus et mon cœurs’accélérer. Je me sens mal comme ça, il me traite comme une fillefacile et je n’apprécie pas. Je sais que la pression est trop fortepour lutter, mais ma fierté prend soudainement le dessus. Je ne suispas Meer ! Et je n’ai pas l’intention de l’être, ni de me laisserhumiliée sans rien dire. Je ne veux pas subir ça encore une fois, jepréfère partir.


« Lâchez-moi ! », j’ai parlé à voix basse pourque seul lui m’entende mais de manière froide, même si ma voix trembleun peu, « Je ne suis pas comme elle… » J’enrage intérieurement. Je lecroyais différent mais il est comme les autres hommes.


« Je sais… », murmure-t-il à mon oreille, d’une voix extrêmement douce malgrémon ton agressif, « je veux juste être avec toi… Tu m’as manqué toutela journée. » Je reste sans voix et tourne la tête vers lui, les yeuxsurpris et les joues rosées.


Je sens le regard de Yuna sur moialors qu’il reprend les lèvres sensuelles, d’après lui, de Meer. Jetourne la tête vers eux alors qu’il déclare qu’elle a des lèvresenvoutantes. Asuran leur lance un regard surpris. Je détourne les yeuxet rapporte mon attention sur le Roi.


« Pitié, si je ne pars pas ce sera pire. Je vous en prie… » Je plaide pour pouvoir m’éloigner et éviter une situation gênante.


« L’aimes-tu cet imbécile ? » me demande-t-il toujours à voix base en me fixant droit dans les yeux.


« Ce n’est pas la question … c’est mon fiancé, on me l’a imposé ! Je luidois le respect … et je … » Je continue sans vraiment savoir commentrépondre sans répondre à sa question. Il pose un doigt sur mes lèvreset me force à faire silence avec un doux sourire.


« Donc, laréponse est non… J’en suis heureux. Je t’ai promis de te protéger et jetiens ma promesse, reste juste avec moi. Je ne te demande sincèrementque ça, laisse moi profiter de ta douce et apaisante présence ; laissemoi te rendre heureuse » me demande-t-il doucement, alors qu’il meforce avec tendresse à relever la tête et à le regarder dans les yeux.Je ne sais pas quoi répondre alors je lui souris. Comment peut-on êtreaussi tendre avec une femme ? Je n’ai jamais vu un homme aussi doux etattentionné pour une femme, pas même mon père malgré son amour pour mamère.


Il m’attire à lui un peu plus et pose délicatement seslèvres sur les miennes. Je reste étonnée qu’il ose ce geste en public.Je me laisse aller au doux sentiment qui m’envahit et je ferme lesyeux, répondant timidement et maladroitement à son baiser. Il met finau baiser et je rouvre difficilement les yeux revenant à la réalité, etje sens les yeux de tout le monde poser sur nous. Ma gêne augmenterapidement et je détourne les yeux. Je ne relève la tête que quandj’entends Meer rire et murmurer quelque chose sur moi. Elle sous entendque je suis une fille facile. Bien sur un simple baiser est forcémentmal vu ici, surtout entre personnes non mariées ou non promises. Ilempire mon humiliation sans le vouloir.


« J’ai un présent pourtoi. » déclare-t-il subitement à voix haute, de manière à être entendude tous. Il attire ainsi les regards surpris de l’assemblée et jerelève la tête étonnée. Il glisse autour de mon cou une chaine en or.Le métal froid touchant ma peau me fait frissonner. Je prends lependentif en main et observe sa forme, une rose faite de pierresprécieuses. Je reste admirative, c’est bien la première fois qu’onm’offre un bijou…
« Merci, … c’est magnifique » j’ai murmuré etje lui souris doucement. Il me rend mon sourire et dépose un baiser surma joue rouge.


« Je suis heureux que ça te plaise. » Murmure-t-il contre ma peau, avant de caresser doucement ma joue.
« Elle ne peut pas l’accepter ! » la voix de Yuna est tranchante. Jetourne un regard triste vers mon fiancé, enfin pas encore tout à fait.J’aimerais pouvoir dire quelque chose, le supplier de pouvoir garder lebijou mais je sais très bien que ça ne sert à rien. Jamais iln’acceptera. Je retourne mes yeux tristes vers Asuran, il fixe Yunad’un regard froid et dur. Il me semble qu’il n’ait pas apprécié laremarque de ce dernier.


« Pourquoi pas ? » demande Dearka étonné, prenant part pour la première fois depuis mon arrivée à la conversation.


« Parce qu’elle est ma fiancée, et qu’elle ne peut accepter aucun présentd’un autre homme que moi » répond froidement Yuna toujours en me fixantdu regard. Je soupire de tristesse et cherche après le fermoir pourl’enlever de mon cou et le rendre.


« Ce n’est pas ta fiancé ! » la voix d’Asuran a imposé un silence dans la salle. Tout le monde se retourne vers lui.


« Pourquoi ? » demande Yuna choqué de son intervention et sa remarque.


« Premièrement parce qu’elle n’a pas l’âge d’être fiancée. »commence-t-il en lançant un regard interrogatif à mon père. Je vois cedernier hocher de la tête, comme si il savait ce que le Roi désiraitdire et comme si ils étaient d’accord. Je remarque aussi que ses amisne semblent pas étonnés de son intervention.


« Deuxièmement, »commence-t-il d’une voix calme mais froide, « parce qu’elle est mafuture épouse. » Le choc est total pour l’assemblée et le silences’installe. Je reste sans voix lançant un regard à mon père qui mesourit et me fait un signe affirmatif de la tête. Je comprends le sensde leur échanges muets depuis le début, ils se sont déjà mis d’accord.Je ramène mes yeux sur Asuran. Il me sourit tendrement et caresse majoue. Yuna reste sans voix et ramène son regard vers mon père et ledoyen du village.


« Elle était déjà promise …. » fais remarquer quelqu’un.


« Bien sur, mais Yuna a promis n’importe qu’elle fille à marier même sielle est déjà promise… » Répond calmement le grand père de Milli, « ila choisi Cagalli, nous ne pouvons donc pas la lui refuser sans brisernotre promesse. »


Yuna me lance un regard noir avant de prendre la parole : « Nous en reparlerons demain … lors du conseil. »
Asuransourit amusé de leur réaction, et me fais me lever. Il se met aussidebout et me prend la main pour m’attirer vers l’âtre au centre de lasalle.


« Si ça peut vous faire plaisir. Mais je n’ai pasl’attention de changer d’avis. Maintenant excusez-nous, mais j’ail’intention de manger quelque chose. » Répond-il sur un ton amusé. Ilne doit pas se voir refuser grand chose et je suppose que si on luirefuse ce qu’il veut, il ne voudra pas de traité entre son pays etnous. Il a bloqué intelligemment le conseil pour imposer ses désirs.


Jeme retrouve à ses côtés, seuls dans un coin un peu sombre. Il me tendune assiette que je prends même si je n’ai pas faim. J’aimerais parlermais je ne trouve pas les mots. J’inspire et dépose le plat sur latable voisine et me tourne vers lui.


« Je … » je commence mais il m’interrompt.


« Pardonne-moi… » Murmure-t-il en me regardant droit dans les yeux.


« Pourquoi ? Je n’ai rien à vous pardonné. » Je réponds étonnée et peuhabituée à voir un homme s’excuser auprès d’une femme. Il me sourit etcaresse ma joue avant de retirer sa main.


« Je ne voulais pasl’annoncer comme ça. Je voulais d’abord t’en parler et avoir ton accordd’être mon épouse avant de le rendre public auprès de tout le monde.Mais il m’a énervé à te traiter comme il le fait, à parler de toi commed’un objet… Pardon ma Douce. » Déclare-t-il toujours en me fixant droitdans les yeux.
Je le regarde et je sens les larmes cascader surmes joues blanches lentement. Je souris malgré tout et le regarde droitdans les yeux. Il est si tendre et si gentil avec moi. Je me sens bienprès de lui, en sécurité et aimée comme je ne l’ai jamais été.


« Je ne voulais pas te faire pleurer… Si tu ne veux pas être mon épousedis-le. Je ne veux pas t’obliger » Il essuie mes larmes et affiche unair attristé. Je souris et j’entrouvre la bouche mais aucun son nesort. Je fais la seule chose qui me semble logique à ce moment précis :je m’approche et me blottis contre lui. Je sens ses bras entourés mataille et me serrer contre lui. Je me détache un peu pour pouvoir levoir.


« Non, je suis heureuse ! Très heureuse… » Ma voix sebloque dans ma gorge. Je suis sur un nuage, je n’ai jamais été aussiheureuse. Il embrasse doucement mes lèvres. Quand il met fin au baiser,je reviens me blottir contre lui, en sécurité dans ses bras. C’est lapremière fois que je considère l’avenir avec joie et espoir et non pascomme une fatalité ! »
« Je fixe le plafond de ma chambredistraitement. Je sens une main se poser sur mon ventre. Je soupireperdue dans mes tendres pensées. Je me tourne délicatement et lentementsur le côté pour l’observer et je souris à la vision angélique qu’iloffre comme ça les yeux fermés.

J’ai été surprise, même s’il estplutôt de coutume de laisser les hommes passer la nuit avec une fille,personne n’avait jamais désiré m’avoir. Les lois de l’hospitalité sontétranges… on accepte que des veuves ou des jeunes filles non mariéespassent la nuit et satisfassent les désirs d’un invité. Mais on s’yfait. Seulement moi, c’est la première fois que ça m’arrive. D’habitudeon évite de me choisir. Pour Asuran c’était une évidence et surtoutcomme il me l’a murmuré une chance de pouvoir passer une nuit avec moi.Contrairement à ce qu’avait laissé sous entendre les autres filles, ils’est comporté très courtoisement avec moi. Il n’a rien fait de plusque la nuit dernière, juste un baiser.


« Qu’admires-tu ? » susurre-t-il en entrouvrant les yeux et en me souriant.


« Euh, hum …. Vous… » Je murmure, gênée d’être prise sur le fait, et endétournant les yeux. Je sens ses doigts glisser sous mon menton et meforcer à ramener les yeux sur lui.


« Vous ?!? » questionne-t-il amusé.


