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Il survole la terre de très haut
Ce vaste continent de part et d’autre
Noble oiseau au plumage iridescent
Fabuleux comme le conte ces mythes persans

Apparu dans l’immense envergure des champs désertiques
Majestueux telle une galaxie venant des Cieux
Planant dans le creux des vallées ; c’est le héraut des Dieux
Son devoir, faire la joie de nombreux êtres apocalyptiques

Glorifié pas les grandes civilisations antiques
Vénéré par le cruel et dur astre Soleil
Tu demeuras à tout jamais une merveille
Malgré ton existence qui reste énigmatique

Errant parmi les hommes durant des milliers d’années
Tu sembles être le symbole de  l’éternité
Serres argentiques acérées, mirettes d’or et bec d’Onyx
Entre dans les flammes d’évasion et tu renaîtras Phoenix

J’écris cette lettre du fond des mondes
Plongée dans l’obscurité de l’ombre
Sans lumière perdue  entre les tombes
J’en ai juste pour une seconde

Ce n’est pas un message d’appel
Je n’ai pas besoin de votre aide
Ce n’est pas un cri d’adieu
Non! Je suis encore en vie
C’est juste pour vous prévenir qu’elle approche
Sortez de là, elle approche
Elle semble inoffensive, triste et répugnante
Mais c’est tout le contraire
Je ne saurais  vous la décrire
Car de la ou je suis, mes yeux sont comme fermés
Je ne fais que vous prévenir
Car lorsque sa foudre s’abattra sur vous
Ne vous attendez pas à survivre
Ce n’était pas un message de condoléances
Je ne suis pas entrain d’annoncer vos départs
J’essaye juste de vous rassurer et vous évitez un châtiment
Pour ne pas les Dieux vous éradiquent
Et vous obligez à compter
Encore et encore combien de temps vous reste-t-il
Ouvrez les yeux, la fin est proche

J’écris cette lettre pour que tu m’écoutes
Je sais que tu es dénudé de sens
Lorsque de mes yeux sortent des gouttes
Pourtant je cherche à garder notre innocence

Hier, j’ai entendu les anges parler, discuter, bavarder
Maintenant je suis un mort errant
Entre les fragments de ma vie
Misérable que fut elle pour un vivant
Je te vois ici debout tenant ma main
Nous voulons avancer mais la lumière nous retient
Je te vois ici le visage plein de bonheur
Tentant de trouver mon amour dans le blanc de mes yeux
Examinant mon âme pour trouver un remède
Mais cet arsenic que tu as mis dans mon cœur est mortel
Aucun savant n’a pu le concevoir
Pourtant tu continues à porter à ton doigt cet anneau
L’enlever signifiera l’oubli de mon existence
Mais je suis là et te signale ma présence
Pour ne pas te manquer en m’en allant
Comme le Soleil manquerai aux étoiles le matin venu
Tout ce bruit, toutes ces voix
Ces oiseaux volant à la vitesse du son
Pour que le ciel continue à briller
Même après que nous soyons plus que cendre

J’écris cette lettre pour les Cieux et les Ténèbres
Pour leur montrer tout ces corps macabres
Gisant sur terre dans un espoir de paix
Ces Soldats allant à la Guerre sans pouvoir y échapper

Je ne suis pas entrain de vous gracier ; je vous condamne
Pour tout le mal dont j’ai été témoin
De mon fossé le monde semble plus beau
Mais ce n’est qu’un champ de bataille
Où les morts essayent de se débattre
La vie a perdu son sens en ces lieux
L’Humain n’est plus qu’Animal
L’Hécatombe est devenue naturelle
De l’intérieur d’une falaise de la Terre
Je griffonne ces quelques mots rien que pour vous
Que faire d’autre lorsqu'on est aveuglé
Par l’imaginaire des chasseurs
Je ne vous en veux pas
Puisque vous vivez la même chose
Après tout nous sommes à votre image
Or ici la vie est capitale, une balle peut l’enlever
Les victimes et les bourreaux sont semblables
Seule le bras d’un guerrier est son arme
Rejoignez nous et discutons du futur
Ce n’est plus le moment de se battre

J’écris cette lettre en demandant l’impossible
Ne les lisez pas avant ma mort destructible
C’est la seule faveur que j’oserai vous demander
Pouvez-vous attendre avant d’être damnés

Lorsque tu as mis tes mains devant mes yeux
J’ai vu, je nous ai vus ensemble, amoureux

C’était un matin, sur une colline
La mer baignant nos pieds
Les fleurs fleurissant sans un geste divine
La vie étant notre alliée

La seconde fois fut sur cette même colline
Un soir d’hiver où l’on cherchait à s’enfuir
Les fleurs tremblantes par peur que tu les oublies
Tous ces souvenirs resteront à jamais enfouis

Lorsque tu as passé tes mains devant mes yeux
Je savais, je savais qu’on vivrait heureux

Quelque part qu’on pourrait appeler « maison »
Près de la voie Lactée lumineuse
Des astres et des étoiles nébuleux
Avec les planètes pour remplacer les saisons

Une fusée pourrait nous y emmener
On pourrait voyager tels des enfants candides
Nos cœurs remplient d’amour et nos têtes vides
Si tu le veux, une fusée pourrait nous y emmener

Lorsque tu places tes mains devant mes yeux
La lumière ne devient plus que feu

Mes paupières ne se referment plus que pour pleurées
Les chaînes de mes cils se mettent à scintiller
La beauté de ta vue devient livide
Les larmes coulant ne sont plus humides

La peur que nos destins damnés me fait de la peine
La joie de nos jours passée, il faut que je m’en souvienne
Tes mains me préserveront du danger
Il faut que tu restes pour ne pas me changer

Lorsque tu passes tes mains devant mes yeux
La vie nous abandonne, fait de nous eux

Si je ne peux pas reculer l’horloge du temps
Captivé dans les ténèbres nous n’avons aucune chance
J’essaie de te le dire depuis si longtemps
Tu aurais du m’écouter ; nous sommes plongés dans la déchéance

Perdus dans les mensonges que j’ai crée
Pleurant le ciel de nous pardonner
Je ne peux continuer à exister dans tes fascinations
Est-ce donc ainsi que se présente la fin de mes illusions

Lorsque tu auras passé tes mains devant mes yeux
Le monde entier deviendra silencieux

Les battements d’ailes de l’oiseau  seront ombres
Le bruit éternel du fleuve sera sombre
La ville sera plongée dans le noir
Ne résonnera plus que les murmures de ta voix

Le Soleil  se couchera de l’autre coté
Personne ne saura que nous ne nous sommes jamais quittés
La musique de l’horloge se confondra avec la pluie
Tes yeux verront que l’avenir se trouve dans la nuit

Lorsque je passerai mes mains devant tes yeux
Tu sauras que je n’ai jamais cessé de t’aimer