« Euh, … comment voulez vous Mon Seigneur que je vous appelle d’autres ? » je questionne en fixant mon attention sur un point quelconque de lapièce.


« Mon Seigneur ?!? » répète-il sur un ton amusé.


« Je … je … … » je balbutie mais ne sais rien dire, je ferme les yeux aubord des larmes et j’essaie de ne rien laisser paraître. Mais qu’ai-jedit qu’il ne fallait pas ?


« Cagalli, ma Douce, regarde moi s’il te plait. » murmure-t-il doucement. Je relève la tête vers lui, les yeux humides.


« Tutoies-moi et appelle moi Asuran… Tu es ma future épouse pas uneservante ou une habitante de mon pays. » Déclare-t-il avant dem’attirer à lui.


Je me blottis contre lui, cherchant sa chaleuret la sécurité qu’il m’offre. En me dégageant j’essuie mes larmes d’unrevers de main et lui souris. Il approche sa tête de la mienne etembrasse mon front.


« Ça va mieux ma Belle ? » demande-t-il.


« Oui, je suis désolée. Je sais que je suis stupide de toujours pleurermais … » je m’arrête cherchant difficilement la fin de ma phrase avecses lèvres qui descendent le long de mon cou, simples frôlements qui mefont frissonner. Je sens ses mains sur ma taille. Je les sens bouger etcommencer à me …. J’éclate de rire sous ses mains torturantes. Je suischatouilleuse et je supporte mal ce genre de taquinerie sans éclater derire. Je me débats alors qu’il continue à me chatouiller un peu partoutavec un sourire légèrement taquin. On finit allonger sur le lit, lui audessus de moi.


Je reprends mon souffle difficilement. Celafaisait longtemps que j’avais plus ris comme ça. Il s’appuie sur sesbras pour ne pas m’imposer son poids. Bizarrement, je ne panique pasmalgré notre position, je me sens extrêmement bien là, comme jamaisavant. Je lui souris un peu et il me rend un doux sourire avant de selaisser tomber à côté de moi.


« Demain je fixerais le jour de nosépousailles avec le conseil du village… » Murmure-t-il sur un ton trèssérieux avant de s’assoir. Je l’imite et l’observe.


« Ah … »c’est tout ce que je trouve à répondre. Je sais très bien que mon avisne comptera pas, d’ailleurs on ne me le demandera pas !


« Ainsi que les termes du traité unissant ton village à mon peuple… » Il fait un pause et me lance un regard.


« Je vois … ils ont prévu une chasse et encore une fête non ? » j’en ai vaguement entendu parler dans la journée.


« Hum oui, après demain la chasse… Cagalli est-ce que tu comprends ce queça signifie ? » Demande-t-il sur un ton sérieux et en plongeant sesyeux dans les miens.


« Que dans quelques jours je serais votreép… pardon… ton épouse. » je réponds en baisant les yeux un peuintimidée. Je sais très bien ce que signifie être une épouse. Ma tantem’a tout doucement préparé à mon rôle de femme et puis de mère ; ellem’a expliqué mes devoirs et obligations.


« Oui, mais cela veutdire que dans moins d’une semaine, tu quitteras ton village et tout ceque tu connais, famille et amis pour l’inconnu. Il y a peu de chancequ’un jour tu reviennes ici… » Déclare-t-il en essayant de croiser monregard fuyant.


« Je sais … Ma tante me l’a dit… je serais prêteet j’assumerais mon rôle. » je réponds d’une voix triste et à peineaudible. Je sens les larmes couler sur mes joues, il ne peut les voirpuisque j’ai la tête penchée et les cheveux dans les yeux. Il glisseune main sous mon menton et malgré ma résistance me fait relever latête. Quand il croise mon regard noyé de larmes, je vois ses beaux yeuxs’adoucir. Il essuie mes larmes tendrement.


« Je sais que ce nesera pas facile ni évidant pour toi comme pour moi. », commence-t-ild’une voix calme, « On ne se connaît pas, tu ignores tout de moi commeje ne sais rien sur toi ; tu vas devoir t’habituer à une nouvelle vie,loin des tiens ; nous allons devoir apprendre à se connaître,s’apprécier et à peut-être s’aimer… parce que l’on sera uni à vie. Tuvas devoir apprendre à partager mon lit et ma vie… je sais que nouspouvons y arriver, mais il nous faudra du temps et de la patiente. Jete promets de tout faire pour te rendre heureuse, et pour te séduire. »


Jereste un peu sans voix, étonnées par sa gentillesse et son intérêt pourmoi. Les larmes coulent de nouveau mais cette fois ce sont des larmesde bonheur. Je lui souris et rompt enfin le silence : « Merci, …j’essaierais, … non je serais une bonne épouse… je te le promets. »


Ilessuie mes larmes doucement, et m’attire à lui pour me serrer contre sapoitrine. Je ferme les yeux et me blottis contre lui. Il caressedélicatement mon dos pour calmer mes pleurs et je me serre un peu pluscontre lui. Sa chaleur me réconforte. Je suis sure que j’arriverais àtransformer cet étrange sentiment en amour. Je me jure de tout fairepour être une bonne épouse pour lui.


« Dis, cette séparationserait-elle plus facile pour toi si une amie, une dame de compagniet’accompagnait ? » demande-t-il. Je me redresse un peu et le fixe. Mapremière pensée est Milli ! Elle se sent mal ici, surtout depuis lamort de Tollé et elle souhaite plus que tout éviter un mariage…peut-être accepterait-elle de m’accompagner si je lui demandais.


« Oui, surement… » Je réponds en hésitant, « je peux choisir, enfin demander à qui je veux ? »


« Bien sûre, tu peux demander à ton amie d’enfance. » déclare-t-ildoucement, tout en enfouissant son nez dans mes cheveux. Je me blottisde nouveau contre lui et laisse échapper un soupir de bien être. Ilcaresse mon dos.


« J’adore ton odeur, tu me rappelles la nature,les prairies en été quand la nuit tombe. » Murmure-t-il contre ma tempeavant d’y déposer un léger baiser.


Je souris et me dégage de sonétreinte pour l’observer. Il se couche et m’attire avec lui je meretrouve allongée à ses côtés. Il me sourit à nouveau avant dem’attirer et de glisser une de ses mains sur ma joue. Il plonge sesyeux émeraude dans les miens.


« Je peux t’embrasser ? » demande-t-il dans un murmure.


J’hocheaffirmativement de la tête. Il approche sa figure de la miennelentement et je ferme les yeux attendant le contact de ses lèvres surles miennes. Ses lèvres chaudes se posent délicatement sur les miennes.Je savoure ce baiser. Il y met fin et embrasse mon front. Je remarqueses joues rosées et je sens les miennes bruler.


Il se recouchedoucement et me sourit avant de fermer les yeux. Je me rapproche de luiet je sens ses bras se glisser autour ma taille pour m’attirer un peuplus contre lui. Je ferme les yeux et je pose ma tête son épaule. Jesais que cette nuit je ne ferais pas de cauchemars, car sa présence merassure. À côté de lui, je me sens en sécurité. Ma seule peur est queYuna trouve le moyen de le dissuader de m’épouser.


Je fronce lessourcils. Bien sûr s’il lui dit la raison pour la quelle il me traitecomme une étrangère, une porte malheur pour ce village. Par ce qu’ildoit exister une raison pour qu’ils me détestent tous autant, pourqu’ils soient si froids. J’ai déjà demandais à ma tante, mais elle nem’a pas répondu. À son comportement j’ai compris qu’il y avait quelquechose de spéciale lié à moi, un secret assez noir pour qu’on refused’en parler et même de m’expliquer. Mais quoi ? Seul mon père pourraitme répondre …


Involontairement je frisonne. Je le sens s’éloigneret ramener la couverture sur nous, avant de me serrer contre lui. Je memords la lèvre et souris à son action. Je viens me blottir un peucontre lui ; cherchant sa chaleur et sa protection.


« Quoiqu’ils disent demain, rien en me fera changer d’avis. Je t’épouserais Cagalli » dit-il contre mes cheveux.


« Merci … pour tout. » Je lui réponds à voix base et je me demande comment il a pu deviner mes pensées, mes doutes.


« Dors ma Douce, je vieille sur toi et tes rêves… » Murmure-t-il.


« Bonne nuit » je réponds et me relève pour embrasser sa joue. Il souritet embrasse mon front. Je me recouche, blottie dans ses bras et jeferme les yeux peu à peu mes pensées négatives s’effacent et je sombredans le sommeil… »
Fin du chapitre 2

POVStellar
« Stellarest contente. Elle a une nouvelle sœur ! Elle l’aime déjàbeaucoup ! Stellar sait bien qu’elle est encore humaine maiselle sait aussi que Grand Frère va la transformer comme ça,elle aussi, n’aura plus peur de la mort. Il faut juste attendre unpeu qu’elle soit prête et qu’elle le désire commeStellar l’a voulu.


Stellarobserve sa nouvelle sœur. Elle est contente, les Mortels vont lesprendre pour de vraies sœurs ! Cagalli a les mêmescheveux que Stellar, dorés et elle a de beaux yeux ambres.Stellar adore ses yeux. Stellar la trouve belle, elle est aussi jolieque Grande Sœur ! Stellar a plein de questions à poser àsa nouvelle petite sœur, tout plein. Mais elle sait qu’elle doitattendre un peu sinon Cagalli va avoir peur.


Stellarest heureuse que Grand Frère ait trouvé son âmesœur. Maintenant il sera plus heureux et moins triste, il rira denouveau comme avant et peut-être voudra bien de nouveau joueravec nous tous. Stellar sait ce que ça fait d’êtreavec son Élu, elle a Shinn. Elle se rappelle ce qu’elle aressentit quand elle a vu Shinn pour la première fois, quandShinn lui a promis de veiller sur elle, et lui a dit qu’ill’aimait. Stellar n’avait jamais été aussi heureuseque quand Shinn a fait d’elle son épouse adorée !


Stellarse redresse un peu et vient poser sa tête sur l’épaulede sa Petite Sœur. Elle tourne la tête surprise vers Stellarmais elle ne dit rien. Stellar est contente, Petite Sœur l’aimebien ! Stellar est sûre que Cagalli l’aimera autant queGrand Frère l’aime.


Soudain,tout le monde se lève et on quitte le café. Stellartient le bras de Shinn et attrape la main de sa nouvelle amie. Onmarche dans la ville en silence, alors Stellar décide dechanter. Elle commence une douce chanson, pas trop fort sinon Luna etMeyrin vont rouspéter. Grande sœur commence à chanteravec Stellar.
Aubout de plusieurs chassons, tout le groupe arrive devant une maison.Stellar remarque que toutes les habitations se ressemblent ici.Pourquoi est-on là ?


« Bon,c’est ici que j’habite. Euh merci pour tout… Il faut que jerentre maintenant » c’est Cagalli qui parle. Stellar esttriste alors elle ne va pas rester avec nous ? Stellar observeGrand Frère qui lui sourit et hoche positivement de la tête.Il se penche et embrasse doucement le front de petite sœur. Ensuiteil murmure un au revoir et il fait demi-tour. Tout le monde le suit.Stellar regarde encore sa nouvelle sœur et elle la sert trèsfort dans ses bras avant de suivre le groupe.


Stellarrattrape le groupe et dépasse les autres pour attraper le brasde Grand Frère. Elle veut savoir pourquoi on laisse Cagalliici ! Elle saisit Asuran par la manche et le tire vers elle. Ils’arrête et tourne la tête vers Stellar.
« Qu’est-cequi se passe, ma Puce ? » demande-t-il àStellar gentiment avec un sourire rassurant.


« Stellarne comprend pas ! Pourquoi on la laisse ici ? »Stellar demande les yeux rempli de larmes, elle est tristed’abandonner sa Sœur ici, toute seule. Elle sent les larmes roulersur ses joues.


« Maisenfin, on ne va pas la forcer à nous suivre, elle ne voulaitpas de toute manière ! » réponds Lunad’une voix lasse et cassante. Stellar est encore plus triste etpleure maintenant. Pourquoi petite Sœur n’aurait pas voulu êtreavec nous ? Stellar sent quelqu’un l’attirer dans ses bras.Elle se retrouve collée à Asuran qui caresse gentimentses cheveux.


« Lunamaria ! »C’est tout ce qu’il dit de manière basse mais Stellar sentsa colère. Elle a peut-être fait quelque chose qui nefallait pas…


« ChutStellar », murmure Grand frère, « elleviendra avec nous, mais il est encore trop tôt, elle a besoind’un peu de temps… mais promis, elle fera bientôt partie dela famille. »


Stellars’éloigne et regarde Asuran avec un petit sourire. Elle saitqu’il tient toujours ses promesses. Asuran essuie les larmes deStellar et lui sourit. Stellar prend son bras et recommence àmarcher. Elle est sûre que bientôt elle reverra Cagalli… »


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POVRey
« Laporte d’entrée s’ouvre et j’entends quelqu’un retirerses chaussures. Je sais que c’est elle, qu’elle est enfinrentrée ! Je soupire de soulagement et réfléchisau sermon que je vais lui faire pour ne pas avoir prévenu. Jesais qu’elle aura une bonne excuse, ce n’est pas son genre derentrer tard et de ne pas avoir prévenu. Je la connais trèsbien et même si je sais qu’elle n’est plus une gamine je nepeux m’empêcher de m’inquiéter pour elle. Jel’entends se diriger vers les escaliers.


« Cagalli ? »j’appelle gentiment. Je ne m’énerve jamais sur ma petitesœur, elle souffre déjà assez de notre situation et dela maladie de maman. Nous avons 4 ans de différence, et depuistoujours, je la protège de mon mieux.


Jel’entends redescendre les quelques marches qu’elle a montéet venir dans notre petit salon. Elle se plante devant moi, la têtebaissée comme un condamné prêt à recevoirson châtiment.


« Salut,Rey…excuse moi de ne pas t’avoir prévenu mais …. Cen’est pas vraiment de ma faute, tu sais et puis je … »commence-t-elle à voix base toujours sans me regarder.


« Ilst’ont encore ennuyé ? » Je sens la ragemonter en moi. J’ignore pourquoi ils s’en prennent toujours àCagalli, mais c’est énervant.


« Non,… en fait si, ils voulaient m’ennuyer … mais ils sontintervenu et les autres sont parti… » M’explique-t-elleavec un petit sourire. Elle se laisse tomber à côtéde moi dans le divan, toujours souriante. Je ne me rappelle pas avoirvu Cagalli aussi heureuse et avec un si beau sourire depuis que mamanest malade.
« Ils ?!? »J’ignore de qui elle parle. Cagalli est Cagalli, et elle se définicomme une solitaire sans amis à l’école. Je sais quecela lui pèse mais je sais qu’elle ne se plaint pas de sonstatut de bouc émissaire de l’école.
« Ah,euh un groupe composé de filles et de garçons….Certains sont plus vieux que moi, d’autres plus jeunes… ils sonttrès gentils ! » Sa voix démontre sonenthousiasme et son sourire s’agrandit.


« Desélèves de ton école ? » macuriosité est un peu piquée et j’aimerais quand mêmesavoir de qui elle parle.


« Non,je ne les avais jamais vu avant. Tu veux que je te raconte. »Je sens son envie de partager sa petite aventure et sa joie faitplaisir à voir. Je ne saurais lui refuser cette petite faveur.Je me lève et me dirige vers la cuisine.


« Biensûr, ça m’intéresse. Raconte-moi ça touten préparant le souper. » Je lui déclare enallant dans la cuisine et en commençant à préparerle souper. Elle me rattrape vite et commence à mettre la tablependant que je réchauffe la sauce et met l’eau bouillir pourles pâtes.


« Enfait, le gang me poursuivait et je lui ai cogné dedans… ensuite quand le gang est arrivé, ses amis … »elle est lancée dans son explication.


« Il,c’est qui ? » je ne peux m’empêcher dedemander en me tournant vers elle. Je vois ma cadette rougirviolemment et se troubler. Jamais avant je ne l’avais vue réagircomme ça à la mention d’un garçon. Je pensequ’elle a un petit faible pour lui.


« Asuran… il est plus vieux que moi et il est … euh … très beau,de magnifique yeux émeraudes et … Hum… il a ététrès gentil avec moi … et très … euh tendre jedirais. Pourtant, je l’ai bousculé mais il m’a relevéet il m’a protégé des autres. Après ses amis àlui sont arrivés et le gang est parti. Si j’étais sien retard, c’est parce qu’ils m’ont invité àboire un café pour me remettre des mes émotions. Ilssont super … » Continue-t-elle toujours aussienthousiaste.


« Tuas été boire un verre avec de parfaits étrangers ?Tu ne crois pas que tu prends parfois des risques. »J’essaie de lui faire comprendre qu’elle aurait dû refuser.Sa réaction m’étonne.


« Biensûr, pour une fois qu’on s’intéresse gentiment àmoi c’est sûrement pour me faire souffrir. C’est ça ? »Ses yeux sont remplis de larmes. Je sais bien que ce n’est pasvraiment ce que j’ai dit qui en est la cause. Il vaut mieux qu’ellepleure maintenant que tantôt dans son lit, seule. Je m’approched’elle et la prends dans mes bras pour la consoler.


« Tuas raison, je m’en fais trop pour toi. Excuse-moi. Aprèstout vous étiez dans un lieu public, il ne pouvait past’arriver grand chose… Et puis, ils voulaient juste savoir si tuallais bien je suppose. » J’arrive à la calmer unpeu.
« Jesais, excuse-moi de m’être un peu emportée… ils sonttrès gentils, tu sais. » me répond-elle.


« Tuvas les revoir tes nouveaux amis ? » Je demandegentiment.


« Jen’en sais rien, mais j’espère que oui. »déclare-t-elle avec un air un peu rêveur. Je suppose quecet Asuran lui a fait un grand effet. »


******************************​**

POVAsuran
« Jesuis allongé sur mon lit dans la pénombre, un sourirejouant sur mes fines lèvres pâles. Je ne peux m’empêcherde me sentir bien et heureux depuis notre petite rencontre de tout àl’heure. Je ne me suis jamais senti aussi bien que depuis cettesoirée. Je suis dans un état d’euphorie extrêmeet rare chez moi. En rentrant je suis monté directement dansma chambre et je me suis laissé tomber sur mon lit et je n’aiplus bougé depuis. Mes pensées sont focaliséessur elle.


Elleoccupe toutes mes pensées depuis notre rencontre trop brève.J’aurais aimé la ramener ici avec nous. J’aurais aiméla faire mienne, ne faire qu’un avec elle ; j’aurais aimésentir son odeur fruité, entendre sa voix mélodieusechanter à mes oreilles, frôler sa peau douce et goûterson goût intime.


Jeme tourne sur mon côté droit et ferme les yeux meremémorant ma belle Princesse blonde aux yeux ambres. Jerevois ses doux traits, sa peau blanche qui me donnait envie de latoucher, de la caresser. Je pouvais sentir son innocence et sapureté. Elle n’a jamais aimé et n’a jamais eud’amant, je le sais au plus profond de moi. Je l’ai vu dans sesyeux envoûtant quand nos regards se sont croisés.


Jesoupire de frustration. Elle est loin et penser à elle ne mesuffit pas, j’ai besoin d’elle, de sa présence. Jem’assieds doucement et fixe la fenêtre. Je me mords la lèvreinférieure, je sais pertinemment que je ne pouvais pas laramener ici, la faire mienne et la marquer. Je ne peux pas mecomporter avec elle comme avec toutes les mortelles avec qui jeprends du plaisir. Elle est spéciale et différente pourmoi. Je vais prendre mon temps pour la séduire, attendrequ’elle soit prête et amoureuse pour partager une nuitd’amour avec elle, attendre qu’elle le veuille pour latransformer et faire d’elle mon Épouse.


Jesais qu’avec elle je n’utiliserai pas mes dons de séduction.Je veux qu’elle tombe amoureuse de moi réellement, luilaisser le temps nécessaire même si ça doit êtrelong. Je veux qu’elle désire plus que tout au monde êtrema moitié manquante. Je souris délicatement, rêvantau moment où je la reverrais… cette nuit… je sourisdoucement. Sachant où elle habite, je n’aurais qu’àaller l’observer et je pourrais peut-être lui parler. »


******************************​**************

POVCagalli
« Jesuis allongée dans le noir complet, sauf le peu de lumièrequi filtre par mes tentures. Je fixe le plafond d’un air absent.Rey est sortit voir Sakura sa fiancée qui est revenue devoyage. Elle est hôtesse de l’air et donc s’absentesouvent. Il ne passera pas la nuit à la maison, il va sûrementdormir chez elle. Je suis donc seule pour la nuit. Je ferme les yeuxun peu. Demain c’est le week-end, la seule bonne nouvelle de lasemaine.


Mespensées filent invariablement vers le groupe que j’airencontré en début de soirée. Beaucoup dequestions se bousculent dans ma tête auxquelles malheureusementje ne peux apporter de réponses. Je soupire à nouveauet me mords la lèvre. Pourquoi est-ce que je me sentaistellement bien avec eux ? D’où venait ce sentiment desécurité ? Quelle était cette drôlede sensation ? Comme si j’étais dans ma famille, avecmes frères et sœurs ? Et puis aussi, tout ce quiconcerne Asuran ….


Jesens mes joues rougir rien qu’en pensant à lui. Jamais avantun garçon, … hum pardon … un homme n’avait étéaussi gentil et tendre avec moi, si ce n’est mon grand frère.Il avait une façon tellement douce de me regarder et de mesourire. Avec ses yeux posés sur moi, je me sentais spécialeet unique, comme si je comptais enfin pour quelqu’un d’autre quema mère et mon frère. Arg, Seigneur comme je mesentais bien, troublée, en sécurité et …chaude… dans ses bras, quand sa main était sur mon ventre et noscorps collés l’un à l’autre. En plus il esttellement beau avec ses magnifiques et tendres yeux émeraudeset ses cheveux bleus nuit, sa peau blanche… Arg, il ne doit pasêtre célibataire et il doit avoir une flopée defilles autour de lui. Je ne dois pas être son genre alorspourquoi ce sentiment de bien être quand j’étais dansses bras ? Pourquoi ses baisers si doux et si amoureux ?Pourquoi ses douces paroles murmurées à mes oreillesdans le café ?


Jeferme enfin les yeux et je sombre dans l’inconscient….


Rêve
Jesens ses lèvres appuyées contre les miennes et salangue quémander l’entrée de ma boucheamoureusement. Je gémis et entrouvre timidement les lèvresalors qu’il approfondit notre baiser. Ses mains glissent sous monT-shirt et caresse la peau tendre de mon ventre avant de monter versma poitrine et de masser un de mes seins.



Jesens la pression de sa main augmenter et nos corps se presser peuplus l’un contre l’autre. La chaleur augmentant graduellementalors qu’une de ses mains glisse sous ma jupe et remonte en frôlantma peau vers mes hanches. Je gémis plus fort et cabre moncorps contre le sien, les yeux fermés savourant ses caressesosées. Sa main glisse vers mon entre jambe ….
Findu rêve.


Jem’assois allaitante sur mon lit et choquée… d’oùme viennent de pareilles pensées ? Jamais je n’ai faitde rêves aussi … osés que celui-là ! Jesens mes joues rougir et la température de mon corps est trèsélevée. J’ai honte d’avoir fait un rêvepareille et j’ai trop chaud. Je sors de mon lit et je me dirigevers le bas. Je vais sortir prendre un peu l’air et ça iramieux après.


Unefois en bas, j’ouvre la porte d’entrée et sors dans lejardin. J’inspire profondément pour me calmer. Le vent fraiscaresse ma peau et me rafraichit. J’avance un peu plus dehors etlaisse mes muscles se détendre. Les images de mon rêvejouent dans ma tête inlassablement. Je frissonne et peu àpeu les images se dissipent. Je souris, je me sens un peu mieux.Pourtant quelque chose cloche !


J’ail’impression d’être observée, qu’un regard estposé sur moi en permanence. J’avais déjà cetteimpression dans la chambre. Je me sens épiée maisbizarrement cela ne me dérange pas, comme si le regard posésur moi était tendre et gentil. J’ouvre lentement les yeuxet cherche du regard d’où pourrait venir ce regardinsistant. Mes yeux rencontrent un regard émeraude. Il souritdoucement en me fixant droit dans les yeux. Il est là appuyécontre le mur du jardin à me fixer.


Instantanémentmon rêve me revient en mémoire et de nouveau je rougisviolemment.


Ilse détache du mur et s’approche lentement de moi pours’arrêter à quelques pas de moi, toujours en souriantdoucement.


« Bonsoir.. »murmure-t-il toujours en me regardant dans les yeux.


« Bonsoir … mais qu’est-ce … qu’est-ce que … que vous faites …là ? » j’arrive à demander tout enbafouillant. J’ignore s’il a comprit ma question. Mais c’est laseule chose qui occupe mes pensées pour l’instant :pourquoi est-il là ? Je le vois sourire amusé.


« Jeprends l’air, comme toi apparemment » dit-il.


J’essaiede sourire, intimidée par sa présence et l’aura quise dégage de lui. Il est le genre de personne devantlesquelles les autres s’inclinent, je crois. Je remarque subitementque ses yeux parcourent mon corps lentement, comme s’il medéshabillait du regard. Mon embarras augmente encore plus. Ilfaut dire que je suis peu vêtue et que mon T-shirt moulants’arrête à mi cuisses.


« Euh,il … il faut … que je … rentre. Bonne nuit ! »Je balbutie, rouge pivoine et des plus embarrassée. Je faisdemi-tour sans attendre sa réponse mais il me saisit lepoignet. Sa pression est délicate comme s’il avait peur deme faire mal. Sans très bien comprendre comment, je meretrouve collée à lui avec ses mains caressant mon dos.Mon front appuie contre son torse, il ne peut donc pas voir ma gêneni mon expression. Je devrais me sentir mal, mais je suis juste bienlà contre lui. Je ferme les yeux et involontairement un soupirde bien être m’échappe.


Ilarrête ses caresses et me laisse m’éloigner de lui.J’ai les joues qui brûlent et je n’ose pas relever la têtevers lui. Nos corps sont encore proches l’un de l’autre, trèsproche ; si proche que je sens sa respiration contre ma peau. Jefrisonne et n’arrive pas à ressentir autre chose que lachaleur de son corps proche du mien et sa respiration taquinant mapeau fragile et sensible.


« Je… je dois … » je n’arrive plus à parler alorsque ses mains se posent sur mes hanches et m’attirent à lui.Je commence à avoir un peu peur : je suis seule avec uninconnu. J’ignore ce qu’il désire faire… Je devrais meméfier et le repousser mais je n’y arrive pas malgréma peur.


« Chut…Tu n’as pas à avoir peur de moi… Jamais je ne te ferais demal, crois-moi ma Princesse. » Murmura-t-il tendrement àmon oreille. Instantanément je me détends contre lui.Je suis incapable de parler mais mon corps tremble mais plus de peur.


« J’aifroid… » Je parle plus pour moi que pour lui.


« Ondevrait rentrer, … sauf si tu préfères que je n’entrepas chez toi » il déclare sur un ton bas, seslèvres frôlant ma joue et descendant lentement vers moncou. Je sens sa langue taquiner ma peau fragile et je ne peuxm’empêcher de gémir et de me coller un peu plus àlui. Mon esprit est embrouillé, tout ce que je désire,c’est rester comme ça.


« Heu,je …. Je suis …. Je suis seule…. Je ne sais pas …si… »Je bafouille troublée par ses caresses et ses baisers le longde mon cou et sur ma figure.


Ilarrête un peu ses douces tortures. Seigneur, je ne me suisjamais sentie comme ça avant ! Comment de simplesfrôlements et baisers peuvent vous faire perdre votresang-froid et vous troubler à ce point ? Je suis dans lemême état que dans mon rêve et que quand je mesuis réveillée. Je me mords la lèvre inférieure.
« Jamaisje ne ferais quelque chose que tu ne désires autant que moi »Murmure-t-il avant d’embrasser tendrement ma tempe. Je me contented’hocher positivement de la tête avant de m’éloignerde lui. Il me suit et s’arrête à la porte d’entrée.


« Tupeux entrer…. » Je déclare avec un petit sourireet un peu étonnée. Il me suit à l’intérieuret je le conduis vers le salon où il s’installe sur lecanapé plus ou moins à l’aise. Je me laisse tomber àcôté de lui, en faisant attention de bien croiser mesjambes et en laissant une certaine distance entre nous. Le silences’installe et se fait pesant dans la pièce.


« Cagalli ?!? »


Jetourne la tête curieuse vers lui et aussi intimidée. Ilse penche vers moi et glisse une main sous mon menton et me force àle regarder droit dans les yeux. Il penche la tête vers moi etdépose délicatement ses lèvres sur les miennes.Un simple frôlement empli de douceur et d’amour. Je ferme lesyeux et instinctivement, je glisse mes bras autour de son cou,approfondissant involontairement notre baiser. Sa langue caresse meslèvres et quémande l’entrée de ma bouche.Timidement et peu sûre de répondre à ce qu’ilveut, j’entrouvre les lèvres. Sa langue vient caressertendrement la mienne. Je gémis et je sens ses mains se posersur ma taille pour me serrer contre lui. Je me cabre un peu contrelui, collant instinctivement mon corps chaud contre le sien.


Ilmet fin à notre baiser et je constate, l’esprit encoreembrumé, que nous sommes allongés sur le divan. Il estau-dessus de moi et me regarde droit dans les yeux. Je sens mes jouesbrûler et je le vois me sourire tendrement.


« Euh,je … » commence mais j’ignore quoi dire. C’étaitmon premier baiser et il était simplement magnifique. Ilembrasse bien, ça doit être dur de lui résister !J’essaie de ne pas imaginer le nombre de femmes qu’il a puembrasser. J’aimerais juste être spéciale etdifférente pour lui, ne pas être une simple gamine.


Ilse penche et embrasse à nouveau mes lèvres, mais cettefois c’est juste un frôlement tendre et doux. Il me fixe dansles yeux pendant quelques minutes en silence. La fatigue s’abatsur moi et je sens mes yeux se fermer.


« Jesuis fatiguée, … » je murmure en essayant delutter contre ma fatigue subite.


« Nelutte pas, laisse-toi aller ma Princesse, tout va bien je suis là… »Murmure-t-il à mes oreilles en déposant un baiseréphémère sur mes lèvres. Il se détachede moi lentement. Je saisis sa main et lui lance un regard suppliantà travers mes paupières à demi closes.


« S’ilte plaît, j’ai peur toute seule… ne me laisse pas ! »je déclare d’une voix endormie. Il me sourit avant de hocherpositivement de la tête. Il me prend dans ses bras et me montevers l’étage. J’indique de la main ma chambre et ilm’allonge sur le lit et s’allonge à mes côtés,m’embrassant encore une fois avec passion alors que je sombre dansl’inconscient …


… ….….


Lalumière caresse ma figure. Je grogne un peu mais je me décideà entrouvrir les yeux, il doit être tôt, car elleest très faible. Je soupire de mécontentement, c’estle week-end et je me réveille à l’aube ! Jeconstate que j’ai merveilleusement bien dormi cette nuit,d’habitude quand Rey n’est pas là je dors mal voire pas dutout. Et tout à coup, ce qui s’est passé la veille merevient en mémoire. Je referme les yeux et essaie de calmer marespiration devenue saccadée. Je sens une main écarterune mèche de cheveux de mes yeux et caresser doucement majoue. J’ouvre instantanément les yeux et croise un regardémeraude intense.


« Bonjourmon bel Ange » murmure-t-il avec un tendre sourire. Jesens mes joues rougir, j’ai dormi toute la nuit avec lui …Dormi ?!? Est-ce que … ?


« Net’inquiète pas avec ça. Je te l’ai dit je ne feraisjamais rien que tu ne désires autant que moi ni qui pourraiste blesser. » Déclare-t-il en m’attirant àlui pour enfuir son nez dans mes cheveux. Mon cœur bat de plus enplus vite et ma respiration est légèrement saccadée.Je sens une de ses mains appuyer sur mes reins pour me coller encoreplus à lui. Je m’éloigne un peu de lui et entrouvrela bouche pour parler mais il dépose ses douces lèvressur les miennes et m’embrasse avec tendresse. Je reste sans voixquand il met fin au baiser.


« Euhje … » je ne sais pas quoi dire et je laisse ma phrasestupidement en suspend. Il se recouche et m’attire à lui. Ilse contente de me tenir contre lui mais je sens que sa pression esttrès faible. Si je voulais, je pourrais m’éloignerde lui. Mais est-ce ce que je veux ? Mes muscles sont tendus,mais je n’arrive à pas à m’éloigner pourtantje sais que mon trouble et ma gêne seront moins forte loin delui ! Je ferme les yeux. Pourquoi si je désire m’éloigneren suis-je incapable ? Pourquoi n’arrive-je pas à lerepousser ? Pourquoi suis-je incapable de me méfier delui ? Il a fait naître en moi un sentiment fort etinconnu, quelque chose qui m’effraie et me rend heureuse en mêmetemps.


« Turessembles à un ange quand tu dors ma Princesse »murmure-t-il doucement à mon oreille. Je me détachepour le regarder surprise. Un ange et une princesse ? Je neressemble sûrement pas à des êtres aussimagnifiques que ça ! Je suis quelconque voire moched’après mes camarades de classe. Je porte tout sauf deshabits féminins et à la mode, et encore moins desvêtements qui mettent en valeur. Alors princesse et ange nesont sûrement pas des qualificatifs adaptés àmoi !


« Tuas tords, tu es magnifique tout en restant simple. Peu m’importe ceque pense les autres, tu es MA Princesse… » Déclare-t-ilen me regardant dans les yeux et en caressant tendrement ma joue.Puisqu’il le dit mais … attends ma vieille, tu n’as rien disjuste penser. Alors comment ? Qu’est-ce que …. ?J’ouvre de grands yeux et m’éloigne subitement de lui. Jeme retrouve debout à côté du lit complètementeffrayée.


« Comment…comment vous savez … ça ? » ma voix trembleet je sens mon corps trembler aussi de peur. C’est comme s’illisait dans mes pensées, et ça m’effraye beaucoup. Ilsoupire et sort du lit, s’approchant de moi doucement. Je reculeaffolée.


« Nebouge pas… » Murmure-t-il. Instantanément je mefige et malgré ma peur, je n’arrive plus à bouger,mes yeux rivés aux siens. Il arrive à mon hauteur etm’enlace pour me serrer contre lui. Je n’arrive pas à medébattre malgré mon désir de m’éloigner.Je tremble de peur et je sens ses mains apaisantes caresser mon dos.Involontairement je me calme un peu.


« Laisse-moit’expliquer s’il te plaît… Je sais que tu as peur et jele comprends. Pardonne-moi de m’être immiscer dans tespensées sans ta permission. » Susurre-t-il contremon oreille. Je reste sans bouger et je ferme les yeux sentant leslarmes monter doucement à mes paupières. Je croyaisavoir un avenir différent, être sortie de mon cauchemar.Les larmes roulent silencieuses et lentes sur mes joues. Il s’éloigneet les essuie.


« Tune vas sûrement pas me croire, je le sais… je lis tespensées, je maîtrise très bien la télépathiemon Cœur. » Il fait une pause déposant un baisersur mon front, « je ne voulais pas t’effrayer loin delà … je n’aurais pas dû je sais mais je l’ai faitinconsciemment. »


« Latélépathie ?!? … ça veut dire que tout ceque je pense tu le sais ? » Je panique un peu parcequ’il aurait pu lire depuis hier soir. Il sourit amusé.


« Uniquementquand je me concentre mon Ange. Surtout quand je te vois paniquéeou bouleversée. Je ne lis pas tout le temps tes pensées. »Il me serre de nouveau contre lui et cette fois je me blottis contrelui. Je me sens bien et en sécurité. Un fin sourire sedessine sur mes lèvres.


Finchapitre 1

Quand les ténèbres rencontrent la lumièrePOVKira


« Jedéambule dans les rues désertes de cette ville, faisantun repérage pour la famille le temps que les autres nousinstallent confortablement dans notre nouvelle demeure. Asuran donneses ordres de manière laconique ces derniers temps. C’estpour lui que l’on a abandonné notre domaine et que l’onest venu ici. Pour qu’il trouve son âme-sœur… Il est leseul à ne pas encore l’avoir trouvée. Je sais que lesMortelles avec qui il passe parfois ses nuits ne lui suffisent plus…Il désire ressentir ce que je ressens quand je suis avecLacus, mon doux Ange, il désire n’avoir qu’à secontenter de son Aimée comme moi…. Lacus a eu une vision,elle pense qu’ici Asuran trouvera enfin le dernier membre de notrefamille, … son épouse.


Jem’arrête et observe les passants. Je suis arrivé àla rue commerçante, le cœur de cette petite ville. Je laissemon regard courir sur le décor et les gens. Je peux remarquerle moindre détail sans que les Humains n’aient l’impressionque je les observe attentivement, les examine pour savoir s’ilsseront une victime ou non. Je remarque une école secondaireet une boîte de nuit, pas trop loin. Je souris un peu et medécide à prendre à droite pour retourner vers lemanoir. Je profite un peu de la chaleur du soleil sur ma peaublanche. Cette petite ville est parfaite pour notre famille, mêmesi nous devons accueillir un membre en plus nous aurons toujours dequoi nous nourrir. C’est vrai que contrairement à ce quecroient les Mortels, nous n’avons pas besoin de nous nourrir tousles jours. Je souris, amusé, tellement de mythes et delégendes courent sur nous qu’ils sont incapables de nousreconnaître quand ils nous croisent.


Aubout d’une demi-heure j’arrive au manoir et j’entre. Lebâtiment est d’une propreté rare, il n’y a que dansles films que les vampires vivent dans des vieilles maisonspoussiéreuses… En réalité nous adorons le luxeet les belles choses. Enfin, cela dépend des vampires. Denombreuses victimes fortunées et bien manipulées nousont permis de subvenir à nos besoins financiers et d’assouvirnotre envie de luxe et de confort. Le manoir se trouve au centre d’unparc immense et possède 4 étages et un grenier. Nousavons pu l’aménager correctement, il est même tropgrand pour nous.


J’entredirectement dans le salon à ma droite. Je n’ai pas besoin deles chercher ni de les appeler pour savoir où ils sont tous.Nous sommes liés par un lien familial et télépathiquetrès fort. Nous savons toujours où sont les nôtres,s’ils se sentent bien ou s’ils souffrent. Notre plus grande forceréside sûrement là : notre puissant lien etnos sentiments les uns pour les autres. Dés que j’entre, ilstournent tous la tête vers moi et Lacus se lève pour sejeter dans mes bras. Je l’enlace content de sentir son odeur et lapression de son corps contre le mien. J’embrasse ses lèvrestentatrices. Quand je mets fin au baiser je relève la têtevers les autres.


Ilssont tous là, dans leur positions habituelles : Asuranest assis dans son fauteuil, un livre ancien à la main entrainde lire ; Stellar est assisse par terre, la tête sur lesgenoux de Shinn qui lui caresse doucement les cheveux ; Nicholet Meyrin sont près du piano, Nichol jouant une douce mélodiependant que Meyrin l’observe ; Yzak est dans un fauteuil faceà Asuran et Luna est assise sur le rebord et dévore soncou de baisers ; Dearka et Milli sont devant la table basse àse disputer une partie d’échec. Le tableau habituel depuismaintenant 600 ans que Meyrin, notre plus jeune sœur, a rejoint lafamille.


Jen’ai pas besoin de parler, ils savent déjà ce que jepense de la ville.


« Alors,cette ville ? » Demande pour la forme Yzak de sa voixcalme et froide. Je me demande comment il fait pour rester insensibleaux douces tortures de Luna, si j’étais à sa placeavec Lacus je crois que je céderais à la tentation plusvite. Je remarque que Stellar a relevé la tête et mefixe attendant une réponse.


« Assezgrande et variée pour nous, même si nous accueillons unnouveau membre. J’ai repéré quelques boîtes denuits et il y a une école secondaire …. Il n’y a qu’unproblème Asuran. » Je me tourne vers mon frère,lui signifiant que c’est à lui de décider.


« Lequel ? »Demande-t-il en déposant son livre sur le guideron prèsde lui.


« Ily a déjà une famille de vampires ici, pas aussi vieilleet nombreuse que la nôtre mais elle est là.. »je fais une pause volontaire et me dirige vers la fenêtre maplace de prédilection, j’observe l’extérieur, leprintemps étant déjà bien entamé, nousavons des fleurs. Je sens les bras de Lacus se glisser autour de mataille, et sa tête s’appuyer contre mon dos.


« Commentpeux-tu le savoir aussi vite ? » questionna Dearka.


« Parcequ’ils laissent des marques de leur passages très visibles.Ils cachent à peine leur présence. De plus, un d’euxm’a suivi pendant que je me promenais. »


« Ilsne feront pas de vieux os ceux-là ! » Laremarque est de Nichol qui a arrêté de jouer.


« Trèsbien, nous verrons qui restera nous ou eux… je ne suis pas contreun petit duel de territoire de chasse… ça devrait êtreintéressant et distrayant. » répond Asuranavant de reprendre son livre. Le silence retombe dans la pièceet tout le monde reprends ses activités habituelles.


Jesouris, il n’a pas tord nous allons nous amuser mais je sais déjàqui va gagner ce petit duel…. Nous !
Jeferme les yeux et appuie ma tête sur la fenêtre quelquesinstants. Ensuite je me retourne et me dirige vers mon fauteuil suivide Lacus, qui s’assied sur mes genoux et dépose sa têtesur mon épaule et ferme les yeux. Je caresse doucement sescheveux et enfouit mon nez dans sa chevelure odorante tout en fermantles yeux. Peu à peu, je me rappelle comment nous sommesdevenus une famille. Je rouvre les yeux et regarde un à un lesmembres de ma famille.


Asurand’abord…. Il était déjà vampire quand jesuis né à cette vie. Il a le même créateurque moi, et juste 5 ans de plus. Si peu quand on parled’immortalité ! Autrement dit, nous avons tout apprisensemble, jusqu’à ce que notre créateur disparaisse.Après, nous avons décidé de former notrefamille, et avons commencé à choisir les humains dignesd’en faire partie. Asuran avait des goûts luxueux qu’iljustifiait par notre besoin d’argent… mais il nous fallait unefemme pour attirer les hommes. Ce fut Lacus, la chanteuse à lavoix d’or.


Lacus,qui dort dans mes bras, était une jeune fille vierge possédantune voix magnifique et des airs de princesse innocente. Elle a gardétous ses traits d’ailleurs. Je l’ai croisé alors qu’ellechantait dans une fête où nous cherchions des proies.Quand elle a rouvert les yeux à la fin de son chant, nosregards se sont aimantés et depuis nous ne nous sommes plusjamais quittés. Car cette nuit-là, je l’ai vampiriséet marqué comme étant mienne, mon épouse. Soncharme et son aspect pur et naïf nous ont souvent permis d’avoirdes victimes riches. Mais surtout, elle a comblé monimmortalité comme personne n’avait pu le faire. Les vampiresont une chance que les mortels n’auront jamais : une fois quenous sommes avec notre âme-sœur, plus personne ne peut nouscombler comme notre moitié !


Lapremière fois qu’Asuran a vampirisé un humain, ce fut300 ans après Lacus, Yzak. C’était un guerrier froid,n’exprimant aucuns sentiments. En y réfléchissant, iln’a pas changé durant tous ces siècles. Asuran atrouvé en lui des qualités de vampires. Yzak ne nous ajamais déçu même s’il n’a pas toujours étéd’accord avec nous, mais il nous a jamais fait défaut. Safidélité est exemplaire et son dévouement àla famille aussi. Bien plus tard, notre route a croisé celled’une fille de milieu pauvre assez dévergondée,Lunamaria. Elle a réussi à séduire suffisammentYzak pour obtenir une nuit de plaisir avec lui. J’ignore ce quis’est passé cette nuit-là mais ça devait êtreassez fort pour qu’Yzak accepte d’être son amant encore 4nuits avant de la faire définitivement sienne. Sa trèschère épouse est son opposé : colérique,dynamique et très sensuelle. Mais elle a surtout un grand sensde la famille.


Lapremière fois que j’ai vampirisé un homme, ce fûtun joyeux luron aimant la fête, les femmes et la bagarre.Dearka avait tout du mauvais garçon, issu de famille plus oumoins aisée et symbolisant à la perfection le mauvaisgarçon. Bizarrement, il nous a séduit après enêtre arrivé aux mains avec nous. Il était saoûleet plutôt de mauvaise humeur. Lacus et Lunamaria s’en étaitprise à un de ses amis. Ce fut son sens de la fraternitéqui me séduit cette nuit-là. Une fois des nôtresil a continué sa vie dissolue. Ce qui m’a plus frappéc’est la jeune femme qui devient son épouse : lecontraire absolu de lui ! Mirrilia était une jeune fillesage, destinée à entrer dans le couvent qui en a faitvoir pas mal à Dearka. Il aura fallu un accident stupide pourqu’elle change d’avis sur lui. Il lui a sauvé la vie, ouplutôt sa vertu. Après ça, elle est devenuesympathique avec lui et peu à peu en est tombéeamoureuse. Ce qui est le plus étonnant, c’est qu’avecelle, Dearka s’est calmé !


Nichol,ce fut le deuxième qu’Asuran vampirisa, pour sa sensibilitéet son don avec la musique. Je crois que c’est le seul à quiil a proposé la transformation. J’ignore encore aujourd’huipourquoi Nichol a accepté de devenir des nôtres. Maisune chose est sûre, son talent nous a ouvert pas mal de portes.Pour lui Asuran a transformé la douce et gamine Meyrin. Unejeune fille de 15 ans qui ressemblait fort à Lunamaria. Ellen’a pas vraiment compris je crois avant d’être vampire,Asuran la séduite sans difficulté avec son charme et sabeauté physique. C’est sûrement le couple le mieuxassorti de la famille car ils se ressemblent tous les deux :doux, calme et enfantin sur les bords.


Ladernière fois que j’ai vampirisé quelqu’un se futun gamin, têtu et emporté, Shinn. Il vivait dans la ruedepuis la mort de ses parents et de sa sœur dans un incendie.Peut-être que ce style de vie et la souffrance de la perte dessiens étaient la cause de sa méfiance et de sonemportement. Il était toujours sur ses gardes, mêmequand on faisait un geste amical envers lui. Je lui ai proposéde mettre fin à ses souffrances et d’avoir une nouvelle vie.Sa désolation était telle qu’il a accepté. Par contre, son épouse ce fut autre chose. Stellar vivait audépend d’un homme pour lequel elle travaillait, ainsi quedeux autres jeunes. Timide, peureuse et réservée, ellen’était pas le genre de personne que l’on remarquefacilement. Je me rappelle très bien qu’elle avait peur denous. Son comportement étrange, à la limite de lamaladie psychotique et sa peur inconditionnelle de la mort faisaientd’elle quelqu’un que les Mortels préféraientéviter. Shinn l’a convaincu d’être des nôtresen lui promettant de la protéger et de lui permette de ne pasavoir à redouter la mort.


Depuis600 ans, notre famille ne s’est plus agrandie. Nous avons tousnotre épouse ou époux, sauf Asuran. Je sais que ledernier membre de notre clan sera son épouse et quelque choseme dit que bientôt nous l’aurons trouvé… J’ail’impression qu’elle n’est pas très loin… »


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POVCagalli
« Jehais ma vie ! Surtout les jours où je dois aller enclasse ! Je soupire. Nous sommes presque en avril alors d’icià 3 mois ce seront les vacances. J’aurais enfin un peu lapaix. Et puis en septembre, j’irais travailler vu que j’aurai eumon diplôme en juin. Je ne les verrais peut-être plus … Je lance un regard vers l’horloge mural et soupire ànouveau.


C’estinjuste !


Jesuis punie. Je dois nettoyer toute la classe seule avant de pouvoirrentrer chez moi. Pourquoi ?? C’est incompréhensible…Je me suis ramassée un seau d’eau en gym et c’est moi quisuis punie, pas mes oppresseurs. Tout ça parce qu’ilsappartiennent tous à des familles bien vues et aiséesde la ville… alors on préfère les croire eux plutôtque moi qui vit dans la cité avec une mère àl’hôpital ! Bien sûr, c’est logique tout lemonde se renverse un seau d’eau sur la tête !


Ilm’aura fallu une heure pour tout finir, une heure pour ranger toutle local. Je range mes affaires dans mon sac et jette un regard parla fenêtre. Le soleil descend lentement à l’horizon,il est déjà 17h30, je ne pourrais pas aller voir mamanaujourd’hui. Je soupire de tristesse et me dirige vers la sortie.J’espère juste que le « gang » ne serapas là, que pour une fois je ne devrais pas courir pourrentrer chez moi.


Jesors dehors et quitte la cour d’un pas tranquille. Je m’arrêtesoudain apeurée. En face de moi se trouve non seulement Yuuna,Meer, Ahmed mais aussi les drôles de types avec qui ilstrainent, entre autre le petit ami de Meer. Je déglutis etrecule doucement espérant qu’ils ne me verront pas. Je faisdemi-tour et me décide à prendre un chemin plus longpour rentrer. Je n’ai pas encore envie d’être couverte debleus. Mais je n’ai jamais de chance !


« Tunous quitte déjà ? » Crie une voix dansmon dos, celle de Yuna. J’entends les autres rire.


J’inspireprofondément avant de commencer à courir vers la ruecommerciale. Je sais qu’ils me suivent et qu’ils ont unavantage : les véhicules ! Je lance un regard pardessus mon épaule pour voir où sont mes bourreaux maisje ne les vois pas. Qu’ont-ils encore imaginé ? Avec machance je vais me faire encerclée comme la dernièrefois.


Avantque j’aie eu le temps de comprendre, je percute quelque choseviolemment… »


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POVAsuran
« Nousavons décidé de nous promener dans la ville, histoirede tous voir à quoi ressemble notre nouveau territoire. Commeà notre habitude, nous circulons en groupe plus ou moinsétalé, allant de Luna et Meyrin qui s’arrêtentà toutes les vitrines, à moi qui marche devant. Stellarchantonne dans mon dos alors que Lacus commence àl’accompagner. Je souris délicatement.


Nousavons trouvé une ville accueillante et plutôt jolie.Certes, un peu petite pour mériter le nom de ville, mais assezintéressante. J’observe la rue presque déserte etbordée d’arbres. Plus tôt, j’ai remarqué unmignon petit parc avec un lac. Si tout se passe bien, je crois quenous resterons définitivement ici. Je sens que les autrespartagent cet avis.


Jeferme un peu les yeux et savoure la caresse chaude des rayons dusoleil couchant sur la figure. Subitement, je sens quelque chose mepercuter violemment. Ah ces Humains, toujours maladroits. Je grognede mécontentement et arrête de marcher. J’ouvrelentement les yeux de mauvaise humeur et abaisse le regard vers lagamine blonde assise par terre en face de moi. La premièrechose que je ressens est sa peur et son immense tristesse. Je lafixe, prêt à lui dire ma façon de penser quandsoudain elle relève la tête. Mes yeux émeraudesentrent en contact avec un regard ambre… Je reste la bouchelégèrement ouverte, incapable de parler. Un étrangesentiment parcourt mon corps…. Je me sens étrangement bienet attiré par elle. Nos regards restent aimantés, letemps s’est arrêté. Je comprends enfin ce que jeressens : l’impression d’être complet et en paix.


Jelui tends lentement la main sans briser le contact visuel. Ellel’accepte, les joues en feu et je la remets sur pieds et l’attireun peu à moi. Elle se raidit un peu, et je sens sa peuraugmenté graduellement avec le temps.
« Je… Je … suis …. » balbutie-t-elle avant que je ne lacoupe.


« Jet’ai enfin trouvée…. » J’ai murmurécontre son front avant d’y déposer délicatement meslèvres. Je sens son trouble et un frisson parcourir son corps.


« Euh,je …. » Elle ne trouve pas quoi me répondre etreste sans bouger contre moi, avant de subitement s’éloigner,me privant de son odeur agréable. Je ramène mes yeuxsur elle. Je sais qu’elle est humaine et à la limite entrel’enfance et l’âge adulte. Je peux lire sa pureté etson innocence dans son regard limpide et franc. Je sais intuitivementque la séduire ne sera pas facile.


Jeme rapproche un peu d’elle et écarte une mèche de safigure. Elle rougit à nouveau et entrouvre la bouche pour meparler. Je lui offre un sourire rassurant, mes yeux toujours plongésdans les siens. Je la sens se détendre et involontairement,elle fait un pas vers moi.


« Je…n’ai pas... compris…. Tantôt… »Murmure-t-elle. Je tends la main pour caresser sa joue. Sa peau estsoyeuse sous mes doigts froids.


« Tucomprendras, … plus tard. » J’ai répondu àune voix basse comme elle. Je la vois ouvrir la bouche ànouveau mais elle n’a pas le temps de me répondre que noussommes interrompus. Je n’apprécie pas du tout l’intrusion.


« Tiens,alors on n’a pas été loin ! » Déclaresur le ton ironique une voix masculine.


Jela vois frissonner et je peux lire la peur sur son visage. Je relèvela tête vers le groupe qui est dans son dos, alors qu’elle seretourne. Il y a là 2 filles et 5 garçons, dont 3vampires. Sûrement la famille dont Kira nous a parlé. Jecomprends rapidement que les vampires ont noués des liens avecces Mortels. Ma chère et tendre leur fait face aprèsavoir inspiré et avance d’un pas vers eux. Courageuse, maisapeurée par le groupe.


« Qu’est-ce… que vous me … voulez ? » déclare-t-elled’une voix basse mais audible.
Legroupe en face éclate de rire. Je rive mes yeux à ceuxdu chef vampirique. Je dirais qu’ils ont entre 250 et 450 ans. Pasvraiment une menace pour moi, ni pour ma famille. Je pourrais lesignorer et ne pas me mêler de leur jeu avec les Mortels, maislà c’est MON épouse, ou du moins ma future épousequ’ils menacent. Et je suis loin d’apprécier.


« Commesi tu ne le savais pas ! » rétorque avec unevoix moqueuse un des garçons. Je les observe toujours et lesvois approcher de manière menaçante la jeune femme, quirecule un peu. Je grogne à nouveau, ils ne font pas attentionà moi trop préoccupés par leur « proie ».Ce qui est plutôt une erreur de leur part.


Jecomble la distance me séparant de ma douce beauté et jeglisse une main possessive autour de sa taille, sur son ventre, lacollant par la même occasion à moi. Surpris de monintervention, ils s’arrêtent un moment avant de me fusillerdu regard, sauf les filles qui, elles me dévorent des yeux. Jeremarque que mon intervention ne leur plaît pas. Contre moi,l’adolescente tremble toujours, mais moins. Je sais qu’elle sesent en sécurité dans mes bras, même si elleignore pourquoi. Alors qu’ils essayent de former un arc de cerclepour nous entourer, je sens la présence de Kira et Yzak dechaque côté de moi. Rapidement, nous sommes rejoints parle reste de la famille. Il ne se passe rien d’autre qu’un simpleéchange de regard, mais c’est suffisant pour que les autresvampires reculent en entraînant leurs amis plus loin murmurantun « on s’occupera d’elle plus tard ».


Jedesserre mon étreinte et la laisse se détacher de moi.Elle fait volte face et nous observe un peu intriguée… »


******************************​*********************POVCagalli
« Jesoupire de soulagement en les voyant partir. Pour une fois, jerentrerais chez moi sans coup ni blessure ! Et ce sera lapremière fois en … j’ignore depuis combien de temps jesubis tout ça. J’ai l’impression que ça dure depuistout le temps. Le jeune homme que j’ai percuté desserre sonétreinte et j’en profite pour m’écarter de lui, lesjoues en feu. Je me retourne pour le fixer et constate que je suisface à un groupe composé de filles et de garçons.


Jeremarque qu’ils me dévisagent tous, filles comme garçons,du bout de mes pieds à la pointe de mes cheveux. Je déglutisen comprenant que je fais l’objet d’une fouille visuelleminutieuse. Je sens mes joues rougir et je baisse timidement leregard vers le bas. Je me sens gênée par leur regard etje n’ose pas les regarder comme il me regarde.


« Alors,c’est elle ? » me demanda une voix chantante.


Jerelève un peu la tête vers eux et pour la seconde fois,je me demande ce que sous entend cette réplique. Je m’apprêteà leur dire qu’ils doivent faire erreur, que je ne lesconnais pas, mais mon « Sauveur » est plusrapide.


« Oui,Lacus. C’est elle. Hum, tu avais raison. » Répond-ilcalmement, toujours en me fixant comme tous les autres. Je me sensmal tout à coup. Aurais-je quitté des tortionnairespour d’autres ? Un cauchemar pour l’enfer ?


« Elleest fort pâle je trouve… » La remarque est d’unerousse aux cheveux courts qui grimace en me regardant, « etje la trouve … quelconque… et je… »


Maiselle est coupée par un des garçons, celui qui a demagnifiques yeux améthystes.


« Arrête,Luna ! Tu vas l’apeurer encore plus. » Sa voix estautoritaire mais étrangement calme. Instantanément, larousse se tait.


J’inspireprofondément, avant de commencer en essayant de ne pasbafouiller ce que je rate lamentablement : « hum, …euh … mer … merci … de … m’a… m’avoir … »Je suis de nouveau coupée.


« Ellea l’air de nous redouter, pourtant on n’est pas méchantnous ! » La remarque est de l’autre rousse, cellequi a deux couettes. Décidément, je n’aurais eu quedes remarques désagréables aujourd’hui. Quellejournée pénible, comme si le fait que ma mère semeurt n’était pas suffisant. Je sens les larmes monter àmes yeux et je sais que je vais craquer ici devant eux. Ils metrouveront encore plus minables mais bon.


« Çasuffit, c’est vous deux qui la mettez dans cet état ! »déclare la belle Princesse aux longs cheveux roses, mettant unterme à la discussion ! Elle lâche le bras du jeunehomme aux yeux améthystes et s’approche de moi avec un beausourire amical sur les lèvres. Elle ressemble terriblement àMeer, si ce n’est son expression sympathique et avenante. Elles’arrête à un pas de moi, toujours souriante.


« Allez,toi tu as besoin d’un remontant ! Viens avec nous… »Propose-t-elle gentiment. Un regard au-dessus son épaule et jeremarque le sourire et le regard doux de celui que j’ai percuté.Étrangement, ça me rassure et je me sens bien, commetantôt quand j’étais dans ses bras. Malgrécela, ma conscience me crie de refuser son offre.


« Euh,… hum …. C’est très … heu … gentil … mais …mais… » J’essaie de trouver une réponse logiqueet adéquate. Subitement, la petite blonde, qui étaitdans les bras d’un des garçons, se détache de lui etvient vers moi avec un air décidé. Elle s’arrêteà côté de la Princesse, penche la tête surla gauche me fixe dans les yeux sans parler. Tout à coup sansprévenir elle m’empoigne la main et me tire derrièreelle avec une force que je ne soupçonnais pas !


« Viens,Stellar pense que tu as besoin qu’on s’occupe de toi un peu ! »


Jereste sans voix et je suis abasourdie sans savoir quoi faire. Elledépasse le groupe, qui nous suit et m’attire dans un caféoù elle me fait m’asseoir avant de s’installer àcôté de moi. Les autres nous rejoignent et s’installent,mon Sauveur à côté de moi.


J’observeattentivement le groupe qui m’entoure. Ils sont tous trèsclasse. La Princesse est habillée de façon un peuspéciale dans des couleurs roses et blanches : jupecourte droite et long manteau blanc ; le garçon àcôté d’elle est habillé dans les tons noirs, demanière gothique ; mon Sauveur est dans les tons sombreset très classique ; à côté de lui, lajeune fille aux couettes porte une jupe plissée et unchemisier sous une veste légère, son ami lui esthabillé très simple dans les tons verts ; àmes côtés, la petite blonde porte une robe bleue et uneécharpe blanche, son voisin porte un chemisier au dessus d’unjeans dans des tons plutôt clairs ; le jeune homme auxcheveux gris est en costume, l’autre rousse porte un pantalon et unchemisier assez sexy ; reste à côté de laPrincesse, un jeune homme habillé de manière trèsdécontracté et une jeune femme portant un tailleur.


LaPrincesse reprenant la parole : « Excuse notreimpolitesse, on ne s’est pas présenté ! Bon, jele fais. Moi, je m’appelle Lacus, mon cher et tendre c’est Kira,la sale peste aux cheveux courts c’est Lunamaria, l’insociable auregard de glace c’est Yzak ; la gamine avec ses couettes c’estMeyrin ; son voisin c’est Nichol ; l’antipathique c’estShinn et ta voisine c’est Stellar ; reste Asuran ton autrevoisin ; le surfeur et dragueur c’est Dearka et la dame autailleur Mirrilia ! »


Jela regarde étonnée et me force à sourire alorsqu’ils me fixent tous.


« Euh,enchantée, Hum … Cagalli Hibiki » j’ai murmuréintimidée.


« Stellarest contente de te rencontrer, elle t’aime bien »déclare ma voisine avant de poser sa main sur la mienne et desourire. Je lui rends son sourire avant de tourner la tête versmon voisin, qui passe un bras autour de mes épaules etm’attire à lui pour embrasser mon front.


C’estbizarre mais je me sens bien, là dans ses bras et avec euxautour, je me sens comme …. En famille ?!? »


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POVLacus
« Jesouris attendrie par le spectacle qu’offrent Asuran et sa compagne.La jeune fille blonde semble plutôt à l’aise et aussiétonnée. Je peux comprendre ce qu’elle ressent et sontrouble. J’ai vécu le même quand j’ai rencontréKira et Asuran. Cette sensation de bien être quand Kira avaitpassé ses bras autour de moi et posait ses lèvres surles miennes, alors qu’on ne se connaissait pas ! L’impressiond’avoir trouvé les miens quand Asuran nous a rejoint àtable et à parler avec nous. Pourtant, je ne les connaissaispas et ne savais même pas leur nom. Je la comprends, les autresaussi nous avons tous eu ce sentiment avant d’être vampirisé.


Jela regarde et apprécie le fait de la savoir de notre famille.Mon intuition me dit que l’on va bien s’entendre et s’amuseravec notre nouvelle sœur. Je dépose ma tête surl’épaule de Kira qui referme ses bras autour de ma taille etembrasse amoureusement mon front.


Elleest toujours humaine, mais elle fait partie de la famille tout commeelle est déjà la compagne d’Asuran… sauf qu’ellene le sait pas encore, elle !


Parceque nous sommes vampires et très liés à notreclan, quand nous rencontrons un futur membre de notre famille, de lamême manière que nous sommes capables quand nouscroisons notre âme-sœur de la reconnaître, nous lesentons. Nous ne vampirisons pas beaucoup, uniquement ceux que noussavons membres de notre famille. J’ignore comment expliquer ça,ni d’où cela vient mais je sais que cela a toujours étéle cas. Nous l’avons ressentit pour chaque membre de la famille. Etle Mortel qui entrera dans notre famille ressent le même, bienqu’en général il ne peut pas comprendre. Je croisqu’un lien nous unit, un lien intemporel qui fait que nous nousreconnaissons.


Asuranmurmure quelque chose à sa voisine. Notre chère Humainerougit légèrement et baisse un peu la tête.Malgré ma bonne ouïe je ne peux entendre ce qu’il lui adit. Mais j’imagine volontiers qu’il s’agissait d’uncompliment. Je souris un peu, et regarde Asuran resserrer sonétreinte. Elle se détend un peu et ose le regarder etlui sourire, toujours de manière timide. Si innocente et sipure ! Elle me rappelle un peu Stellar. Cette dernièresemble l’avoir adoptée définitivement et êtreheureuse d’être près d’elle.


Mespensées sont interrompues par l’arrivée du serveurqui vient prendre notre commande. Nous tournons tous la têtevers lui.


« Ahquand même ! Pas trop tôt, dîtes donc avecvous on a le temps de mourir de soif ! » DéclareDearka sur un ton ironique.


« Mêmesi tu n’as pas tords, chéri, tu n’es pas obligé del’agresser » Milli lui répond gentiment et luilance un regard désapprobateur.


« Maisc’est vrai qu’il lui en a fallu du temps ! En plus il n’ya pas de client. » Grogne un peu Shinn en fusillant duregard le pauvre Mortel. Asuran se décide à intervenir.


« Çasuffit maintenant avec ça. Si vous passiez plutôtcommande » Déclare-t-il sur un ton froid etautoritaire. Je vois Cagalli nous lancer à tous un regardétonné. Elle doit être du genre às’abaisser devant les autres. Enfin, aucun vampire ne se laissemarcher dessus par un Mortel, à ma connaissance. Comme Asurannous l’a suggéré nous passons tous commande auserveur. Il revient plus vite qu’il n’est parti avec nos boissonsavant de s’éclipser après qu’Yzak l’ai payé.


Cagalliboit calmement son café et je me décide à êtreindiscrète. Je sais bien que toute la famille meurt d’enviede lui poser des questions, mais personne n’ose de peur de vexerAsuran. Moi, il y a longtemps que je ne le redoute plus, et je saisqu’il me pardonne tout. Mais Stellar est plus rapide que moi !Sa naïveté en fait la préféréed’Asuran, tout comme moi ma pureté. Jamais Asuran ne lui afait un reproche, il a toujours tout cédé ànotre très chère Stellar.


« Stellaraimerait savoir ton âge ? » demande-t-elle touten posant sa tête sur l’épaule de Shinn pour mieuxvoir Cagalli.


Cettedernière lui sourit et lui répond : « 18ans en mai » Stellar semble assez satisfaite de laréponse.
Jesouris et bien voilà, elle ne bafouille plus donc ellecommence à se sentir dans sa famille avec nous. »

Âmessœurs

Auteur: junon2/ennostiel/cagallifangir​l/asuranfangirl


Paring: Asuran Zala et Cagalli Yula Attha ; Kira Yamato et LacusClyne ; Dearka/Milli ; Yzak/Lunamaria ;Shinn/Stellar ; Nichol/Meyrin ….


Genre: romance/fantasy ou horreur


Disclaimer: Tous les personnages et les lieux appartiennent au créateurde Gundam seed Fukuda et à la firme Sunrise, sauf l’intriguequi elle est à moi.

Résumé: Un vampire millénaire qui trouve son âme sœur, etdécide de l’intégrer à sa famille pour pouvoirvivre un amour immortel.

Avertissement
: Fic avec des vampires !! Ca inclus qu’il y aura plusieurslemons ou scène lemonish (asuca, Kira/Lacus, … autre si vousen demandez sur votre couple favori) et aussi de scèneviolente de torture (si j’arrive à les écrire) etbien sur des morts.


Notede l’auteur : Si par contre, vous lisez, vous pouvez me laisserun review pour donner votre avis sourire charmeur. J’accepte lesremarques positives et les critiques, mais pas les propos blessantsou méchants. Vous n’aimez pas ce genre d’histoire, nelisez pas ! (Mieux vaut prévenir que guérir, non ?).POV changeant je vous préviendrais.


Informations :



1)Les vampires : Asuran est un vampire (lol comme si vousle saviez pas ) âgé de plusieurs millénaires.Il a pour frère « vampirique » Kira,ce qui signifie qu’ils ont le même sire ou créateur etplus ou moins le même âge. Kira a vampirisé Lacusquelques siècles après sa renaissance. Alors, Asuran avampirisé : Yzak, Nichol, Meyrin ; Kira avampirisé : Shinn, Lacus et Dearka. Shinn avampirisé Stellar, Yzak Lunamaria et DearkaMilli. (Oublié personne ??)


2)Les humains : Tous les autres personnages dont Cagalli Hibiki


3)Petits renseignements sur ma mythologie vampirique : comme vousdevez le savoir, les mythes des vampires varient beaucoup selon lesépoques et les régions, alors voilà comment jeles conçois pour cette fan fic pour que vous ne soyez pasétonné. Alors voilà, les vampires sont des êtres« morts ». Un humain devient vampire quand ilest mordu par un vampire et que ce dernier lui fait boire son sang. Il renaît à une nouvelle vie dans les heures quisuivent. Ils se nourrissent de sang principalement humain mêmes’ils peuvent boire du sang animal. Par contre le sang d’un êtremort les affaibli. C’est comme un léger poison pour eux. Les vampires vivent en « famille »,c’est-à-dire un ensemble de vampires ayant un ancêtrecommun généralement composé d’une dizaine demembres. Ils ressentent un sentiment familial très fort et ilest déconseillé de s’en prendre à un souspeine d’être la victime des autres. Ils vivent dans degrandes demeures ou domaine, permettant de loger toute leur famille.Un vampire ne meurt que s’il est décapité (pieux, eaubénite, ail, flèche, feu ne les tuent pas). Ils peuventse déplacer en plein soleil. Ils possèdent différents« pouvoirs » en fonction de leur âge :ils ont tous un grand pouvoir de séduction et d’influence ;des sens très développés ; des donstélépathiques (Asuran, Kira, Lacus … les autres enont mais des moins puissants) ; savent voler ; se déplaceplus vite que les humains ; sont séduisants, agiles, etgracieux ; ils ont un regard hypnotique. Ils ne peuvent aimerqu’une seule et unique personne : leur âme-sœur,qu’elle soit vampire ou humaine (donc à vampiriser), ils lareconnaissent dès qu’ils croissent son regard, ils nepeuvent aimer réellement qu’elle. Une fois qu’ils l’onttrouvé, ils se concentrent sur elle et uniquement sur elle. Unvampire pourrait faire n’importe quoi pour son âme-sœur.


4)Cagalli est une fille quelconque, vivant avec une mèregravement malade et condamnée et un grand frèreaffectueux et en étant le souffre douleur de sa classe etsurtout d’un groupe (Yuna, Meer, Ahmed, …). Elle est mal vue etest leur bouc émissaire. Elle n’a jamais eu de petit ami eta 18 ans.
Pourmon fanclub chéri : Swacool-chan (Muinthel nin -),Cyrielle-chan (mini Muinthel nin, lovecagali-chan, Rika-chan,Taya-chan, Siana-chan; Flo-chan; Lacus-chan ; Rasuku-chan, Sophie etMel-chan- (j’ai oublié personne ??)